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mardi 14 février 2017

Couple tué à son domicile: l'homme en garde à vue à livré sa version du drame

Ce trentenaire aurait fini la soirée au domicile des victimes. Selon lui, l’homme décédé aurait tué sa compagne sous ses yeux lors d’une dispute, avant de lui intimer de partir.
Un homme d'une trentaine d'année est actuellement en garde à vue dans les locaux de la brigade territoriale de Fayence. 
Les investigations et éléments recueillis par les gendarmes vont être essentiels pour vérifier la version livrée par ce trentenaire.
Car au cours d’une conférence de presse ce lundi après-midi, Ivan Auriel, procureur de la République de Toulon, a donné quelques informations
L'homme en question s’est présenté dimanche en fin de matinée chez les gendarmes pour les informer de la présence des corps des deux victimes dans la villa.
Une soirée débutée au restaurant
Le scénario que cet individu, connu pour des affaires de stupéfiants, leur a raconté est toutefois sujet à caution. Selon sa version, il aurait dîné samedi soir dans un restaurant à Fayence, en compagnie du couple et d’un autre homme.
Au cours de ce repas, la jeune femme aurait reproché à son compagnon de s’occuper davantage de ses amis que d’elle.
Ce dernier aurait ensuite proposé à ces deux personnes, ainsi qu’au restaurateur, de poursuivre la soirée chez eux.
Beaucoup d’alcool aurait été consommé, et le restaurateur et l’un des invités seraient partis.
Vers 4 heures du matin, une dispute aurait à nouveau éclaté dans le couple, toujours pour le même motif, et son compagnon aurait alors tiré sur la jeune femme à plusieurs reprises.
Il aurait intimé au témoin de quitter les lieux, ce que ce dernier affirme avoir fait. Ce n’est qu’en fin de matinée qu’il serait revenu sur place
Pistolet 45 mm et cocaïne
"Ce qui va être déterminant, ce sont les constatations et les autopsies qui seront pratiquées cette semaine. Est-ce qu’elles seront compatibles avec la thèse d’un homicide suivi d’un suicide ou de deux homicides?", commente Ivan Auriel.
L’enquête devra aussi établir à qui appartient l’arme, un pistolet 45 mm, qui était non déclarée.
Le procureur annonce également que "l’ouverture d’une information judiciaire va être requise du chef d’homicide, de non-dénonciation de crime pour la personne en garde à vue, et d’infraction à la législation sur les stupéfiants, puisqu’une bonne quantité de cocaïne a été retrouvée sur place".
Ce dimanche, un homme et une femme ont été découverts tués par arme à feu à leur domicile de Fayence dans le Var. Selon le procureur de la République du TGI de Draguignan, la jeune femme, âgée de 21 ans, était issue de la communauté des gens du voyage et était sédentarisée. Son compagnon, âgé de 34 ans, était sorti de prison en décembre dernier.

http://www.nicematin.com/sujet/faits-divers

lundi 13 février 2017

Ce que l'on sait ce lundi matin du couple découvert mort à son domicile

Le mystère restait entier, ce dimanche soir, autour des circonstances du drame. Les voisins des victimes, tuées par arme à feu, décrivent un couple sans histoire. La gendarmerie mène l'enquête.            
Une voisine confie avoir entendu deux détonations, ce dimanche 12 février, vers 5 heures du matin.
Elle a d'abord cru à des pétards et ne s'est pas inquiétée. Mais quelques heures plus tard, vers 11 heures, dans des conditions qui n'ont pas été révélées, les corps sans vie d'un homme et d'une femme, tués par arme à feu, étaient découverts dans une maison de plain-pied de l'avenue des Cheneaux, au cœur d'un quartier résidentiel de Fayence
Une voiture passée au peigne fin
Les riverains ont alors assisté au déploiement d'un important dispositif de sécurité: les gendarmes de la compagnie de Draguignan ont progressivement bouclé un tronçon de l'avenue.
Dépêchés sur place dans l'après-midi, les techniciens en identification criminelle (TIC) de La Valette-du-Var, dans leurs impressionnantes combinaisons blanches, ont procédé aux constatations d'usage et aux recherches d'indices.

À la tombée de la nuit, ces "experts" étaient toujours sur place, passant au peigne fin une Ford Fiesta blanche. Le véhicule, qui pourrait appartenir à l'une des victimes, a fini par être enlevé par une dépanneuse.
Selon le parquet de Draguignan contacté en fin de journée, aucune hypothèse n'était encore privilégiée sur les circonstances du drame. Le procureur de la République n'a souhaité apporter aucune précision à ce stade encore balbutiant de l'enquête.
>> LIRE AUSSI. Couple découvert mort à Fayence: pas de piste privilégiée
Un quartier résidentiel tranquille
Les victimes seraient âgées d'une trentaine d'années.
Des riverains décrivent un couple discret et sans histoire, à l'image de ce quartier, situé au pied du village, truffé de maisons individuelles et de résidences de vacances.
Le domaine de Clair bois, estampillé "Voisins vigilants", comme en atteste la signalisation sur place, ne serait pas confronté à des problèmes particuliers, nous ont assuré des habitants.
La brigade de recherches de Draguignan et le détachement de Fréjus de la section de recherches de Marseille ont été saisis pour faire la lumière sur ce tragique événement

http://www.nicematin.com/sujet/faits-divers

mardi 8 décembre 2015

Exclusif 20 minutes : Quintuple homicide à Lyon: La mort récente du frère de l'assassin présumé intrigue la police

L’enquête sur le quintuple homicide perpétré dans le quartier des Etats-Unis à Lyon est loin d’avoir livré tous ses mystères. En parallèle des meurtres de sa femme et de ses quatre enfants, retrouvés le corps criblé de coups de couteau samedi soir, la police enquête également sur la mort du frère de l'assassin présumé, mis en examen et écroué lundi pour «homicides».
Selon les informations de 20 Minutes, cet homme, habitant dans la région lyonnaise, a été découvert mort jeudi dernier à son domicile. «Son décès laissait penser à un suicide. Mais suite au quintuple homicide, nous avons rouvert le dossier et nous explorons d’autres pistes», confie une source proche de l’enquête.

Suicide ou sixième meurtre ?

En clair, les hommes de la sûreté départementale chargés de l’affaire étudient désormais la piste criminelle et un possible lien entre le quintuple homicide et la mort du frère de l’assassin présumé.
Le père de famille, sans profession, qui avait déjà été condamné en 2012 selon Le Progrès pour des violences conjugales sur sa femme, a reconnu, lors de sa garde à vue, avoir tué sa compagne et quatre de leurs cinq enfants, âgés de 6 mois, 18 mois, 3 ans et 7 ans. Samedi soir, les secours, alertés par la soeur de la mère de famille inquiète d'être sans nouvelle, avait découvert dans la chambre du couple le corps de la mère, sans doute tuée en premier.

Un couteau de cuisine saisi

Les cadavres des petits avaient été retrouvés dans leurs chambres. Le père, connu pour des antécédents psychiatriques, était prosté dans le salon à l'arrivée de la police. Un cinquième enfant du couple, âgé de 14 ans et hébergé chez sa grand-mère, avait échappé au massacre.
Lors des investigations menées ce week-end dans l'appartement familial, la police a saisi un couteau de cuisine, probable arme du crime. Une hypothèse qui devra être confirmée, ce mardi, lors de l'autopsie des corps. Cet examen devrait également permettre d'en savoir plus sur l'heure de ces crimes, qui dateraient de plusieurs jours avant leur découverte.
http://www.20minutes.fr/lyon/1746367-20151208-quintuple-homicide-lyon-mort-recente-frere-assassin-presume-intrigue-police

jeudi 12 novembre 2015

Marseille : pas de lien entre règlements de comptes

Scène absurde au tribunal de grande instance d'Auch, mardi matin. Alors qu'il comparaissait pour détérioration d'un véhicule, un délit commis l'an dernier à Saint-Michel, un jeune Auscitain a vu sa peine s'alourdir après avoir proliféré des menaces à sa victime. Le tout en pleine audience, devant une présidente, Mme Lacassagne-Taveau, passablement ébahie devant ces agissements.
L'histoire remonte à juin 2014. Suite à une affaire de phare cassé et une dette de 50 €, les choses s'enveniment entre les deux hommes.
«Le prévenu est allé se faire justice lui-même en détériorant le véhicule de son «ami». Plusieurs rayures et la carrosserie avec un fort renfoncement, évoque la présidente. Qu'est-ce que vous pensez de vos agissements ?» «J'attends la sortie du tribunal», rétorque-t-il. «Que comptez vous faire à la sortie du tribunal ?» «Tout dépend de ce que j'aurai pris…» «Qu'est ce que vous sous-entendez ?» «Si je prends cher, il va voir. Au moins j'irai en prison pour quelque chose de valable…» «Vous vous rendez compte dans quelle situation dangereuse vous êtes en train de vous mettre tout seul ?».
Faisant déjà l'objet de plusieurs condamnations au tribunal dont des faits pour violences en réunion et conduite avec usage de stupéfiants, la présidente relance le prévenu. «Vous consommez toujours des stupéfiants, Monsieur ?» «Oui». «Quoi ?» «De la résine et de l'herbe».
«Ce qui est inquiétant, ajoute le procureur, M. Aurignac, c'est de tenir des propos comme ça à l'audience. Compte tenu des menaces proférées et qu'il ait avoué encore consommer de la drogue sans difficulté, je demande deux mois d'emprisonnement avec des obligations particulières».
Déclaré coupable des faits reprochés, le jeune homme écopera finalement de 4 mois d'emprisonnement avec sursis et d'une mise à l'épreuve pendant deux ans. Parmi les frais d'indemnisation, le prévenu a été condamné à verser la somme de 1 438 euros pour préjudice matériel, 200 euros au préjudice moral et 500 euros pour les frais de procédure.

mardi 10 novembre 2015

Deux morts dans une fusillade à Marseille : ce que l'on sait

Deux hommes d'une trentaine d'années ont été tués et un troisième blessé dans la nuit de lundi à mardi lors d'une fusillade à proximité du Vieux-Port de Marseille. Il s'agirait d'un règlement de comptes.
Les faits se sont déroulés aux environs de minuit trente dans la nuit de lundi à mardi. Une fusillade a éclaté à la sortie du tunnel Prado-Carénage à Marseille faisant deux morts. L'un des deux hommes est mort sur le coup, le deuxième est décédé des suites de ses blessures. Ils étaient tous deux âgées d'une trentaine d'années. Un troisième homme a été légèrement blessé.
Selon le quotidien La Provence, tout a commencé par une course poursuite. Une berline blanche prend en chasse un second véhicule puis tente de l'immobiliser. C'est alors que la fusillade éclate entre les occupants - quatre à chaque fois - des deux BMW. Les trois personnes touchées par des coups de feu occupaient la même voiture, dont le quatrième occupant est en revanche indemne. Tous les quatre sont connus des services de police, a-t-on encore précisé, sans pouvoir préciser dans l'immédiat quel type d'arme a été utilisé. La deuxième BMW aurait pour sa part été retrouvée incendiée.
 
Tunnel fermé dans les deux sens
Une quinzaine de véhicules de police sont alors dépêchés sur les lieux et un large périmètre de sécurité est mis en place. "Suite à une fusillade dans les bretelles Pharo/Vieux-Port de Prado Carénage, la police judiciaire a demandé la fermeture pour enquête et relevé d'indices sur l'ensemble des ouvrages du Vieux-Port", a pour sa part annoncé le Centre régional d'information routière. "Le tunnel Prado/Carenage est fermé dans les deux sens pour une durée indéterminée. D'importantes difficultés de circulation sont à prévoir", a ajouté le Cricr.
La ville de Marseille, où les règlements de comptes - souvent liés au trafic de drogue -  ont fait 11 morts depuis le début de l'année selon le ministère de l'Intérieur, a récemment été marquée par une fusillade qui a fait trois morts, dont deux adolescents de 15 ans, dans le hall d'un immeuble d'une cité des quartiers nord. Le 13 septembre également, une fusillade avait fait un mort et cinq blessés en plein centre-ville, quand les occupants d'une grosse voiture avaient fait feu au petit matin sur des personnes abritées sous l'auvent d'un bar.
 

dimanche 21 juin 2015

Normandie : le grand-père a-t-il tué sa famille avant de se suicider ?

Les enquêteurs s'interrogeaient toujours ce samedi soir sur les raisons qui auraient pu conduire un septuagénaire sans histoire de Dives-sur-Mer (Calvados) à tuer vendredi, avec une arme de chasse, son épouse, sa fille et son petit-fils de 5 ans, avant de se donner la mort. 
Ce n'est que samedi matin que le drame a été découvert par le père du petit garçon, qui a alerté les secours. Dans une des deux maisons mitoyennes, mais donnant dans deux rues différentes, qu'occupait la famille, gisaient les corps de la fille, une aide-comptable de 50 ans, la grand-mère, âgée de 72 ans, et, sur elle, celui du garçonnet... Dans l'autre, le grand père, un retraité du BTP de 71 ans, le visage emporté par le tir de sa propre arme de chasse.

Le grand-père soupçonné"L'hypothèse qui semble probable ce serait le geste de ce grand-père envers les trois autres personnes", a indiqué à la presse Patrick Wardenski, le substitut au procureur de la République de Lisieux qui s'était rendu sur place. "Néanmoins on a un certain nombre d'éléments à recouper. Il y a un certain nombre de taches de sangs qui sont pas compatibles avec le suicide du grand-père", a-t-il ajouté. Selon les enquêteurs, le septuagénaire pourrait avoir manqué une première tentative de suicide. L'analyse génétique des tâches de sang devrait permettre d'en savoir plus.
Pour le reste, le scénario du triple homicide semble ne plus faire de doutes. Selon le procureur, l'hypothèse retenue est que le drame soit "survenu vendredi matin vers 7h - 7h15". Selon des enquêteurs, le grand-père aurait tiré à 6 ou 7 reprises, utilisant deux armes différentes. "Des voisins ont entendu des détonations, mais ils n'ont pas prévenu les secours", précisent-ils.

Une famille sans histoires

"Vendredi matin, j'ai entendu un gros bruit mais j'ai vu le camion poubelles dans la rue et je me suis dit que c'était ça", confirme Sandrine Hardellet, toute proche voisine. La jeune femme avait trouvé "bizarre" que la voiture de la mère du garçonnet reste garée dans la rue toute la journée, alors que cette dernière l'utilisait chaque jour pour emmener son enfant à l'école et aller au travail mais elle était loin de se douter d'un tel drame.
Pour le maire de Dives-sur-Mer, Pierre Mouraret (PCF), ces quatre morts "sont un choc pour beaucoup de gens". Le quartier ou résidait la famille, une ancienne cité ouvrière aux pavillons un peu défraîchis, est "un quartier sans histoire", a-t-il dit. Sans histoire, comme l'était selon lui, la famille aujourd'hui décimée. "C'était des gens calmes", confirme leur voisine. Le grand-père était un ancien de l'usine Tréfimétaux, qui a fermé en 1986. "C'était quelqu'un de plutôt réservé", raconte le maire de Dives qui l'a rencontré parfois en tant que trésorier de l'association locale de chasse.
Selon Patrick Wardenski, "il semblerait que le septuagénaire était dépressif depuis quelque temps, mais il n'était pas suivi". Sur les lieux du drame, les enquêteurs n'ont pas retrouvé en tout cas la moindre lettre, la moindre explication à ce probable geste fou. Les enquêteurs ont également entendu le père du garçonnet - après qu'il eut été hospitalisé en état de choc. Bien qu'il soit séparé de sa compagne depuis quasiment la naissance de l'enfant, aucun conflit ne les opposait sur la garde de celui-ci.

http://www.midilibre.fr/2015/06/20/normandie-le-grand-pere-a-t-il-tue-sa-famille-avant-de-se-suicider,1178592.php

mercredi 3 juin 2015

L'empoisonneuse en série de la Côte d'Azur en garde à vue

INFO NICE-MATIN. Patricia Dagorn, l'empoisonneuse en série de la Côte d'Azur, a été placée en garde à vue ce mercredi à Roanne dans la Loire. 
Soupçonnée d'avoir empoisonné sept hommes sur la Côte d'Azur dont deux sont morts, Patricia Dagorn, une femme d'une cinquantaine d'années a été placée en garde à vue à Roanne dans la Loire par des enquêteurs de la brigade criminelle de la police judiciaire de Nice dans le cadre d'une commission rogatoire d'un juge d'instruction de Nice.
Cette femme qui recrutait ses proies dans une agence de rencontres est en prison après avoir été condamnée à cinq ans en 2013 pour avoir dépouillé et empoisonné un retraité à Annemasse, en Haute-Savoie, en 2012.
L'homme avait miraculeusement survécu.
http://www.nicematin.com/derniere-minute/lempoisonneuse-en-serie-de-la-cote-dazur-en-garde-a-vue.2237485.html

mardi 2 juin 2015

En quête de Justice - Les meurtres non-élucidés de Saône-et-Loire

n Saône-et-Loire, une dizaine de meurtres de jeunes filles n’ont jamais été élucidés. Au sein de l’association Christelle, les familles des victimes se battent, depuis des années, pour convaincre la justice de ne pas abandonner.
Une lutte acharnée, menée par des hommes et des femmes qui n’accepteront jamais de ne pas connaître la vérité et qui remuent ciel et terre pour que les meurtriers de leurs filles soient retrouvés et jugés. Un long combat qui a fini par payer.
En septembre dernier, un homme a été arrêté pour le meurtre de Christelle Blétry.
Une étudiante de 20 ans assassinée en décembre 1996 à Blanzy, de 123 coups de couteau… Le suspect a été confondu par son emprunte génétique retrouver sur les vêtements de la victime. L’évolution des techniques scientifiques a permis d’arrêter un homme, 18 ans après les faits… Un progrès qui redonne de l’espoir à toutes les autres familles des meurtres non-élucidés de Saône-et-Loire.

Un autre meurtrier présumé, celui de Christelle Maillery, tuée en décembre 1986 au Creusot, va être jugé devant la cour d’assises de Saône-et-Loire du 10 au 19 juin 2015. Un procès qui intervient 30 ans après le meurtre de la jeune Christelle Maillery.

France 3 Bourgogne s’est penché sur cette affaire avec au programme :
  • des plateaux présentés par Pauline Ringenbach tournés au Tribunal de Chalon-sur-Saône,
  • à Blanzy avec l’association, 
  • à Paris dans les bureaux des avocats suivis d’un documentaire de 26 minutes.
Des avancées qui ont été possible uniquement grâce à l’association Christelle qui se démène depuis 1997 pour que toutes ces affaires ne soient pas prescrites. Soirée dansante, vente de brioches, tombolas, des actions qui permettent aux familles de récolter des fonds et continuer à payer les frais d’avocats. Six affaires sont encore non résolues, le combat continue…
http://france3-regions.francetvinfo.fr/bourgogne/emissions/les-documentaires-bourgogne/actu/en-quete-de-justice-les-meurtres-non-elucides-de-saone-et-loire.html

jeudi 28 mai 2015

Le tueur d'Aurora avait planifié son geste plus de 10 ans auparavant

James Holmes, actuellement jugé pour la fusillade qui a fait 12 morts lors d'une séance du dernier Batman en 2012 dans un cinéma du Colorado, explique dans un carnet tenu avant le massacre que son "obsession de tuer depuis l'enfance est devenue de plus en plus réelle avec l'âge". Des notes, dans lesquelles il détaille notamment sa préparation, qui pourraient être l'un des éléments clés du procès.
Il savait qu'il allait passer à l'acte. Seul le moment lui était encore inconnu. Dans un carnet de 29 pages, dont des extraits ont été rendus publics lors de son procès mercredi, James Holmes livre en détail la préparation de la tuerie qui allait faire 12 morts et 70 blessés dans un cinéma d'Aurora, dans le Colorado, en 2012. "Mon obsession de tuer depuis que je suis enfant est devenue de plus en plus réelle avec l'âge", écrit-il, d'après le rapport d'audience de CNN. Une obsession qui le hantait depuis plus de 10 ans.
Tuer oui, mais comment ? S'il pense d'abord à s'attaquer à un aéroport, il change rapidement d'avis. De peur d'être assimilé à un terroriste. "Le terrorisme n'est pas le message. Le message, c'est qu'il n'y a pas de message", explique-t-il. Pas de bombe non plus, "trop suspect", ni d'armes biologiques, "qui demandent une connaissance approfondie". Il considère également la possibilité de devenir un tueur en série mais c'est "trop personnel" et ne fait "pas assez de morts". Trois options devant lesquelles il note une croix, d'après des photos du journal publiées par le DailyMail. "Un maximum de décès, facile à faire avec des armes à feu, pas de peur des conséquences", c'est vers la tuerie de masse qu'il se tourne finalement. Malgré "99% de chances de se faire attraper".
La salle de cinéma, un lieu "isolé", "à proximité" et "grande"

Son choix s'arrête alors sur une salle de cinéma, "isolée", "à proximité" et "grande". "Quel meilleur endroit qu'un bâtiment dédié aux divertissements sans aucun soupçon ?", s'interroge-t-il au-dessus d'un plan du complexe cinéma  qu'il a attaqué le soir de la première séance du dernier
Batman, The Dark Knight Rises. Il note trois options pour l'attaque : commencer à minuit, à 22h ou près des sorties. Pour chacune de ses hypothèses, il confronte les pour et les contre. Alors qu'il a envisagé de s'en prendre aux salles 12 et 10, il ouvrira le feu dans la 9.
Il souligne même que les policiers du commissariat installé tout près ne mettraient que trois minutes à arriver. "La raison pour laquelle la vie existe est aussi arbitraire que celle pour laquelle la vie ne devrait pas exister", écrit-il encore dans ce journal qu'il a envoyé à son psychiatre à l'Université du Colorado quelques heures seulement avant de perpétrer l'une des fusillades de masse les plus meurtrières de l'histoire des Etats-Unis. Ces notes sont pour l'accusation un moyen de montrer que le jeune homme de 27 ans a bien prémédité son acte.
La défense s'est elle appuyée sur les questionnements existentiels qui figurent dans ses notes - dont la sempiternelle question qui semble sans réponse "pourquoi?", écrite sur 8 pages - pour prouver que son client n'était pas sain d'esprit au moment des faits. Il a d'ailleurs plaidé non coupable pour folie.

mardi 26 mai 2015

Double meurtre dans la Nièvre : l'enquête élargie au Cher

Une semaine après le double meurtre commis à Magny-Cours, dans la Nièvre, les recherches menées par les gendarmes s'élargissent aux départements voisins du Cher et de l'Allier. Deux personnes ont été abattues par arme à feu le 18 mai dans une exploitation agricole à la suite d'un différend.
L'auteur du double homicide n’a toujours pas été retrouvé lundi, malgré les recherches menées par les gendarmes, dans le cadre de l’enquête judiciaire.

Enquête prolongée d'une semaine

En conséquence, les recherches sont étendues aux départements voisins du Cher et de l'Allier, et l'enquête de flagrance - c'est-à-dire faisant suite à un délit ou crime flagrant - est prolongée d'une semaine, selon nos confrères du Journal du Centre. La prolongation de cette période est prévue et encadrée par le code de procédure pénale.

Le suspect du double meurtre, un homme de 43 ans, était un ancien associé de cette exploitation, qui fait l'objet d'une liquidation judiciaire.


http://france3-regions.francetvinfo.fr/centre/2015/05/25/double-meurtre-dans-la-nievre-l-enquete-elargie-au-cher-731781.html

lundi 25 mai 2015

Villeneuve-Saint-Georges : une femme et ses deux enfants retrouvés morts

Scène d’horreur à Villeneuve-Saint-Georges, dans le Val-de-Marne. Vers 10 h 30 ce lundi matin, les forces de l’ordre sont appelées avenue Anatole-France après qu’une femme a chuté de 4 étages, depuis la fenêtre de son appartement. Rapidement sur place, la police et les secours la trouvent décédée, présentant une importante blessure à la gorge.
Une première victime, qui hélas ne serait pas la seule. En pénétrant à l’intérieur de son appartement, les policiers découvrent deux autres corps : ceux de ses enfants, âgés d’environ 6 mois et 5 ans.
http://www.leparisien.fr/villeneuve-saint-georges-94190/villeneuve-saint-georges-une-femme-et-ses-deux-enfants-retrouves-morts-25-05-2015-4801005.php

dimanche 8 mars 2015

La Rochelle. Suspecté de deux assassinats

Un homme de 39 ans est depuis vendredi en garde à vue à La Rochelle pour assassinats, une semaine après la découverte des corps de deux quinquagénaires à la suite d'un incendie, dans un possible double homicide dans un même milieu familial. Il y a une semaine, les pompiers étaient intervenus vers minuit pour un incendie dans un appartement au premier étage d'une résidence près de Royan. Sur place, ils avaient découvert les corps sans vie d'un homme et d'une femme âgés d'une cinquantaine d'années, le couple occupant de l'appartement. Les autopsies réalisées dans la semaine à Poitiers ont permis de relever sur les corps de nombreuses plaies et fractures, «consécutives à des violences criminelles». De nombreuses traces d'ADN ont orienté les enquêteurs, qui ont procédé vendredi à l'arrestation d'un suspect, un homme de 39 ans «issu du milieu familial» des victimes
http://www.ladepeche.fr/article/2015/03/08/2062597-la-rochelle-suspecte-de-deux-assassinats.html

jeudi 16 octobre 2014

Disparues de Perpignan : l'heure de vérité

La garde à vue d'un homme de 54 ans, interpellé mardi à Perpignan, a été prolongée hier de 24 heures, suscitant l'espoir des familles de deux jeunes filles assassinées il y a 15 ans et d'une troisième jamais retrouvée, d'apprendre la vérité sur ces tragédies.
Depuis mardi, date de son interpellation par les policiers du SRPJ de Montpellier, l'homme de 54 ans suspecté d'être impliqué dans l'affaire des trois disparues de Perpignan est soumis à une véritable guerre d'usure organisée par les enquêteurs. Après la prolongation de sa garde à vue, l'interrogatoire se poursuivait hier, dans la nuit, en premier lieu sur l'assassinat d'une étudiante en sociologie de 19 ans, Mokhtaria Chaïb, retrouvée atrocement mutilée le 21 décembre 1997, au lendemain de sa disparition près de la gare de Perpignan.
Pendant la première journée, les enquêteurs, deux commissaires et un officier de police judiciaire, ont multiplié les auditions sur sa personnalité, son parcours, les différentes séquences de sa vie et sa localisation pour bien comprendre quelle articulation on peut éventuellement établir entre lui et les meurtres de Mokhtaria Chaïb mais aussi de Marie Hélène Gonzalez en 1998.
Si cet homme de 54 ans a été placé en garde-à-vue mardi, c'est tout simplement que son ADN, présent au fichier national automatisé des empreintes génétiques (FNAEG), a été rapproché d'un ADN masculin partiel prélevé sur le corps de Mokhtaria, retrouvé en bordure d'un terrain vague, sa poitrine et son appareil génital prélevés de façon quasi chirurgicale. L'ADN de la scène de crime étant dégradé, le rapprochement avec celui du suspect ne peut cependant constituer une identification formelle. Deux autres ADN, non encore attribués, ont également été révélés lors de ces nouvelles analyses.

La garde-à-vue prend fin aujourd'hui

Hier, en fin d'après-midi les charges qui pèsent contre le prévenu n'avaient toujours pas été directement évoquées lors des différentes auditions. «La question lui a été posée sur sa participation au viol ou au meurtre de cette jeune fille qu'il dit ne pas connaître. Il a nié tout en bloc et à plusieurs reprises. Il est coopératif avec les policiers. Il répond aux questions qui lui sont posées. Mais il dit et répète qu'il n'a rien à voir avec cette affaire. Nous attendons que nous soient présentées ces fameuses charges» indiquait hier son avocat, Me Xavier Capelet avant de s'engouffrer dans la dernière nuit de garde-à-vue, la plus longue. Pour tenter de s'approcher de la vérité.
On devrait en effet savoir aujourd'hui vers midi si le parquet, au vu des éléments de l'enquête, le défère ou non devant les deux magistrates en charge de l'affaire pour le mettre en examen.

http://www.ladepeche.fr/article/2014/10/16/1973322-disparues-de-perpignan-l-heure-de-verite.html

mercredi 15 octobre 2014

Le mystère des «disparues» de la gare de Perpignan enfin résolu ?

Mis en cause par son ADN, un homme d'une cinquantaine d'années a été placé en garde à vue, hier à Perpignan dans l'affaire des «disparues de la gare». 19 ans après la première affaire, c'est peut-être la fin d'une des plus grandes énigmes criminelles françaises.
Le mystère va-t-il se lever enfin sur l'affaire des disparues de Perpignan ? L'ADN pourrait une fois encore jouer un rôle crucial comme elle l'a fait, il y a à peine un mois dans l'arrestation du tueur de l'A6 dans les Landes, 18 ans après les faits.
Hier vers midi, 19 ans après la disparition de Tatiana Andújar, le 24 septembre 1995, un homme de 54 ans a été interpellé et placé en garde à vue. Un homme déjà condamné pour agression sexuelle, et fiché à la suite de cette décision judiciaire. Selon nos informations, cet homme serait originaire du Nord de la France mais habiterait Perpignan depuis plusieurs années, où il exercerait la profession de manutentionnaire. Il a des enfants et serait séparé de sa femme.
Un des prélèvements d'ADN effectué sur la scène de crime de Mokhtaria Chaïb, la deuxième jeune femme disparue le 21 décembre 1997, est entré en résonance avec le profil de ce Perpignanais. Immédiatement placé en garde à vue, il a été interrogé par la PJ de Montpellier sur son éventuelle implication dans le meurtre sauvage cette jeune fille de 19 ans.
«Je suis très optimiste, a déclaré hier à la presse l'avocat des victimes, Me Etienne Nicolleau. Il n'y avait pas eu de garde à vue depuis des années dans cette affaire. Vous vous doutez bien que si les policiers interrogent cet hommes, c'est qu'ils ont des charges importantes contre lui».

http://www.ladepeche.fr/article/2014/10/15/1972589-mystere-disparues-gare-perpignan-enfin-resolu.html

vendredi 26 septembre 2014

Double meurtre à Brétigny : un homme de 23 ans recherché

IL EST LE SUSPECT numéro 1. Un homme de 23 ans est recherché par la police à la suite du double perpétré mardi à Brétigny-sur-Orge. Ce soir-là, vers 21 heures, les corps de Christelle, 40 ans, et de son fils de 7 ans avaient été découverts dans leur , rue du Docteur-Babin. L’autopsie réalisée mercredi avait confirmé le fait qu’ils avaient été égorgés, victimes de plusieurs coups de couteaux.
Le frère du compagnon actuel de la mère de famille, venant rendre visite au couple, avait alerté les autorités après la macabre découverte.

C’est le jeune concubin de Christelle — introuvable depuis les faits — qui est désormais dans le collimateur de la . « Le compagnon de la victime est recherché, témoigne le procureur d’Evry, Eric Lallement. Cela fait partie de nos pistes de travail. » « C’est le seul membre de la famille à ne pas avoir pu être entendu, embraye une source proche de l’enquête. Il concentre, de fait, toute l’attention. »
Décrit par ses voisins comme « très calme et s’occupant bien du petit », Azzedine, 23 ans, devait se marier avec Christelle, 40 ans. Un projet qui était loin de faire consensus dans le cercle familial de la mère de famille qui avait eu trois enfants de trois pères différents. Azzedine — qui avait emménagé avec Christelle vers mars avril dans ce logement de 80 m2 de Brétigny — n’était le père d’aucun d’entre eux. L’aîné de Christelle, majeur, était particulièrement hostile à cette union qui, prévue initialement en septembre, était devenue « caduque » selon une source proche du dossier. La raison de ce contretemps pourrait être administrative : Azzedine était en fait en situation irrégulière. Element troublant, la veille du drame, la police serait intervenue chez Christelle et Azzedine à cause d’un violent différend conjugal.
A Brétigny, les proches des victimes projettent d’organiser une marche blanche en hommage à Christelle et à son petit garçon.

http://www.leparisien.fr/bretigny-sur-orge-91220/double-meurtre-a-bretigny-un-homme-de-23-ans-recherche-25-09-2014-4164315.php

dimanche 7 septembre 2014

Royaume-Uni : Jack l'Eventreur aurait été identifié !

L'un des plus grands mystères de l'Histoire de la criminologie serait-il enfin résolu ? Alors que des générations d'experts se sont heurtées à un mur depuis plus d'un siècle, le «Daily Mail» affirme ce samedi que l'identité de Jack l'Eventreur est désormais connue.
  Le célèbre tueur en série, qui a sévi dans le quartier londonien de Whitechapel à l'automne 1888, serait un immigrant polonais, Kosminski.

Le quotidien s'appuie sur la découverte d'un homme d'affaires britannique de 48 ans, Russell Edwards, rendue possible grâce à une analyse de deux ADN retrouvés sur le châle de l'une des cinq victimes avérées de Jack l'Eventreur. Pour parvenir à ses fins, l'enquêteur amateur s'est adjoint les services d'un expert en analyse génétique, Jari Louhelainen, qui collabore avec Interpol.

D'étranges marguerites

Russell Edwards raconte qu'il a vu la première fois le châle maculé de sang en mars 2007, lors d'une vente aux enchères. L'objet était réputé avoir été trouvé à côté de l'une des victimes de Jack l'Eventreur, Catherine Eddowes, mais Edwards a voulu en avoir la confirmation. Il a donc pris contact avec le propriétaire du châle, qui lui a assuré être un descendant de l'un des officiers de police présents sur la scène du
.

A l'époque, le sergent Amos Simpson s'était emparé de la pièce de tissus brune et bleue pour la donner à sa couturière de femme. Le châle a ensuite été transmis de génération en génération sans jamais être lavé.

Alors que dans les années 2000 la plupart des spécialistes de l'affaire doutent de la provenance du châle, Russell Edwards est intrigué par un motif récurrent imprimé sur l'objet : les marguerites de la fête de Saint-Michel. Après des recherches, il remarque que cette fête chrétienne se déroule le 8 novembre chez les orthodoxes, le 29 septembre chez les autres chrétiens. Soit respectivement les jours des
de Mary Jane Kelly d'une part, et d'Elizabeth Stride et Catherine Eddowes d'autre part.

Constatant que Catherine Eddowes était trop pauvre pour pouvoir s'offrir un tel châle, Russell Edwards déduit -sans certitude néanmoins- que Jack l'Eventreur aurait pu laisser délibérément l'accessoire près d'une de ses victimes le 29 septembre pour livrer un indice sur la date de son futur crime, le 8 novembre donc.

Un «schizophrène paranoïaque»

Russell Edwards s'intéresse alors à la personnalité de l'un des six principaux suspects, Aaron Kosminski. Ce juif polonais a fui les pogroms russes dans les années 1880 pour s'installer à Londres avec sa famille. Dans les registres de l'hospice qui l'accueille en 1890, il est décrit comme un coiffeur résidant à Whitechapel.

«Ce qui est certain, c'est qu'il était gravement malade mentalement, probablement un schizophrène paranoïaque souffrant d'hallucinations auditives et décrit comme un misogyne adepte de "l'auto-abus", un euphémisme pour qualifier la masturbation», écrit l'homme d'affaires.

Un responsable du Musée du crime de Scotland Yard, Alan McCormack, a affirmé à Edwards que la police n'avait pas suffisamment de preuves pour confondre Kosminski. Elle l'a gardé sous surveillance pendant 24 heures avant de le confier à un asile psychiatrique pour le reste de sa vie.

Les descendants coopèrent

A l'aide d'une caméra infrarouge, le complice d'Edwards, Jari Louhelainen, découvre des traces de sperme sur le châle, ainsi que des cellules de rein, appartenant vraisemblablement à Catherine Eddowes. Une descendante de la victime, Karen Miller, accepte de fournir un échantillon de son ADN : il concorde avec l'une des six empreintes trouvées sur l'étoffe.

Une descendante de la soeur de Kosminski est également d'accord pour fournir son ADN à l'enquêteur amateur. Le résultat permet alors de démasquer l'éventreur.

«Sans doute un grand nombre de livres et de films vont désormais sortir spéculant sur sa personnalité et sa motivation. Je n'ai pas envie de le faire. Je voulais apporter de vraies réponses à l'aide de preuves scientifiques», conclut Russell Edwards. Puis, euphorique : «Je suis submergé par le fait qu'après 126 ans, j'aie résolu le mystère.»

mercredi 27 août 2014

Double homicide à Argenteuil : coup mortel à la gorge pour l'un, l'autre décapité

D eux hommes de 25 ans ont été tués à l'arme blanche dans la nuit de mardi à mercredi à Argenteuil (Val-d'Oise), dont l'un décapité.
"L'une des victimes a été retrouvée dans la cuisine d'un appartement, décapitée. La seconde se trouvait sur le trottoir devant l'immeuble, elle portait un coup à la gorge", a affirmé le procureur de la République de Pontoise Yves Jannier, confirmant une information du Parisien.fr. Selon le quotidien parisien, ce crime "particulièrement violent" s'est produit dans la nuit de mardi à mercredi vers 3 heures du matin.
Selon M. Jannier, qui s'est rendu sur place dans la nuit, l'homme a été retrouvé "sur la voie publique, à l'aplomb de la fenêtre de l'appartement", situé dans le centre-ville, mais "il portait une plaie à l'arme blanche et des plaies de défense aux mains", laissant penser qu'il ne s'est pas jeté de la fenêtre.

Un suspect interpellé

D'après les premiers éléments, trois personnes se trouvaient sur les lieux au moment des faits et l'homme qui a alerté la police, présenté comme un colocataire des victimes, a été interpellé. "Pour le moment, il est juste suspecté d'être plus impliqué que ce qu'il veut bien dire", a ajouté le procureur. "Il évoque une dispute entre les deux victimes mais est resté très flou", a-t-il dit, ajoutant qu'aucun des trois protagonistes n'était "a priori" connu des services de police.
Selon une source proche du dossier, les trois colocataires, âgés de 25 à 30 ans, sont issus de la communauté antillaise anglophone. L'homme placé en garde à vue a été "très peu disert", ce qui pourrait s'expliquer par son état de choc ou le fait qu'il ne parle pas bien français, a précisé cette source. L'arme du crime n'a pas été retrouvée. L'enquête a été confiée à la police judiciaire de Versailles.

http://www.midilibre.fr//2014/08/27/double-homicide-a-argenteuil-coup-mortel-a-la-gorge-pour-l-un-l-autre-decapite,1042469.php

lundi 25 août 2014

Montpellier : le scénario de la fusillade doublement mortelle

D eux hommes ont été tués, lors d'une fusillade entre 20 h 30 et 21 h samedi soir dans le quartier de Lemasson à Montpellier (Hérault). Le scénario de la soirée se précise.
Le procureur-adjoint du TGI de Montpellier vient, ce lundi 25 août, de détailler les circonstances de la fusillade qui a fait deux morts samedi soir dans le quartier Lemasson.
Selon les premiers éléments de l'enquête, deux individus sont arrivés vers 20 h 30 devant un hall d'immeuble où se trouvaient trois autres personnes. Le ton est monté et l'un des deux arrivants a sorti une arme et tiré à plusieurs reprises en direction de Sébastien Thomis, 23 ans. Ce dernier a esquivé les projectiles, a priori du "357 Magnum" avant de s'enfuir et de réfugier dans un hall d'immeuble.

Le troisième homme toujours recherché

Son rival,  Nordine Bakreti, 39 ans, l'a rattrapé. Que s'est-il alors passé ? Thomis aurait réussi à le désarmer, à s'emparer de l'arme de poing, à l'assommer avec la crosse et lui a tiré dessus, le blessant mortellement avec le "357".
Puis, le complice de Bakreti est arrivé et aurait tiré sur Sébastien Thomis, le tuant avec du calibre "7-65". Ce tireur, non identifié selon la PJ chargée de l'enquête, est en fuite et activement recherché par une vingtaine d'enquêteurs. Les deux victimes étaient déjà connues de la justice, notamment Thomis pour des affaires de stupéfiants.

Le mobile indéterminé

"Le mobile reste à déterminer mais il est vrai que cet endroit, vraisemblablement, servait de point de départ à des ventes de stupéfiants. L'attaque est-elle liée à un trafic ? Sans doute" a indiqué le procureur-adjoint.
Pour autant, le magistrat réfute le terme de règlement de compte à la Marseillaise : "ça ressemble plus  à une altercation qui se transforme en une dispute dramatique, il ne faut pas faire d'amalgame avec ce qui se passe à Marseille même si on est en présence d'un double homicide".

http://www.midilibre.fr//2014/08/25/montpellier-le-scenario-de-la-fusillade-doublement-mortelle,1041655.php

mercredi 20 août 2014

Règlements de compte à Toulouse : au moins sept interpellations

Après deux assassinats en moins de 48 heures dans la région de Toulouse la semaine dernière, les forces de l’ordre sont passées à l’action. Selon les informations d’Europe 1, la SRPJ de Toulouse, appuyée par la BRI de Bayonne et le GIPN de Bordeaux, ont procédé à au moins sept interpellations mercredi matin dans le quartier sensible des Izards, au nord-est de la Ville rose. Pour l’heure, les policiers n’ont saisi ni drogue, ni armes ni argent, mais des perquisitions étaient toujours en cours en fin de matinée.
La semaine dernière, en moins de 48 heures, deux hommes connus de la police et de la justice avaient été assassinés à l'arme de guerre dans la région de Toulouse. Tous deux avaient vécu jusqu'à il y a peu dans ce quartier des Izards. Vendredi, un homme de 24 ans avait ainsi été abattu dans un salon de thé et chicha d'une cité du quartier sensible du Mirail. La veille, un Toulousain de 29 ans avait été criblé de balles de kalachnikov devant son domicile de Beauzelle, dans la banlieue nord-ouest de Toulouse.
Le quartier des Izards, où les petites cité HLM côtoient des maisons résidentielles, est souvent décrit comme une des plaques tournantes du trafic de drogue de la ville et fait partie de la Zone de sécurité prioritaire nord-est créée fin 2012 à Toulouse.
 

mardi 19 août 2014

Criminalité : Toulouse n'est pas Marseille

Si les deux exécutions de la semaine dernière rappellent les méthodes expéditives marseillaises, Toulouse n'a rien de comparable aux traditions «crimino-mafieuses» de la cité phocéenne.
Toulouse, Marseille même combat ? Si la comparaison est osée sur le terrain de la criminalité, elle peut paraître légitime au regard des derniers événements survenus dans la Ville rose. À tel point que le procureur de la République, Michel Valet, est sorti de sa réserve habituelle en déclarant ce week-end que Toulouse «n'avait rien à envier à Marseille.» Deux assassinats en 24 heures, sur fond de trafic de drogue, à Beauzelle et au Mirail (zone classée ZSP à Toulouse), les 14 et 15 août. Les victimes, deux hommes de 29 et 24 ans, exécutées toutes les deux au fusil d'assaut, étaient défavorablement connues des services de police. À ces deux exécutions sanglantes s'ajoutent deux autres assassinats survenus en décembre 2013 et janvier 2014, aux Izards, épicentre du trafic de drogue et route de Launaguet. Au total, quatre assassinats et deux tentatives d'assassinats en un peu plus de huit mois. Cette macabre comptabilité reste très en dessous de la vingtaine de tués par arme à feu en moyenne, chaque année, à Marseille (une quinzaine depuis le début de l'année). La cité phocéenne a une tradition est une longue histoire du crime qui remonte très loin, bien avant les truands aguerris de la French Connection (lire page suivante). Avec 45 morts en 2006, ses cités enclavées et une proximité géographique avec la vallée du rif au Maroc où prospère la production de la drogue, Marseille occupe une place à part dans la France criminelle. Les parrains traditionnels du milieu marseillais des années soixante-dix et quatre-vingt ont cédé la place aux petits caïds de cité qui ont voulu prendre le relais. Le trafic s'est morcelé avec à sa tête des clans, des réseaux toujours plus nombreux tenus par des familles entières sur fond de rivalités liées à des conquêtes de nouveaux territoires. À Toulouse, le contexte est différent. Pas de «parrains» historiques mais une délinquance inquiétante. «Il y a un manque de moyens criant dans cette ville qui est la seule de France à absorber plus de 15 000 nouveaux habitants chaque année avec des effectifs de police invariables depuis 2002», dénonce pour le syndicat des cadres de la sécurité intérieure, le commandant Christophe Rouget. «Il faut du personnel dans le domaine judiciaire pour lutter efficacement contre cette criminalité», dit-il. Dans un contexte d'escalade de la violence et face au silence assourdissant des responsables politiques, ce constat est un véritable cri d'alarme.

http://www.ladepeche.fr/article/2014/08/19/1935954-un-plan-marshall-pour-la-police.html