Affichage des articles dont le libellé est Sport. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Sport. Afficher tous les articles

dimanche 8 mai 2016

Didier Deschamps, les transferts de l’OM et le paperboard

Mis en examen dans l'affaire des transferts présumés douteux du club marseillais, comme son président Jean-Claude Dassier, l’ancien DG de l’OM entre 2008 et 2011, Antoine Veyrat n’entend pas porter le chapeau seul. Il entend démontrer que les montants et les sommes en jeu n’étaient nullement ignorés de l’entraîneur de l’OM entre 2009 et 2012, Didier Deschamps. Ainsi Veyrat a transmis au juge "deux paperboards de la main de monsieur Didier Deschamps". Le JDD a pu voir ces copies et contacter l’actuel sélectionneur des Bleus.

Deschamps : "Ces informations m’étaient données par les dirigeants"

Devant le document où l’on voit les noms des joueurs ainsi que les montants des salaires et transferts, Deschamps a reconnu son écriture. "Je ne me souvenais pas de cela, mais c’est bien mon écriture, confie-t-il au JDD. Je pense que c’était une réunion technique avec Pape Diouf et Julien Fournier, en prévision de la saison à venir avec des joueurs susceptibles de partir et d’arriver. Mais en aucun cas je ne peux laisser dire que je connaissais les montants des salaires et des transferts! Ces informations m’étaient données par les dirigeants. Moi je disais les joueurs que je souhaitais, c’est tout."
Calme, "droit dans ses bottes", Didier Deschamps ne s’agace même pas que certains semblent "le chercher" dans l’affaire de l’OM. "J’affirme que je ne me suis jamais occupé d’une négociation de transfert ni d’un montant de salaire de joueur! C’était le travail des dirigeants", indique DD au JDD dans lequel il se défend également de toute anomalie concernant les conditions de son départ du club.

dimanche 17 avril 2016

Didier Deschamps sous la menace d’une expertise judiciaire

Alors que Noël Le Graët et Didier Deschamps ont décidé cette semaine "au nom de l’exemplarité", de ne pas sélectionner Karim Benzema en équipe de France, le JDD révèle l’existence jusque-là tenue secrète d’une expertise judiciaire visant le sélectionneur des Bleus. Selon nos sources, Didier Deschamps, entraineur de l’Olympique de Marseille de 2009 à 2012, est soupçonné d’un éventuel recel d’abus de biens sociaux dans le cadre de l’enquête sur les agents du club marseillais. Le juge en charge du dossier, Guillaume Cotelle, a signé le 7 décembre dernier une "ordonnance de commission d’expert", visant nommément l’actuel patron des Bleus.

"M. Deschamps a-t-il été amené à verser des indemnités à l’OM et si oui de quel montant?"Dans son ordonnance, le magistrat phocéen demande à un expert près la cour de Cassation de "dire quel a été le salaire perçu annellement par M. Deschamps lorsqu’il exerçait les fonctions d’entraineur de l’OM". Le juge veut aussi savoir "quelle a été l’évolution de ce traitement et quel a été le montant de l’indemnité de départ versée". Enfin, le magistrat a demandé à l’expert d’éplucher toutes les relations financières entre Deschamps et le club au moment de son départ, officialisé le 2 juillet 2012, une semaine avant qu’il ne soit nommé à la tête de la sélection tricolore. "Compte tenu de la cessation anticipée de son contrat, M. Deschamps a-t-il été amené à verser des indemnités à l’OM et si oui de quel montant?", s’interroge le juge, demandant ainsi à l’expert de lui apporter une réponse chiffrée.

 

lundi 14 septembre 2015

Transferts présumés douteux à l'OM: l'ex-président bientôt devant le juge

L'ancien président de l'Olympique de Marseille, Jean-Claude Dassier, est convoqué devant le juge chargé de l'enquête sur des transferts présumés douteux. Une information judiciaire pour "extorsion de fonds, blanchiment et association de malfaiteurs" a été ouverte en juillet 2011.
L'ex-président de l'Olympique de Marseille, Jean-Claude Dassier, est convoqué mercredi chez le juge chargé de l'enquête sur des transferts présumés douteux dans le club marseillais. Confirmant une information du Journal du dimanche,  Jean-Claude Dassier n'a pas donné de précision sur la raison de cette convocation et son avocat Alain Barsikian n'a souhaité faire aucun commentaire sur le dossier. Une information judiciaire pour "extorsion de fonds, blanchiment et association de malfaiteurs" a été ouverte en juillet 2011 par le juge marseillais Christophe Perruaux.
Les transferts de Gignac et de de Diawara dans le viseur de la justice
Les enquêteurs soupçonnent des versements indus de commissions et rétro-commissions au profit de membres du milieu à l'occasion de transferts importants. Dans le viseur de la justice, en particulier: les transferts de l'attaquant André-Pierre Gignac de Toulouse à l'OM en 2010 (pour 20 millions d'euros) et du défenseur Souleymane Diawara de Bordeaux à l'OM en 2009 (pour environ 6 millions d'euros).
Dans le cadre de cette enquête, une douzaine de personnes, dont l'ex-directeur sportif de l'OM José Anigo, ou les agents Christophe Hutteau et Karim Aklil, ou l'intermédiaire et ancien joueur Patrick Blondeau, avaient été placées en garde à vue en janvier, avant d'être remis en liberté sans être mis en examen. L'actuel président de l'OM Vincent Labrune et ses prédécesseurs Jean-Claude Dassier et Pape Diouf avaient quant à eux été placés en garde à vue et entendus dans le cadre de cette enquête en novembre 2014. Aucune charge n'avait été retenue contre eux non plus.
 

mercredi 27 mai 2015

Cadres de la Fifa arrêtés : enquête sur l'attribution du Mondial à la Russie et au Qatar

Une enquête entourant les attributions des Coupes du monde de football 2018 en Russie et 2022 au Qatar a été ouverte, ce mercredi, après la saisie de documents électroniques au siège de la Fifa à Zurich.

Le parquet suisse a ouvert une procédure pénale contre X pour soupçon "de blanchiment d'argent et gestion déloyale" entourant les attributions des Coupes du monde de football de 2018 et 2022 et a saisi mercredi des documents électroniques au siège de la Fifa à Zurich, a annoncé un communiqué officiel.
"Les enrichissements illégitimes se seraient déroulés en partie au moins en Suisse", précise le ministère de la Justice, ajoutant que cette procédure pénale est ouverte depuis le 10 mars 2015. Elle n'avait pas été révélée jusqu'à ce jour.
Ce mercredi matin, plusieurs dirigeants de la Fifa soupçonnés de corruption ont été arrêtés à Zurich, en Suisse.

lundi 16 mars 2015

Football: les matches présumés truqués de Ligue 2 devant la justice sportive

La justice sportive représentée par la commission de discipline de la Ligue de football professionnel (LFP) examine à partir de lundi l'affaire des matches présumés truqués en Ligue 2, avec des dizaines d'auditions.
Sur un mode mineur, le spectre de matches arrangés, qualifié de "poison mortel" par le président de la LFP Frédéric Thiriez, fait resurgir le souvenir de l'affaire VA-OM de 1993.
Nîmes dans le collimateur
Le Nîmes Olympique est au cœur de cette affaire révélée en novembre dernier: les soupçons portent sur sept de ses rencontres lors du Championnat de L2 2013-2014 (Bastia-Nîmes, Nîmes-Istres, Dijon-Nîmes, Nîmes-Brest, Nîmes-Laval, Caen-Nîmes, Créteil-Nîmes).
La commission de discipline va tenter d'établir si les dirigeants gardois ont ou non fait pression ou sollicité des arrangements auprès de leurs adversaires afin de se maintenir en L2.
Au centre de l'affaire: Caen-Nîmes du 13 mai 2014 (match en retard de la 28e journée de L2) puisque le résultat (1-1) avait permis à Caen d'accéder en L1 et à Nîmes d'éviter la relégation en National.
Les éléments troublants
Des écoutes téléphoniques révélées par Le Canard enchaîné et confirmées à l'AFP de source policière avaient éveillé les soupçons. Le jour du fameux Caen-Nîmes, les deux présidents se sont téléphoné. Question du Caennais Jean-François Fortin: "Toi c'est un point aussi (qu'il te faut?)." Réponse de son homologue nîmois Jean-Marc Conrad: "Ouais, il nous faut un point, voilà." Et Fortin de poursuivre: "Ben, si on n'est pas trop cons, hein?".
Selon Le Canard, après le match, le président de Nîmes avait "fait déposer à la porte du vestiaire 24 cartons de 12 bouteilles de vin".
"Une expertise" de cette rencontre "par une société spécialisée" qui avait été "sollicitée dans l'affaire de la rencontre de handball Cesson-Montpellier présumée truquée" du 12 mai 2012 a été diligentée par le responsable de l'instruction menée pour la Ligue, François Jaspart, selon la LFP.
D'après L'Equipe, l'expertise a mis au jour "une entente". "L'ensemble des éléments scientifiques (...) montre une carence volontaire significative du niveau de jeu des équipes du Stade Malherbe Caen et du Nîmes Olympique", écrivent les experts cités par le quotidien sportif.
"Ce type d'entente ne peut être le résultat de seuls faits de jeux mais résulte bien d'une concertation préalable d'avant match autour d'un scénario construit", est-il ajouté.
Les procédures
François Jaspart a recueilli de nombreux témoignages, principalement au sein des clubs concernés, lors de son instruction dont le rapport a été remis à la commission de discipline le 22 février.
A affaire exceptionnelle, dispositif exceptionnel: cette commission, qui siège habituellement le jeudi dans les locaux parisiens de la LFP, s'installe lundi et mardi au Pavillon Kléber. Elle a convoqué pour les auditionner des représentants des huit équipes impliquées et pas moins de "34 dirigeants, entraîneurs, joueurs ou actionnaires actuels ou passés desdits clubs ou d'autres" mentionnés dans l'instruction.
Selon la radio RMC, le principal actionnaire de Nîmes, Serge Kasparian, a fait savoir par la voix de son avocat qu'il ne se présenterait pas devant la commission de discipline. Il juge en effet cette procédure juridiquement contestable.
Une action pénale a également été lancée: six personnes, dont Conrad, qui a démissionné de ses fonctions de président de Nîmes, et Kasparian ont été mises en examen pour corruption.
Mais la procédure disciplinaire lancée par la LFP "est totalement autonome" et "n'a aucune obligation d'attendre le terme, indéterminé, de la procédure pénale pour se prononcer", prévient la LFP.
Les sanctions encourues
Elles vont, "pour les personnes physiques, du rappel à l'ordre à la radiation, en passant par l'amende ou la suspension", et "pour les clubs, du rappel à l'ordre à la rétrogradation ou la mise hors compétition, en passant par des mesures d'amende ou de retrait de points", selon la LFP.
La commission doit se prononcer au plus tard le 23 mars.

http://tempsreel.nouvelobs.com/topnews/

dimanche 16 novembre 2014

Mort de Marco Pantani : l'enquête sur l'enquête

Des zones d’ombre existent dans le décès de Marco Pantani, le populaire grimpeur italien d’une overdose de cocaïne en février 2004, sans que l’enquête rouverte par la italienne pour homicide, en août dernier, éclaircisse jusqu’à présent le mystère.

Une
Télévisions menée par le journaliste Nicolas Geay, dans un reportage qui est diffusé dimanche 16 novembre au cours de l’émission Stade 2 (à partir de 17h25), a rencontré le procureur en charge de l’enquête qui affirme avant même qu’elle soit close : «L’avocat (de la famille Pantani) laisse entendre que la police avait déjà une thèse préconçue et qu’elle n’a pas étudié certaines preuves importantes mais je n’ai aucune raison de croire que c’est vrai.

 
Pour l’avocat de la famille Pantani, cité dans le reportage, «la version officielle n’est plus crédible». En raison des anomalies (notamment une bouteille vide non analysée) décelées sur les images vidéo tournées par les policiers dans la chambre d’hôtel de Rimini où le «Pirate» est décédé le 14 février 2004 et aussi de la quantité très élevée de cocaïne trouvée lors de l’autopsie, sept fois la dose mortelle.«Nous ne pouvons pas exclure que la bouteille ait été utilisée, comme le verre, pour introduire de la cocaïne (soluble dans l’eau) dans le corps de Marco Pantani», estime à ce sujet le Pr Francesco Avato, un expert mandaté par la famille du vainqueur du Tour 1998 qui avait entamé une longue descente aux enfers après son exclusion du Giro 1999.

Les négligences de l’enquête, évidentes selon la famille, sont résumées mais aussi relativisées par Jean-Marc Bloch, l’ancien directeur du SRPJ de Versailles consulté par les journalistes de Stade 2 : «Le travail n’est pas mal fait pour un décès accidentel. Pour une scène de crime, c’est parfois un peu léger.»

Pantani a-t-il été assassiné ? Par un dealer venu lui voler son argent ? A cause d’une dispute qui aurait mal tourné ? La famille du coureur italien en est convaincue, d’autant que plusieurs détails troublants confortent ce scénario. Entre autres, des blessures au visage -jugées anodines par le médecin légiste qui a examiné le corps-, ainsi qu’un coup de téléphone passé par le coureur peu avant son décès.«Notre analyse technique nous amène à penser qu’entre l’hypothèse du suicide et celle d’un tiers qui a provoqué les blessures et fait absorber la drogue à Marco Pantani, la dernière est la plus probable», affirme le Pr Avato.

Mais la thèse de l’overdose accidentelle, retenue par la justice italienne voici dix ans après le décès du Romagnol, reste d’actualité.«L’avocat (de la famille) a le droit de dire que la police n’a pas bien travaillé quand elle est entrée dans la chambre et que des choses ont été déplacées pendant l’inspection de la chambre», rappelle le procureur de Rimini à Stade 2. «Mais, si cela n’a rien changé aux faits, cela ne change rien».

http://www.leparisien.fr/sports/autres/mort-de-marco-pantani-l-enquete-sur-l-enquete-16-11-2014-4295163.php

samedi 2 août 2014

Le cycliste Marco Pantani a-t-il été assassiné ?

A-t-il été contraint de prendre la cocaïne mortelle qui l'a fait succomber ? Le coureur Marco Pantani a-t-il été assassiné ? C'est l'hypothèse que va désormais étudier la justice italienne. 10 ans après la mort du cycliste, la justice a rouvert l'enquête.

Les circonstances de sa mort n'avaient jamais été clairement élucidées. Le 14 février 2004, Marco Pantani était retrouvé mort dans une chambre d'un petit hôtel-résidence à Rimini, une station balnéaire sur l'Adriatique. Le coureur cycliste, adulé en Italie, venait de succomber à une surdose de cocaïne. Dix ans après, la justice italienne vient de rouvrir une enquête sur les circonstances du décès du "Pirate". Objectif :  déterminer si la surdose de cocaïne dont il a été  victime n'aurait pas été administrée par un tiers. En d'autres termes, Marco Pantani aurait peut-être été assassiné.

"Pantani a été tué" titre ce samedi la Gazzetta dello sport.  Le journal indique que le parquet de Rimini (est) a rouvert  l'enquête pour "homicide avec altération de cadavre et  des lieux du crime". "Marco Pantani aurait été frappé et contraint à boire la cocaïne (mélangée  à de l'eau, ndlr)", explique le quotidien sportif
Un coup de théâtre Pour la Repubblica, l'hypothèse du meurtre est un "coup de théâtre" mais  qui se devinait déjà dans un livre écrit en 2007 par le journaliste et écrivain  français Philippe Brunel, intitulé "Vie et mort de Marco Pantani". "La solitude qu'il cherchait tant en pédalant avec autant de joie a été une  dernière et difficile compagne. Mais si quelqu'un lui a donné un coup de pousse  pour franchir le dernier pas, il est juste que ça se sache", écrit le quotidien.
Des éléments troublants, une enquête baclée?  
Déjà, dans un livre publié en 2007, intitulé "Vie et mort de Marco  Pantani", le journaliste et écrivain français Philippe Brunel dénonçait  l'enquête, l'estimant bâclée et trop rapidement conclue sur l'hypothèse d'une  surdose de cocaïne.
Or, les doutes sont nombreux, selon la Repubblica: "Des coups compatibles  avec une rixe", "des signes prouvant que le cadavre a été déplacé", "une  quantité folle de drogue dans le corps", "une bouteille d'eau suspecte" et  jamais analysée, etc.
Et le tout, "dans une chambre au chaos trop rangé", où, selon la première  enquête, "personne n'est entré ni sorti", ce qui avait exclu d'office à  l'époque l'intervention d'un tiers, poursuit le journal.
Tous ces éléments troublants, ajoutés à une certaine "omerta" dans cette  Riviera romagnole baignée alors par le trafic de drogue, sont contenus dans un  nouveau rapport, mandaté par la famille Pantani et confié au professeur  Francesco Maria Avato.

Selon cet expert médico-légal, "la grande quantité de drogue trouvée dans  le corps de Pantani n'a pu être prise que diluée dans de l'eau". Etant donné la quantité de cocaïne retrouvée (plusieurs dizaines de  grammes, soit six fois la dose létale), avalée volontairement, elle aurait  forcément "brûlé la bouche et enflammé l'estomac".

Autres éléments mystérieux: les restes du petit déjeuner retrouvé dans  l'estomac du coureur et jamais commandé à la réception de l'hôtel. Et quid de  la glace ingérée ce matin-là alors que le frigo de la chambre n'avait pas de  freezer ? Pour l'expert, tout cela ne peut s'expliquer que par l'intrusion d'une ou  plusieurs personnes, sur une "scène de crime sensiblement polluée" par la  suite, "violant en cela toute procédure légale".
"A tous ceux qui ont cru en mon Marco" La mère de Pantani, Tonina, qui n'a jamais cru à la thèse du suicide, a  posté quant à elle sur sa page Facebook, dans la nuit de vendredi à samedi, un  message confirmant la réouverture de l'enquête. "Il y a 16 ans, le 2 août (1998 ndlr), Marco remportait le Tour de France  et cette année, dix ans après sa mort, (...) je vous fais part d'une nouvelle:  à tous les tifosi et à tous ceux qui ont cru en lui et aimé mon Marco,  l'enquête est rouverte pour homicide", a-t-elle écrit.
 
Entre ombre et lumière Panatni a oscillé pendant plus de dix ans entre succès et échecs, entre ombre(s) et lumière(s). D'un côté, un doublé Tour d'Italie-Tour de France en 1998 et, plus globalement, de fantastiques exploits en montagne. De l'autre, des soupçons de dopage, un long feuilleton juridico-sportif, une dépression puis une mort soudaine, à 34 ans. Lorsqu'il déboule dans le peloton professionnel en 1992, Marco Pantani est déjà un cas à part. Son aspect physique -petit gabarit (1m70 pour à peine 60 kg), oreilles décollées, crâne rasé- lui vaut rapidement le surnom d'"Elefantino", "Petit éléphant". Mais c'est surtout son tempérament qui le distingue du lot. Alors que l'époque est aux rouleurs, ses qualités de grimpeur hors pair lui accordent le soutien sans faille du public. Sans calculer et sans se ménager, le "Pirate" n'hésite pas à se lancer à l'abordage dès que le peloton commence les ascensions des cols, comme Charly Gaul ou Federico Bahamontes en leurs temps. En 1994, pour sa première participation, il termine 3e du Tour de France. L'année suivante, il gagne deux étapes, dont celle mythique de l'Alpe-d'Huez.
Mais la malchance va doublement le rattraper. A l'automne 1995, sa carrière est brisée net quand il est renversé par une voiture lors de Milan-Turin. On craint qu'il ne soit perdu pour le cyclisme. Il mettra plus d'un an pour retrouver la compétition. Au Giro 1997, c'est un chat noir qui traverse devant lui sur la chaussée. La blessure est grave, mais il remonte sur le podium du Tour dès juillet.
 
Vainqueur du Tour... de l'affaire Festina
 
Symboliquement, sa carrière va connaître son apogée en 1998, l'année même où le cyclisme est au bord de l'implosion avec l'affaire Festina. Début juin, il devient tout d'abord le héros de toute l'Italie en ramenant le maillot rose d'un Giro taillé sur mesure en sa faveur. Avec son nouveau look -bandana et barbichette ont rejoint le crâne chauve-, il y a gagné un nouveau surnom, "il Pirata". Un mois plus tard, le "Pirate", cycliste désormais plus complet, se présente sur le Tour où la bataille s'annonce rude face à Virenque et Ullirch.

Il n'a pas besoin de battre le premier, exclu. Il va atomiser le second dans une étape de légende. Dans des conditions dantesques -pluie, vent, neige fondue-, il démarre seul dans le mythique Galibier, à une quarantaine de kilomètres de l'arrivée fixée aux Deux-Alpes. Au terme de cette longue échappée solitaire, il laisse finalement son rival à plus de huit minutes, s'empare du Maillot Jaune et fait entrer l'adjectif "Pantanesque" dans le vocabulaire sportif. Premier Italien à s'imposer à Paris depuis Felice Gimondi en 1965, il restera néanmoins le vainqueur du "Tour du dopage", en gardant une rancune tenace contre les médias.
 
Exclu du Giro

En 1999, toujours au sommet de sa forme, Marco Pantani domine le Giro de la tête et des épaules, A deux jours de l'arrivée, il porte le maillot rose. C'est avant un séisme dont les répliques le poursuivront jusqu'à sa mort : un contrôle sanguin révèle un taux d'hématocrite trop élevé, seul signe décelable d'une prise d'EPO. Comme le veut le règlement, il est exclu de la course, dans une atmosphère de scandale.

A partir de ce jour, il alimentera plus souvent les rubriques faits divers que les pages cyclisme. Ses dépressions alternent avec ses tentatives de retour, parfois réussies comme sur le Tour en 2000 où son lustre d'antan lui permet de s'imposer à deux reprises. Mais en 2001, après une suspension pour "fraude sportive", c'est la rechute. Dans un Giro où les carabiniers jouent le premier rôle, on découvre une seringue dans sa chambre d'hôtel. Nouveau scandale, nouvelle suspension, nouveau passage devant les tribunaux.

Même s'il sera finalement ............... LA SUITE SUR CE LIEN............ 
http://lci.tf1.fr/sport/le-cycliste-marco-pantani-a-t-il-ete-assassine-8461736.html

jeudi 26 juin 2014

Paris illicites dans le football : Rothen et Le Tallec mis en cause

Un ancien international, de bons joueurs de , d'autres un peu moins célèbres... (Caen), Johan Audel (Nantes) et Anthony Le Tallec (Valenciennes) figurent parmi les 37 joueurs convoqués pour avoir parié illicitement sur des matches de L1, L2 et National. 
La ligue professionnelle de (LFP) avait annoncé lundi que 87 joueurs professionnels avaient enfreint le règlement leur interdisant de parier sur ces championnats. Elle avait précisé avoir réparti les contrevenants en quatre groupes selon le degré de gravité de leur infraction.

L'ex-parisien Jérôme Rothen, déjà suspendu trois mois avec sursis en 2013 pour avoir collaboré avec un site de paris en ligne, fait partie du groupe 3, dans lequel ont été rangés un total de 14 joueurs ayant misé plus de 500 euros sur la période concernée, soit entre juillet 2013 et janvier 2014.

Audel et Le Tallec ont eux été classés dans le groupe 4 regroupant 23 joueurs ayant émis un ou des paris négatifs, c'est à dire contre le succès de leur propre équipe.

Cinq joueurs ont parié sur des matches auxquels ils ont participé

La commission de discipline de la LFP, présidée par Sébastien Deneux, a décidé d'adresser un simple rappel à l'ordre aux 22 joueurs du groupe 1, qui ont misé de 1 à 100 euros. Les 28 joueurs du groupe 2 devront s'expliquer par courrier pour avoir parié entre 100 et 500 euros et/ou émis plus de dix paris.

Seuls les joueurs des groupes 3 et 4 sont physiquement appelés à s'expliquer devant la commission. Les premiers le 17 juillet, les autres le 24.

Les 14 joueurs convoqués pour la séance du 17 juillet sont Aurélien Capoue, Nicolas Di Fraja, Karim Djellabi, Sébastien Grax, Laurent Héloïse, Jonathan Lacourt, Florian Martin, Yoan Oswald, Erwan Quintin, Enzo Reale, Jérôme Rothen, José Saez, Romain Thomas, Erwin Zelazny.

Les 23 joueurs convoqués pour la séance du 24 juillet 2014 sont Jordan Astier, Johan Audel, Jeffrey Baltus, Fabien Barrillon, Romain Bauchet, Yoan Cardinale, Adrien Coulomb, Quentin Daubin, Rémy Dugimont, Emmanuel Imorou, Jimmy Juan, Valentin Lavigne, Anthony Le Tallec, Jonathan Millieras, Riad Nouri, Nicolas Pallois, Damien Plessis, Alexandre Raineau, Guillaume Rippert, Jonathan Rivas, Quentin Rouger, Adrien Valente, Gaëtan Varenne. Parmi eux, cinq ont participé au(x) match(es) sur le(s)quel(s) ils ont parié.

La loi interdit aux sportifs de parier sur les compétitions auxquelles ils participent, au sens large. Un joueur de L2 a ainsi l'interdiction de parier sur la L1. Un décret permet depuis l'automne dernier aux fédérations et aux Ligues de croiser leurs fichiers avec ceux de l'Arjel, qui régule les jeux en ligne.

http://www.leparisien.fr/sports/football/paris-illicites-dans-le-football-rothen-et-le-tallec-mis-en-cause-26-06-2014-3955225.php

mardi 29 avril 2014

Paris suspect en handball : les experts établissent les trucages

Les soupçons de trucage se précisent. Un nouveau pré-rapport d'experts concernant le match de handball opposant Cesson-Sévigné à Montpellier (31-28), le 12 mai 2012, incrimine certains joueurs, révèle l'Equipe.fr. En d'autres termes, le rapport d'expertise valide l'hypothèse de la tricherie des joueurs montpelliérains qui auraient fait exprès de perdre après avoir parié sur leur défaite. Le document a été remis lundi après-midi aux magistrats chargés de l’instruction dans l'affaire des paris illégaux dans laquelle plusieurs joueurs sont inquiétés.
Comment le pré-rapport a-t-il été réalisé ? Ce second pré-rapport, rédigé par Nordine Lazzaar, ancien arbitre international, et Johann Rage, formateur en analyse vidéo dans la pratique sportive de haut niveau, devait étudier à partir de vidéos les comportements et le jeu des joueurs. Objectif : mettre en lumière une "éventuelle carence volontaire intra et/ou interindividuelle du niveau de jeu pendant la première période de cette rencontre".
"Des comportements originaux, curieux, atypiques". S’il se montre moins définitif que le premier - annulé à la suite d’un vice de forme - ce document met en lumière les comportements suspicieux de certains joueurs. "Nombre d’indices, données statistiques ou comportementales apparaissent pour le moins originaux, curieux, atypiques et à ce titre nous interpellent", commentent les deux experts.
Le pré-rapport met notamment en avant l'anormalité du comportement de certains joueurs héraultais lors de la première mi-temps du match, remporté 31-28 par Cesson-Rennes face au champion de France de l'époque. Et de conclure : "une telle convergence d’indicateurs anormaux, une telle différence d’engagement, de vitesse dans le jeu notamment entre la première et la deuxième mi-temps du match expertisé est trop curieuse pour être innocente et conjoncturelle."
Qu'en dit la défense ? Lors de la remise du premier-rapport en mai 2013, et dont les conclusions étaient similaires, les avocats des joueurs impliqués avaient évoqué un document "farfelu" et de "farce". Les avocats dénonçaient également la non-connaissance en matière de handball de l'expert nommé. Un argument, qui, cette fois, pourra difficilement être utilisé.
 

vendredi 31 janvier 2014

Rugby: La Fédération française impliquée dans une affaire de blanchiment d'argent?

A cause de la vente de billets suspects pour les matchs des Bleus...
«Une information judiciaire a été ouverte» autour de circuits présumés de blanchiment d'argent passant notamment par la revente de billets de matches du XV de France, a affirmé mardi à l'AFP une source judiciaire à Marseille, confirmant une information du Canard Enchaîné à paraître mercredi.
Selon l'hebdomadaire, ces «circuits de blanchiment de l'argent de la prostitution, de la drogue et du banditisme local» (marseillais) auraient notamment utilisé de l'argent liquide de provenance douteuse pour acheter des billets pour certains matches de l'équipe de France de rugby au Stade de France, pour le Tournoi des six nations.
Des billets qui étaient ensuite revendus sur divers sites internet par une société «pour un pactole de 600.000 à 800.000 euros», selon le Canard Enchaîné.
Toujours selon l'hebdomadaire, ces billets étaient achetés directement à la billetterie de la Fédération française de rugby (FFR), à Marcoussis (Essonne), «avec le feu vert de la Trésorerie générale» de la FFR. La personne mandatée pour acheter ces billets au profit de cette entreprise était «une figure du milieu du rugby bayonnais», selon un proche de l'enquête cité par le journal.
«Dès qu'on a découvert qu'il travaillait pour [cette société], on a tout arrêté», a assuré au Canard Enchaîné René Hourquet, patron de la Trésorerie générale de la FFR à l'époque des faits, en 2011 et 2012. Selon Christian Garnier, successeur de René Hourquet à la Trésorerie générale, toujours dans le Canard, la FFR «n'accepte plus jamais 1 euro en liquide (...) et on exige une traçabilité de tous ceux qui achètent en gros».

http://www.20minutes.fr/sport/rugby/1273946-20140114-rugby-federation-frnacaise-impliquee-affaire-blanchiment-argent

vendredi 25 janvier 2013

Paris suspects : Luka Karabatic, sa compagne et celle de Nicolas chez le juge

Le joueur de handball Luka Karabatic, sa compagne et celle de son frère Nikola, doivent être entendus ce jeudi dans l'affaire de match supposé truqué sur fond de paris sportifs.
La première est arrivée peu après 9 heures, les deux autres un peu plus tard. Aucun n'a fait de commentaires. Le joueur de handballLuka Karabatic, sa compagne et celle de son frère Nikola, sont arrivés jeudi matin au palais de justice de Montpellier pour être entendus dans l'affaire de match supposé truqué sur fond de paris sportifs.

Luka Karabatic, le frère cadet de Nikola, licencié par le club de Montpellier et engagé par Aix-en-Provence depuis le scandale, avait reconnu avoir parié plusieurs milliers d'euros, tandis que son frère a toujours nié. Géraldine Pillet, compagne de Nikola avait, elle, expliqué jusqu'à présent avoir parié 1.500 euros de sa propre initiative. Nikola, qui a été éliminé mercredi soir avec l'équipe de France par la Croatie (30-23) en quart de finale du Mondial-2013, doit être entendu mardi.

L'enquête sur les soupçons du match truqué, Cesson-Montpellier, joué le 12 mai dernier alors que les deux Karabatic évoluaient encore dans le club héraultais, a révélé mercredi qu'une application de la Française des Jeux avait été téléchargée la veille de la rencontre sur le smartphone de l'aîné des frères (Lire :
Paris suspects : le téléphone de Karabatic aurait parlé). Montpellier, alors déjà assuré d'être champion, avait perdu ce soir-là contre Cesson et la justice soupçonne que ce match a été truqué sur fond de paris de certains joueurs héraultais. Les Karabatic et leurs compagnes avaient été mis en examen en octobre, de même que d'autres personnes, dans cette affaire d'escroquerie présumée au préjudice de la Française des Jeux.

lundi 5 novembre 2012

Comment l'ex-star du handball a été grugée

Du haut de son mètre 93, Christophe Kempé garde son calme. Pas simple. «Comment ai-je pu être aussi naïf ?» La question tourne en boucle dans la tête de cette ex vedette du handball français, médaille d'or à Pékin, champion du monde et d'Europe. Une carrière brillante menée à Toulouse et une retraite sportive à 35 ans en 2010, après douze saisons au sein du club toulousain. Le joueur part alors l'esprit libre, son équipe reste en première division et lui bascule côté dirigeant, avec le maillot de VRP du Fénix sur les épaules.

Made in Tunisie

«Je m'occupais de partenaires. C'est là que j'ai rencontré William Botteldoorn. Il développait Rugby Horyson. C'était d'abord une sorte d'ANPE du rugby pour les petits clubs puis, ensuite, il a proposé des équipements textiles de qualité et à des prix très concurrentiels. Très vite, il m'a proposé de lancer Handball Horyson», raconte Christophe Kempé.
L'ancien joueur ouvre son carnet d'adresses et se lance sur les routes du grand sud, allant de club en club pour vanter les mérites de la société et la qualité de ses maillots fabriqués en Tunisie dans l'usine de son patron. «Enfin, c'est ce que je croyais…» L'accueil est chaleureux, les «petits» clubs sont fiers d'accueillir un joueur qui a fait rêver les jeunes avec Omeyer, Dinart, Karabatic… Les commandes tombent. Christophe Kempé enchaîne les déplacements. Les ennuis commencent.
«Quand les premières commandes sont arrivées, il y avait toujours un problème. Il manquait toujours quelque chose. William Botteldoorn gueulait contre les Tunisiens. Il me rassurait, me parlait de ses succès au rugby, de son rôle de management au sein de Canterbury France, de son amitié avec Jean-Ba Elissalde, avec des dirigeants du Gers, du Lot. Moi j'y croyais».
Les semaines passent, pas les ennuis. Kempé, méfiant, pose des questions. Il découvre que ses collègues de bureau ne sont pas payés ; que Jean-Baptiste Elissalde n'a jamais donné son image, et encore moins son amitié, à William Botteldoorn ; que Botteldoorn n'a jamais dirigé Canterbury France, juste distribué les produits… Et son patron, contrairement à ses affirmations, ne gère aucun cabinet financier dans le Gers et n'a jamais investi un euro en Tunisie. «Il leur a surtout laissé des ardoises ! Et combien de clubs n'ont jamais reçu leur lot d'équipement», constate, amer, l'ancien commercial.
En avril, Rugby Horyson et ses filiales ont été placés en liquidation judiciaire. Christophe Kempé poursuit son ancien patron aux prud'hommes pour récupérer quelques milliers d'euros de commission non payés et surtout son honneur bafoué. «Cet homme dit partout que j'ai coulé son entreprise ! Ce type est non seulement un menteur professionnel mais un véritable cancer. J'ai vécu une année d'enfer à ses côtés. Sans l'amour de ma femme, de mes enfants, jamais je n'aurais tenu. Mais je ne le lâcherai pas. Il m'a utilisé, a arnaqué beaucoup de personnes et de clubs, pas question qu'il s'en sorte. Ça serait trop facile !»

http://www.ladepeche.fr/article/2012/11/04/1481277-comment-l-ex-star-du-handball-a-ete-grugee.html

vendredi 2 novembre 2012

Paris suspects : l'amie de Nikola Karabatic au coeur du dispositif ?

Géraldine Pillet, compagne du handballeur Nikola Karabatic, mise en examen comme lui dans l'affaire des soupçons de match truqué, a passé de nombreux appels à d'autres parieurs le matin de la rencontre Cesson-Montpellier sur laquelle portent les paris suspects, révèle vendredi Libération. "Vous semblez être le noyau central, la tour de contrôle du dispositif, qui donne le top départ des prises de paris et à qui l'on rend compte par la suite", ont déclaré les policiers lors de sa garde à vue il y a un mois, détaille le quotidien, qui a eu accès au procès-verbal de l'audition.

Devant le silence de Géraldine Pillet, qui a ensuite déclaré au juge avoir parié de son "propre chef" 1.500 euros avec son argent, même si ce montant correspond exactement à un retrait effectué sur le compte de Nikola Karabatic, les policiers ont détaillé ses relevés téléphoniques de la matinée du 12 mai, jour de Cesson-Montpellier. "Au moment des paris, Géraldine Pillet entre en contact avec quatre parieurs, deux joueurs et deux de leurs proches", poursuit Libération. Elle a appelé trois fois Jeny Priez, compagne de
Luka Karabatic - le frère de Nikola Karabatic -, trois fois Mladen Bojinovic, ex-joueur de Montpellier transféré cet été au PSG, 16 fois Mickaël Robin, joueur de Montpellier entendu mais non mis en examen, et cinq fois un ami des Karabatic, qui "a misé 3.600 euros ce matin-là, soit six fois son salaire", précise le quotidien. Cet ami a déclaré à une gérante d'établissement, qu'il attendait un appel pour effectuer son pari pour le compte "d'une douzaine de personnes", a indiqué un enquêteur à Libération.

Jeny Priez, Luka Karabatic et Mladen Bojinovic ont tous trois été mis en examen. Les PV d'audition de Jeny Priez confirment aussi qu'elle a dit lors de sa garde à vue que c'est Luka Karabatic qui lui "a demandé de parier sur le match qui était selon lui perdu d'avance", en l'absence de plusieurs joueurs majeurs, dont lui-même et son frère, blessés, selon Libération. Montpellier a convoqué Luka Karabatic, Primoz Prost et Dragan Gajic la semaine prochaine pour un entretien préalable à des sanctions. Nikola Karabatic a en revanche réintégré le groupe car il a déclaré ne pas avoir parié.
 

mardi 2 octobre 2012

Hand: les compagnes arrivées au tribunal

Les compagnes des frères Luka et Nikola Karabatic, suspectées dans l'affaire des partis truqués présumés entourant un match de handball le 12 mai, sont arrivées aujourd'hui au tribunal de grande instance de Montpellier pour être présentées aux juges d'instruction, a constaté l'AFP.

Les deux jeunes femmes sont arrivées discrètement, peu avant 11h, en voiture de police banalisée, sans sirène, la tête cachée par une couverture. Depuis le parking où elles sont sorties, elles sont montées directement au cabinet d'instruction sans passer par le hall.


http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2012/10/02/97001-20121002FILWWW00418-hand-les-compagnes-arrivees-au-tribunal.php

Handball : les frères Karabatic en route vers Montpellier

Plusieurs handballeurs, dont les frères Karabatic et leurs compagnes, ont quitté le service central des courses et jeux à Nanterre mardi pour rejoindre Montpellier, où se déroule l'instruction sur le match Montpellier-Cesson du 12 mai. Un match sur lequel avaient été relevés des montants anormalement élevés de paris, et que la justice soupçonne d'avoir peut-être été truqué. La nouvelle de ce départ de joueurs des locaux où ils étaient jusqu'alors entendus a été annoncée par un avocat de la défense, Me Jean-Yves Liénard ; on ignore encore le nombre exact des personnes concernées. Lundi soir, trois handballeurs de Montpellier - Mickaël Robin, Vid Kavticnik et Wissem Hmam - avaient déjà été remis en liberté tandis qu'un nouveau joueur du club, Issam Tej, avait lui été placé en garde à vue. Il ne s'agit toutefois que d'une "remise en liberté technique", liée aux délais de garde à vue et au nombre de personnes à présenter éventuellement aux magistrats qui instruisent l'affaire à Montpellier. Cette mesure ne présage donc en rien de la suite de la procédure à leur égard.
Le procureur de la République à Montpellier, Brice Robin, avait indiqué précédemment que dans l'affaire des paris sportifs litigieux entourant le match Cesson-Montpellier, 18 personnes, dont neuf joueurs évoluant aujourd'hui ou à l'époque à Montpellier, avaient été placées en garde à vue depuis dimanche et que celle-ci avait été prolongée jusqu'à mardi. Ces joueurs étaient Luka Karabatic, Nikola Karabatic, Mickaël Robin, Primoz Prost, Samuel Honrubia, Wissem Hmam, Dragan Gajic, Mladen Bojinovic, Vid Kavticnik.
"De très fortes suspicions"
Pour le procureur de la République de Montpellier, les soupçons de tricherie sont forts : "Il ressort de l'ensemble des investigations des enquêteurs que de très fortes suspicions pèsent sur le non-respect de l'éthique sportive à l'occasion de ce match litigieux", a-t-il déclaré lundi. "Des liens très étroits ont été tissés entre les joueurs et leurs parieurs. Pour ceux qui doutaient d'un pacte, il y a matière à se poser des questions très légitimes", a-t-il souligné, évoquant "un match idéal pour parier" puisque Montpellier était assuré d'être champion de France. Les paris sur ce match se sont élevés à 87.880 euros et ont rapporté 252.880 euros, a précisé le procureur, en dressant la liste des motifs de suspicion de la Française des Jeux. Leur montant a été 40 fois supérieur à l'ordinaire; ils ont porté à 99,94% sur un score défavorable à Montpellier à la pause; ils ont été joués en seulement trois endroits (Montpellier, Rennes, région parisienne) et payés par tranche de 100 euros en liquide pour rester anonymes.
"Nikola Karabatic est mis en cause pour avoir retiré 1500 euros et parce que sa compagne a parié pour son compte et retiré des gains", a ajouté le magistrat, évoquant une situation similaire pour son frère. Pour la défense, l'affaire est délicate mais elle assure qu'il n'ya pas eu volonté délibérée de perdre le match. Me Eric Dupont-Moretti, l'avocat des frères Karabatic qui n'avaient pas joué le fameux match, comme trois autres joueurs majeurs de Montpellier blessés, a rétorqué qu'ils "ont parié" lors de la rencontre, ce qu'interdit la Ligue de handball, mais "n'ont pas laissé filer le match, n'ont pas triché". Pour le procureur, il est légitime de se poser des questions sur le match, observateurs, journalistes et entraîneurs ayant noté une "très mauvaise prestation" des Montpelliérains, avec des tirs immanquables mais ratés en attaque, et de très mauvaises statistiques du gardien héraultais avec seulement "25% d'arrêts contre 35%" à son homologue breton.

Selon le magistrat, au centre de l'affaire se trouve un gros parieur qui a joué 15.400 euros dans son établissement et 10.100 euros dans un autre. "Faut-il être sûr de soi pour jouer une telle somme", a dit M. Robin, constatant que cet homme connaît très bien certains handballeurs, tout comme un élève kinésithérapeute qui lui a joué 7000 euros. Tandis que le procureur soulignant que les responsables des deux clubs "sont totalement innocents", le président de Montpellier a affirmé que le sien, qui s'est constitué partie civile, était "une victime" dans l'affaire.
 

lundi 1 octobre 2012

La compagne de Karabatic dit avoir parié à la demande du joueur

Jeny Priez, la compagne du handballeur Luka Karabatic, a admis lors de sa garde à vue "avoir parié" et a précisé qu'elle l'avait fait à la demande du joueur "avec l'argent de celui-ci", selon son avocat.

"Jeny Priez, depuis le début de sa garde à vue hier à 13h30, a immédiatement collaboré avec les officiers de police judiciaire en leur déclarant, spontanément et dès les premières minutes de son audition, la réalité des faits la concernant: avoir parié pour Luka Karabatic à la demande de celui-ci et avec l'argent de celui-ci", a affirmé son conseil.


http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2012/10/01/97001-20121001FILWWW00491-la-compagne-de-karabatic-dit-avoir-parie-a-la-demande-du-joueur.php

vendredi 28 septembre 2012

Match truqué. L’étau se resserre autour des joueurs de Montpellier

Paris truqués. Des joueurs, des proches et des membres du staff montpelliérain auraient touché environ 280 000 € pour avoir truqué le match contre Cesson en mai dernier. Cette affaire fait de plus en plus de bruit.
Selon les enquêteurs, une dizaine de joueurs de Montpellier et des membres de l’encadrement du club auraient touché 280 000 €. L’enquête menée depuis le 1er août sur les paris truqués est effectuée dans le cadre d’une information judiciaire pour « corruption active et passive » mais aussi pour des faits « d’escroquerie et de recel d’escroquerie » aux dépens de la Française des Jeux. À l’époque, en mai dernier, la FDJ avait été alertée sur ce match en raison des « montants quatre ou cinq fois supérieurs à ce qu’on pouvait attendre. »
Karabatic disparaît de Betclic
Première victime, Nikola Karabatic n’apparaîtra plus dans les publicités du site de jeux en ligne Betclic, et les images de l’international ont été retirées. « Il ne s’agit pas d’une rupture de contrat », a précisé l’opérateur.
Les arbitres entendus
Les arbitres se sont fait gentiment chambrer à leur arrivée hier à Dunkerque, où ils dirigeaient la rencontre de D1 entre l’USDK et le HBC Nantes. Le Malouin Loïc Weber et l’Alsacien Clément Bader arbitraient en effet le fameux Cesson - Montpellier. « Depuis, on passe en boucle à la télé, raconte le premier, qui confirme avoir reçu la visite du SRPJ de Nanterre cet été. Ils m’ont interrogé durant une heure, et trois heures pour mon binôme. Ce n’était pas des spécialistes de handball, ils m’ont même demandé si les joueurs absents du côté de Montpellier avaient présenté un certificat médical ! » Les policiers semblaient, en revanche, très au fait des possibles joueurs incriminés.
« Procès stalinien »
« Je fais confiance à la justice de notre pays, a déclaré le président de Montpellier, Rémy Levy, après le match en Ligue des Champions contre Flensburg, hier (37-37). Il faut arrêter de traiter comme des criminels les joueurs et le club », parlant de « traitement digne d’un tabloïd, voire d’un procès stalinien ». Rémy Levy a confirmé la tenue d’un point-presse au retour à Montpellier, aujourd’hui. L’équipe se déplacera ensuite à Paris, où aura lieu une conférence de presse précédant le choc contre le Paris SG, dimanche en championnat. « Tout ce que je demande, c’est que l’équipe puisse avoir un peu de tranquillité pour préparer ce match et le jouer dans les conditions les plus normales possibles ».
Match nul sur le terrain
Montpellier a débuté son parcours en Ligue des champions sur un match nul méritoire à Flensburg. Malgré le contexte pesant et un début de match raté, les champions de France ont trouvé les ressources pour rivaliser avec le vice-champion d’Allemagne.
 

mercredi 26 septembre 2012

Handball : soupçon de match truqué pour le champion de France Montpellier

Tout remonte au 12 mai. Ce jour-là, l'équipe de handball de Montpellier, déjà assurée de remporter le championnat de France après un parcours exceptionnel, chutait devant la modeste équipe de Cesson, qui arrachait la victoire par 31-28. Une défaite suspecte ? La Française des Jeux avait en tout cas suspendu les paris sur ce match à la suite "d'éléments inhabituels enregistrés sur le montant des paris et en avait informé les autorités comme le prévoient ses obligations de vigilance et de précaution". Selon France 3 Languedoc-Roussillon, "le SRPJ de Montpellier a découvert que des épouses ou concubines de joueurs et de membres de l'environnement du club ont joué Montpellier perdant dans trois bureaux de tabac, l'un dans la région parisienne, l'autre en Bretagne et le dernier près de Montpellier". Une information non confirmée de source policière. Une source proche du dossier a simplement indiqué que la FDJ avait enregistré des mises importantes à la mi-temps du match prévoyant la défaite du club alors que les meilleurs joueurs du club n'étaient pas alignés.
Désormais, une information judiciaire est en cours. Des joueurs de l'équipe montpelliéraine, notamment ceux de l'équipe de France, mais aussi des proches de certains de ces joueurs devraient être convoqués par les enquêteurs de la police judiciaire de Montpellier, a précisé une source proche du dossier. Les joueurs ont déjà été entendus après l'ouverture de l'enquête préliminaire qui portait sur des "paris anormaux" avec "des montants quatre ou cinq fois supérieurs à ce qu'on pouvait attendre" pour un tel match. "Je viens d'avoir Nico (Karabatic) au téléphone, il n'était pas au courant. Il pensait que cette histoire était terminée. Les joueurs n'ont jamais été entendus sur cette affaire et, à ce que j'en sais, personne n'a été convoqué", a cependant déclaré Bhakti Ong, l'agent de Karabatic.
Une équipe privée de ses meilleurs éléments
L'équipe de Montpellier, au moment de ce rendre à Cesson, alors huitième du championnat, pour cette fameuse rencontre, était diminuée par l'absence de cinq joueurs majeurs (Nikola et Luka Karabatic, Mladen Bojinovic, Vid Kavticnik et Samuel Honrubia, tous blessés), faisant que le résultat ne constituait pas une sensation en soi. Aucun autre opérateur n'avait enregistré de paris anormaux sur le score à la mi-temps. Des joueurs avaient gagné beaucoup d'argent mais le pari en question ne concernait que la mi-temps, pas le score de la fin du match avant lequel la formation héraultaise était quasiment invaincue.
Le président du club Rémy Lévy a réuni une cellule de crise mardi soir et indiqué au Midi Libre qu'il s'exprimerait mercredi, une information confirmée par la Fédération française de handball qui, comme la Ligue nationale de handball, s'est refusée mardi soir à tout commentaire.
Injoignables mardi, les joueurs de Montpellier sont partis le jour même à Flensburg en Allemagne pour disputer leur premier match de la saison en Ligue des champions. Ils seront de retour à Paris vendredi où ils doivent rester jusqu'à dimanche pour le grand choc contre le Paris SG.
 

vendredi 13 juillet 2012

Tour de France : Di Grégorio mis en examen et laissé libre

Le coureur de l'équipe Cofidis Rémy Di Grégorio a été mis en examen jeudi à Marseille (Bouches-du-Rhône) pour «détention d'un procédé interdit sans justification médicale» confirme son Me Dominique Mattei, à la sortie du tribunal de grande instance (TGI) où le cycliste avait été transféré dans la matinée. Le coureur mis en cause dans le cadre d'une affaire présumée de , «conteste toute pratique dopante», a par ailleurs précisé le procureur de Marseille, Jacques Dallest.

Le procédé concerné est un kit d'injection de glucose découvert en possession du coureur, qui conteste
toute pratique dopante mais ne nie pas avoir reçu des injections, selon la même source.

Di Grégorio, 26 ans, interpellé mardi à l'
de son équipe à Bourg-en-Bresse et entendu depuis par les gendarmes, a été déféré jeudi matin avec l'autre homme mis en cause, un naturopathe de 75 ans. Aucune autre personne n'est mise en cause à ce stade, a ajouté le procureur lors d'une conférence de presse.

D'autres personnes doivent être entendues dans cette affaire mais «on n'est pas dans l'implication de toute une équipe», a souligné le procureur.

Le naturopathe a admis devant les gendarmes chargés de l'enquête avoir pratiqué des injections d'ozone, ainsi que des prélèvements de sang aux fins de l'enrichir avec de l'ozone et de le réinjecter au coureur. Au moins quatre injections ont été pratiquées de fin mai à fin juin, selon la même source. «On est sur des pratiques médicales ou paramédicales prohibées. En l'état, on n'a pas de produit dopant, on est sur des méthodes dopantes», a précisé M. Dallest.

Le Parquet a requis la mise en examen du naturopathe pour «administration à un sportif d'une substance ou d'un procédé interdit» et «exercice illégal de la médecine». Un mandat de dépôt a été demandé contre lui, car il est en situation de récidive en la matière.


http://www.leparisien.fr/tour-de-france-2012/tour-de-france-di-gregorio-conteste-toute-pratique-dopante-12-07-2012-2087530.php

jeudi 12 juillet 2012

Di Grégorio nie toute pratique dopante

Le coureur cycliste français Rémy di Grégorio "conteste toute pratique dopante", a annoncé ce mercredi Jacques Dallest, le procureur de la République. Le sportif était en cours de présentation ce matin à une magistrate de Marseille dans le cadre d'une affaire présumée de dopage.
Âgé de 26 ans, Rémy di Grégorio a été interpellé mardi à l'hôtel de son équipe, Cofidis, à Bourg-en-Bresse. Il a depuis été entendu par les gendarmes. Il a été déféré ce jeudi matin en compagnie d'un naturopathe de 75 ans également mis en cause. Aucune autre personne n'est mise en cause à ce stade de l'enquête, a ajouté le procureur lors d'une conférence de presse.
Le grimpeur de Cofidis pourrait être mis en examen, a également annoncé le parquet

http://www.ladepeche.fr/article/2012/07/12/1398981-di-gregorio-nie-toute-pratique-dopante.html