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vendredi 15 avril 2016

Coups de feu à Lunéville : cinq personnes en garde à vue

On en sait un peu plus sur les faits qui se sont déroulés mardi soir à l’entrée de Lunéville, et auraient pu avoir des conséquences particulièrement graves puisque des coups de feu ont été tirés en pleine rue.
Armé d’un fusil de chasse, un homme habitant à proximité de la rue de Viller s’arrête devant un immeuble et tire en l’air pour intimider les deux personnes occupées à réparer une voiture dans leur garage.
Quelques minutes plus tard, le même homme au volant de son fourgon se retrouve rue Sainte-Anne, où il tire un coup de feu dans la portière d’un véhicule stoppé face à lui. Un des deux passagers en sort en se tenant la jambe, blessé semble-t-il. Il repart aussitôt à bord d’une autre voiture vers un village proche de Lunéville. Dans la nuit, vers 1 h, les sapeurs-pompiers sont appelés pour éteindre un incendie s’étant déclaré dans un baraquement. Baraquement appartenant à l’homme ayant semble-t-il tiré les coups de feu. Lequel vient porter plainte au commissariat de police mercredi matin.
L’affaire n’est pas simple s’agissant d’un différend entre membres de la communauté des gens du voyage. Sans souhaiter s’exprimer sur le fond de l’affaire, Nicolas Jolibois, directeur départemental de la sécurité publique, insiste sur le fait que des renforts venus de Nancy ont aussitôt été acheminés à Lunéville pour sécuriser le quartier, où les coups de feu ont été tirés.

Démêler le vrai du faux

La gendarmerie est également intervenue pour appréhender trois hommes vivant dans leurs caravanes près de Lunéville, parmi lesquels les deux visés dans leur voiture rue Sainte-Anne. L’homme qui aurait porté les coups de feu a également été placé en garde à vue, ainsi qu’une des deux personnes de la rue de Viller, qui s’était spontanément présentée dans la soirée au commissariat pour dénoncer l’auteur du coup de feu d’intimidation.
Ils ont pour l’heure tous été entendus comme témoins, l’enquête devant démêler le vrai du faux dans les assertions des uns et des autres. Un gros travail d’investigation fourni tant par la BSU de Lunéville que la gendarmerie. Qui a mis le feu au baraquement ? L’enquête devra le déterminer en confrontant les emplois du temps des différents protagonistes.
On s’achemine néanmoins vers une ouverture d’information, l’auteur présumé des coups de feu, chez lequel de nombreux éléments ont été retrouvés, devant être déféré rapidement au parquet de Nancy, qui pourrait lui signifier sa mise en examen pour tentative d’homicide volontaire.
http://www.estrepublicain.fr/edition-de-luneville/2016/04/15/coups-de-feu-a-luneville-cinq-personnes-en-garde-a-vue

samedi 31 octobre 2015

Un étudiant extorqué en pleine rue après un accident de voiture

Scène invraisemblable hier matin, avenue Jules-Julien, à Toulouse où deux hommes ont fait passer un véritable calvaire à un étudiant de 24 ans l'obligeant à effectuer des retraits bancaires. Le duo violent a été arrêté par la police.
Un étudiant de 24 ans a été l'otage de deux hommes qui l'ont contraint à retirer des espèces dans des guichets automatiques. Finalement interpellés par les policiers, hier, en fin de matinée, les deux individus âgés de 23 et 29 ans, connus de la justice ont été placés en garde à vue pour «extorsion et violence avec arme». Des faits «d'une extrême gravité», selon le parquet de Toulouse.
Il était un peu plus de 8h30, hier, avenue Jules-Julien, lorsqu'une collision, fortuite ou volontaire, intervient entre deux véhicules. Deux hommes s'extraient de leur voiture et s'en prennent violemment au conducteur de l'autre voiture, un étudiant sommé d'exécuter les ordres de ses ravisseurs. Il aurait d'abord été frappé avec une plaque d'immatriculation tombée lors de l'accident. L'un des deux hommes aurait dissimulé une arme sous son vêtement pour menacer la victime littéralement terrorisée. Le jeune homme est amené de force devant un premier guichet automatique, puis devant un second où plusieurs centaines d'euros sont retirées avec sa carte bancaire sous la contrainte. Le calvaire se poursuit chez un buraliste où les malfaiteurs l'obligent à payer une cartouche de cigarettes avec sa carte. Mais l'opération aurait échoué. Cinq mètres plus loin, l'équipée se dirige dans une boulangerie. Les employés remarquent alors l'étrange attitude du duo qui veut s'emparer de viennoiseries. «Ils voulaient se servir des gâteaux et le boulanger est intervenu pour leur dire poliment d'arrêter. L'un d'entre eux avait une plaque d'immatriculation dans les mains. Ils paraissaient très fatigués», témoigne Marie, une cliente. Rose, la vendeuse, poursuit : «Quand ils sont arrivés dans la boulangerie, la victime n'était pas à l'aise. Les deux autres ont passé commande. J'ai alerté mon patron qui est arrivé pour les mettre dehors car ils proféraient des insultes.» Chassé, le duo part en courant, laissant la victime en état de choc. Les deux hommes sont retrouvés par les policiers rue Albert-Bedouce, quartier Rangueil. Aucune arme à feu n'est retrouvée. L'un des malfaiteurs, en état d'ivresse est placé en cellule de dégrisement. Hier, ce duo était toujours entendu au commissariat par les enquêteurs de la brigade criminelle et des atteintes aux personnes de la sûreté départementale.

http://www.ladepeche.fr/article/2015/10/31/2208050-etudiant-extorque-pleine-rue-apres-accident-voiture.html

mardi 13 octobre 2015

Air France: gardes à vue prolongées pour 5 salariés

Les gardes à vue des cinq salariés d'Air France interpellés hier dans le cadre de l'enquête sur les violences de la semaine passée ont été prolongées ce matin pour «permettre la poursuite des investigations», a-t-on appris auprès du parquet de Bobigny. «Les gardes à vue ont été prolongées. Les auditions vont se poursuivre toute la journée», a déclaré cette source.

Le parquet sera en mesure de «prendre une décision sur les poursuites envisagées en fin de journée», a-t-il précisé. Cinq salariés suspectés d'avoir exercé des violences sur des vigiles et deux DRH lors du Comité central d'entreprise (CCE) du 5 octobre ont été
placés en garde à vue lundi dans les locaux de la Police aux frontières de Roissy, chargée de l'enquête. La garde à vue d'une sixième personne interpellée a été levée lundi, le mis en cause n'ayant «pas été reconnu par une des victimes», a précisé le parquet.

Le placement en garde à vue de salariés de l'entreprise, pour certains interpellés au petit matin à leur domicile, a soulevé hier la colère des salariés et des syndicats Air France et une vague d'indignation d'une partie de la gauche. «La méthode employée est parfaitement disproportionnée. On a affaire à une interpellation assimilable aux affaires de grand banditisme, au terrorisme, alors qu'en principe, les policiers peuvent adresser une convocation écrite ou les convoquer par un appel téléphonique», a déploré ce matin sur I-télé Lilia Mhissen, avocate de la CGT Air France

http://www.lefigaro.fr/flash-eco/2015/10/13/97002-20151013FILWWW00067-air-france-gardes-a-vue-des-5-salaries-prolongees.php

lundi 12 octobre 2015

Violences à Air France : six salariés de la compagnie en garde à vue

Six salariés d'Air France ont été interpellés ce lundi matin dans le cadre des violences survenues contre des dirigeants de l'entreprise il y a une semaine. En marge de ces interpellations, les négociations continuent entre le patronat et les différents syndicats.

Selon nos informations, cinq salariés d'Air France ont été interpellés ce lundi matin dans le cadre des violences survenues contre des dirigeants de l'entreprise il y a une semaine. Reveillés à l'aube par la Police aux frontières (PAF) de Roissy, les salariés ont été placés en garde à vue pour une durée maximum de 48 heures. Plusieurs centaines de salariés avaient fait irruption lundi 5 octobre en CCE et deux dirigeants avaient été physiquement molestés, leurs chemises arrachées, des images qui ont fait le tour du monde.
 
• Qui sont les salariés interpellés ? Quatre d'entre eux ont été arrêtés "sans incident" vers 06H00 à leur domicile, dans le Val-d'Oise, en Seine-et-Marne, dans les Yvelines et dans l'Aisne, a-t-on appris auprès du parquet de Bobigny et de sources policières. Un cinquième a été interpellé un peu plus tard. De source policière, ces interpellations ont été décidées "sur la base de témoignages et de la vidéo-surveillance". Selon le parquet de Bobigny, "une sixième personne a été placée en garde à vue dans la matinée". Elle avait été "convoquée dans le cadre de l'enquête".Les cinq premiers gardés à vue travaillent dans la branche Cargo ou à Air France Industries, notamment comme magasiniers. Selon une source proche du dossier, certains ont un mandat syndical à la CGT.
 

dimanche 30 août 2015

Etudiant dans le coma : deux suspects en examen

Deux jeunes gens ont été présentés au palais de justice, hier, dans l'affaire de la bagarre place Saint-Pierre, dans la nuit de dimanche à lundi dernier et au cours de laquelle un étudiant de 21 ans est tombé dans le coma. Ces deux suspects, étudiants eux aussi et âgés de 24 et 23 ans, ont été mis en examen pour «violences volontaires entraînant une infirmité permanente, en réunion et sous ivresse manifeste», a précisé hier le parquet de Toulouse. Une qualification criminelle. Lundi vers 1 h 30, place Saint-Pierre, une bagarre éclate entre deux groupes de jeunes gens, sur fond de forte alcoolisation. Le motif ? Les uns reprochent aux autres d'uriner sur des murs... Le ton monte et des premiers coups partent entre les protagonistes des deux groupes. Dans la cohue générale, un coup de coude assené au visage par l'une des personnes qui s'est vue reprocher d'uriner par terre, déstabilise un jeune étudiant de 21 ans qui chute violemment en arrière, sur un trottoir. Un geste aux conséquences malheureusement dramatiques. Depuis cette soirée, la victime est plongée dans le coma. Jeudi et après la diffusion d'un appel à témoins, lancé par la police et paru dans les média, deux individus se sont présentés au commissariat. Ils ont été entendus et placés en garde à vue par les enquêteurs de la brigade criminelle de la sûreté départementale. Chacun a raconté sa version. L'enquête aurait permis de reconstituer l'enchaînement des faits. L'un des deux étudiants déférés et âgé de 24 ans a été placé sous contrôle judiciaire. Il serait moins impliqué que le second dans ce tragique dénouement. «Ces conséquences dramatiques n'ont pas été voulues par notre client. À aucun moment il n'a pu imaginer un dénouement aussi grave», ont précisé les avocats du jeune homme, Mes Alexandre Martin et Emmanuelle Franck. Le juge des libertés et de la détention devait statuer, hier soir, sur le sort du second, défendu par Me Pierre Dunac. Le parquet avait pris des réquisitions de mandat de dépôt à l'encontre de cet autre étudiant.

http://www.ladepeche.fr/article/2015/08/30/2167215-etudiant-dans-le-coma-deux-suspects-en-examen.html

mercredi 13 août 2014

Mariage agité aux Salvages : l'enquête est bouclée

Les différents incidents, notamment routiers, qui avaient émaillé le cortège d'un mariage aux abords de la mairie de Castres puis jusqu'à la salle de la Papeterie des Salvages à Burlats le 26 avril dernier ont fait l'objet d'une enquête au commissariat de Castres, enquête qui vient d'être bouclée et a été transmise au parquet de Castres en vue de poursuites. A l'appui de plusieurs auditions mais aussi des images fournies par la vidéosurveillance de la ville, six personnes notamment sont concernées pour des infractions au code de la route pour l'essentiel : défaut de plaques d'immatriculation, non-port de casque, entrave à la circulation. Certains faits relèvent de contraventions et d'autres sont délictuels. Les contrevenants reconnaissent en général à demi-mot leur implication mais ont surtout tenté de minimiser le trouble causé cet après-midi-là.
Rappelons en effet que le cortège du mariage avait dégénéré en véritable rodéo en fin d'après midi. Cela avait commencé à la mairie mais cela s'est amplifié au fil du trajet entre l'hôtel de ville et les Salvages. Des participants au cortège, ont eu des comportements exubérants mais parfois même dangereux pour les autres usagers de la route. Certains se sont même permis d'occuper la voie de gauche et même de bloquer la circulation à différents endroits, notamment au niveau du rond-point du Martinet puis aux Salvages.
Des jeunes, identifiés comme issus du quartier d'Aillot, roulaient n'importe où à moto ou sur des quads, sans casques ...etc.
De tels débordements avaient contraint les gendarmes à mobiliser 25 hommes pour rétablir la tranquillité publique et puis finalement dans la soirée, le calme avait fini par s'imposer.
Rappelons enfin que des courriers de commerçants castrais avaient été adressés au maire afin de protester vis-à-vis du trouble causé non seulement sur la route mais aussi aux abords de la mairie.

http://www.ladepeche.fr/article/2014/08/13/1933598-mariage-agite-aux-salvages-l-enquete-est-bouclee.html

samedi 2 août 2014

Déjà poursuivi pour vol, un Bergeracois est interpellé pour violences conjugales à Pau

Un homme originaire de Bergerac a été placé en garde à vue jeudi à Pau (64) pour avoir porté des coups sur sa compagne, alors qu'il avait déjà une autre affaire judiciaire sur le dos
Le jeune homme de 30 ans n'en est pas à son coup d'essai. Fort d'un casier judiciaire portant 14 mentions, un Bergeracois placé en semi-liberté aurait d'abord commis un vol à Bordeaux (33), le 27 juillet, puis violenté sa nouvelle compagne à Pau (64), jeudi matin.
 
La première infraction aurait dû le reconduire en prison, mais le tribunal a renvoyé sa comparution immédiate pour vol en le laissant libre.

C'est finalement un autre fait qui pourrait l'inquiéter. Sa compagne a appelé le 17, jeudi matin, en expliquant qu'il l'avait frappé et avait tenté de l'étrangler. Des marques sur son corps ont confirmé ce témoignage.

Interpellé chez la victime, le trentenaire était alcoolisé (0,90 g par litre de sang).

Placé en garde à vue, il devrait être déféré cet après-midi avant de comparaître devant le tribunal correctionnel lundi.


http://www.sudouest.fr/2014/08/01/deja-poursuivi-pour-vol-un-bergeracois-est-interpelle-pour-violences-conjugales-1630971-1980.php

lundi 30 juin 2014

Violences meurtrières : l'inquiétante explosion

Depuis les six premiers mois de l'année, 7 affaires d'homicide ou de violence ayant entraîné la mort, contre 2 l'année dernière à la même époque, traduisent l'inquiétant phénomène d'une violence aveugle. Et parfois sans limite.
«Notre société est malade de sa violence», déplorait lors de ses audiences solennelles le procureur de la République, Michel Valet. Un constat glacial d'autant plus inquiétant que cette violence poussée à l'extrême se traduit depuis le début de l'année par une explosion d'affaires d'homicide. Sept personnes (contre 2 l'année dernière à la même époque) ont été brutalement tuées à Toulouse et en proche banlieue, majoritairement par des coups de couteau. Les emblématiques affaires «Quentin» et «Christophe Cappellari», illustrent à elles seules l'ampleur d'un phénomène qui mobilise toute la chaîne judiciaire toulousaine. Véritable fléau d'une société de plus en plus individualiste, «la violence a trois alliés : les armes, l'alcool/stups et l'indifférence aux autres», explique le chef du parquet de Toulouse. Pour les deux premiers, les réponses répressives ne manquent pas : lutte contre les détentions d'armes au quotidien et opération anti-alcool tous azimuts mobilisent police et gendarmerie.

7 000 affaires de violence

À Toulouse, la justice a traité, en 2013, 7000 affaires de violence. Un chiffre en hausse d'une année sur l'autre. Mais au-delà de ces actions répressives, contre les détentions d'arme et l'alcoolisation dont l'excès désinhibe les auteurs et fragilise les victimes, comment lutter en profondeur pour stopper l'escalade meurtrière ? «Il faut que chaque citoyen se sente aussi acteur de la lutte contre cette violence», assure un militant associatif. «Ne pas hésiter à témoigner de ce que l'on voit et déposer plainte si l'on est victime», poursuit Michel Valet. Une démarche qui ne doit pas faire l'économie d'une éducation plus globale prônant le respect des autres. «Nos sociétés matérialistes recherchent la satisfaction immédiate, la consommation parfois à outrance, n'accordant finalement qu'un faible crédit à l'autre qui compte de moins en moins», constate une source judiciaire. La banalisation du port du couteau reste l'élément le plus révélateur dans ces affaires criminelles. «Cette arme devient le prolongement naturel du poing», décortique l'expert psychologue, Alain Penin. Et lorsqu'au bout de ce poing c'est une lame qui jaillit, le drame est inévitable.
Le processus du passage à l'acte est dès lors implacable : «L'alcool lève les inhibitions et les censures, s'ensuivent une potentialisation de l'agressivité et une augmentation de la réactivité.» Une constante : le passage à l'acte est très présent chez les individus se sentant en insécurité : «Je me sens menacé donc je me protège», décrypte l'expert. Avec un risque, celui d'accroître les pulsions aux conséquences irréversibles. Autre source d'inquiétude : la disproportion entre le motif des coups et ses conséquences. Le jeune Quentin Fisset est mort pour un scooter renversé. Et que dire de Miloud Nemar, tué par des inconnus dans la pizzeria le Milano, route de Launaguet, le 21 janvier, victime collatérale d'un règlement de comptes aveugle.

http://newsletter.ladepeche.fr/Go/index.cfm?WL=28534&WS=291720_2501986&WA=5481

samedi 31 mai 2014

Coups de feu sanglants à Narbonne : l'une des victimes est-elle à l'origine des tirs ?

Jeudi à 11 h 30, deux coups de feu claquent rue Karl-Marx à Narbonne. Un homme (28 ans), grièvement blessé au thorax, est transporté par hélicoptère sur un hôpital montpelliérain. Son état reste stable et il n'a pu encore être entendu. Un second blessé (29 ans), à la main, se rend lui-même au centre hospitalier de Narbonne situé à côté du drame. Il est transféré à un service spécialisé à Perpignan. Sorti le soir même, il était en garde à vue au commissariat de police de Narbonne. Garde à vue qui a d'ailleurs été prolongée. Il reconnaît les faits mais ne répond pas a priori à toutes les questions.
Le parquet a demandé l'ouverture d'une information judiciaire. Une arme à feu a été retrouvée mais l'enquête n'en est qu'à ses débuts tout simplement parce qu'une personne n'a pu encore être entendue. De sorte que plusieurs questions se posent encore. Y avait-il plusieurs armes ? Y a-t-il un ou deux mis en cause ? Le motif est-il lié à un trafic de stupéfiants ? Les enquêteurs conservent une grande discrétion sur l'enquête. Ils attendent une évolution de la situation médicale du blessé au poumon pour l'entendre et recouper les informations.

http://www.ladepeche.fr/article/2014/05/31/1891276-coups-de-feu-sanglants-ouverture-d-une-information-judiciaire.html

vendredi 28 février 2014

Violences sexuelles contre les femmes dans l'armée : la Défense va enquêter

Le constat est alarmant. Une enquête interne va être ouverte sur les violences sexuelles dont sont victimes les femmes dans l'armée française, la plus féminisée d'Europe mais au sein de laquelle les victimes d'agressions ou de harcèlement ont encore du mal à se faire entendre.

Jean-Yves Le Drian a réagi à la publication jeudi d'un livre intitulé "La guerre invisible" qui évoque une quarantaine de cas de ce type survenus ces dernières années. Dans une lettre adressée à l'Inspection générale des armées et au Contrôleur général des armées, le ministre de la Défense a ordonné une enquête qui devra notamment "présenter et commenter les suites professionnelles, disciplinaires et judiciaires données notamment aux cas évoqués, tant du côté des agresseurs présumés que des victimes".
Humiliations, allusions sexuelles permanentes, violences...
Car le constat dressé par Leila Minano et Julia Pascual, dans leur livre-enquête (Ed. Les Arènes et Causette) est sévère. Humiliations, allusions sexuelles permanentes, beuveries, bizutages, violences... les deux journalistes décrivent, témoignages à l'appui, un milieu brutal où les femmes seraient souvent rejetées et soumises aux brimades de petits chefs.
La quasi-totalité des emplois de la Défense (à l'exception des sous-marins) est désormais ouverte aux femmes, qui constituent 15% des effectifs des armées. Mais leur intégration dans un monde viril et rustique tourne parfois au cauchemar. Certaines préfèrent finalement "claquer la porte" et dire adieu à leurs rêves militaires.
"La guerre invisible" égrène les cas où les soldates, âgées le plus souvent d'une vingtaine d'années, se font agresser verbalement, parce qu'elles "cassent l'ambiance", "ralentissent tout le monde". Et en opérations, où la promiscuité et les conditions de vie sont rudes, la situation serait encore plus tendue. Problèmes également dans certaines écoles militaires, dont les traditions s'accommodent mal de la féminisation.
Agressions sous l'emprise de l'alcool
Nombre de cas d'agressions et de harcèlement surviennent sous l'emprise de l'alcool. "Dans les grands moments d'ébriété, la cohésion se fait souvent aux dépens des femmes", écrivent Leila Minano et Julia Pascual. Elles dénoncent surtout une forme d'omerta au sein des armées, les victimes étant régulièrement dissuadées de se plaindre et parfois mutées pour éviter le scandale. "Il y a des cas où le commandement fait remonter jusqu'en haut de la hiérarchie et qui sont transmis à la justice. D'autres ne remontent pas, soit parce que les victimes n'osent pas, soit parce qu'elles sont barrées par les échelons intermédiaires", tempère Pierre Bayle, le porte-parole de la Défense, selon qui "même si ces cas sont à la marge, cette marge est inacceptable".
La plupart des cas mentionnés ont eu des suites judiciaires et étaient connus de la Défense. "Il peut y en avoir d'autres que l'on ne connaît pas. Ce que dit le ministre, c'est qu'il ne doit pas y avoir de barrage, pas de couvercle" qui empêchent les affaires de remonter, souligne le porte-parole.
Conclusions rendues d'ici fin mars
Le rôle et la place des femmes dans les armées et au sein de la Défense constitue "un sujet d'intérêt majeur", réaffirme Jean-Yves Le Drian dans sa demande d'enquête. Les services concernés devront rendre leurs conclusions d'ici fin mars. Ils devront formuler des recommandations qui constitueront "un plan d'action vigoureux" pour combattre de tels agissements. La mise en place d'une organisation simple et efficace "pour améliorer la remontée d'informations complètes sur ces sujets et en assurer un suivi fiable" devra également être étudiée, en s'inspirant de ce qui se fait dans d'autres ministères.
Dans un rapport de juin 2013, le Haut comité d'évaluation de la condition militaire (HCECM) réclamait déjà la fermeté: La répression de ces comportements, écrivait-il, "doit être conduite sans hésitation ni faiblesse".
 

lundi 10 février 2014

Enquête sur une rixe gendarmes/jeunes

Une rixe à Cayenne entre des gendarmes mobiles hors service et des jeunes Guyanais d'une vingtaine d'années, dont deux ont eu la mâchoire fracturée, a donné lieu à des plaintes des deux parties et à l'ouverture d'une enquête, a appris l'AFP aujourd'hui de source judiciaire.

Cette bagarre s'est déroulée le 31 janvier devant un bar où 7 à 8 jeunes fêtaient l'anniversaire de l'un d'entre eux et où des gendarmes fêtaient en civil
leur fin de séjour en Guyane. Trois de ces jeunes se sont battus contre "9 gendarmes mobiles" selon le procureur de la République Ivan Auriel, une "quinzaine" selon plusieurs des jeunes impliqués, d'après des témoignages recueillis par le site d'information Guyaweb.

Ces trois jeunes, âgés de 21 et 22 ans, dont des jumeaux, ont été blessés et se sont vu prescrire respectivement 40, 30 et 6 jours d'ITT (incapacité totale temporaire de travail). Les jumeaux ont eu, entre autres, la mâchoire fracturée. Pour l'un d'eux, une opération a été nécessaire pour une "triple fracture" et le jeune homme était toujours hospitalisé à Cayenne. Ces trois jeunes ont porté plainte. Dans le camp adverse, trois gendarmes ont également porté plainte. Aucune ITT ne leur a été délivrée "pour le moment", a dit le procureur.

M. Auriel a ouvert une enquête pour "violences en réunion avec ITT supérieure ou inférieure à 8 jours" et précisé que les personnes impliquées, tant les jeunes que les gendarmes, encourent "des poursuites". "D'après l'enquête, il apparaît très clairement que ce sont les gamins qui ont agressé les gendarmes et nous allons en tirer les conséquences", a aussi dit le magistrat. Les gendarmes mobiles concernés avaient pu reprendre l'avion pour l'Hexagone comme initialement prévu une quinzaine d'heures après les faits sans être placés en garde à vue.

"Les gendarmes se sont présentés spontanément au commissariat le lendemain. Ils se sont largement expliqués. Donc, il n'y avait pas lieu de les garder à demeure à Cayenne alors qu'ils repartaient en avion", a fait valoir le procureur. Selon lui, ils ont reconnu avoir "porté des coups de poing" mais réfutent avoir "donné des coups de pied" au jeune homme le plus sérieusement blessé, contrairement aux dires de plusieurs de ses proches.

D'après le rapport du médecin légiste "rien ne laisse penser qu'un jeune aurait été roué de coups au sol", a ajouté M. Auriel.


http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2014/02/10/97001-20140210FILWWW00106-enquete-sur-une-rixe-gendarmesjeunes.php

lundi 20 janvier 2014

Rixe mortelle à Dijon : la garde à vue du second policier levée

La garde à vue du dernier des deux policiers qui était entendu dans l'enquête sur la mort d'un jeune de 27 ans après une bagarre au sortir d'une discothèque, samedi, à Dijon, a été levée dans la nuit de dimanche à lundi, a indiqué le parquet. La justice avait prolongé la garde à vue du policier pour confronter sa version à celle de deux suspects désignés par deux témoins et  interpellés dimanche. Ces mêmes témoins ont dédouané les policiers de toute violence sur la victime. 

"Les deux suspects sont toujours en garde à vue. L'enquête se poursuit pour le moment", a déclaré à l'AFP la procureure de la République de Dijon. Un autre gardien de la paix, entendu comme lui depuis samedi soir, a vu sa  garde à vue levée dès dimanche, considéré comme "totalement hors de cause dans cette triste affaire", avait déclaré dimanche soir la magistrate lors d'une conférence de presse.
Choc violent au crâne
L'enquête a en effet connu dimanche un tournant important avec l'interpellation et le placement en garde à vue de deux jeunes hommes de 20 et  25 ans, dont un connu des services de police, qui seraient impliqués dans la  rixe mortelle. "Dimanche, deux jeunes femmes se sont présentées spontanément au commissariat et désigné ces deux jeunes" qui faisaient partie d'un groupe avec  lequel elles se trouvaient au sortir de la boîte de nuit. Ces dernières "ont  dit qu'elles n'avaient pas vu les policiers frapper la victime", selon la procureure.
L'autopsie de la victime, jeune homme sans histoires habitant la périphérie de la ville, qui fréquentait pour la première fois cette discothèque, a confirmé qu'il avait succombé des suites d'un choc violent au niveau du crâne. L'exploitation de la vidéosurveillance à proximité de l'établissement de  nuit n'a pas permis d'apporter d'éléments sur le déroulement des faits.
Deux groupes qui se battaient
Selon la procureure, samedi matin à 5h, les deux policiers étaient intervenus une première fois pour séparer deux groupes qui se battaient devant  "Le Chat Noir". La rixe continuant, ils étaient revenus pour intervenir "de façon plus déterminée", afin d'y mettre un terme. C'est lorsque les deux  groupes se sont séparés qu'ils ont vu le jeune homme à terre. Des témoins avaient alors déclaré que l'un des deux policiers avait été désigné comme ayant porté des coups à la victime.
L'enquête a été confiée conjointement à la Direction interrégionale de la police judiciaire (DIPJ) de Dijon et à l'Inspection générale de la Police  nationale (IGPN).
 

dimanche 29 décembre 2013

Reims : deux adolescents mis en examen après le décès d'un bébé de 17 mois

La mère d'une fillette de 17 mois et son compagnon, tous deux mineurs, ont été mis en examen samedi à Reims après le décès de l'enfant. Le jeune homme a été mis en examen pour violences volontaires ayant entraîné la sans intention de la donner, sur mineur de 15 ans et par personne ayant autorité, et a été placé en détention provisoire. 


 La mère a été mise en examen pour non empêchement de ou de délit, de violence et de non assistance à personne en danger. Elle n'a pas été écrouée.

Tous les deux sont âgés de 17 ans. Ils avaient été présentés devant un juge samedi à l'issue de leur garde à vue. Après le décès de la fillette dans la nuit de jeudi à vendredi, le parquet de Charleville-Mézières avait diligenté une
à la suite du signalement des médecins, avant de se dessaisir au profit du parquet de Reims, pôle criminel. Les parents sont issus d'un milieu «socialement précarisé et marqué par les addictions», selon le parquet.


http://www.leparisien.fr/champagne-ardenne/reims-un-couple-mis-en-examen-apres-le-deces-d-un-bebe-de-17-mois-29-12-2013-3447153.php

vendredi 27 décembre 2013

Pessac (33) : sa fenêtre prise pour cible par un tireur

«C'est mardi matin en se levant qu'on s'en est aperçu, il y avait des bouts de verre éparpillés dans le salon », explique Alexandra, locataire d'un appartement au 4e étage du bâtiment Hélène-Boucher à la résidence Les Ailes françaises (Gironde Habitat), dans le quartier de l'Alouette, à Pessac. « J'ai appelé la police. On m'a répondu que c'était peut-être quelque chose qui avait volé contre la fenêtre avec la tempête. Puis on a trouvé un plomb par terre. J'ai rappelé et des policiers sont venus.»
Alexandra a déposé plainte pour « dégradations avec une arme à feu ». Le projectile a fait un trou dans la partie supérieure d'une des fenêtres, sans endommager le plafond, ce qui pourrait donner à penser que le coup a été tiré d'un bâtiment en face. « En tout cas, si un de mes trois enfants s'était trouvé dans la pièce à ce moment-là, il aurait pu être blessé », conclut Alexandra. D'ailleurs, sa fille était sur l'ordinateur du salon jusque vers 1 h 30. Donc, le tir a eu lieu après.
Cet incident qui aurait pu avoir des conséquences très graves, fait suite à des incendies suspects : un feu a été allumé dans un coin de l'entrée du même bâtiment, une dizaine de jours auparavant. Il a endommagé une partie que Gironde Habitat était en train de faire rénover.
Dans la nuit de dimanche à lundi, ce sont des poubelles qui ont brûlé dans leur local au rez-de-chaussée du bâtiment Marie La Meslée, vers 2 heures du matin. Pompiers et policiers ont fait évacuer tous les occupants. Des traces de fumées sont encore visibles sur une façade jusqu'au premier étage. Depuis, le local est fermé et les poubelles sont laissées dehors derrière des barrières.
Des experts doivent venir sur place pour essayer de déterminer l'origine de ce sinistre. Mais compte tenu des actes perpétrés du côté de l'immeuble Hélène Boucher, on ne peut évidemment pas exclure l'hypothèse criminelle. Là encore, en pleine nuit, les conséquences auraient pu être dramatiques

http://www.sudouest.fr/2013/12/27/sa-fenetre-prise-pour-cible-par-un-tireur-1413644-3034.php

mercredi 11 décembre 2013

Fusillade à Marseille: 4 personnes en garde à vue

Quatre personnes ont été placées en garde à vue aujourd'hui dans les locaux de la direction interrégionale de la police judiciaire de Marseille (Bouches-du-Rhône), selon Leparisien.fr. Elles sont soupçonnées d'avoir pris part à une fusillade en plein centre de Marseille le 1er septembre dernier.

Trois hommes avaient été blessés par balles, dont l'un gravement, à la suite d'une altercation en boîte de nuit. Un fusil d'assaut Kalachnikov et un pistolet automatique de calibre 9mm avaient été utilisés


http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2013/12/10/97001-20131210FILWWW00621-fusillade-a-marseille-quatre-personnes-en-garde-a-vue.php

jeudi 31 octobre 2013

Seine-Maritine : un médiateur des transports reçoit une flèche en plein thorax

Selon RTL, un médiateur des transports en commun de Seine-Maritime a reçu, mercredi en Seine-Maritime, une flèche en plein thorax. Le tireur est toujours recherché.

Comme le révèle RTL, un médiateur des transports en commun a été la cible d'un tireur embusqué mercredi à 20 heures sur la commune de Grand Quevilly, en Seine-Maritime. Le site explique que "la victime a reçu en plein thorax une flèche de 20 centimètres de long avec un bout en fer". Le tireur est toujours recherché.
La flèche aurait été tirée depuis une arbalète, selon RTL. La pointe a, en partie, heurté le talkie-walkie, ce qui, lui a sans doute sauvé la vie.
 

mercredi 30 octobre 2013

Rixe mortelle à Grenoble: le suspect identifié a été arrêté

L'auteur présumé du coup de couteau qui a coûté la vie à un jeune homme devant une discothèque de Grenoble le week-end dernier a été interpellé et placé en garde à vue mercredi, a-t-on appris auprès du parquet, confirmant une information du Dauphiné Libéré.

Il était entre 3h et 4h du matin quand une bagarre a éclaté devant une discothèque de Grenoble samedi dernier. Alors qu'ils se trouvaient sur le parking de la discothèque, deux groupes, qui venaient d'être refoulés de la discothèque "Le Nox" du centre-ville, se sont affrontés, pour une raison indéterminée.
La victime, un jeune homme de 24 ans, avait reçu un coup de couteau fatal entre les côtes. Les deux autres jeunes hommes qui l'accompagnaient avaient été blessés, dont l'un au visage.
Très vite, la photo d'un suspect avait été diffusée dans la presse locale, ce qui a permis l'interpellation de l'auteur présumé des coups de couteau à son domicile à Grenoble, ainsi que cinq autres personnes de son "entourage", présentes sur les lieux de la rixe ou au courant de ce qui s'était passé, a précisé la police. "Nous sommes dans une affaire de fin de soirée qui a dégénéré entre  personnes alcoolisées", a expliqué la police.
 

samedi 17 août 2013

Une guerre de territoire à l'origine des coups de couteau sur la Croisette à Cannes


On en sait un peu plus sur les circonstances de la bagarre qui a éclaté jeudi soir sur La Croisette pendant le feu d'artifice. Aux alentours de 22 heures, trois vendeurs à la sauvette d'origine sénégalaise et un Roumain qui faisait la manche à l'angle de la rue du Canada se sont disputés un bout de trottoir en ce soir de forte affluence touristique.
L'altercation a viré au drame lorsque le Roumain âgé de 42 ans a sorti une arme blanche - vraisemblablement un couteau ou un cutter - et a poignardé à trois reprises un des vendeurs à la sauvette âgé de 58 ans.
Touché à la gorge, au thorax et au genou, ce dernier a été transporté au centre hospitalier Pierre-Nouveau de Cannes. Ses jours ne sont pas en danger.
Interpellé, l'auteur des coups a immédiatement été placé en garde à vue. Les enquêteurs de la Brigade de répression d'atteintes aux personnes sont chargés de l'enquête.

http://www.nicematin.com/cannes/une-guerre-de-territoire-a-lorigine-des-coups-de-couteau-sur-la-croisette-a-cannes.1397169.html

mardi 28 mai 2013

Nouvelle fusillade à Marseille : un jeune homme blessé par balles

Une nouvelle fusillade a eu lieu dans les quartiers Nord, à Marseille, ce mardi matin. Un homme a été blessé par balles alors qu’il sortait de chez sa compagne. Ses jours ne sont pas en danger.
Les faits se sont produits avenue de Saint-Antoine, dans le 15e arrondissement de Marseille, vers 5h30 ce matin. Un jeune homme âgé d’une vingtaine d’années a été touché à quatre reprises. Légèrement blessé, il a été secouru par les marins-pompiers.
Selon les premiers éléments de l’enquête, la victime était déjà connue des services de police. Le parquet de Marseille a saisi les policiers de la brigade criminelle de la police judicaire

http://www.ladepeche.fr/article/2013/05/28/1636332-nouvelle-fusillade-a-marseille-un-jeune-homme-blesse-par-balles.html

samedi 11 mai 2013

Marseille : un banal coup de klaxon à l'origine de la mort de Mokded

Un banal coup de klaxon. Peut-être quelques paroles échangées sur le ton de la colère. Voilà qui a suffi à faire couler le sang, jeudi soir, sur un trottoir de Noailles. "Il est mort pour rien", lâche, bouleversé, un riverain de la rue Pollack, théâtre de ce nouveau drame incompréhensible, quelques heures après l'annonce du décès de Mokded Khetimi, 34 ans.
Jeudi, vers 22 h 30, Mokded et son frère tentent de se frayer un passage avec leur véhicule, rue Rodolphe-Pollak (1er). Un groupe d'individus, amassés devant un snack, déborde sur la voie de circulation. Malgré la présence du véhicule, personne ne bouge. Un coup de klaxon fuse.

Une dispute éclate et des coups sont échangés. À mains nues mais aussi à l'aide d'un couteau. Mokded est grièvement blessé au niveau du thorax. Son frère, plus légèrement blessé, recevra un coup de couteau au niveau du crâne. Transporté vers le service de chirurgie cardiaque de l'hôpital de La Conception, Mokded est décédé de ses nombreuses blessures hier matin.

"Son frère et lui venaient de dîner chez leur mère. C'était un type sans problème, insiste Patrick Mennucci, député-maire des 1er et 7e arrondissements. Il était fonctionnaire à la communauté urbaine, en poste au service propreté". Alors que son frère quittait l'hôpital, l'enquête, confiée à la brigade criminelle de la sûreté départementale, avançait à grands pas.

Les nombreux témoignages ainsi que l'exploitation des images captées par les caméras de vidéosurveillance ne tardent pas à mettre les policiers sur la piste d'un individu, fortement soupçonné d'être l'auteur des coups de couteau mortels. Une perquisition menée à son domicile aurait également été positive. Des vêtements ensanglantés auraient été découverts par les fonctionnaires, mais l'individu, hier soir, était toujours introuvable.

"Ici, le problème n'est pas la présence policière. Noailles, c'est peut-être le quartier qui concentre le plus de policiers, assure le député maire. Là, on est dans le crime gratuit pur. Cet homme a été lynché, pour rien. C'est inadmissible".
Un rassemblement, organisé par le conseil de quartier, les commerçants et la mairie de secteur aura lieu ce matin, à 11 heures, à l'angle de la rue du Musée et de la rue Pollak.

http://www.laprovence.com/article/actualites/2348967/un-banal-coup-de-klaxon-a-lorigine-de-la-mort-de-mokded.html