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jeudi 9 octobre 2014

Mystère autour d'un cadavre décharné dans le domaine de Moreau

Les faits avaient été tenus secrets et les investigations des limiers de l'antenne du SRPJ de Perpignan sont restées si discrètes que ce n'est qu'hier, mercredi, que nous avons appris la découverte le 21 septembre dernier du cadavre décharné d'un homme sur le domaine de Moreau, dans un petit bois à l'est de Carcassonne, situé en bordure de la route de Berriac.
C'est un «promeneur» qui a fait cette morbide trouvaille et a alerté les forces de police. Un crâne d'abord, divers ossements ensuite à proximité, le tout près de morceaux de bâche en plastique déchirée.
Selon les premiers éléments rendus publics par les autorités judiciaires, la mort de l'individu remonte au printemps dernier et son identité n'est pas encore déterminée. En effet, aucune personne disparue dans l'Aude, voire dans la région, n'a été «réclamée», ni même signalée. Il s'agirait, selon des sources concordantes, d'un individu de sexe masculin, âgé d'une trentaine d'années. Sans plus de précision.

Coups portés à l'arme blanche

Les policiers travaillent actuellement sous les ordres du parquet dans le cadre d'une enquête visant à déterminer les causes de la mort. Elles ne feraient guère de doute. Le cadavre présente des traces, «plutôt évidentes», de coups portés à l'aide d'une arme blanche au niveau des côtes et des vertèbres cervicales. Difficile, face à un cadavre décharné, de savoir si elles sont à l'origine de la mort, ou antérieures à celle-ci. Elles ne sont qu'un élément d'enquête. S'ajoute le fait que des animaux sauvages ont pu éparpiller des membres ou des éléments de preuves, surtout en raison du fait que la dépouille mortelle de cet homme a séjourné là pendant plusieurs mois.
L'heure est donc aux hypothèses. Longtemps, le domaine de Moreau, abandonné, en ruine, voué à recevoir une grande zone commerciale a été squatté. Au printemps, selon nos sources, il fut le théâtre de nombreux aller venu de ressortissants de pays de l'Est, soupçonnés d'utiliser le site pour y opérer différents trafics. C'est une piste.
La présence d'une bâche sur les lieux, l'absence de signalement de personne disparue alimentent l'hypothèse d'un règlement de comptes ou d'une séquestration suivie de mort et donc d'un cadavre abandonné là, au milieu d'un terrain vague très peu fréquenté, voire infréquentable.
http://www.ladepeche.fr/article/2014/10/09/1968485-un-cadavre-decharne-domaine-de-moreau.html

jeudi 17 juillet 2014

Landes. Corps démembré dans une valise : toujours le mystère

72 heures après la macabre découverte d'un corps démembré dans une valise abandonnée en forêt de Tarnos (Landes), les gendarmes recherchent toujours l'identité de la victime.
Dimanche matin, un habitant de Bayonne qui faisait son jogging dans la forêt est intrigué par une valise qu'il repère abandonnée dans un fossé. Il s'approche et croit voir un membre humain. De retour chez lui, il alerte les autorités.
Quelques heures après, les gendarmes trouvent la valise, chemin du Moulin, qui contenait un corps, découpé et sans tête. Des recherches ont été entreprises dans les environs. Les gendarmes ont ainsi trouvé la tête manquante lundi soir, de l'autre côté de la route.
Une autopsie a eu lieu dès lundi à l'institut médico-légal de Bordeaux mais elle n'a pas permis de déterminer les causes du décès ni de mettre un nom sur la victime.
Le parquet de Dax a indiqué que la victime était un homme, «d'une trentaine ou d'une quarantaine d'années», mesurant 1,82 m et de «corpulence athlétique», cheveux longs et bruns. Le corps est en cours d'examens techniques et scientifiques, ajoute le parquet dans un communiqué, précisant que les causes de la mort restent pour l'heure «inconnues».
Méconnaissable, la dépouille n'était néanmoins pas en état de décomposition. La mort remonterait donc à seulement quelques jours. L'enquête a été confiée à la section de recherches de la gendarmerie de Pau.
Un temps évoquée, la piste d'un trentenaire originaire de Ciboure disparu depuis le 1er juillet dernier a été écartée mardi, cet homme ayant été retrouvé sain et sauf.
Les enquêteurs comptent alors identifier la victime à partir d'un appel à témoins.
Tout renseignement peut être communiqué aux enquêteurs par téléphone (05 59 82 40 30) ou via l'adresse twitter@gendarmerie.
http://newsletter.ladepeche.fr/Go/index.cfm?WL=29660&WS=291720_2501986&WA=5731

mercredi 9 avril 2014

Mystérieuse découverte à Toulouse : un homme gisait le crâne fracassé

Un homme de 23 ans a été hospitalisé en urgence la nuit dernière. Il a été découvert inanimé quartier Marengo, à Toulouse. La police envisage toutes les pistes.
Que s'est-il passé rue Bertrand-Clauzel, ou à proximité, dans la nuit de lundi à mardi peu après 2 heures ? Dans cette petite rue tranquille du quartier Marengo, à Toulouse, pas très loin de la médiathèque José-Cabanis, un homme a été découvert inconscient. Les pompiers alertés à 2 heures sont intervenus pour une agression. Une équipe du Smur 31 s'est déplacée pour porter les premiers soins et maintenir en vie la victime.
Cet homme de 23 ans a été identifié seulement dans la journée d'hier — il n'avait pas de papier sur lui. Son état de santé a été qualifié hier de «très grave» par les médecins du service des urgences de l'hôpital Purpan. Sa mort a même été annoncée hier matin avant que l'information ne soit contredite. «Il souffre de très graves blessures au crâne et nous avons toutes les raisons d'être très inquiets», confiait hier soir le procureur Michel Valet. Un proche du dossier parlait hier matin à propos de la victime «d'un état de mort cérébrale».
Qu'est-il arrivé à ce jeune homme dont la famille vit à Orléans et qui est domicilié à Toulouse pas très loin du lieu où il a été découvert gisant sur le trottoir, à l'entrée de la rue Clauzel ? Le parquet a confié les investigations au service régional de police judiciaire.
Les policiers de la division criminelle se trouvent face à une énigme avec des solutions différentes. L'hypothèse d'un monte-en-l'air qui aurait été victime d'une mauvaise chute lors d'une escalade à objectif crapuleux a été évoquée. «Une possibilité», souligne le procureur. Peut-être pas la plus sérieuse. Celle d'un homme impliqué dans un règlement de comptes qui tourne mal pour lui reste envisagée. L'idée d'un «fight» comme certaines mouvances en organisent à l'écart des regards indiscrets ne peut être écartée. «Tout est possible et rien n'est mis de côté», affirme, logiquement, la police judiciaire.
Faute d'une expertise médicale qui puisse préciser la violence du ou des coups portés sur la boîte crânienne, il était impossible d'affirmer hier si la victime a chuté ou si elle a été agressée.
Autre point d'interrogation, son équipement. Cet homme portait une cagoule, des gants mais également des protections au niveau des tibias, semblables à celles qu'utilisent certains pratiquants de sports de combat. Et il avait de quoi se défendre. Une matraque et une barre de fer courbée ont été découvertes sur place. Un équipement qui paraît éloigné du cambrioleur lambda. À moins que la barre de fer, «un serre-joint d'un mètre de long» selon le procureur ait été utilisée par son agresseur ? «A ce stade des investigations, nous ne sommes pas en mesure de dire ce qui s'est passé», conclut le procureur Michel Valet.

http://www.ladepeche.fr/article/2014/04/09/1859774-mysterieuse-decouverte-a-toulouse-un-homme-gisait-le-crane-fracasse.html

lundi 16 décembre 2013

Ossements retrouvés à Antibes: pas ceux du jeune disparu en 1994

La découverte était censée relancer une enquête avortée. Mais il n'en est rien. Un des ossements retrouvé en mer, en février, près d'Antibes, n'est en effet pas celui de Stéphane Hirson. Les enquêteurs avaient pourtant annoncé début novembre que les analyses ADN confirmaient que l'un des ossements retrouvé était celui du jeune homme disparu en 1994, en Seine-et-Marne.
"L'os ne correspond pas". Après de nouveaux tests ADN pratiqués sur cet ossement, l'expert a conclu "que finalement l'ADN de l'os retrouvé à Antibes ne correspond pas à celui du jeune Hirson", indique le procureur de la République de Grasse, Georges Gutierrez, dans un communiqué.
Le mystère reste entier sur l'identité des victimes. Plusieurs os, dont un crâne portant la mystérieuse inscription "mort aux pédophiles", avaient été retrouvés les 10 et 27 février par un plongeur puis des gendarmes à six mètres de fond près d'un chemin côtier. De premiers tests ADN avaient révélé qu'ils appartenaient à deux hommes et deux femmes et qu'un humérus notamment était celui de Stéphane Hirson, un jeune homme de Lagny-sur-Marne (Seine-et-Marne) porté disparu début 1994, juste avant ses 18 ans. Le procureur de Grasse avait annoncé début novembre l'ouverture d'une information judiciaire pour "homicides volontaires, séquestrations, enlèvements et recel de cadavres".
 

dimanche 8 décembre 2013

Marseille : mort mystérieuse à la cité Félix Pyat

Une femme de 76 ans a été retrouvée morte, ce matin, dans son domicile de la cité Félix Pyat à Marseille (3e). Les causes de la mort demeurent pour le moment mystérieuses. Plusieurs pistes sont évoquées : une agression à domicile, une intrusion d'un proche ou bien encore une rencontre qui aurait mal tourné.
La brigade criminelle de la Police judiciaire de Marseille a été saisie.
Mort mystérieuse à la cité Félix Pyat par LaProvence

samedi 26 octobre 2013

Un an après sa découverte, le squelette du Vieux Lille attend toujours une famille

Le 19 octobre 2012, un agent municipal découvrait le corps d’Alberto Rodriguez, dans sa maison du Vieux Lille, couché dans son lit et mort depuis une quinzaine d’années. Un an après, le « squelette de la rue Saint-Jacques » n’est toujours pas enterré. Les policiers ont retrouvé des neveux « potentiels » en Espagne. Et de nouveaux témoins permettent de mieux comprendre l’histoire incroyable et triste d’un homme déraciné, né en 1921 en Espagne.
1991, rue Saint-Jacques dans le Vieux Lille. Dania a rendez-vous avec le propriétaire d’une maison Art déco, à vendre. « Elle était très belle, avec des vitraux intacts, se rappelle Dania, elle avait une âme. » Le vendeur, un Espagnol peintre en bâtiment, Alberto Rodriguez, suscite sa curiosité. « Il était en costume. J’ai senti quelqu’un qui faisait un effort. Il était digne, d’une grande intelligence, fin et en même temps introverti et pudique. »
Deux autres rencontres suivent où Dania devient sa confidente. « Je l’ai écouté longuement. Je sentais un homme en guerre contre tout le monde et mal dans sa peau. Il ne se faisait pas à la France. Il était très galant et poli, mais il semblait couler depuis plusieurs années. » La dame en devine la raison : « Je pense qu’il a été blessé d’avoir quitté l’Espagne à 20 ans, et qu’il a vécu quelque chose de grave là-bas. Il m’a sous-entendu qu’il était parti à cause de Franco. À mon sens, il a été profondément traumatisé. Cinquante ans après, il en souffrait encore. Il m’a dit qu’il voulait faire des études d’histoire, en Espagne. Je crois qu’il y a perdu son âme, et qu’ensuite il a vécu dans le passé. Finalement, il s’est retrouvé obligé de vendre cette maison qu’il disait aimer. Il vivait très modestement. » Mais de vente, il n’y aura pas. Après trois entrevues, où « tout était prêt pour la transaction », Dania est contactée par le notaire : Alberto ne vend plus. « Je l’ai invité à revenir me dire bonjour. Il n’est jamais ven u. »
Dans les années qui suivent, l’Espagnol qui vit en France avec une carte de résident renouvelable, offre l’image d’un « homme discret, qu’on voyait toujours seul » : « un ermite » se souviennent des voisins. Sa seule amie connue, Lucie Chanat, une veuve madeleinoise de trente ans son aînée, est décédée en 1971. Elle lui a légué trois maisons, dont celle de la rue Saint-Jacques. Il en a vendu deux.
Solitaire, Alberto fréquente néanmoins des cafés lillois dont le Carnot, à côté de la chambre de commerce. « Il arrivait en tenue de peintre, comme un gars du bâtiment, et buvait un coup, explique le patron. Les trois ou quatre derniers mois où je l’ai vu, il disait toujours qu’il allait retourner en Espagne. »
Et puis, à partir de 1996-97, il disparaît. Tout le monde le croit parti. Sa maison est fermée et commence à se dégrader. L’eau et l’électricité sont coupées. Dans les années 2000, sa voisine le cherche à l’étranger, en vain.
En réalité, Alberto s’est enfermé dans sa chambre et y est mort, sur son lit. Le 19 octobre 2012, un agent municipal venu inspecter l’habitation le découvre. Le choc est immense : « On a tout de suite ressenti la culpabilité dans tout un quartier, se souvient le généalogiste Pierre Kerveléo. Des gens s’en voulaient de l’avoir laissé là. » Sauf que l’Espagnol semble avoir voulu brouiller les pistes et se murer dans la solitude. En affirmant qu’il allait rejoindre l’Espagne avant de disparaître, puis en s’enfermant et se laissant mourir, comme le confirme l’enquête de police.
Cette tendance à la dissimulation, d’autres l’évoquent aussi au moment de sa fuite vers la France, dans les années 1940. Le certificat de naissance transmis par le consulat espagnol indiquerait que son vrai prénom est Mamerto, et que sa ville de naissance (un village de la région de Santander) n’est pas celle qu’il a déclarée en France. Au printemps 2013, en Espagne, un retraité de 85 ans s’est manifesté, affirmant être le cousin germain du défunt. « Il l’a décrit à 20 ans comme un jeune homme solitaire et renfermé, rapporte Pierre Kervéléo, qui a participé à la recherche de descendants. En 1942, Alberto aurait décidé de quitter l’Espagne, un soir, traumatisé par la guerre et les exécutions. Je pense qu’il a changé de prénom pour être sûr qu’on ne le retrouve pas, et qu’il a voulu couper avec sa famille d’origine. »

Tests ADN

Et de la famille, il en aurait donc encore, aujourd’hui. La Sûreté urbaine de Lille a identifié deux neveux, une nièce et un petit-neveu espagnols. « On est toujours dans le cadre d’une enquête préliminaire, précise le procureur de la République Frédéric Fèvre. On a contacté le commissariat de Saint-Jean-de-Luz (Pyrénées Atlantiques), où on va faire des prélèvements ADN sur ces personnes. On les enverra dans un laboratoire à Marseille où ils seront comparés avec l’ADN des restes de la victime. Ça permettra aussi de confirmer son identité, qui est sûre à 99 %. »
Si la comparaison est positive, les neveux pourront enterrer Alberto - Mamerto Rodriguez en Espagne. Sinon, il sera inhumé au carré des indigents à Lille, ou près de la famille qu’il s’était choisie en France : dans le caveau Chanat, cimetière de l’Est.

Et maintenant, quelle fin ?

Où se trouve aujourd’hui le « squelette du Vieux-Lille ? » Transporté après sa découverte le 19 octobre 2012 à l’institut médico-légal du CHRU de Lille (pour y subir des prélèvements), le corps d’Alberto Rodriguez devrait toujours y être conservé aujourd’hui. « Devrait » parce que, interrogé la semaine dernière, le CHRU a refusé de confirmer sa présence, évoquant le… « secret médical ».
Désormais, l’inhumation peut être rapidement envisagée. La clé sera la comparaison ADN qui doit être réalisée à Marseille, entre entre les restes du défunt et les prélèvements effectués sur ses neveux retrouvés en Espagne (lire ci-contre). Si la filiation est confirmée, le corps d’Alberto Rodriguez seront remis à sa « nouvelle» famille espagnole. Sinon, l’enquête conclura à l’absence d’héritiers encore vivants, et la ville de Lille se chargera de l’enterrer.

A-t-il laissé un testament ?

La fin prochaine des recherches va aussi débloquer une autre procédure, sur le plan patrimonial cette fois. Que va devenir la maison art-déco de la rue Saint-Jacques (encore photographiée de temps en temps par des curieux) ? Alberto Rodriguez détenait-il d’autres biens au moment de sa mort ? Qu’a-t-il fait du produit de la vente des deux autres immeubles légués par Lucie Chanat ? Et surtout a-t-il lui-même rédigé un testament avant de mourir ?
« On n’en a pas retrouvé dans la maison, souligne Pierre Kervéléo et le seul moyen de le savoir est d’interroger le fichier des Venelles (où sont conservées les copies des testaments). » Mais pour accéder aux Venelles, le généalogiste a besoin de l’acte de décès. Et pour qu’il soit signé, les policiers doivent achever leurs investigations sur l’identité du défunt et sur son éventuelle filiation avec ses neveux espagnols, grâce à... la comparaison ADN.
On saura alors si le petit peintre en bâtiment, si discret et apparemment sans amis ni famille à la fin de sa vie à Lille, avait, ou non, désigné des héritiers
Pierre Kerlévéo est généalogiste successoral à Lille et l’un des acteurs qui ont permis de lever le voile sur une partie du mystère Alberto (et de retrouver des descendants en Espagne. Aujourd’hui, il attend également le dénouement d’une affaire « bourrée d’énigmes ».
– En quoi l’histoire d’Alberto Rodriguez, tel qu’il se faisait appeler en France, est-elle originale ?
« Je n’ai jamais vu autant de coïncidences étranges (dans un dossier de recherches de succession). Ça dépasse vraiment l’ordinaire. D’abord par son identité : c’était quelqu’un de secret, qui voulait brouiller les cartes. Le prénom en Espagne sur son acte de naissance n’était pas le bon. C’est grâce aux médias espagnols, que des descendants (potentiels) se sont fait connaître. Ils ignoraient jusque-là qu’Alberto Rodriguez avait vécu en France jusqu’à la fin des années 1990.
À Lille également, j’ai eu beaucoup de mal à retrouver l’une des dernières personnes qui a pu discuter avec lui en profondeur : la dame qui souhaitait acheter sa maison de la rue Saint-Jacques en 1991, et qui aujourd’hui habite… près de la gare.
Et puis il y a tout le contexte historique lié à la guerre d’Espagne, à l’origine de sa fuite vers la France, et sa rencontre dans les années 1950 avec Lucie Chanat, qui est tout le contraire d’Alberto. Elle a trente ans de plus que lui, est très enracinée à Lille, descendante d’une famille de tripiers. Et en 1958, cette dame décide de léguer tous ses biens à un étranger venant de l’autre côté des Pyrénées, et qui a une histoire totalement différente de la sienne. Elle avait perdu un frère durant la guerre 14 ; lui a été traumatisé par les événements de 1940 en Espagne. Peut-être se sont-ils rejoints là-dessus… »
– Et il y a la maison de la rue Saint-Jacques, où on l’a découvert.
« Cette maison est fascinante. Beaucoup de gens la remarquent avec sa façade Art déco. Elle lui vient aussi de Lucie Chanat, qui est décédée en 1971 et lui a légué deux autres immeubles (un dans le Vieux Lille, un second à Fives). On ignore pourquoi elle en a fait son unique héritier. Et malheureusement, le clerc de notaire qui a fait la succession Chanat est mort une semaine avant que je ne le retrouve. »
– Pourra-t-on un jour connaître toute l’histoire ?
« On ignore ce qu’il a fait entre 1942 (date à laquelle son cousin germain dit qu’il a quitté l’Espagne), et 1948, où il obtient sa première autorisation de séjour en France, et pourquoi il a choisi Lille, si loin de l’Espagne. On ne sait toujours pas non plus ce qu’il a fait de l’argent de la vente des deux immeubles dont il s’est séparé. Et quelle était la nature de ses liens avec sa bienfaitrice, Lucie Chanat. Dans cette histoire, il restera des zones d’ombre, parce qu’il l’a voulu. »

http://www.lavoixdunord.fr/region/un-an-apres-sa-decouverte-le-squelette-du-vieux-lille-ia0b0n1648102

mercredi 11 septembre 2013

Matabiau. L'identité du squelette découvert par un squatteur reste un mystère

Le cadavre découvert mardi dernier, en fin de journée, dans un appartement vide, rue Chevreul, dans le secteur Roquelaine-Matabiau, n’a pas encore livré tous ses mystères.
Le corps avait été retrouvé à l’état de squelette par un squatteur qui comptait passer quelque temps dans les lieux. Effrayé par son face-à-face avec le mort, il avait déguerpi en criant de sorte à alerter le voisinage.
La victime, un homme, a été découverte dans une baignoire. Selon les premières constatations dans le logement, cette personne aurait pu mettre fin à ses jours. Les causes de la mort ne sont cependant pas définies avec certitude, le travail des enquêteurs étant handicapé par l’ancienneté des restes.
Aucune trace d’un quelconque acte de violence exercé par un tiers n’a cependant été relevée. Le corps aurait séjourné là, sans que personne ne s’en aperçoive pendant environ deux ans. Du courrier datant de 2011 avait d’ailleurs été découvert par les enquêteurs la semaine dernière.
Il pourrait s’agir d’un homme âgé de 30 ans à 50 ans qui demeurait là mais il n’existe à ce jour aucune certitude sur son identité.

D'autres analyses sont prévues

De nouvelles analyses doivent avoir lieu sur ces restes humains afin de faire toute la lumière sur cette découverte.
Dans le voisinage du 25 rue Chevreul, la semaine dernière, la nouvelle de cette macabre découverte a surpris. Personne ne s’est en effet aperçu de rien. «Je ne vois pas du tout de qui il peut s’agir», s’étonnait un homme installé là depuis une trentaine d’années.
Il aura fallu l’intrusion d’un squatteur qui pensait le logement vacant pour découvrir le corps sans vie. L’enquête policière se poursuit autour de ce qui apparaît de plus en plus comme un drame de la solitude.

http://www.ladepeche.fr/article/2013/09/11/1706532-matabiau-identite-squelette-decouvert-squatteur-reste-mystere.html

mercredi 14 août 2013

Le mystère de la voie maudite enfin résolu ?

Alors que l’ADN pourrait parler prochainement dans le meurtre de Sophie Borca tuée en 1985, des témoignages ressurgissent dans d’autres crimes commis dans les années 80 sur le tracé de l’autoroute A26.
Une fois de plus, il se remet à espérer. Vingt-cinq ans après la mort de son épouse Ghislaine, André Charlier vient de recevoir une lettre anonyme. Quelques mots écrits sans aucune faute d'orthographe l'ont fait replonger ce 30 juin 1988, la dernière fois où il a vu son épouse vivante.
Cette conseillère municipale de Grand-Verly dans le canton de Wassigny n'est pas rentrée après son jogging. Son corps à moitié dénudé est retrouvé le lendemain dans un fossé non loin de Montigny-en-Arrouaise. L'autopsie révélera qu'elle a succombé après un violent coup à la tête. Des blessures sont aussi décelées dans le dos sans qu'aujourd'hui encore on ne puisse expliquer à quoi elles correspondent.
Ce n'est pas le seul mystère qui entoure la mort de la quadragénaire. L'enquête n'a jamais répondu à la principale question que le mari se pose : qui a tué son épouse ? « On a d'abord cru à un accident, mais il n'y avait aucune trace de fracture sur les membres inférieurs », se rappelle André Charlier, aujourd'hui maire de la petite commune de Mayot.
Un suspect a bien été arrêté quelques mois plus tard, mais après treize mois de détention, il a été mis hors de cause. « Je n'ai jamais cru à sa culpabilité, poursuit André. C'était un peu l'idiot du village, il faisait figure de coupable idéal mais je ne le crois pas capable d'avoir fait ça ». Un chauffeur de bus a aussi été un temps inquiété et a lui aussi bénéficié d'un non-lieu.

Deux personnes interrogées
Aujourd'hui, vingt-cinq ans après les faits, les langues semblent pourtant se délier. L'ouverture des dossiers Ourdin et Borca l'année dernière n'y est peut-être pas étrangère, comme le rappelle Corinne Hermann avocate criminologue spécialisée dans les affaires non résolues. « Les avancées dans l'affaire Kulik et la réouverture de ces deux dossiers poussent peut-être certaines personnes à parler. »
La lettre anonyme ne donne pas le nom du meurtrier mais d'un proche qui se vantait de le connaître il y a une dizaine d'années. « J'en ai tout de suite avisé la gendarmerie, poursuit André Charlier avant d'ajouter qu'une autre personne lui a déclaré il y a un an connaître, elle aussi, le meurtrier, mais sans oser parler par peur des représailles ».
Ces personnes devraient être interrogées prochainement par la gendarmerie. Sauf que le dossier est prescrit et que rien ne peut les forcer à parler. André Charlier, de son côté, s'accroche à ce mince espoir qu'il a parfois perdu. « Des fois, je ne veux plus en entendre parler et puis ça revient toujours, » soupire-t-il. Après la lettre, il espère que ceux qui savent parleront enfin.

La suite de l'article sur ce lien.............................
http://www.aisnenouvelle.fr/article/actualites/le-mystere-de-la-voie-maudite-enfin-resolu

jeudi 3 janvier 2013

Brest. Un corps retrouvé dans un bassin du port de commerce

Le corps d’un homme, âgé d’une quarantaine d’années, a été retrouvé hier soir, vers 22 h 30, dans le premier bassin, au niveau du quai Malbert. C’est un passant qui a aperçu le corps flottant à la surface et qui a prévenu les pompiers.

http://www.ouest-france.fr/actu/actuDet_-Brest.-Un-corps-retrouve-dans-un-bassin-du-port-de-commerce_40779-2149189_actu.Htm

samedi 15 décembre 2012

Belfort : des ossements de soldats de la première guerre mondiale depuis 40 ans dans le garage

La boîte en contreplaqué contient des chaussures, quelques éléments d’uniformes et des ossements, fémurs, humérus, des côtes et quelques vertèbres. Le tout se trouve dans le garage de Raymonde Burgy depuis 39 ans.

« C’est un scandale », s’emporte-t-elle. « Personne n’a voulu récupérer ses ossements. Alors j’ai ça dans mon garage depuis le 29 octobre 1973. »
Les ossements et les restes d’uniformes ont été découvert par Emile Burgy junior
« Cette année-là », se souvient-il, « il faisait froid. Mon père m’avait demandé de creuser une fosse pour visiter les voitures dans le garage de leur chalet du 36 rue Molière. « Avec un ami, nous avons creusé tout le week-end. C’est le lundi suivant qu’en grattant la terre, j’ai repéré des morceaux de bois dont l’aspect faisait penser à un cercueil. »
Il trouve ainsi deux cercueils. A l’époque, la famille Burgy alerte tout le monde. Police, gendarmerie, secrétaire départemental de l’office national des anciens combattants, Souvenir français et maire de Belfort se sont succédés sur place.
« On nous a promis d’exhumer ces restes », rappelle Mme Burgy. « Rien n’a été fait. »
Elle contacte le Président de la République Valérie Giscard d’Estaing et Pierre Bellemare. L’animateur consacre une de ses émission « Le pot de terre contre le pot de fer » sur le sujet. La pression médiatique est retombée mais n’a pas été totalement inutile.
« Nous nous sommes rendus compte que notre chalet avait été construit sur un ancien cimetière pour les soldats de la première guerre mondiale », explique le colonel René Bailly, délégué départemental du Souvenir français. « Le sous-sol était mauvais état. En plus d’être gorgé d’eau, les restes humains ont glissé. Alors les corps ont été exhumés bien après la fin puis après la guerre pour être transférés dans des carrés militaires. »
Visiblement des cercueils ont été oubliés. Des habitants du quartier de la Pépinière ont retrouvé divers os lors ces quarante dernières années lors de travaux publics.
Choqués par leurs trouvailles, les Burgy ont demandé à l’office HLM à déménager. Ils ont acheté un pavillon rue de Danton mais ont emporté les ossements.
« Nous ne pouvions rester là », explique Mme Burgy. « Depuis nous nous battons pour que ces héros de la Première guerre obtiennent une sépulture décente. Personne ne veut rien faire. Nous avons toujours refusé l’idée de jeter ses ossements. »
Reste à savoir de quelle nationalité était ces soldats. Les chaussures et les uniformes laissent supposer que les hommes étaient canadiens ou américains. Raymonde Burgy penche pour la nationale canadienne.
« C’est Jean-Noël Bailly après les recherches qu’il a menées », conclut-elle. « Et je me souviens qu’un Danjoutinois affirmait avoir fleuri des tombes de soldats canadiens.
Dans les registres des archives municipales, nous n’avons pas trouvé trace de soldats canadiens mais uniquement français, américains, allemands, italiens et des engagés des anciennes colonies.
Ne sachant plus vers qui se tourner, la famille Burgy a contacté le député Damien Meslot.
« Je suis prêt à donner une aide pour que ces hommes aient une sépultures décentes », indique-t-il. « Au moment où on se prépare à commémorer le centenaire de la Grande guerre, je trouverai indécent qu’on ne fasse rien pour ses soldats. »
Comme le veut sa mission, le Souvenir français assumera l’exhumation et l’enterrement militaire des corps. Il s’est rapproché, aujourd’hui de l’office nationale des anciens combattants pour engager des recherches sur l’histoire des soldats. Auprès des archives de Colmar.
 

jeudi 13 décembre 2012

Clairac. Des ossements humains découverts lors de travaux dans une maison

Un squelette a été déterré hier matin sur une propriété privée à Clairac par les employés d'une entreprise de terrassement. Les ossements ont été acheminés à Rosny-sous-Bois pour analyses.
Drôle de trouvaille, hier matin, pour des employés d'une entreprise de terrassement qui s'activaient sur un chantier à Clairac. Les techniciens procédaient à des travaux en contrebas d'une habitation située rue Coulomet à Clairac. Vers 9 h 30, la mini-pelleteuse qui creusait dans le jardin a mis au jour des ossements humains. Un squelette complet de taille moyenne, 1,60 m environ, découvert à quelques mètres de profondeur en position de sépulture. Les bras repliés et les mains jointes écartant ainsi tout caractère suspect et criminel à cette macabre affaire. Aussitôt, le sondage du terrain a été interrompu par l'entreprise de travaux publics, et les gendarmes de la brigade de Tonneins ont été alertés. Une équipe de techniciens en investigations criminelles de la gendarmerie a été dépêchée sur les lieux à des fins de constatations. Le squelette intact quasi fossilisé et blanchi, exhumé du sol, a été conditionné et transféré à l'IRCGN (Institut de Recherche Criminelle de la Gendarmerie Nationale) à Rosny-sous-Bois, au département d'anthropologie, afin de procéder à l'analyse et à la datation de ces restes humains. Tout porte à croire que les ossements retrouvés hier sont anciens. Selon les premiers éléments de l'enquête, ils pourraient dater de plusieurs dizaines d'années, voire peut-être de plus d'un siècle.
Le propriétaire précédent de la maison avait lui aussi trouvé en son temps, voilà près de 20 ans, des ossements sur cette même propriété. La maison aurait en effet été bâtie sur l'emplacement d'un ancien presbytère clairacais. Ce qui peut laisser supposer que ce lieu d'église abritait un cimetière ou des tombes isolées. Il faudrait se pencher sur l'histoire de ce quartier de Clairac pour mieux percer les secrets de cette trouvaille insolite, qui est loin d'être un cas isolé, puisque régulièrement, à la faveur de travaux de construction ou de fouilles archéologiques, des ossements sont découverts dans les entrailles de la terre.

http://www.ladepeche.fr/article/2012/12/12/1512099-clairac-des-ossements-humains-decouverts-lors-de-travaux.html

vendredi 7 décembre 2012

Le corps dans une valise, identifié

Le corps retrouvé mardi dans une valise à Clichy-La-Garenne est bien celui d'une femme qui avait disparu fin novembre dans cette commune des Hauts-de-Seine, a-t-on appris de source proche de l'enquête.
La victime est une mère de famille de 57 ans qui souffre de sclérose en plaques. Le mystère demeure en revanche sur les ossements retrouvés dans une autre valise, dans le même véhicule de location. L'ex beau-frère de la femme dont le corps a été identifié, âgé de 50 ans, avait été mis en examen pour "enlèvement, séquestration, vol et tentative d'escroquerie" et écroué une semaine après sa disparition le 20 novembre.

Il était en possession de la carte bancaire de la quinquagénaire et aurait tenté de l'utiliser après sa disparition, selon le parquet de Nanterre. Il y a treize ans, cet homme avait par ailleurs été entendu dans le cadre de l'enquête sur la disparition d'une autre des ses belles-soeurs mais il n'avait finalement pas été inquiété. Selon une source proche du dossier, c'est cet homme qui avait loué le véhicule dans lequel les deux valises, l'une contenant le corps et l'autre les ossements, ont été découvertes mardi. La voiture, une Renault Trafic, était stationnée dans un quartier populaire de Clichy-la-Garenne, non loin de l'hôpital Beaujon.
 

Mystère autour des ossements retrouvés dans des valises à Clichy

Les enquêteurs tentent d'établir si les restes humains et les os trouvés mardi dans deux valises à Clichy-La-Garenne appartennaient à une femme qui ne donne plus signe de vie depuis fin novembre et à sa soeur dont la disparition en 1999 n'a pas été élucidée.
Les enquêteurs tentent d'établir si les restes humains et les os trouvés mardi dans deux valises à Clichy-La-Garenne appartennaient à une femme qui ne donne plus signe de vie depuis fin novembre et à sa soeur dont la disparition en 1999 n'a pas été élucidée. Leur ex-beau-frère, âgé de 50 ans, pourrait être impliqué dans les deux affaires. Il a été mis en examen et écroué après la disparition la plus récente et avait été entendu il y a treize ans dans la cadre de l'enquête sur la plus ancienne. Les premiers résultats de l'autopsie pratiquée mercredi sur le corps de femme, devaient être rendus en fin de journée mais n'ont pas encore été publiés. L'identification des ossements prendra plusieurs jours, selon le parquet de Nanterre.

Portée disparue depuis le 20 novembre, la première femme est une mère de famille de 57 ans qui souffre de sclérose en plaques et est décrite comme quelqu'un qui sortait peu de chez elle. Soupçonné d'être lié à sa disparition, son ex-beau-frère a été mis en  examen le 26 novembre à Nanterre pour "enlèvement, séquestration, vol et tentative d'escroquerie" et placé en détention provisoire. Il était en possession de la carte bancaire de la quinquagénaire et aurait tenté de l'utiliser après sa disparition, selon le parquet de Nanterre.

Déjà entendu il y a 13 ans

Il y a treize ans, l'homme avait par ailleurs été entendu dans le cadre de l'enquête sur la disparition de la soeur de la mère de famille, mais il n'avait finalement pas été inquiété.
Selon une source proche du dossier, c'est lui qui a loué le véhicule dans lequel les deux valises, l'une contenant le corps et l'autre les ossements, ont été découvertes mardi. Le véhicule, un Renault Trafic, était stationné dans un quartier populaire de Clichy-la-Garenne, non loin de l'hôpital Beaujon. Recherché, il a été repéré mardi par un agent de la police municipale.
La camionnette était garée dans la rue Georges-Boisseau depuis plusieurs jours, selon Mohamed Lahiane, 59 ans, un permanent de l'Union syndical CGT, dont le local est situé près des lieux. Il s'agit d'un "quartier calme" selon lui, constitué en grande majorité de logements sociaux et d'immeubles en chantier. L'homme raconte avoir vu la police scientifique effectuer des prélèvements à l'endroit où se trouvait le véhicule avant qu'une dépanneuse ne l'emporte en fin d'après-midi. La section départementale de la police judiciaire (SDPJ 92) est chargée de l'enquête.
 

mercredi 5 décembre 2012

Villebon-sur-Yvette: Mystère autour du cadavre sans tête ni mains

Le parquet d'Evry a lancé un appel à témoin pour identifier le corps d'une femme retrouvée il y a un an à Villebon-sur-Yvette...
Les gendarmes ont fait le tour des foyers d’Ile-de-France. La police technique et scientifique a ratissé de long en large la scène de crime et analysé minutieusement le cadavre. Plus de 3.000 actes de procédures ont été réalisés. Mais un an après la découverte d’un corps sans tête ni mains partiellement carbonisé à Villebon-sur-Yvette (Essonne), «l’enquête a besoin d’un coup de pouce», explique Gilles Charbonnier, le procureur de la République d’Evry qui compte sur un appel à témoin* pour relancer l’enquête.
Depuis le 10 décembre 2011 au petit matin, jour de la découverte du corps, les gendarmes ont pu dresser les caractéristiques de la victime. Agée entre 30 et 50 ans, de type européen ou asiatique, elle a la peau claire. Elle mesure entre 1m55 et 1m63, chausse du 35. D’une corpulence «normale», elle a eu au moins un enfant. Lorsque des voisins ont découvert le corps, au bord d’une voie ferrée, elle était vêtue d’un legging bleu marine, d’une culotte en dentelles rouge de taille 42. Des morceaux de fourrure bleue en polyester et une chaîne argentée ont également été retrouvés.
Deux scénarios possibles
D’après les médecins, il n’y a pas eu de traces de violences. «L’hypothèse la plus probable est que le coup mortel a été porté à la tête. On n’exclut pas non plus l’étouffement», poursuit Gilles Charbonnier. Ni la tête, ni les mains n’ont été retrouvées. Signe, pour les enquêteurs, que les auteurs «ont voulu par ce geste retarder l’identification de la victime».
Les gendarmes de la section de recherche de Paris et ceux de la brigade de recherche de Palaiseau, regroupés dans une cellule d’enquête, ont la conviction d’être face à deux scénarios possibles. «On pense au drame familial au sens large, à savoir la disparition d’une femme, d’une sœur ou d’une proche dans le cadre d’un règlement de compte familial», précise le procureur de la République. L’autre hypothèse est la piste crapuleuse, «liée à des trafics de stupéfiants, d’êtres humains, de prostitution, ou même au monde du jeu». Dans les deux cas, cette femme ne devait pas être très bien «intégrée socialement», car des proches auraient parlé ou averti de sa disparition.
L’appel à témoin diffusé à l’international
En attendant que des langues se délient ou qu’une disparition soit signalée, les gendarmes poursuivent leur travail minutieux. Les structures de la région susceptibles d’accueillir les femmes en situation d’isolement reçoivent régulièrement la visite des enquêteurs. L’appel à témoin va être diffusé dans les commissariats et gendarmeries de France. Mais aussi à l’international, en Europe de l’Est et en Asie.
Le numéro vert mis en place s’accompagne de la création d’une cellule qui «exploitera tous les renseignements». Les enquêteurs espèrent obtenir des témoignages sur «la voisine qu'on voyait tous les jours ou qu'on ne voit plus, la femme attablée au comptoir et qui ne vient plus, la prostituée au bord de la route… Bref, des focus sur des personnes qu’on voyait et qu’on ne voit plus», conclut Gilles Charbonnier.
*Numéro Vert à appeler uniquement si vous détenez des informations susceptibles d’aider l’enquête: 0800.873.205, fonctionne 24h/24, 7j/7.

http://www.20minutes.fr/article/1058687/villebon-sur-yvette-mystere-cadavre-tete-ni-mains-reste-entier

Découverte macabre à Clichy: Le point sur l’enquête

Après la découverte de deux valises contenant un corps et des ossements à Clichy-la-Garenne, dans les Hauts-de-Seine...

Que s’est-il passé mardi?

Le cadavre d'une femme et des ossements humains ont été retrouvés mardi en milieu de journée dans deux valises déposées à l'intérieur d'une camionnette à Clichy-la-Garenne, dans les Hauts-de-Seine. Le corps et les ossements ont été emmenés vers à l'Institut médico-légal de Paris, où une autopsie et des expertises doivent être pratiquées ce mercredi.

Que sait-on des deux victimes?

La victime identifiable serait Fatma Boumaza, une mère de famille d'origine algérienne de 57 ans, disparue de son domicile de Clichy-la-Garenne depuis le 20 novembre. La disparition avait été signalée par ses proches. Malade, Fatma Boumaza sortait rarement de chez elle, et une recherche dans l'intérêt des familles avait été engagée et confiée à la Brigade de répression de la délinquance à la personne (BRDP). Quant au corps réduit à l'état d'ossements, les enquêteurs de la police judiciaire des Hauts-de-Seine, chargée de l'enquête, se demandent s’il pourrait s'agir de la sœur de Fatma Boumaza, disparue il y a 13 ans.

Comment les enquêteurs sont-ils remontés jusqu’à cette camionnette?

La camionnette a été louée par un ex-beau-frère de Fatma Boumaza. Le véhicule Renault Trafic où ont été retrouvés les corps avait été loué par ses soins, et était garé au 35 de la rue Georges-Boisseau à Clichy-la-Garenne. Cet homme de 57 ans, qui demeurait dans le même immeuble que la quinquagénaire, a vite éveillé les soupçons des enquêteurs de la BRDP, qui le soupçonnent de s’en être pris à son ex-belle-sœur avant de lui dérober sa carte bancaire pour effectuer un important retrait d’argent.
Placé en garde à vue, il a nié toute implication dans sa disparition, mais a confirmé lui avoir emprunté sa carte bancaire et avoir tenté de retirer 1.000 euros, sans succès. Cependant, de l'ADN de la mère de famille a été extrait d'une tâche de sang retrouvée sur sa chaussure. Il a été mis en examen le 26 novembre pour «assassinat, enlèvement, séquestration et tentative d'escroquerie» et a été placé en détention provisoire, rapporte Le Parisien.

Et maintenant?

Les enquêteurs doivent établir le lien entre le suspect et les deux disparitions. Comme l'a révélé Le Parisien, l'ex-beau-frère de Fatma Boumaza a été entendu en 1999 après la disparition d'une autre de ses belles-sœurs, mais n'avait fait l'objet d'aucune poursuite. Cette dernière, sœur cadette de Fatma Boumaza, n’a plus donné signe de vie depuis le 14 février 1999 et n’a jamais été retrouvée. Les expertises menées sur les ossements doivent, entre autres, permettre de savoir s’ils sont ceux d’un membre de la famille de Fatma Boumaza.

http://www.20minutes.fr/societe/1058439-decouverte-macabre-a-clichy-point-lenquete

jeudi 18 octobre 2012

Le mystère plane autour des deux noyés de Granville

La femme d’une cinquantaine d’années, découverte en maillot de bain sur la plage du Hérel, a subi un examen médical qui confirme la noyade. Cette hypothèse doit être validée par « une analyse toxicologique qui est en cours », a indiqué le procureur de Coutances, Renaud Gaudeul.
Un homme recherché pour homicide ?
Retrouvé dans l’eau, le second corps, qui pourrait être celui d’un homme recherché dans les Côtes-d’Armor pour un homicide, a été envoyé à l’Institut médico-légal de Caen où il devrait être autopsié demain matin. Étant donné l’état du corps, très abîmé et fracturé, des tests ADN seront aussi effectués pour l’identification. Les résultats ne seront pas connus avant une semaine.
 

mercredi 17 octobre 2012

Un squelette découvert la tête dans un sac à Vence

Un squelette a été découvert par un chasseur, à la limite des communes de Vence et de Tourrettes-sur-Loup. Il avait la tête dans un sac-poubelle relié à une bouteille de gaz
Je ne vous cache pas que le soir, depuis deux jours, j’y pense. » Samedi après-midi, Mickaël participait à une battue, sous le Puy-de-Naouri, un des sommets de la chaîne des Baous, à la limite des communes de Vence et Tourrettes-de-Loup, quand il a fait une macabre découverte : un squelette avec une mise en scène étonnante.

Le corps disloqué et éparpillé

Ce chasseur de Tourrettes n’en revient toujours pas. « Il était 15 heures et je coupais à travers la forêt pour monter à un affût quand, derrière une restanque j’ai vu une valise, avec dessus des sacs poubelles et à côté, une bouteille de gaz. Et pas une de camping ! Une grosse. Je me suis avancé et là, il y avait un squelette allongé par terre. Et il devait y être depuis longtemps. Il portait des habits de couleur beige déchirés. » D’après la description, ce sont ceux d’un homme.

Alors, Mickaël avance encore un peu… Mais il n’en croit pas ses yeux : « La tête était dans un sac-poubelle et un tuyau en sortait, relié à la bouteille de gaz. »

Le corps, certainement à cause des bêtes, était disloqué et éparpillé dans la forêt.

Le chasseur appelle ses camarades et décide d’avertir le président de la société de chasse. Les gendarmes, alertés, arrivent en masse et gèlent la scène en bouclant le périmètre avec de la rubalise jaune.
Dans le quartier, les quelques riverains s’étonnent de ce déploiement de force.

Il faut dire que l’endroit est plutôt calme d’habitude. Pour y accéder, il faut remonter tout au bout du chemin des Virettes. Après 2 km, la route carrossable s’arrête. Il n’y a plus de maison, seulement quelques cabanons d’une communauté bouddhiste. Après 400 mètres sur un sentier de randonnée, il faut alors s’engager dans la forêt et marcher encore 50 mètres. C’est là, sous les chênes qu’a été trouvé le squelette de cet inconnu.

Pour l’instant, le parquet de Grasse ne souhaite pas communiquer : « La victime n’a pas encore été identifiée. » Une enquête a été ouverte par la gendarmerie de Vence. La piste du suicide est avancée.
Dans le village de Tourrettes-sur-Loup, cette découverte est diversement commentée. On se demande pourquoi, et surtout comment, un homme a pu monter seul avec sa valise et sa bouteille de gaz à la main.

Étrange, en effet.


http://www.nicematin.com/cagnes-sur-mer/un-squelette-decouvert-la-tete-dans-un-sac-a-vence.1023579.html

samedi 22 septembre 2012

Meuse : retrouvée prostrée et choquée à côté de sa voiture

Une jeune femme domiciliée dans les environs de Bar-le-Duc a été retrouvée prostrée et extrêmement choquée à côté de son véhicule, hier vers 17 h 30 le long d’une route située à proximité de Couvonges. Elle a tout de même réussi à contacter un ami par téléphone, lequel a aussitôt alerté les sapeurs-pompiers qui lui ont porté secours.
« Cette dame tenait des propos incohérents et très incertains. Nous attendons de l’entendre demain (aujourd’hui) pour savoir réellement dans quelle direction partir. Elle est actuellement examinée par un médecin », a indiqué hier soir Gwenaelle Antoine, substitut du procureur de Bar-le-Duc.

Examen médical capital

Toujours est-il qu’un plan Milan, en présence d’une douzaine d’unités de la gendarmerie du Sud meusien, a été déployé jusqu’à 19 h 30 à la suite des déclarations de la victime présumée. « Il a été déclenché par précaution car elle a donné le signalement d’un véhicule », a ajouté Gwenaelle Antoine. Cette surveillance routière des militaires a été levée vers 19 h 30, se révélant vaine.
Étant donné le choc psychologique constaté chez cette jeune femme et des propos qui demandent des éclaircissements, il était encore trop tôt, hier soir, pour savoir ce qui lui était réellement arrivé. « On ne sait pas à l’heure actuelle si elle a été victime d’un viol ou non », a souligné avec toute la prudence qui s’impose la substitut du procureur.
Les conclusions de l’examen clinique pratiqué par le médecin devraient s’avérer capitales pour la suite des investigations. Pour confirmer ou infirmer les allégations de viol dont a peut-être été victime la jeune Meusienne.

http://www.estrepublicain.fr/meuse/2012/09/21/retrouvee-prostree-et-choquee-a-cote-de-sa-voiture-vers-couvonges

samedi 15 septembre 2012

Gajan. Un cadavre découvert dans le Salat

Stupeur pour ce promeneur, mercredi, en fin d'après-midi. Coincé dans les rochers, à une vingtaine de mètres après la digue de l'usine électrique locale, gisait le cadavre d'un homme. Le témoin, impressionné à la vue de sa macabre découverte demande alors à un ami présent sur les lieux de lui confirmer qu'il s'agit bien là d'une personne.
Aussitôt le constat établi, la gendarmerie de Saint-Girons est prévenue et ne tardera pas à dépecher sur places plusieurs hommes.
Vers 19h30, les pompiers du GRIMP 09 (groupe d'intervention en milieu périlleux) sont appelés en renfort. Ils sécurisent alors les lieux afin de pouvoir ramener sur la berge le cadavre.
Une procédure est alors engagée autant pour déterminer les causes de la mort que pour tenter d'identifier le malheureux.
«D'après les premières constatations, il s'agit d'un homme plutôt jeune, âgé de 20 à 40 ans, expliquait hier Olivier Caracotch, procureur de la République au tribunal de Foix. A priori, le corps séjournait dans l'eau depuis environ une semaine. A ce jour, aucun rapprochement n'a été fait avec le signalement d'une disparition inquiétante».
La dépouille a été transférée à l'institut médico-légal de Toulouse. De sources judiciaires, le corps ne présenterait pas de marque évidente de coup. L'enquête se poursuit.

http://www.ladepeche.fr/article/2012/09/14/1439315-gajan-un-cadavre-decouvert-dans-le-salat.html