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vendredi 24 juillet 2015

L'affaire Dupont de Ligonnès relancée par un mystérieux courrier

Xavier Dupont de Ligonnès, introuvable depuis la mort de sa femme et de ses enfants, est-il toujours en vie ? C'est en tout cas ce que laisse supposer un courrier envoyé mi-juillet à une journaliste nantaise. A moins qu'il ne s'agisse d'un corbeau.
Un mystérieux courrier signé Xavier Dupont de Ligonnès et une photo de deux de ses fils derrière laquelle il est écrit : "je suis encore vivant". Voilà ce qu'a reçu une journaliste nantaise il y a une dizaine de jours, révèle France 3 ce vendredi. Qui a envoyé ce cliché ? Est-ce le père de famille, suspecté d'avoir tué sa femme et ses quatre enfants ou un corbeau qui tente de se faire passer pour lui.

Les enquêteurs qui recherchent Xavier Dupont de Ligonnès depuis avril 2011 auront certainement la réponse dans quelques jours. Des analyses graphologiques ainsi qu'un relevé d'empreinte et d'ADN sur la photo devraient permettre de dissiper le mystère.
Sur la photo envoyée semblent apparaître selon France 3 Arthur et Benoît, l'ainé et le benjamin de la fratrie. Derrière ce cliché, outre le message "je suis encore vivant" écrit en lettres capitales, on peut y lire la mention en petit caractère "de là jusquà cette heure" [sic]. Un courrier troublant qui vient ajouter sa part d'ombre à une affaire qui n'en manquait déjà pas.

lundi 21 avril 2014

De Ligonnès: la piste varoise mise entre parenthèses

Trois ans après la disparition de Xavier Dupont de Ligonnès soupçonné d’avoir tué les membres de sa famille à Nantes, l’enquête piétine. Les investigations dans le Var ont même cessé
L'enquête est au point mort. Sauf coup de théâtre, l'affaire Dupont de Ligonnès va rester l'une des énigmes criminelles les plus mystérieuses de ce début de XXIe siècle.
Xavier Dupont de Ligonnès reste désespérément introuvable.
Le père de famille, soupçonné d'avoir assassiné vers le 3 avril 2011 son épouse et ses quatre enfants dans un terrible huis clos familial à Nantes, a disparu avec ses secrets.
Son périple connu s'est arrêté dans le département du Var, le 15 avril. Et le doute persiste: cavale ou suicide ? La question n'est toujours pas tranchée.
Il y a exactement trois ans, la journée du 21 avril 2011 avait débuté avec la découverte des corps des membres de la famille recherchée. Des cadavres soigneusement enfouis sous la terrasse de la maison vidée. 
Quelques heures plus tard, dans la soirée, la voiture du père de famille était signalée sur le parking du Formule 1 de Roquebrune-sur-Argens. De Ligonnès avait quitté les lieux une semaine auparavant.
Deux années de vérifications
Dès lors, les enquêteurs n'ont pas cessé d'exploiter la piste varoise.
De Ligonnès avait un rapport très particulier avec la religion: on frappe à la porte de communautés religieuses dans l'est-Var.
De Ligonnès a vécu les premières années de son mariage en Dracénie: les cavités du secteur sont fouillées.
Une tante de Ligonnès possède une maison à Grimaud: les policiers s'y rendent.
La disparition concomitante de Colette Deromme à Lorgues: les comparaisons entre différents prélèvements ne donnent rien.
Pas plus que les dizaines de signalements un peu partout dans le département...

L'hypothèse d'un suicide ne tarde pas à faire jeu égal avec celle de la cavale. En proie à de graves difficultés financières qu'il s'efforçait de cacher à ses proches, Dupont de Ligonnès aurait préféré tout "effacer" plutôt que d'assumer.
La dissimulation des corps de la famille, voués à une lente dissolution dans de la chaux, la lettre simulant un départ précipité vers les États-Unis pour une nouvelle vie familiale témoignent d'un incroyable cynisme. "Coucou tout le monde ! Méga surprise !"
Le volet varois clos en 2013
S'est-il efforcé de faire disparaître aussi son propre corps? Le Rocher de Roquebrune est passé au peigne "le plus fin possible" dès juin 2011. Une centaine d'hommes est alors déployée sur le terrain. 
Deux ans plus tard, en mai 2013 aux Mayons, d'anciennes mines fermées au public - théâtre de macabres découvertes à une époque où Dupont de Ligonnès a vécu dans le département - sont sondées. En vain.
"Dans votre département, cela revient à chercher une aiguille dans une botte de foin", finit par commenter, las, une source proche du dossier.
Ainsi, ces recherches de mai 2013 ont marqué la fin du volet varois des investigations, alors que la PJ de Nantes ne dispose d'aucune autre piste.

http://www.nicematin.com/cote-dazur/de-ligonnes-la-piste-varoise-mise-entre-parentheses.1706477.html

samedi 12 avril 2014

Affaire De Ligonnès. Plus de pistes dans l'enquête

Au troisième anniversaire de ce drame "hors-norme", la procureur de Nantes, Brigitte Lamy constate que l'année écoulée n'a pas permis à l'enquête de progresser.

Dans une interview à lire ce samedi dans Ouest-France, la procureur estime qu'il n'est pas question pour autant « de refermer déjà le dossier  » afin d'éviter de faire courir le délai de prescription.
Suicide ou fuite ? « Les deux hypothèses restent ouvertes ».
En avril 2011, Agnès Dupont de Ligonnès et ses quatre enfants avaient été tués par balle, dans leur maison nantaise. Xavier Dupont de Ligonnès, le père de famille a disparu au volant de sa voiture. Il a été vu pour la dernière fois, le 15 avril 2011, quittant un hôtel low-cost de Roquebrune-sur-Argens (Var). Il était à pied. Il n'a depuis laissé aucune trace de vie. Un mandat d'arrêt international a été lancé contre lui.

http://www.ouest-france.fr/tuerie-de-nantes-affaire-de-ligonnes-plus-de-pistes-dans-lenquete-2142573

lundi 17 février 2014

Affaire Xavier de Ligonnès : le témoignage oublié

Christine, l'une des soeurs de Xavier de Ligonnès, aurait eu connaissance du drame qui allait se jouer, selon un autre membre de la famille. L'intéressée n'a jamais été entendue sur ce point par le juge.
Presque trois ans de mystère, et une piste qui reste à explorer complètement. Le 21 avril 2011, les corps d'Agnès de Ligonnès et de ses quatre enfants, abattus par balles, étaient découverts sous la terrasse du pavillon familial à Nantes (Loire-Atlantique). Suspect numéro un, le père, Xavier, demeure introuvable. Parmi les zones d'ombre, la personnalité intrigante de Christine de Ligonnès, la grande soeur de Xavier, qui a multiplié les interventions médiatiques pour défendre la thèse de l'innocence de son frère, allant jusqu'à nier la réalité du drame.


Le témoignage d'un membre de la famille, à ce jour jamais formellement démenti, jette une lumière nouvelle sur ce comportement.

C'est l'une des belles-soeurs d'Agnès de Ligonnès qui a ouvert cette piste. Entendue en janvier 2012 par la police judiciaire à Nanterre, elle a raconté une anecdote rapportée lors d'un dîner par Véronique de Ligonnès, l'autre soeur de Xavier.

Son domicile perquisitionné

Le 21 avril 2011 autour de midi, soit trois heures avant la découverte des corps, Christine de Ligonnès est venue sonner chez Véronique, à Versailles (Yvelines). Après avoir pénétré dans son immeuble, la grande soeur aurait fait cette étrange confession : « Tu vas entendre des choses graves, mais tout sera faux. Il ne faudra pas croire ce que dit la police. » Après cette phrase, l'aînée est repartie, sans s'étendre davantage.

Christine était-elle au courant du drame qui allait être découvert ? A-t-elle caché des éléments aux policiers ? Ce témoignage est pris très au sérieux par les enquêteurs, qui décident d'entendre Véronique au plus vite. Il leur faudra attendre plusieurs semaines avant que celle-ci, qui vit l'essentiel de l'année au côté de son mari au Congo-Brazzaville, repasse par la
. Lors de son audition, elle confirme l'existence de ce bref entretien mais va « minimiser les termes rapportés », selon une source judiciaire. « Rien ne permet de rattacher formellement les phrases prononcées au drame », selon cette même source.

Face à cette incertitude sur les propos tenus, le juge d'instruction de Nantes Robert Tchalian, en charge du dossier, ne va pas estimer utile d'entendre Christine de Ligonnès, ni de confronter les deux soeurs sur cet épisode. « Si ce témoignage n'est pas sûr, il méritait quand même d'être vérifié jusqu'au bout », tranche pour sa part un proche d'Agnès de Ligonnès. La piste est-elle abandonnée pour autant ? « Aujourd'hui, elle n'est pas définitivement refermée, mais elle n'est pas jugée prioritaire », résume une source judiciaire.

Depuis le début des investigations, la personnalité de Christine de Ligonnès n'a cessé de surprendre les enquêteurs. Dans ses auditions comme lors de ses interventions dans les médias, l'aînée de la fratrie a affirmé ne pas croire à la
de la famille. Elle défend la thèse d'un départ précipité des Ligonnès aux Etats-Unis, comme évoqué par Xavier dans un courrier envoyé à ses proches peu après les . Un scénario jugé totalement fantasque par la justice. Le domicile qu'elle occupe avec sa mère à Versailles a été perquisitionné en juillet 2011, et son ordinateur et son téléphone portable passés au peigne fin. Sans que rien de compromettant ait pu y être relevé. Contacté hier soir, M e Stéphane Goldenstein, l'avocat de Christine de Ligonnès, n'a pas pu joindre sa cliente pour connaître son point de vue.

http://www.leparisien.fr/faits-divers/affaire-xavier-de-ligonnes-le-temoignage-oublie-17-02-2014-3598077.php