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mercredi 21 décembre 2016

Attentat de Berlin : la police recherche un Tunisien

Selon des informations du quotidien Bild et de la Allgemeine Zeitung de Mayence, l'homme est connu sous trois identités et trois âges différents. Selon le site de l'hebdomadaire der Spiegel il est originaire de Tataouine (sud). Les enquêteurs ont retrouvé ce document d'identité sous le siège du conducteur dans la cabine du poids-lourd qui a délibérément foncé sur des chalets en bois d'un marché de Noël très fréquenté, tuant 12 personnes.
Cet homme est connu des services de police pour des coups et blessures mais il a disparu avant d'être jugé, il est en outre considéré comme dangereux car lié à "un grand réseau islamiste", selon Bild. Le papier d'identité retrouvé dans le camion est un document remis à un migrant dont la demande d'asile a été rejetée sans pour autant qu'il puisse être expulsé. Il a été émis par les autorités locales de Kleve, une ville de Rhénanie du Nord-Westphalie, située à la frontière avec les Pays-Bas, selon le quotidien régional de Mayence.
La Tunisie est l'un des plus gros fournisseurs de combattants étrangers aux mouvements jihadistes, quelque 5.500 Tunisiens sont partis ainsi combattre en Syrie, en Irak ou en Libye. C'était aussi un ressortissant tunisien qui avait précipité un camion dans la foule à Nice le 14 juillet dernier, faisant 86 morts. Là aussi l'attentat avait été revendiqué par le groupe EI.

http://france3-regions.francetvinfo.fr/faits-divers/terrorisme?r=alsace

mardi 6 septembre 2016

Après l'attentat de Nice, la patronne de la police des polices auditionnée mardi

Marie-France Moneger-Guyomarc'h, responsable de l'Inspection générale de la police des polices (IGPN), sera devant la commission des Lois pour répondre aux questions des députés, mardi à 15 heures à l'Assemblée nationale.
En pleine polémique post-attentat sur le dispositif de sécurité mis en place à Nice lors de ce tragique 14 juillet, le ministre de l'Intérieur, Bernard Cazeneuve, avait chargé l'IGPN d'enquêter.
L'inspection générale de la police nationale avait rendu sa copie en quelques jours à peine. Pour la police des polices le dispositif n'était "pas sous-dimensionné". C'est la patronne de l'IGPN en personne qui l'avait affirmé publiquement le 27 juillet.
>> RELIRE. Ce que dit le rapport de l'IGPN sur le dispositif de sécurité à Nice le soir du 14-Juillet
Fin de l'histoire?
Pas tout à fait. La responsable de l'inspection générale de la police des polices, Marie-France Moneger-Guyomarc'h, va devoir répondre aux questions des députés. Elle doit être auditionnée mardi après-midi par la commission des Lois.
Le député Eric Ciotti en est membre. "Fin juillet, à la fin de la cession parlementaire et avant que l'IGPN ne soit saisie, nous avions demandé avec Guillaume Larrivé [député Les Républicains de l'Yonne] l'ouverture d'une commission d'enquête ou d'une mission d'information parlementaire, explique le député azuréen. Afin que l'Assemblée Nationale puisse avoir un regard sur ce qui s'est passé à Nice. Cette audition intervient dans ce cadre. Nous verrons s'il y en aura d'autres..."
Au regard de la "gravité de l'événement", Eric Ciotti aurait en effet préféré une mission d'enquête "plus globale". Comme cela avait d'ailleurs été le cas après les attentats du 13 novembre à Paris
http://www.nicematin.com/sujet/faits-divers

mardi 14 juin 2016

EN DIRECT. Policiers tués dans les Yvelines: Deux personnes en garde à vue

Cette page est actualisée en temps réel : cliquez ici pour mettre à jour.
   
L’ESSENTIEL :
  • Tué lors de l'assaut, le forcené a été identifié comme étant Larossi Abballa
  • Il a été condamné en 2013 pour participation à une filière djihadiste entre la France et le Pakistan
  • L'organe médias de Daesh a revendiqué l'attaque
     
​A LIRE AUSSI : 
Militaires et policiers, cibles privilégiées pour des actions islamistes
Policiers tués à Magnanville: Un djihad de proximité signé Daesh
12h30 : Les autres réactions politiques
Parmi les politiques qui se sont exprimés au sujet du meurtre d'un couple de policiers dans les Yvelines, Bruno Le Maire, candidat au primaires à droite. « Face à la menace islamiste, il est indispensable de renforcer les moyens juridiques et techniques de nos forces de police et de renseignement afin d'assurer une surveillance de tous les individus liés au jihadisme, surtout après une condamnation pour terrorisme », a-t-il déclaré sur Facebook.
 

François de Rugy, député écologiste de Loire-Atlantique, sur Sud Radio et Public Sénat. «Ce sont des policiers qui ont été assassinés sans doute parce qu'ils sont policiers. De même qu'à Orlando en Floride, ce sont des homosexuels qui ont été assassinés parce qu'ils sont homosexuels. A d'autres moments ce sont les juifs parce qu'ils sont juifs... Ce sont des crimes contre l'humanité.»
 

12h21 : « On ne va pas adopter à chaque fois une nouvelle mesure », déclare Manuel Valls
Le Premier ministre fait là référence aux nombreuses questions qui lui ont été posées à propos d'un éventuel renforcement de la sécurité des policiers et des citoyens français.

12h16 : Des ordinateurs saisis au domicile de l'assaillant
Selon une information du journal Le Monde, des ordinateurs et des disques durs auraient été saisis au domicile de Larossi Abballa, à Mantes-la-Jolie. Ils contiendraient des documents liés au djihad. 


12h03 : Deux personnes en garde à vue
D'après une source policière, deux personnes seraient en garde à vue dans le cadre de l'enquête concernant le meurtre du couple de policiers tué. Ces personnes sont des « relations » de Larossi Abballa, abattu dans une opération du Raid lundi soir au domicile des victimes à Magnanville, a précisé cette source.

11h53 : Minute de silence et drapeaux en berne
Le ministère de l'Intérieur a déclaré, par le biais d'un communiqué, qu'une minute de silence sera observée le mercredi 15 juin à 12h, et que les drapeaux des édifices du ministère seront en berne pendant trois jours à compter d'aujourd'hui.

http://www.20minutes.fr/societe/1865027-20160614-direct-policiers-tues-magnanville-assaillant-identifie

vendredi 25 mars 2016

Argenteuil: Un projet d'attentat déjoué, le suspect avait été condamné avec Abaaoud en juillet 2015

Dernière info : Le suspect avait été condamné avec Abaaoud à Bruxelles en juillet 2015
La police menait jeudi soir des perquisitions à Argenteuil (Val-d'Oise), où des explosifs ont été découverts, après l'interpellation d'un homme suspecté d'être impliqué dans un projet d'attentat en France, conduit à un «stade avancé», mais qui semble sans lien avec les attaques qui ont frappé Bruxelles mardi ou Paris en novembre.
Les policiers de la Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI) ont mené cette «interpellation importante» jeudi matin, a annoncé dans la soirée le ministre de l'Intérieur Bernard Cazeneuve, selon qui elle a permis «de mettre en échec un projet d'attentat en France, conduit à un stade avancé».

Des «opérations de déminage sont en cours»

Jeudi dans la soirée, l'opération se poursuivait avec des perquisitions dans un immeuble d'habitation évacué de ses occupants à Argenteuil . Une petite quantité d'explosifs, dont la nature n'a pas été précisée, a été retrouvée au domicile de l'homme interpellé, selon une source policière. Des «opérations de déminage sont en cours afin que les policiers puissent procéder à la perquisition de l'appartement, du parking et des parties communes dans des conditions optimales», a expliqué Bernard Cazeneuve.
A lire aussi: Nouvelles mesures en France pour renforcer la sécurité
​Un vaste périmètre de sécurité a été mis en place, des voitures de police et des policiers en armes barrant l'accès à la rue et maintenant plusieurs dizaines de badauds à distance. «J'ai essayé de rentrer chez moi mais les policiers ne m'ont pas laissé», pestait Karim, 19 ans, habitant dans l'immeuble voisin. Pour sa soeur Kolod, 23 ans, «normalement c'est très tranquille comme quartier». «C'est bizarre mais en même temps c'est rassurant de voir ces policiers», a-t-elle ajouté.
L'homme interpellé ce matin par la DGSI, de nationalité française, est «suspecté d'être impliqué à haut niveau dans ce projet. Il évoluait au sein d'un réseau terroriste qui projetait de frapper la France», a expliqué le ministre de l'Intérieur. Il aurait déjà été condamné à l’étranger pour des actes de terrorisme, d'après ITélé.

http://www.20minutes.fr/societe/attaques-terroristes-paris/

dimanche 20 mars 2016

Meurtre d'Aurélie Châtelain: Pourquoi la reconstitution est décisive

Quelques jours après la reconstitution des attentats du Bataclan dans le cadre de l’enquête de la commission parlementaire, c’est aujourd’hui le meurtre d’Aurélie Châtelain, retrouvée morte dans son véhicule à Villejuif, le 19 avril 2015, qui est visé par la même procédure. Pour cause, le principal suspect de cette affaire, Sid Ahmed Ghlam, projetait un attentat contre une église de la ville du Val-de-Marne à l’heure de la messe. Le présumé meurtrier ainsi que la famille de la victime se trouvent sur place ce dimanche matin.
>> A lire aussi : Meurtre d'Aurélie Châtelain: reconstitution à Villejuif en présence de Ghlam

La crédibilité de Ghlam mise en cause

« Ils veulent comprendre pourquoi on l’a tuée et comment. L’objet est de vérifier tout ce que Ghlam a pu dire et si cela tient la route », a indiqué Antoine Casubolo Ferro, avocat des proches d’Aurélie Châtelain. La crédibilité de la version du suspect est d’autant plus importante que ce dernier a changé de discours à plusieurs reprises auprès des enquêteurs. En garde à vue, il avait par exemple livré aux enquêteurs une thèse invraisemblable : il aurait trouvé les armes par hasard et voulu s’en débarrasser dans la Seine, avant de se blesser accidentellement.
>> A lire aussi : Mort d'Aurélie Châtelain: Sid Ahmed Ghlam tente d'impliquer un kamikaze du 13 novembre
Le jeune homme a par la suite reconnu avoir été sur les lieux, missionné pour commettre un attentat, projet auquel il aurait renoncé. Il avait alors évoqué un complice. Récemment, il a affirmé que ce complice était l’un des kamikazes du Bataclan, Samy Amimour, thèse considérée comme peu crédible par les enquêteurs.

Quatre kalachnikovs, deux pistolets et des gilets pare-balles

Le 19 avril 2015, peu après avoir retrouvé le corps de la professeure de fitness de 32 ans sur le siège passager de son véhicule, la police a arrêté Sid Ahmed Glam dans le 13e arrondissement de Paris après que celui-ci, blessé par balle, a appelé lui-même les secours. Sur place, les autorités avaient débusqué un véritable arsenal dans son véhicule et sa chambre d’étudiant, notamment quatre kalachnikovs, deux pistolets, des munitions et des gilets pare-balles, sans doute destinés à être utilisés dans l’attentat planifié contre une église de Villejuif.

http://www.20minutes.fr/societe/1809891-20160320-meurtre-aurelie-chatelain-pourquoi-reconstitution-decisive

vendredi 5 février 2016

Elle avait dénoncé Abaaoud : les glaçantes révélations de Sonia

Deux jours après les attentats du 13 novembre à Paris, «Sonia» a dénoncé à la police Abdelhamid Abaaoud, un des terroristes, permettant sa «neutralisation» à Saint-Denis. Cachée et sous protection policière, elle dévoile les propos d'Abaaoud.
Nous sommes le 15 novembre, deux jours après les pires attentats jamais commis en France, qui ont fait 130 morts à Paris et Saint-Denis. C'est ce jour-là que Sonia a rencontré presque par hasard Abdelhamid Abaaoud, l'un des organisateurs de ces tueries revendiquées par Daech. Il est alors l'homme alors le plus recherché du pays.
«Je suis une amie de Hasna AïtBoulahcen, la cousine d'Abdelhamid Abaaoud, et le 15 novembre nous étions ensemble lorsqu'elle a reçu un coup de fil, a relaté, hier, sur RMC et BFM, la jeune femme sous couvert d'anonymat. C'était un numéro belge. La personne a demandé de trouver une voiture pour aller chercher quelqu'un qui a besoin d'un hébergement».
Hasna a souhaité que Sonia l'accompagne sans lui dire qu'il s'agissait d'aller récupérer son cousin : «Nous nous sommes alors rendues au 2, rue des Bergeries à Aubervilliers (Seine-Saint-Denis)», une zone industrielle en contrebas de l'autoroute A86.
«Quand nous sommes arrivées, la personne était toujours en ligne avec Hasna». Celle-ci lui fournit alors un code et Hasna lance à haute voix : «1010». Un homme fait aussitôt irruption de derrière un buisson. C'est Abdelhamid Abaaoud. Il monte à l'arrière du véhicule qui prend immédiatement la route de Saint-Denis où Hasna lui a trouvé une planque, cet appartement où il trouvera la mort avec elle et Akrouh, l'un de ses complices, lors de l'assaut du Raid trois jours plus tard.

«Je me sens abandonnée de l'état»

Si Sonia ne regrette en rien «d'avoir livré Abaaoud et d'avoir ainsi évité un nouveau carnage», elle déplore le peu de soutien que lui apporte aujourd'hui l'état.
«On ne peut même pas dire que ma vie n'est plus du tout la même, je n'ai plus de vie» déplore-t-elle. «Je n'ai plus de vie sociale, je n'ai plus de travail, je n'ai plus d'amis, je n'ai plus de famille. Je vis dans la plus grande précarité. On m'a coupée du reste du monde et je vis dans la peur d'être tuée.»
La jeune femme, qui se trouve désormais en permanence sous surveillance policière, aspire à «retrouver sa sérénité, sa tranquillité, un travail, un psy, comme ils l'ont dit», alors qu'elle n'a «rien» obtenu de l'État.
«On se sent menacé, on se sent abandonné», se désole-t-elle, tout en reconnaissant qu'«il vaut mieux vivre comme ça qu'avec la mort de personnes innocentes sur la conscience».
Depuis qu'elle s'est confiée, elle a reçu une première aide financière, a cependant indiqué la journaliste qui l'a rencontrée.
Bernard Cazeneuve, ministre de l'Intérieur, a pour sa part indiqué : «Nous faisons ce qu'il faut dans un contexte extrêmement compliqué. La meilleure manière d'agir est de se taire», a-t-il commenté, regrettant le traitement médiatique de l'affaire qui «fait prendre un risque» à cette femme.

http://www.ladepeche.fr/article/2016/02/05/2270736-elle-avait-denonce-abaaoud-les-glacantes-revelations-de-sonia.html

mercredi 22 avril 2015

Attentat déjoué contre des églises: Comment les policiers sont remontés jusqu’au suspect?

Une attaque d’envergure contre «une ou deux églises» à Villejuif a été déjouée par les policiers, a annoncé ce mercredi le ministre de l’Intérieur, Bernard Cazeneuve. Il est aussi soupçonné d’être impliqué dans le meurtre d’une professeure de fitness dans le Val-de-Marne.

Les policiers accrochent le suspect presque par hasard

Les faits remontent au dimanche 19 avril. Vers 8h50, le SAMU reçoit l’appel d’un homme qui se trouve dans le 13e arrondissement de Paris. Il se dit victime d’un racket qui aurait mal tourné et aurait reçu dans les jambes une balle tirée depuis une arme à feu par son agresseur. L’homme est emmené à l’hôpital. Pendant ce temps, les policiers remontent la piste des traces de sang jusqu’à la voiture de la victime, garée dans une rue voisine. A l’intérieur, un gyrophare, des brassards de police (dont l'un signalé comme volé), une arme automatique et un Sig-Sauer volé appartenant à un agent des forces de l’ordre.

La soi-disant victime est une cible des services de renseignement

Dès lors, l’enquête se concentre sur l’identité de la victime, présenté comme Algérien par Le Monde et Franco-algérien par M6, un étudiant de 24 ans en informatique. Son identité déclenche plusieurs alertes au sein des autorités policières et judiciaires. En effet, l’individu fait l’objet d’une fiche «S», «Sûreté de l’Etat», et est présenté par les services de renseignement comme «un islamiste radical dangereux».

L’enquête se poursuit à son domicile

L’homme est placé en garde à vue sur son lit d’hôpital. Les enquêteurs retrouvent à son domicile, une chambre universitaire située dans le 13e arrondissement, un véritable arsenal de guerre. Trois kalachnikovs sont saisies ainsi que des notes manuscrites sur lesquelles sont inscrites les adresses de plusieurs commissariats ainsi qu’un minutage correspondant a priori au temps d’intervention des forces de l’ordre.

Quels étaient ses projets?

Selon M6, l’homme projetait de commettre des attentats sur des églises de Villejuif le jour même de son arrestation. C’est sur compte Facebook que les enquêteurs auraient retrouvé des éléments laissant penser qu’il était sur le point de passer à l’acte. Il aurait aussi voulu partir en Syrie pour acheminer des armes aux combattants de l’Organisation de l’Etat islamique. Il avait disparu en Turquie au début de l’année et avait été placé en garde à vue à son retour, avant d’être relâché sans que rien ne puisse être retenu contre lui.

Son ADN est retrouvé sur une scène de crime non résolu

Il est aussi soupçonné d’être impliqué dans le meurtre encore non élucidé d’Aurélie Châtelain, une jeune femme âgée de 32 ans originaire du Nord, retrouvée morte dimanche matin à Villejuif sur le siège passager de son véhicule. Cette professeure de fitness a été touchée par trois tirs. Les policiers pensent que le suspect a essayé de lui voler sa voiture. Une tentative au cours de laquelle il se serait tiré une balle dans la jambe. Son ADN et des traces de sang ont été retrouvés dans la voiture d’Aurélie Châtelain.

Quelle est la suite de l’enquête?

La section antiterroriste de la police judiciaire de Paris ainsi que la direction générale de la sécurité intérieure (DGSI) sont chargées de l’enquête. Une information judiciaire a été ouverte en urgence par le parquet antiterroriste de Paris.

http://www.20minutes.fr/societe/1592723-20150422-video-attentat-dejoue-contre-eglises-comment-policiers-remontes-jusqu-suspect

mardi 17 février 2015

Attentats : les frères Kouachi et Amédy Coulibaly ont bien coordonné leurs attaques

Selon une source proche du dossier, grâce à des recherches téléphoniques, les enquêteurs pensent avoir établi que Coulibaly a rendu visite à Chérif Kouachi dans la nuit du 6 au 7 janvier à Gennevilliers (Hauts-de-Seine), où ce dernier résidait. Ils disposent aussi du témoignage de l’épouse de Chérif Kouachi, qui leur a confié que son mari était sorti durant cette nuit, a précisé la même source.
Le lendemain matin, un peu plus d’une heure avant l’attaque contre Charlie Hebdo, un SMS a été envoyé depuis un portable "bornant" près du domicile de Chérif Kouachi vers l’une des treize lignes d’Amédy Coulibaly, a expliqué la source proche du dossier.
Chérif Kouachi et son frère Saïd ont mené leur attaque en fin de matinée le 7 janvier contre la rédaction de Charlie Hebdo, dans le XIe arrondissement de Paris, tuant douze personnes. Ils ont été tués deux jours plus tard par le GIGN dans l’assaut contre l’imprimerie où ils s’étaient retranchés, à Dammartin-en-Goële (Seine-et-Marne).
Le 8 janvier, Amédy Coulibaly a à son tour tué une policière municipale puis a tué le lendemain pris une vingtaine de personnes en otage dans un supermarché casher de la porte de Vincennes, où il en a tué quatre avant d’être abattu dans l’assaut des forces de l’ordre.
Dès le 10 janvier, le procureur de Paris François Molins avait annoncé lors d’un point-presse des liens "constants et soutenus" entre les compagnes de Chérif Kouachi et d’Amédy Coulibaly, plus de 500 appels ayant été relevés entre les téléphones des deux femmes en 2014.
De même, Amédy Coulibaly avait joint la chaîne d’informations BFM-TV pendant sa prise d’otage et avait déclaré: "On s’est synchronisé pour ces opérations, pour le départ. Eux, Charlie Hebdo, moi les policiers
http://www.estrepublicain.fr/actualite/2015/02/17/attentats-les-freres-kouachi-et-amedy-coulibaly-ont-bien-coordonne-leurs-attaques

jeudi 15 janvier 2015

Charlie Hebdo : des armes achetées en Belgique, selon des médias belges

Une partie des armes utilisées par les frères Kouachi et Amedy Coulibaly dans les attentats qui ont fait 17 morts à Paris ont été achetées en
Belgique, ont affirmé plusieurs médias belges. "La kalachnikov et le lance-roquettes utilisés par les frères Kouachi ont été achetés par Coulibaly aux alentours de la gare du Midi, à Bruxelles, pour moins de 5 000 euros", écrit le journal La Dernière Heure, citant "de très bonnes sources".

"Le fusil mitrailleur de Coulibaly vient de Bruxelles"
Le quotidien populaire ajoute que "le fusil mitrailleur de type Scorpio que possédait Amedy Coulibaly lors de la prise d'otage de la porte de Vincennes vient de Bruxelles", selon les mêmes sources. Interrogé par l'AFP, un porte-parole du parquet fédéral belge, chargé des questions de terrorisme, n'était pas en mesure de commenter ces informations dans l'immédiat.
Le quotidien flamand De Standaard estime que l'achat d'armes en Belgique "n'est qu'une hypothèse". Elle s'appuie sur le fait que, selon le site français Mediapart, Coulibaly, l'un des frères Kouachi et Djamel Beghal, figure de l'islamisme radical français, avaient tenté d'acheter des armes en Belgique en 2010 dans le but d'organiser l'évasion de l'islamiste Smaïn Aït Ali Belkacem. Par ailleurs, un Belge "connu de la justice pour divers trafics" a été inculpé mercredi 14 janvier pour trafic d'armes et placé sous mandat de dépôt, a indiqué l'agence de presse Belga, citant le parquet fédéral, en charge de l'enquête.
http://www.midilibre.fr//2015/01/14/charlie-hebdo-des-armes-achetees-en-belgique-selon-des-medias-belges,1111037.php

mercredi 14 janvier 2015

Attentats : un quatrième homme identifié

Les services de police ont désormais la certitude qu'Amedy Coulibaly avait un complice. Cet homme identifié, au passé de délinquant, pourrait avoir fui en Syrie.
Les enquêteurs de la brigade criminelle de Paris et leurs collègues de la sous-direction antiterroriste (SDAT) en ont acquis la conviction. Amedy Coulibaly, le terroriste auteur du meurtre d'une policière municipale à Montrouge (Hauts-de-Seine) et de la tuerie du magasin Hyper Cacher, de l'avenue de la porte de Vincennes dans le XXe arrondissement à Paris, avait un complice.
Ce mystérieux quatrième homme -- ajouté aux deux frères Kouachi, auteurs du massacre de « Charlie Hebdo » -- a été identifié après la découverte de la planque, samedi soir, à Gentilly (Val-de-Marne), de celui qui se faisait surnommer Doly. A l'intérieur de ce petit appartement, les policiers ont notamment mis la main sur des armes, des explosifs, de la documentation relative à l'islam radical ainsi que sur des drapeaux à l'effigie de l'organisation Etat islamique (EI). Au fil de leur perquisition, les enquêteurs ont aussi découvert des clés correspondant à une moto.

Selon nos informations, c'est ce deux-roues qui leur a permis de cibler le complice d'Amedy Coulibaly. L'homme, déjà bien connu des services de police et de la justice, notamment pour des affaires liées au banditisme, serait originaire de Seine-Saint-Denis. Après l'identification express de ce suspect, plusieurs points de chute ont été localisés avant d'être vérifiés. Sans succès. Un complice qui demeure insaisissable et qui, toujours selon nos informations, aurait pu gagner la Syrie au cours de ces derniers jours.

 
 


Il pourrait s'agir du tireur de Fontenay-aux-Roses

Par ailleurs, le profil de cet homme pourrait correspondre au mystérieux tireur qui a pris pour cible un joggeur, le mercredi 7 janvier. Vers 20 h 30, un homme de 32 ans effectue son jogging sur la coulée verte, à proximité du parc de Sceaux, à Fontenay-aux-Roses (Hauts-de-Seine) lorsqu'il croise un homme armé qui fait feu à cinq reprises dans sa direction. Touchée de trois balles à l'épaule, au dos et à une jambe, la victime parvient à trouver refuge dans un pavillon avant d'être secourue. Plongé dans le coma,
ce joggeur semble, aujourd'hui, sorti d'affaire. Avant de sombrer, il avait pu fournir une description assez précise de son agresseur : un homme de type européen, vêtu d'une doudoune noire à col de fourrure et le visage dissimulé sous une capuche...
Le lien entre cette tentative d'assassinat et Amedy Coulibaly a été rapidement établi vendredi, après l'assaut donné par les hommes de la BRI et du Raid dans l'épicerie casher dans laquelle Doly
retenait plusieurs otages, après avoir tué quatre personnes. A l'intérieur, les policiers ont en effet retrouvé un pistolet automatique de marque Tokarev dont le calibre 7,62 -- équivalent à celui des balles tirées par un fusil d'assaut kalachnikov -- correspond parfaitement aux douilles retrouvées sur les lieux de la tentative de meurtre de ce joggeur... « Cette arme a très bien pu être utilisée par le complice d'Amedy Coulibaly, la veille de son premier meurtre à Montrouge, relate une source proche de l'affaire. Ce complice a aussi pu conduire Amedy Coulibaly, porte de Vincennes. On ne sait toujours pas comment il s'est rendu sur place. » Par ailleurs, les enquêteurs explorent toujours la piste d'un complice qui aurait accompagné les frères Kouachi sur les lieux de la fusillade de « Charlie Hebdo », sans pour autant y prendre part. S'agit-il de Coulibaly ou de ce quatrième homme ?

Autre mystère : qu'est devenue la mini-Austin noire immatriculée au nom
d'Hayat Boumeddiene, la compagne d'Amedy Coulibaly, et utilisée par ce dernier ? « Cette voiture n'a effectivement pas encore été retrouvée, ajoute la même source. De nombreuses investigations sont en cours car ce véhicule pourrait nous en apprendre beaucoup plus sur les pérégrinations d'Amedy Coulibaly... »
http://www.leparisien.fr/faits-divers/attentats-un-quatrieme-homme-identifie-14-01-2015-4445573.php

mardi 13 janvier 2015

Attaques terroristes à Paris: Hayat Boumeddiene aidée par une filière afghane pour quitter la France

L’homme qui a accompagné Hayat Boumeddiene, la compagne du terroriste Amedy Coulibaly, a été identifié: il s’agit d’un français de 23 ans, Mehdi Belhoucine, selon les informations du Monde. Il est connu des services de renseignements français pour avoir appartenu à une filière afghane et c’est lui qui aurait permis à Hayat Boumeddiene de quitter la France pour la Syrie.
>> Lire le portrait d'Hayat Boumeddiene par ici
En juillet 2014, son frère aîné Mohamed a été condamné à deux ans de prison dont un ferme «pour sa participation à une filière d’acheminement de combattants à destination de la zone pakistano-afghane», précise le quotidien. Il avait notamment mis en ligne des films de propagande djihadiste pour Al-Qaïda.

Aller dans des pays pour des «raisons humanitaires»

Mehdi Belhoucine apparaît en périphérie dans cette affaire: il était souvent présent dans l’appartement de Bobigny par lequel transitaient ces combattants, où ils visionnaient des vidéos de propagande. A l’époque âgé de 18 ans, Mehdi Belhoucine était étudiant à Jussieu en mécanique électronique et, d’après un participant de ces soirées, Mehdi Belhoucine venait seulement «jouer à la console».
Aux enquêteurs qui l’entendent comme témoin, Mehdi Belhoucine expliquait se sentir «particulièrement concerné par la situation» en Afghanistan, en Irak, en Palestine ou en Tchétchénie. «J’ai pensé à me rendre dans l’un de ces pays mais pas forcément pour prendre les armes dans un premier temps. L’idée pour moi serait d’être là avec eux, de les aider, peut-être sous forme d’aide humanitaire et peut-être que, poussé, je pourrais être amené à prendre les armes.» Finalement, les enquêteurs ne retiennent aucune charge.
Les frères Belhoucine fréquentaient la mosquée de la rue Jean-Pierre Timbaud dans le XIe arrondissement.

http://www.20minutes.fr/societe/1516099-20150113-attaques-terroristes-paris-hayat-boumeddiene-aidee-filiere-afghane-quitter-france