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mardi 5 septembre 2017

Tuerie de Chevaline: Cinq ans après, l'enquête au point mort

Le 5 septembre 2012, les corps sans vie de Saad al-Hilli, de sa femme de 47 ans et de sa belle mère de 74 ans sont retrouvés criblés de balles dans leur voiture près de Chevaline.
  • Un cycliste qui serait passé par là au moment des faits est également retrouvé sans vie à côté de la voiture.
  • Cinq ans après, la piste locale est privilégiée par les enquêteurs.
  • C’est un « constat amer » que dresse Véronique Denizot. Cinq ans après le massacre de quatre personnes près du village de Chevaline (Haute-Savoie), la justice « n’a pas le début d’une explication », explique la procureure de la République d’Annecy à 20 Minutes. « Pour le moment, on n’a rien, ce qui est intellectuellement frustrant », souffle la magistrate, qui a récupéré ce dossier tentaculaire (75 tomes, plus de 10.000 pièces de procédures) en arrivant en Haute-Savoie, il y a tout juste un an.

    Pourtant, une demi-dizaine d’enquêteurs de la section de recherche de Chambéry travaillent d’arrache-pied pour percer le mystère entourant la mort de Saad al-Hilli, de sa femme, de sa belle-mère, ainsi que celle de Sylvain Mollier, exécutés de plusieurs balles sur une petite route forestière. Depuis le 5 septembre 2012, les pandores ont mené de nombreuses investigations en France, mais aussi en Angleterre et en Irak d’où la famille al-Hilli est originaire.
    >> A lire aussi : Tuerie de Chevaline : l'enquête se concentre autour du frère
    Au départ, les gendarmes privilégient une piste : celle du différend familial. Ils découvrent en effet que Saad al-Hilli, un Britannique de 50 ans, se disputait depuis plusieurs mois avec son frère Zaid l’héritage de leur père, un notable irakien décédé en 2011, estimé à plusieurs millions d’euros, en argent, en biens et en immeubles. En juin 2013, après avoir refusé de se rendre aux convocations de la justice française, cet homme de 54 ans est interpellé chez lui, près de Londres.


    Le domicile et le lieu de travail de Zaid al-Hilli sont perquisitionnés. Lui refuse de répondre aux questions des enquêteurs français qui ont traversé la Manche pour l’entendre. Faute de charges suffisantes, il est finalement relâché et placé sous contrôle judiciaire jusqu’en février 2014. « Cette piste n’a pas prospéré », poursuit la procureure d’Annecy.

    « Espionnage industriel »

    Les gendarmes se sont également intéressés à la piste de « l’espionnage industriel et du transfert de technologie », comme l’avait expliqué l’ancien procureur de la République d’Annecy, Eric Maillaud, au cours d’une conférence de presse. Le père de famille était ingénieur et travaillait pour une entreprise britannique spécialisée dans les satellites civils. Mais, là encore, cette hypothèse n’a rien donné.
    >> A lire aussi : L’ex-légionnaire est-il la clé du mystère de Chevaline?
    Des médias ont aussi suggéré un temps que Sylvain Mollier a été la cible du quadruple homicide. Une hypothèse renforcée par le fait qu’un ancien légionnaire, en lien avec le cycliste français dont le corps a été retrouvé à proximité de la BMW de la famille al-Hilli, se soit suicidé après avoir été entendu comme témoin. Les tabloïds britanniques assurent que Patrice Menegaldo connaissait Claire Schutz, la compagne de Sylvain Mollier qui aurait été en mauvais termes avec sa belle-famille. Mais là encore, rien de probant.

    Une « cible intéressante »

    Un ancien policier municipal originaire de la région, amateur d’armes à feu, a également été considéré comme une « cible intéressante » par l’ancien procureur d’Annecy, et avait été placé en garde à vue en février 2014. Mais son ADN ne correspondait pas aux deux profils retrouvés sur la scène de crime. Et le pistolet Lugger découvert à son domicile était de fabrication allemande et non suisse, comme l’arme du crime.
    D’autres théories, plus ou moins farfelues, ont également été évoquées par les médias britanniques qui se passionnent pour l’histoire. Le Mirror cite un proche du père de famille qui estime « possible » qu’il a été abattu par le Mossad en raison de son opinion très tranché sur le conflit israélo-palestinien. Le Sun évoque de son côté l’hypothèse selon laquelle l’ingénieur britannique a été « assassiné par des agents israéliens, après avoir travaillé sur un programme nucléaire de Saddam Hussein avant de quitter l’Irak en 2002 ».

    Cinq ans après le drame, les enquêteurs, eux, préfèrent « s’attacher aux éléments objectifs » et privilégient désormais « la piste locale, par défaut après avoir globalement fermé toutes les autres », confie aujourd’hui Véronique Denizot. Les recherches se concentrent dans le sud-est de la France, mais aussi en Suisse où l’arme du crime a été fabriquée, confie à 20 Minutes une source proche du dossier.
    « Ce qui peut faire avancer l’enquête, c’est de retrouver l’arme, d’identifier les personnes qui l’auraient eu en leur possession », assure la magistrate. Il s’agit d’un pistolet Luger P06 7,65 mm, une arme de collection, très prisée des amateurs, et qui a équipé les gendarmes français jusqu’en 1949. « C’est là-dessus que reposent nos espoirs. »
     

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    lundi 25 mai 2015

    Tuerie de Chevaline : un nouveau suspect dans le viseur des enquêteurs

    L'enquête sur la tuerie de Chevaline rebondit. Le journal britannique The Mirror révèle en effet que Patrice Menegaldo, qui s'est suicidé au mois de juin dernier, serait aujourd'hui "un vrai suspect" dans le quadruple assassinat qui avait frappé les Alpes en septembre 2012. Une information confirmée par France 2. Selon le journaliste Tom Parry, qui cite le procureur d'Annecy Éric Maillaud, l'ancien légionnaire, entendu dans l'affaire il y a trois ans en tant que simple témoin, serait "tout en haut de la liste des suspects" dans le quadruple assassinat où trois membres de la famille al-Hilli et le cycliste amateur Sylvain Mollier avaient trouvé la mort. Un quadruple meurtre jamais élucidé.
    Dans son livre à paraître The Perfect Crime, Tom Parry précise que la famille d'origine irakienne en vacances dans les Alpes pourrait ne pas avoir été la cible du meurtrier, comme cela a souvent été indiqué. La tuerie pourrait ainsi avoir des "racines locales", selon le journaliste qui cite Éric Maillaud. D'après le procureur, Patrice Menegaldo connaissait la compagne du cycliste, Claire Schutz.

    "Il avait des problèmes psychologiques"

    Les enquêteurs s'intéressent maintenant au profil de l'ancien légionnaire. "Il s'agit d'un homme qui se tue, et explique son acte dans une lettre, assurant qu'il ne pouvait plus être considéré comme un suspect", explique Éric Maillaud, qui rappelle que Patrice Menegaldo n'avait été entendu qu'en tant que simple témoin, en raison de ses liens avec la famille Schutz. "Il avait des problèmes psychologiques. Pourrait-il être le meurtrier ? A-t-il regretté ses actions après coup, décidant alors de se suicider ? Sinon, le suicide ne s'explique pas", assure le procureur
    http://www.lepoint.fr/societe/tuerie-de-chevaline-un-nouveau-suspect-dans-le-viseur-des-enqueteurs-25-05-2015-1931035_23.php

    jeudi 5 juin 2014

    Tuerie de Chevaline. "L'enquête n'est pas dans un stand-by", explique le procureur Eric Maillaud

    Au lendemain du suicide d'un ancien légionnaire qui avait été entendu dans le cadre de l'enquête sur la tuerie de Chevaline, le procureur d'Annecy, en charge de l'affaire, se montre relativement prudent. Il précise par ailleurs que l'enquête sur la tuerie "n'est pas dans en stand-by".
    C'est une enquête complexe et pour l'instant rien ne permet d'imaginer qu'on arrivera à une élucidation dans un avenir proche. Le temps passe, au grand désespoir des enquêteurs, des magistrats instructeurs, et rien ne permet, en l'état, d'espérer une issue rapide. C'est pas pour autant que ça piétine. Mais on arrive aux deux années et au bout de deux ans, on aura exploité tout ce qu'il y avait exploiter", explique le procureur Maillaud dans un entretien accordé à France 3 Alpes. L'enquête sur le quadruple meurtre se poursuit, mais avance peu. On reste sur les mêmes pistes: "la famille, l'Irak, la piste locale..."
    C'est une enquête qui se nourrit aussi de l'actualité. Ainsi, le suicide d'un légionnaire, mardi 3 juin à Ugine, a peut-être ouvert une nouvelle piste. D'autant que dans une lettre laissée, l'homme, d'une cinquantaine d'années, avoue avoir été très perturbé par son audition dans le cadre de l'enquête sur Chevaline. Il avait été entendu en tant que témoin, explique Eric Maillaud, qui se refuse, en l'état, à parler de rebondissement.

    L'homme qui s'est donné la mort avait été entendu en avril 2013. Il faisait partie de l'entourage de Sylvain Mollier, le cycliste savoyard abattu à Chevaline. Durant cette audition, "il s'est presque sent mis en accusation". Mais de là à imaginer que cette affaire a dicter son geste 13 mois plus tard, Eric Maillaud semble dubitatif.
    Ce suicide est "un geste qu'il faut essayer de comprendre" et Eric Maillaud fait confiance au parquet d'Albertville et aux gendarmes pour apporter une réponse claire sur les motivations de l'ancien légionnaire.
    Dans l'entourage de Sylvain Mollier, énormément de personnes ont été entendues. Le légionnaire n'était même pas un proche du cycliste tué mais un ami d'un proche, ce qui rend  le lien avec l'affaire encore moins évident. 
    Son profil de militaire amateur d'armes l'a évidemment placé parmi les suspects pendant l'enquête, "mais comme beaucoup d'autres", selon le procureur qui précise que le Savoyard qui s'est donné la mort avait bien enregistré ses armes auprès de la préfecture.

    http://alpes.france3.fr/tuerie-de-chevaline

    samedi 22 mars 2014

    Tuerie de Chevaline : l'Inspection de la gendarmerie enquête

    L'Inspection générale de la gendarmerie nationale (IGGN) a été saisie cette semaine de l' pour «violation et recel de violation du secret de l'instruction» après la plainte déposée par les avocats de la famille de Sylvain Mollier, une des victimes de la tuerie de Chevaline (Haute-Savoie) en septembre 2012.

    L'IGGN devra déterminer l'origine des fuites qui ont permis la diffusion de deux clichés issus du dossier d'instruction.

      Cette «police des polices» de la gendarmerie a la réputation d'être intraitable et particulièrement pugnace.

    La chaîne d'infos BFM TV avait diffusé le 18 février dernier en exclusivité deux clichés pris par les enquêteurs sur la scène de
    . Deux photos montrant le cycliste Sylvain Mollier au sol fauché par la voiture de la famille britannique d'origine irakienne Al Hilli et qui a tenté de fuir le tueur qui les a abattus sur le parking du Martinet au sommet d'une route forestière à Chevaline (Haute Savoie). Les médias qui ont repris et publié ces photos seront aussi poursuivis par la famille de Sylvain Mollier.


    http://www.leparisien.fr/faits-divers/tuerie-de-chevaline-l-inspection-de-la-gendarmerie-enquete-22-03-2014-3697043.php

    lundi 3 mars 2014

    Tuerie de Chevaline : plainte pour violation du secret de l’instruction

    Une plainte a été déposée pour violation et recel de violation du secret de l’instruction après la diffusion de photos par BFMTV montrant la scène de crime de la tuerie de Chevaline, a indiqué lundi le parquet d’Annecy.

    La plainte, reçue lundi par le parquet, a été déposée par Me Joseph Aguera et Me Caroline Blanvillain, avocats de la famille de Sylvain Mollier, le cycliste français tué au cours de ce quadruple meurtre.
    Elle vise explicitement BFMTV ainsi que les médias ayant repris les photos de la scène du crime diffusées par la chaîne d’information en continu. Le parquet "étudie les suites à donner à cette plainte", a indiqué Eric Maillaud, procureur de la République d’Annecy, sans plus de commentaire.
    Le 19 février, le magistrat avait annoncé au cours d’une conférence de presse l’ouverture d’une enquête et "l’étude de la possibilité de poursuites pénales" après la diffusion de ces images issues du dossier d’instruction. "Je crois que le mot déontologie existe toujours dans le dictionnaire. Il y a à mon sens des lignes rouges à ne pas dépasser", avait-il déclaré en dénonçant des attitudes "parfaitement scandaleuses".
    Le procureur Maillaud "est dans son rôle et nous sommes dans notre rôle de journalistes", avait alors réagi Dominique Rizet, journaliste à BFMTV. Un cliché, pris par un hélicoptère de la gendarmerie, montrait la BMW des victimes avec les traces de recul au sol et le corps du cycliste. Un autre photo de la voiture était prise à hauteur d’homme.
    Vendredi, les avocats de la famille de Sylvain Mollier ont dénoncé dans un communiqué "l’immixtion des médias" dans l’intimité de ses proches et appelé la presse à respecter leur "choix de ne pas s’exprimer".
    Le 5 septembre 2012, Saad al-Hilli, 50 ans, ingénieur britannique d’origine irakienne, sa femme de 47 ans, et sa belle-mère de 74 ans, avaient été tués de plusieurs balles dans leur voiture, sur une petite route forestière proche de Chevaline (Haute-Savoie).
    Sylvain Mollier, probable victime collatérale, avait également été abattu.
    L’une des fillettes du couple al-Hilli avait été grièvement blessée tandis que la seconde, cachée sous les jambes de sa mère, s’en était miraculeusement sortie indemne.

    http://www.lalsace.fr/actualite/2014/03/03/tuerie-de-chevaline-plainte-pour-violation-du-secret-de-l-instruction

    jeudi 27 février 2014

    L’ex-policier municipal mis hors de cause évoque un «coup de tonnerre»

    L’ex-policier municipal interpellé et gardé à vue dans le cadre de la tuerie de Chevaline puis mis hors de cause a déclaré jeudi dans une interview à Canal+ avoir vécu comme «un coup de tonnerre» l’objet de sa garde à vue, durant laquelle il a été «éprouvé».

    «Mardi je pars au travail [à] 10 heures, je rentre dans ma voiture [et] c’est la fin du monde. [Il] y a six gars qui me ceinturent qui me mettent à terre. +Vous êtes en garde à vue dans le cadre de l’affaire Chevaline+. Là, c’est la 4eme dimension. Je [ne] le souhaite à personne. Ca vous tombe comme un coup de tonnerre», témoigne Eric Devouassoux, 48 ans.
    «Mon père m’a téléphoné. Il pleurait. Il me dit : +tu te rends compte, ils sont allés voir la grand-mère+. Je me suis dit on touche le fond», ajoute-t-il, soulignant que son petit garçon n’était «toujours pas retourné au collège» depuis l’épisode.
    Evoquant la couverture des journaux et sa garde à vue, l’ancien policier explique: «J’ai pas tout lu. J’ai renoncé à lire certaines choses. On m’a dépeint comme un être [...] primaire.... d’autres [disaient] violent. J’ai voulu rectifier le tir. J’ai été très éprouvé pendant ces quatre jours de garde à vue. Je voulais expliquer ce qui m’est arrivé».
    «Au début je voulais partir, mais j’ai rien fait, je suis innocent. Ils ont détruit une famille, créé un chômeur. Moi je voudrais pouvoir retravailler là-bas», conclut-il.
    L’ancien policier municipal de Menthon-Saint-Bernard, collectionneur d’armes de la Seconde Guerre mondiale, qui travaillait à Genève dans la surveillance, avait été interpellé après la diffusion du portrait robot d’un homme recherché dans l’enquête sur la tuerie de Chevaline.
    Les auditions et les perquisitions menées après son interpellation n’avaient pas permis d’établir un lien entre cet homme et le meurtre par balles de Saad al-Hilli, 50 ans, sa femme de 47 ans, sa belle-mère de 74 ans, et de Sylvain Mollier, 45 ans.
    Elles avaient en revanche permis de mettre au jour l’existence d’un trafic d’armes pour lequel l’un des amis de l’ex-policier avait également été interpellé.
    Les gendarmes avaient découvert chez l’ancien policier et chez ses beaux-parents une quarantaine d’armes, des grenades, un obus, ainsi qu’un très grand nombre de munitions, d’explosifs, de détonateurs chez son ami.
    Pour cette affaire de trafic d’armes, Eric Devouassoux a été mis en examen et placé sous contrôle judiciaire.


    http://www.ledauphine.com/haute-savoie/2014/02/27/chevaline-l-ex-policier-municipal-mis-hors-de-cause-evoque-un-coup-de-tonnerre

    dimanche 23 février 2014

    Tuerie de Chevaline : coupable d’avoir été un suspect "idéal"

    Hier, vers midi, l’ex-policier municipal de Menthon-Saint-Bernard, arrêté et placé en garde à vue mardi, dans l’enquête sur la tuerie de Chevaline, a été relâché.

    La garde à vue était inévitable

    Le Haut-Savoyard de 48 ans a cependant été mis en examen pour trafic d’armes en bande organisée et a été placé sous contrôle judiciaire. « Cela signifie qu’il ne peut plus se rendre en Suisse et donc qu’il perd son travail», soulignait Marc Dufour, son avocat, à la sortie du palais de justice d’Annecy. «Il a trois enfants dont un fils de 13 ans. Les conséquences sont terribles».
    Si rien n’a été retenu contre son client, concernant l’affaire de Chevaline, « son nom et sa photo ont toutefois été publiées dans certains médias. Sa vie est pulvérisée. »
    Pour Me Dufour, ce n’est pas la procédure qui est en cause, mais l’exposition médiatique qui entoure l’affaire Chevaline : « La garde à vue était inévitable. Notamment à cause du portrait-robot du motard recherché. Nous l’avons beaucoup regardé ensemble ces derniers jours, y compris avec les enquêteurs, et il est vrai que la ressemblance est frappante. Et puis mon client est collectionneur d’armes de guerre – sa connaissance des pistolets Luger a même étonné les enquêteurs – il fait de la moto, ses beaux-parents habitent Chevaline… impossible pour un enquêteur, un juge ou un procureur sérieux, de ne pas vouloir l’entendre, reconnaît l’avocat. On le leur aurait reproché. »
    Et pourtant, tous ces indices concordants se sont affaiblis au fil des auditions : « En l’état actuel du dossier « Chevaline », il est totalement hors de cause. Il est seulement coupable d’avoir une collection d’armes de la Seconde Guerre mondiale, en partie illégale.

    Le second collectionneur en détention provisoire

    Le motif de sa mise en examen est certes sérieux (NDLR – trafic d’armes en bande organisée), mais il s’agit simplement d’un collectionneur comme il en existe tant d’autres. Dans un dossier de ce genre, jamais son identité n’aurait été jetée en pâture au public comme ça, sans le lien avec l’affaire Chevaline. »
    « C’est un dossier symbolique. Nous devons nous demander comment mieux protéger ce type de personnes que l’on doit entendre, mais qui ne sont pas forcément coupables. Une fois que l’information est partie, on ne peut plus la maîtriser. »
    Sur les conseils de son avocat, l’homme va se « mettre au vert quelque temps », avant de devoir répondre de sa « mauvaise collection ».
    Son ami collectionneur, un Haut-Savoyard de 42 ans habitant Lathuile, de l’autre côté du lac d’Annecy, a pour sa part été placé en détention provisoire. Arrêté et placé en garde à vue mardi, il avait tenté de fuir les gendarmes. Chez lui, les enquêteurs avaient découvert des armes de collection, mais également des explosifs de chantier et des armes modernes, dont un 357 magnum, preuve que son intérêt pour les armes dépassait le cadre « historique ».
    http://www.ledauphine.com/faits-divers/2014/02/23/coupable-d-avoir-ete-un-suspect-ideal

    jeudi 20 février 2014

    Tuerie de Chevaline: pas de meurtrier… mais un trafic d’armes

    Hier, l’enquête sur la tuerie de Chevaline a pris un tour inattendu. Les perquisitions et les auditions du Haut-Savoyard de 48 ans arrêté mardi à Talloires, ont permis aux enquêteurs de mettre au jour un réseau de trafic d’armes de guerres et de munitions. L’ADN de l’ex-policier municipal ne correspond pas à ceux prélevés sur la scène de crime, mais il reste placé en garde à vue en compagnie d’un de ses amis, également collectionneur d’armes. Résumé de l’affaire, avec l’analyse de la conférence de presse du procureur d’Annecy.

    1. Des indices insuffisants

    « À l’heure actuelle, nous avons de nombreux indices concordants, mais aucune preuve réelle de l’implication du quadragénaire arrêté mardi dans la tuerie de Chevaline. » Après 24 heures de garde à vue, le procureur de la République d’Annecy Eric Maillaud a rappelé que le Haut-Savoyard de 48 ans arrêté mardi à Talloires restait « présumé innocent ». Le travail des gendarmes de la section de recherches de Chambéry a cependant débouché sur la découverte d’un trafic d’armes de guerre : « Une quarantaine d’armes de la seconde guerre mondiale ont été retrouvées lors des perquisitions et un de ses amis proches a également été arrêté (NDLR – lire par ailleurs). Pour autant, à ce jour, il semble peu probable que l’ancien policier municipal de Menthon-Saint-Bernard puisse être mis en examen dans le cadre des investigations sur l’affaire de Chevaline : « Nous n’avons trouvé aucun lien entre lui et la famille al-Hilli, ni même avec celle de Sylvain Mollier, le cycliste savoyard victime de la tuerie ».

    2. Une longue enquête avant l’arrestation

    Eric Maillaud a détaillé le résultat des quatre mois d’enquête qui ont précédé l’interpellation : « Le témoignage a été reçu vers le 20 novembre. Les gendarmes ont dû faire un certain nombre de vérifications. On ne peut pas se contenter d’un simple appel téléphonique pour dénoncer un homme ressemblant à un portrait-robot casqué… » Le procureur a ensuite résumé les éléments décisifs : « Il porte une barbichette, ressemble fortement au portrait-robot, est chasseur, collectionneur d’armes avec un intérêt marqué pour les armes de la seconde guerre mondiale… et en particulier le Luger. Si on ajoute que sa belle-famille habite Chevaline, que la géolocalisation de son téléphone prouve qu’il pouvait matériellement être sur place au moment de la tuerie et que des témoins le décrivent comme capable de comportements violents, on comprend qu’il était indispensable de l’entendre. »

    3. Les munitions pourraient parler

    Lors des perquisitions, les gendarmes ont particulièrement recherché des objets pouvant être liés à la tuerie de Chevaline. Ils ont bien trouvé un pistolet Luger, mais un modèle allemand P08 tirant de calibre 9mm, alors que l’arme du crime est un P06 7.65 parabellum. Les enquêteurs ont bien trouvé aussi une moto et deux casques, mais ils ne correspondent pas aux descriptions des témoins, deux agents de l’ONF. Outre les auditions, les enquêteurs espèrent pouvoir faire parler les munitions retrouvées lors des perquisitions aux domiciles du policier et de son ami. Le lot de fabrication des balles tirées par le tueur le 5 septembre 2012 a été identifié. Il correspond à plusieurs milliers de boîtes de balles. Lors des perquisitions, les gendarmes ont trouvé des munitions de calibre 7.65mm, dont une seule balle de calibre 7.65mm parabellum, compatible avec le luger P06…

    4. Les ADN ne correspondent pas

    Les enquêteurs ont effectué un prélèvement d’ADN sur l’ancien policier municipal, afin de le comparer avec les deux ADN inconnus prélevés sur la scène de crime. Les résultats sont tombés hier après-midi. Les ADN ne correspondent pas. Les enquêteurs ne fondaient que peu d’espoir sur ces analyses. Le parking du Martinet étant un lieu de départ de randonnées assez fréquenté, ces ADN n’étaient pas forcément liés à la tuerie. Ils auraient cependant constitué une preuve de présence récente dans la combe d’Ire.

    5. La suite de la procédure

    S’il semble improbable à ce stade de la garde à vue, que l’ex-policier municipal puisse être mis en examen dans l’affaire de Chevaline, il pourrait bien « tomber » pour trafic d’armes. « Il y aura sans doute une ouverture d’information judiciaire jeudi soir ou vendredi pour détention, acquisition ou revente d’armes militaires illégales », a reconnu le procureur Maillaud. Il est trop tôt pour se prononcer sur l’issue de la présentation de cet ancien policier municipal et de son ami, mais il est possible que cela se traduise par un placement en détention provisoire. » Autrement dit, après les 96 heures légales de garde à vue pour crime en bande organisée, l’ancien policier municipal pourrait aller directement en prison pour trafic d’armes.

    http://www.ledauphine.com/haute-savoie/2014/02/19/pas-de-meurtrier-mais-un-trafic-d-armes

    mercredi 19 février 2014

    Chevaline: un scooter saisi dans l'Indre

    Une perquisition a été menée hier dans une résidence secondaire dans l'Indre de l'ancien policier municipal interpellé dans le cadre de l'instruction sur la tuerie de Chevaline, a-t-on appris aujourd'hui de source judiciaire. La perquisition a eu lieu à Neuvy-Saint-Sépulchre (Indre) sur commission rogatoire du juge d'instruction d'Annecy (Haute-Savoie) chargé du dossier de la tuerie de Chevaline, a indiqué le procureur de Châteauroux, Christian Mercuri.

    Un scooter se trouvant dans la maison a été saisi. Le magistrat n'a pas donné plus de précision sur le résultat de la perquisition, qui a duré cinq heures. Le déploiement important de gendarmes et d'enquêteurs n'était pas passé inaperçu dans ce petit village berrichon.



    http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2014/02/19/97001-20140219FILWWW00348-chevaline-un-scooter-saisi-dans-l-indre.php

    Chevaline: l'ADN de l'ex-policier ne correspond pas à ceux trouvés sur le lieu du crime

    L'ADN de l'ex-policier en garde à vue dans l'affaire de la tuerie de Chevaline, soupçonné finalement de trafic d'armes, ne correspond pas aux profils retrouvés sur la scène de crime.

    Une source proche de l'enquête a indiqué que son ADN n'avait pas "matché" avec deux profils retrouvés sur les lieux du quadruple meurtre. Cette information a été confirmée par le procureur de la République à Annecy, Eric Maillaud.

    Celui-ci avait annoncé plus tôt mercredi, lors d'une conférence de presse, que l'énigme de la tuerie du 5 septembre 2012 n'était "toujours pas élucidée" malgré l'arrestation de mardi, la première à survenir en France depuis 18 mois.

    A ce stade, "rien ne permet de faire un lien direct" entre l'ancien policier municipal de Menthon-Saint-Bernard et le drame, ni ses différentes victimes - qu'il s'agisse des membres de la famille britannique al-Hilli ou du cycliste français Sylvain Mollier.

    Une information judiciaire incidente pour trafic d'armes devrait en revanche être ouverte, dans le cadre de laquelle cet homme de 48 ans devrait être déféré avec un ami, passionné d'armes comme lui et également interpellé mardi.



    http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2014/02/19/97001-20140219FILWWW00296-chevaline-l-adn-de-l-ex-policier-n-est-pas-celui-de-la-scene-de-crime.php

    Chevaline: Pas de lien direct entre l'homme en garde à vue et la tuerie

    La tuerie n’est pas élucidée», a indiqué en préambule le procureur de la République d’Annecy Eric Maillaud, ce mercredi, lors d’une conférence de presse destinée à faire le point sur l’enquête, au lendemain de l’interpellation d’un homme de 48 ans, placé en garde à vue dans le cadre d’une enquête pour «crime en bande organisée».
    Le procureur, qui récuse le terme de «suspect», a qualifié de «cible intéressante» cet ancien policier municipal, placé en garde à vue pour sa forte ressemblance avec le portrait-robot du motard, diffusé le 4 novembre dernier par les enquêteurs. Il a toutefois affirmé  «qu’aucun lien direct» ne permet de le relier à la tuerie de Chevaline ni aux quatre victimes assassinées le 5 septembre 2012. Seule certitude, «son portable a déclenché un relais au-dessus du lac d’Annecy», le jour des faits. Il avait donc «éventuellement le temps de se trouver sur la scène du crime».
    >> Revivez la conférence du procureur par ici

    Les armes et casques découverts ne sont pas ceux du crime

    Lors des perquisitions menées au domicile du suspect, à Talloires (Haute-Savoie), et chez ses beaux-parents, à Chevaline, les enquêteurs ont découvert un scooter grosse cylindrée, deux casques de moto, des grenades, un obus et une quarantaine d’armes de guerre. Parmi ces dernières se trouvait notamment un Luger P08 de fabrication allemande.
    «Ce n’est pas la même arme ni le même calibre, a assuré Eric Maillaud. L’arme qui a servi était un Luger P06 de fabrication suisse. Les deux casques ne sont pas non plus ceux du crime.» La fabrication du casque recherché est, selon le lieutenant-colonel de gendarmerie Benoit Vinnemann, «très confidentielle», avec seulement 7.000 à 8.000 exemplaires. Seule une munition trouvée à cette occasion semble correspondre à celles utilisées pour le quadruple meurtre.
    Ces perquisitions et la première journée de garde à vue, qui peut se prolonger jusqu’à samedi ont en tout cas permis de mieux cerner le profil de l’ex-gendarme réserviste et ancien policier municipal, qui a quitté son travail en juillet 2013 après vingt ans de métier, avant de travailler ensuite dans la sécurité.
    Le procureur l’a décrit comme «un chasseur, amateur et collectionneur d’armes anciennes, en particulier de la Seconde Guerre mondiale, titulaire du permis moto, et au tempérament violent.» S’il n’a aucun antécédent judiciaire, «un certain nombre d’habitants de Menthon-Saint-Bernard [où il exerçait] se sont plaints de son attitude ces dernières années».

    Un autre homme en garde à vue, sans doute lié à un trafic d’armes

    L’homme est «vraisemblablement impliqué dans un trafic d’armes», a ajouté le procureur. Un élément qui a guidé les enquêteurs vers un de ses amis, «placé en garde à vue après avoir tenté de s’enfuir de son domicile, mardi soir». Des explosifs, des munitions et un détonateur ont été découverts chez ce Haut-Savoyard sans antécédent judiciaire, «de la même génération» que le suspect, même s’«il est peu envisageable qu’il soit mis en examen pour la tuerie de la Chevaline, selon le procureur.
    Les deux affaires n’étant, à l’heure actuelle, pas reliées, Eric Maillaud n’exclut pas cependant l’ouverture d’une nouvelle information judiciaire sur le trafic d’armes» et un déferrement devant le parquet. De nouvelles interpellations pourraient d’ailleurs intervenir dans ce cadre.
    Quant à la tuerie de Chevaline, le procureur et le lieutenant-colonel de gendarmerie, qui ont confirmé l’existence de deux ADN inconnus retrouvés sur les lieux, ont assuré que les quatre hypothèses envisagées étaient toujours considérées «à égalité»: la piste familiale, la piste irakienne – toutes deux étant intimement liées -, la thèse d’un tueur isolé et celle liée à la profession de Saad al-Hilli, qui travaillait dans le secteur de l’aéronautique et de la défense au Royaume-Uni. 

    http://www.20minutes.fr/societe/1303594-20140219-chevaline-lien-direct-entre-homme-garde-a-vue-tuerie

    Tuerie de Chevaline : un deuxième homme en garde à vue

    L'homme en garde à vue depuis mardi dans le cadre de l'affaire de la tuerie de Chevaline, qui avait fait quatre morts le 5 septembre 2012, est "vraisemblablement impliqué dans un trafic d'armes", a indiqué mercredi Eric Maillaud, procureur de la République d'Annecy.
    "Une quarantaine d'armes de guerre". Au cours d'une conférence de presse, Eric Maillaud a précisé qu'une seconde personne, proche de l'ancien policier municipal en garde à vue, avait été placée en garde à vue mardi soir, après avoir "tenté de prendre la fuite". "Une quarantaine d'armes de guerre, armes d'épaules, armes de poings, des grenades et un obus" ont été découvertes au domicile de ce deuxième individu, nécessitant l'intervention d'une brigade de déminage. Une nouvelle information judiciaire, portant sur le trafic d'armes doit être ouverte a précisé le procureur ajoutant que l'arme du crime n'a pas été retrouvé chez les deux hommes.
     

    Tuerie de Chevaline. La justice prudente sur la garde à vue d’un ancien policier

    Le procureur Eric Maillaud doit préciser, en début d'après-midi à Annecy, ce que la justice reproche à cet homme de 48 ans, sans «lien direct» avec les protagonistes du drame. «A cette heure, il n’y a pas de lien évident avec Chevaline», souligne-t-on du côté judiciaire ce mercredi matin. La famille et des proches du suspect doivent être entendus dans la journée.
    Marié, père de trois enfants, cet ex-policier municipal a été interpellé mardi alors qu’il sortait de chez lui à Talloires, commune proche du lieu de la tuerie. Selon le procureur, il présente «une forte ressemblance» avec un portrait-robot diffusé en novembre. Il esquissait les traits d’un homme casqué et portant le bouc, aperçu sur une moto claire à proximité de la scène de crime par des témoins.
    La ressemblance du suspect avec ce mystérieux motard faisait d’ailleurs l’objet de moqueries au café où il avait ses habitudes à Menthon-Saint-Bernard, commune voisine où il travaillait et habitait jusqu’à sa révocation de la police municipale en juin dernier. A cette date, il a perdu aussi son statut de réserviste de la gendarmerie, qu’il était depuis 2001.
    Des armes de collection ont été saisies au nouveau domicile de cet homme à Talloires, dont le jardin a été passé au détecteur de métaux par les gendarmes. Peut-être pour tenter de retrouver le Luger utilisé par le tueur, un modèle ancien.
    L’examen du téléphone portable du suspect a permis aussi de le situer dans la zone de la tuerie de Chevaline au moment des faits.
    D’après un voisin, les gendarmes ont en outre mis la main mardi sur une moto gris clair de petite cylindré. Une moto noire était stationnée ce mercredi matin sous une bâche jaune devant le garage du suspect.

    Selon des informations de presse, non confirmées par le parquet, un Luger, de calibre différent à celui de la tuerie, a été saisi, de même qu’un casque correspondant à celui du portrait-robot.

    Pas d’éléments déterminants

    Reste à savoir si les auditions en cours et d’autres arrestations - selon le procureur, celle de l’ex-policier «ne restera peut-être pas unique» - permettront d’élucider le quadruple meurtre du 5 septembre 2012. Pour l’heure, les enquêteurs estiment qu’ils ne disposent pas «d’éléments déterminants».
    En septembre, dressant le bilan d’un an d’investigations, ils avaient indiqué que 4000 appels téléphoniques avaient été passés par des relais proches de la scène de crime dans le créneau de la tuerie.
    Quant au casque du motard recherché, un modèle GPA qui a équipé les gendarmes dans les années 2000, doté d’une ouverture latérale au niveau de la mentonnière et de couleur sombre, quelque 8000 exemplaires en ont été vendus.
    Un retraité venu rendre visite à l’épouse du suspect ce mercredi matin l’a décrit comme «un mec très bien» avec lequel il chassait, ce qui pourrait expliquer sa passion pour les armes. Pour lui, rien d’étonnant à ce que son téléphone ait borné à Chevaline car ses beaux-parents habitent dans le secteur.
    Cette arrestation, la première en France dans cette affaire, intervient alors que la justice privilégiait jusqu’ici la piste d’un conflit familial autour d’un héritage disputé.

    http://www.leprogres.fr/france-monde/2014/02/19/tuerie-de-chevaline-la-justice-prudente-sur-la-garde-a-vue-d-un-ancien-policier

    «Taiseux», «amateur d'armes»: Que sait-on du suspect de la tuerie de Chevaline?

    Cet homme «taiseux» et «amateur d’armes» de 48 ans a passé une première nuit en garde à vue…
    8h33. Dernière info: Selon la radio RTL, l'épouse et le fils aîné du suspect seraient en ce moment entendus par les enquêteurs.
    Les enquêteurs reconnaissent qu’ils n’ont rien de «déterminant». Mais de nombreux éléments posent question après l’arrestation, mardi, d’un homme de 48 ans soupçonné d’être impliqué du quadruple meurtre de Chevaline (Savoie), en août 2012. 20 Minutes fait le point…

    Qui est cet homme?

    Agé de 48 ans et père de trois enfants, cet homme est décrit par une source proche de l’enquête comme quelqu’un de «taiseux», «amateur et collectionneur d’armes». Il a été interpellé mardi matin alors qu’il sortait de sa maison de Talloires, un village bordant le lac d’Annecy (Haute-Savoie).
    >> Analyse: L'enquête rebondit 18 mois après
    C’est un ancien policier municipal de Menthon-Saint-Bernard. Le maire de cette commune a précisé qu’il avait été «révoqué en juin 2013», «radié de la fonction publique territoriale» et «prié de quitter son logement communal»

    Ressemble-t-il au portrait-robot?

    C’est d’abord pour cette raison qu’il a été interpellé. «C’est le fruit de témoignages recueillis après la diffusion du portrait-robot d’un motard vu à proximité de la scène du crime» qui a conduit les enquêteurs à passer à l’action, a précisé, mardi, Eric Maillaud, procureur de la République d’Annecy.

    L’un de ses voisins, qui le décrit comme un homme «sympathique» précise d’ailleurs qu’il avait fait l’objet de quelques blagues au café du village en raison de cette ressemblance.

    Possède-t-il une moto?

    Selon les informations du Parisien, «les gendarmes ont saisi (mardi soir) un deux-roues à son domicile qui pourrait appartenir à l’un de ses proches». C’est un élément clé car les enquêteurs sont toujours à la recherche d’une moto qui a été aperçue lors du quadruple meurtre.

    Des armes ont-elles été retrouvées chez lui?

    De nombreuses armes ont été saisies lors de la perquisition à son domicile. Leur présence «confirme la passion de cet homme, collectionneur d’armes anciennes», a précisé une source proche de l’enquête. Ces armes vont faire l’objet d’un examen balistique afin de voir si elles ont été utilisées.
    >> Eclairage: Qu'est-ce qu'un Luger PO6?
    Les gendarmes ont par ailleurs été aperçus en train de sonder le jardin, à l’aide d’un détecteur de métaux. Ils sont toujours à la recherche de l’arme du crime qui n’a jamais été retrouvée. Il s’agit d’un Luger P06 de calibre 7,65 Parabellum, ayant équipé l'armée suisse.

    Qu’a donné l’analyse de son téléphone portable?

    L’analyse technique de son téléphone portable «le situe dans la zone au moment des faits», a également précisé plusieurs sources concordantes à l’Agence France Presse.

    Que va-t-il se passer maintenant?

    Interrogé toute la journée d’hier, cet homme de 48 ans a passé sa première nuit en garde à vue. L’information judiciaire étant ouverte pour «meurtres en bande organisée», cette garde à vue peut durer 96 heures. Pour l'instant, les gendarmes ne disposaient pas mardi soir «d'éléments déterminants» pour confondre ce suspect, selon une autre source proche de l'enquête. Le procureur d'Annecy a donc appelé à la prudence, rappelant qu'il est toujours «présumé innocent».

    http://www.20minutes.fr/societe/1303062-20140219-tuerie-chevaline-sait-on-suspect-arrete

    mardi 18 février 2014

    Tuerie de Chevaline : le suspect est un ancien policier municipal

    Le suspect en garde à vue mardi dans l'enquête sur le quadruple meurtre de Chevaline en 2012 est un ancien policier municipal de Menthon-Saint-Bernard. Une perquisition a eu lieu dans l'après-midi dans un hameau près du lac d'Annecy.

    Va-t-on enfin savoir qui en voulait à la famille al-Hilli ? Un an et demi après le quadruple meurtre de Chevaline, l'enquête vient de connaître une avancée majeure avec l'interpellation d'un individu mardi, au petit matin, par les gendarmes. Agé de 48 ans et vivant en Haute-Savoie, près des lieux de la tuerie, il était mardi en garde à vue.  Cet homme est un ancien policier municipal de Menthon-Saint-Bernard, selon une source proche de l'enquête. "L'intéressé, s'il s'agit bien de lui, a été révoqué en juin", a précisé à l'AFP Antoine de Menthon, maire de Menthon-Saint-Bernard. "Il a été radié de la fonction publique territoriale", a-t-il ajouté, confirmant une information de France 3 Alpes. Selon le maire, cet homme "a été prié de quitter son logement communal", après sa révocation.
    D'après le procureur de la République d'Annecy, Eric Maillaud, "cette interpellation, qui ne restera peut-être pas unique, est le fruit des témoignages recueillis notamment après la diffusion, le 4 novembre 2013, du portrait-robot d'un motard vu à proximité de la scène de crime et recherché activement par les enquêteurs". La garde à vue du suspect pourrait se poursuivre durant 96 heures, l'information judiciaire étant ouverte pour "meurtres en bande organisée".
    Les gendarmes sondent un jardin à Talloires
    Une perquisition a par ailleurs eu lieu ce mardi  après-midi dans maison du hameau de Talloires, à l'écart du lac d'Annecy en Haute-Savoie. Deux gendarmes de l'identification criminelle ont sondé le jardin à l'aide d'un détecteur de métaux. Equipés de pelles, ils ont creusé la terre autour d'un bosquet d'arbres dans le jardin d'une maison mitoyenne, bien entretenue, située dans un petit lotissement. A d'autres endroits, ils avaient planté des numéros pour baliser le terrain.
    Selon une voisine, les nouveaux locataires de cette maison sont arrivés l'été dernier. Plusieurs gendarmes bouclaient dans l'après-midi, interdisant l'accès aux nombreux journalistes. Selon une source proche du dossier, une première perquisition avait eu lieu au village de Lathuile dans la matinée.
    La piste locale jamais écartée
    Outre la piste irakienne et la piste du frère du père de famille tué, cette piste locale faisait partie des pistes suivies très assidûment  par les enquêteurs, notamment à cause de l'arme utilisée pour le quadruple meurtre : un vieux Luger P06, une arme utilisée dans les années 1920 par l'armée suisse.
    Le portrait-robot diffusé en novembre 2013 montrait un homme casqué et portant un bouc.  Les enquêteurs portaient beaucoup d'espoir sur ce casque, un modèle très particulier, avec ouverture lattérale et vendu à seulement 8.000 exemplaires.  Pourtant un mois après l'appel à témoins, début novembre 2013, Eric Maillaud ne cachait pas sur MYTF1News sa déception sur les résultats des appels reçus, tout en expliquant que l'année 2014 serait "décisive" avec la fin de l'analyse de toutes les données récupérées dans le cadre de cette affaire qui continue de mobiliser une trentaine d'enquêteurs à temps plein.
    Saad al Hilli, un Britannique d'origine irakienne de 50 ans, avait été retrouvé mort de plusieurs balles dans la tête avec sa femme et sa belle-mère sur le parking d'une route forestière après la tuerie. Un cycliste de la région qui passait par là avait également été abattu. La famille al Hilli avait deux filles qui ont survécu au drame après que l'une d'elles a été laissée pour morte. Un motard avait été aperçu non loin de là par Brett Martin, un cycliste britannique qui a expliqué à la BBC l'avoir croisé au moment où il arrivait sur les lieux.
     

    Tuerie de Chevaline : un suspect en garde à vue, la piste locale refait surface

    Un homme de 48 ans, vivant en Haute-Savoie, a été interpellé et placé en garde à vue mardi par les gendarmes dans le cadre de l'enquête sur le quadruple meurtre de Chevaline en 2012, a annoncé le procureur de la République à Annecy, Eric Maillaud. D'autres interpellations pourraient suivre, précise le magistrat
    Va-t-on enfin savoir qui en voulait à la famille al-Hilli ? Un an et demi après le quadruple meurtre de Chevaline, un homme a été interpellé par les gendarmes au petit matin, ce mardi. Agé de 48 ans et vivant en Haute-Savoie, près des lieux de la tuerie, il est actuellement en garde à vue. Une perquisition était par ailleurs en cours à son domicile. "Cette interpellation, qui ne restera peut-être pas unique, est le fruit des témoignages recueillis notamment après la diffusion le 4 novembre 2013 du portrait robot d'un motard vu à proximité de la scène ce crime et recherché activement par les enquêteurs", indique le procureur de la République à Annecy, Eric Maillaud dans un communiqué de presse. "C'est quelqu'un qui habite les environs de Chevaline, qui n'a pas d'emploi connu. Il fait partie des invidivus sur lesquels les enquêteurs travaillaient dans le cadre de la piste locale", a précisé à Reuters une source proche du dossier.
    Le portrait-robot diffusé en novembre 2013 montrait un homme casqué et portant un bouc.  Les enquêteurs portaient beaucoup d'espoir sur ce casque, un modèle très particulier, avec ouverture lattérale et vendu à seulement 1600 exemplaires.  Pourtant un mois après l'appel à témoins, début novembre 2013, Eric Maillaud ne cachait pas sur MYTF1News sa déception sur les résultats des appels reçus. Outre la piste irakienne et la piste du frère du père de famille tué, la piste locale faisait partie des pistes suivies très assidûment  par les enquêteurs, notamment à cause de l'arme utilisée pour le quadruple meurtre : un vieux Luger P06, une arme utilisée dans les années 1920 par l'armée suisse.

    Saad al Hilli, un Britannique d'origine irakienne de 50 ans, avait été retrouvé mort de plusieurs balles dans la tête avec sa femme et sa belle-mère sur le parking d'une route forestière après la tuerie. Un cycliste de la région qui passait par là avait également été abattu. La famille al Hilli avait deux filles qui ont survécu au drame après que l'une d'elles a été laissée pour morte. Un motard avait été aperçu non loin de là par Brett Martin, un cycliste britannique qui a expliqué à la BBC l'avoir croisé au moment où il arrivait sur les lieux.
     

    Chevaline: les pistes désormais privilégiées - 18/02

    Tuerie de Chevaline : un suspect interpellé

    DERNIERE MINUTE - Il s'agirait du motard qui avait été aperçu un casque à la tête au moment des faits.
    Un homme a été interpellé et placé en garde à vue en Haute-Savoie dans l'affaire de la tuerie de Chevaline, selon une information de BFM TV. Il s'agirait du motard qui avait été aperçu un casque à la tête au moment des faits. Un portrait-robot de cet homme avait été diffusé par les enquêteurs en novembre dernier

    http://www.europe1.fr/Faits-divers/Tuerie-de-Chevaline-un-suspect-interpelle-1804769/

    mercredi 15 janvier 2014

    Chevaline: preuves insuffisantes contre le frère

    Selon des informations d'ITV, Zaid al-Hilli, qui a été accusé d'avoir orchestré le meurtre de son frère Saad al-Hilli, de la femme et de la belle-mère de celui-ci dans les Alpes françaises, a vu sa caution annulée au motif que les preuves sont insuffisantes pour l'accuser d'un crime, selon la police britannique.

    "A ce stade, les preuves sont insuffisantes pour poursuivre" Zaïd al-Hilli et "la police n'envisage pas d'actions supplémentaires pour le moment", a annoncé la police dans un communiqué, en annonçant la levée du contrôle judiciaire visant ce quinquagénaire un temps soupçonné d'avoir "participé à un complot pour commettre un meurtre".


    http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2014/01/15/97001-20140115FILWWW00373-chevaline-preuves-insuffisantes-contre-le-frere.php