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mardi 26 septembre 2017
lundi 25 septembre 2017
lundi 12 octobre 2015
Violences à Air France : six salariés de la compagnie en garde à vue
Six salariés d'Air France ont été interpellés ce lundi matin dans le cadre des violences survenues contre des dirigeants de l'entreprise il y a une semaine. En marge de ces interpellations, les négociations continuent entre le patronat et les différents syndicats.
Selon nos informations, cinq salariés d'Air France ont été interpellés ce lundi matin dans le cadre des violences survenues contre des dirigeants de l'entreprise il y a une semaine. Reveillés à l'aube par la Police aux frontières (PAF) de Roissy, les salariés ont été placés en garde à vue pour une durée maximum de 48 heures. Plusieurs centaines de salariés avaient fait irruption lundi 5 octobre en CCE et deux dirigeants avaient été physiquement molestés, leurs chemises arrachées, des images qui ont fait le tour du monde.
• Qui sont les salariés interpellés ? Quatre d'entre eux ont été arrêtés "sans incident" vers 06H00 à leur domicile, dans le Val-d'Oise, en Seine-et-Marne, dans les Yvelines et dans l'Aisne, a-t-on appris auprès du parquet de Bobigny et de sources policières. Un cinquième a été interpellé un peu plus tard. De source policière, ces interpellations ont été décidées "sur la base de témoignages et de la vidéo-surveillance". Selon le parquet de Bobigny, "une sixième personne a été placée en garde à vue dans la matinée". Elle avait été "convoquée dans le cadre de l'enquête".Les cinq premiers gardés à vue travaillent dans la branche Cargo ou à Air France Industries, notamment comme magasiniers. Selon une source proche du dossier, certains ont un mandat syndical à la CGT.
vendredi 1 février 2013
Orne. Déjà marié, il épouse une autre femme
Le 18 août 2012, le maire d’Écouché a célébré l’union d’un homme et d’une femme. Les jeunes mariés commencent tranquillement leur vie de couple jusqu’au jour où la mairie d’Écouché est contactée par la mairie du Trait (Seine-Maritime), commune de naissance de l’homme, qui lui annonce que cet homme de 52 ans… est déjà marié avec une autre femme !
Explication : deux ans plus tôt, l’homme avait quitté sa femme et ses trois enfants pour refaire sa vie. Un jour, il propose à sa nouvelle dulcinée de l’épouser. Alors qu’il demande à la mairie son acte de naissance, il s’aperçoit qu’il a oublié qu’il était déjà marié !
Il efface la mention « mariage » au correcteur
Il décide alors d’effacer la mention mariage au correcteur, photocopie le document et l’envoie à la mairie d’Écouché. Ainsi, il parvient à duper la mairie et se marie sur la base de documents falsifiés.
Ce que le quinquagénaire ne savait pas, c’est qu’une procédure de divorce par défaut était en cours et qu’à quelques jours près, il aurait été divorcé et aurait pu se remarier…
Accusé d’avoir contracté un autre mariage et d’avoir falsifié un acte de naissance, le prévenu a été condamné, mercredi, par le tribunal correctionnel d’Argentan, à 4 mois d’emprisonnement avec sursis.
samedi 6 août 2011
Des parties coquines avec les pompiers d'Antibes
Un corbeau révèle, dans un courrier anonyme, l’existence de parties fines dans les locaux du centre antibois. Des pompiers confirment dans la confidence...
Une enquête administrative est effectivement en cours du côté de la caserne d’Antibes. Mais elle ne nous a pas encore permis d’identifier des responsables, confesse la direction du Service départemental d’incendie et de secours des Alpes-Maritimes (Sdis 06). Tous ceux que nous avons entendus jusque-là jurent n’avoir rien vu d’anormal. Il semblerait qu’il y ait une omertà sur ce dossier...»
Nul besoin d’en dévoiler davantage pour provoquer un séisme administratif. Car la simple ouverture de cette enquête et la confirmation de cette omertà ont déjà tout d’une bombe lâchée sur le toit de la caserne des pompiers de la deuxième ville du département. Et pour cause : elle semble devoir confirmer une incroyable révélation colportée, ces derniers jours, par un corbeau...
Depuis le début du mois de juillet, des lettres anonymes signées « L’informateur » atterrissent sur les bureaux des administrations et des médias. Et leur contenu est ô combien ravageur : l’auteur des courriers, qui se présente « comme pompier professionnel depuis plus de dix ans », dénonce l’organisation plus ou moins régulière de « partouzes » au sein de la caserne antiboise. « Partouzes » qui se dérouleraient pendant les temps de garde, quand les soldats du feu se doivent d’être prêts à intervenir.
Pour justifier sa délation, le corbeau raconte « ne plus pouvoir cautionner de tels agissements, contraires à son éthique ». Il décrit notamment dans le détail une insoutenable soirée de juin où « une quinzaine de pompiers se sont retrouvés nus avec des couples civils... »
« On a dépassé les bornes »
Surréaliste. Au point que ces révélations ont, forcément, été prises à la légère dans un premier temps. Seulement, peu à peu, le témoignage de « l’Informateur » a pris de l’épaisseur. Évaporée, la thèse du canular. Dans la confidence et sous couvert d’anonymat, plusieurs pompiers de la caserne d’Antibes ont confirmé les faits. Certains ont même évoqué l’existence de photos et de vidéos. Et des détails ont crédibilisé ce secret de polichinelle.
Ainsi, aux dires d’un secouriste, c’est un couple échangiste et deux autres civils qui auraient rejoint la caserne, lors de la fameuse soirée de juin. Plus de dix hommes sur les vingt-trois que comptait la section en poste (la caserne compte plus de 180 pompiers au total) se seraient alors retrouvés dans une pièce pour une gigantesque partie fine… « Cette nuit-là, on a clairement dépassé les bornes, commente, dans le privé, un officier. Les femmes dans les casernes ça a toujours existé mais pas à ce niveau-là. Faire venir des échangistes à la caserne est inexcusable. Ces débordements sont, à mon sens, la conséquence de nombreuses années d’impunité.
Depuis longtemps, quelques pompiers jouent avec les limites fixées comme à des gosses par leurs parents. Et, comme, personne ne les a jamais sanctionnés, ils se croient intouchables. Et vont toujours plus loin. Désormais, ils ont sali l’image de la caserne. À cause d’eux, certains s’amusent à la présenter comme le dernier endroit à la mode pour aller baiser dans les Alpes-Maritimes. Ce qui est évidemment faux… » Et cet officier n’est pas le seul à se lamenter de cette triste réputation. Depuis que le conseil général et la préfecture ont été informés de l’affaire, il se murmure que le ton est sérieusement monté.
L’ouverture de l’enquête administrative en est, d’ailleurs, la première illustration.http://www.nicematin.com/article/derniere-minute/des-parties-coquines-avec-les-pompiers-dantibes
Une enquête administrative est effectivement en cours du côté de la caserne d’Antibes. Mais elle ne nous a pas encore permis d’identifier des responsables, confesse la direction du Service départemental d’incendie et de secours des Alpes-Maritimes (Sdis 06). Tous ceux que nous avons entendus jusque-là jurent n’avoir rien vu d’anormal. Il semblerait qu’il y ait une omertà sur ce dossier...»
Nul besoin d’en dévoiler davantage pour provoquer un séisme administratif. Car la simple ouverture de cette enquête et la confirmation de cette omertà ont déjà tout d’une bombe lâchée sur le toit de la caserne des pompiers de la deuxième ville du département. Et pour cause : elle semble devoir confirmer une incroyable révélation colportée, ces derniers jours, par un corbeau...
Depuis le début du mois de juillet, des lettres anonymes signées « L’informateur » atterrissent sur les bureaux des administrations et des médias. Et leur contenu est ô combien ravageur : l’auteur des courriers, qui se présente « comme pompier professionnel depuis plus de dix ans », dénonce l’organisation plus ou moins régulière de « partouzes » au sein de la caserne antiboise. « Partouzes » qui se dérouleraient pendant les temps de garde, quand les soldats du feu se doivent d’être prêts à intervenir.
Pour justifier sa délation, le corbeau raconte « ne plus pouvoir cautionner de tels agissements, contraires à son éthique ». Il décrit notamment dans le détail une insoutenable soirée de juin où « une quinzaine de pompiers se sont retrouvés nus avec des couples civils... »
« On a dépassé les bornes »
Surréaliste. Au point que ces révélations ont, forcément, été prises à la légère dans un premier temps. Seulement, peu à peu, le témoignage de « l’Informateur » a pris de l’épaisseur. Évaporée, la thèse du canular. Dans la confidence et sous couvert d’anonymat, plusieurs pompiers de la caserne d’Antibes ont confirmé les faits. Certains ont même évoqué l’existence de photos et de vidéos. Et des détails ont crédibilisé ce secret de polichinelle.
Ainsi, aux dires d’un secouriste, c’est un couple échangiste et deux autres civils qui auraient rejoint la caserne, lors de la fameuse soirée de juin. Plus de dix hommes sur les vingt-trois que comptait la section en poste (la caserne compte plus de 180 pompiers au total) se seraient alors retrouvés dans une pièce pour une gigantesque partie fine… « Cette nuit-là, on a clairement dépassé les bornes, commente, dans le privé, un officier. Les femmes dans les casernes ça a toujours existé mais pas à ce niveau-là. Faire venir des échangistes à la caserne est inexcusable. Ces débordements sont, à mon sens, la conséquence de nombreuses années d’impunité.
Depuis longtemps, quelques pompiers jouent avec les limites fixées comme à des gosses par leurs parents. Et, comme, personne ne les a jamais sanctionnés, ils se croient intouchables. Et vont toujours plus loin. Désormais, ils ont sali l’image de la caserne. À cause d’eux, certains s’amusent à la présenter comme le dernier endroit à la mode pour aller baiser dans les Alpes-Maritimes. Ce qui est évidemment faux… » Et cet officier n’est pas le seul à se lamenter de cette triste réputation. Depuis que le conseil général et la préfecture ont été informés de l’affaire, il se murmure que le ton est sérieusement monté.
L’ouverture de l’enquête administrative en est, d’ailleurs, la première illustration.http://www.nicematin.com/article/derniere-minute/des-parties-coquines-avec-les-pompiers-dantibes
lundi 18 juillet 2011
Grande-Bretagne. À la recherche d'un mystérieux empoisonneur
Après le décès inexpliqué de trois patients d'un hôpital près de Manchester, la police britannique était à la recherche d'un mystérieux empoisonneur, hier. Les victimes pourraient avoir succombé à un médicament frelaté. De l'insuline a été découverte dans un lot d'ampoules de sérum physiologique, stockées dans une réserve de l'établissement, après l'alerte donnée en début de semaine par une infirmière, ont indiqué les forces de l'ordre et les responsables du Stepping Hill Hospital, à Stockport. L'infirmière avait en effet constaté que dans son service, un nombre de patients supérieur à la normale présentaient, sans raison apparente, un faible taux de sucre dans le sang. L'insuline est une molécule qui a pour fonction d'empêcher que ce taux - ou glycémie - ne monte trop.
De l'insuline dans le sérum physiologique
Les enquêteurs se penchent sur trois décès suspects, celui d'une femme de 44 ans le 7juillet, et ceux de deux personnes âgées, deux hommes de 71 et 84 ans morts cette semaine. Ils pensent que l'insuline a été délibérément injectée dans les ampoules de sérum physiologique qui ont été utilisées dans au moins deux services mais attendent les résultats des examens post-mortem pour se prononcer définitivement. «Nous sommes face à quelqu'un qui a délibérément contaminé du sérum physiologique dans un des lieux où les gens attendent qu'on prenne le plus soin d'eux», a souligné Terry Sweeney, un des responsables de la police locale. Les enquêteurs ont entrepris d'interroger onze patients qui ont reçu une perfusion de cette solution, mais ont survécu. L'un d'entre eux a été gravement malade mais les autres ont été apparemment moins affectés. La sécurité a par ailleurs été renforcée à l'hôpital en termes d'accès au bâtiment et aux médicaments et toutes les ampoules de sérum physiologique ont été remplacées.
http://www.letelegramme.com/ig/generales/france-monde/monde/grande-bretagne-a-la-recherche-d-un-mysterieux-empoisonneur-17-07-2011-1373174.php
De l'insuline dans le sérum physiologique
Les enquêteurs se penchent sur trois décès suspects, celui d'une femme de 44 ans le 7juillet, et ceux de deux personnes âgées, deux hommes de 71 et 84 ans morts cette semaine. Ils pensent que l'insuline a été délibérément injectée dans les ampoules de sérum physiologique qui ont été utilisées dans au moins deux services mais attendent les résultats des examens post-mortem pour se prononcer définitivement. «Nous sommes face à quelqu'un qui a délibérément contaminé du sérum physiologique dans un des lieux où les gens attendent qu'on prenne le plus soin d'eux», a souligné Terry Sweeney, un des responsables de la police locale. Les enquêteurs ont entrepris d'interroger onze patients qui ont reçu une perfusion de cette solution, mais ont survécu. L'un d'entre eux a été gravement malade mais les autres ont été apparemment moins affectés. La sécurité a par ailleurs été renforcée à l'hôpital en termes d'accès au bâtiment et aux médicaments et toutes les ampoules de sérum physiologique ont été remplacées.
http://www.letelegramme.com/ig/generales/france-monde/monde/grande-bretagne-a-la-recherche-d-un-mysterieux-empoisonneur-17-07-2011-1373174.php
dimanche 17 juillet 2011
Des discriminations à l’embauche dénoncées chez Lidl
Dans un mois, le 18 août, le directeur régional de Lidl Ile-de-France - Nord et son directeur administratif devront répondre de discrimination à l’embauche en raison de l’origine. Une infraction punie de trois ans de prison et 45000 € d’amende. Au terme de plus d’un an d’enquête menée par la PJ de Creil (Oise), ces deux dirigeants ont été placés sous contrôle judiciaire.
L’aboutissement d’une telle procédure est assez rare. Faty Diop, substitut, préside la cellule de veille anti-discrimination au parquet de Senlis. « La difficulté est de rapporter la preuve. Les justiciables se découragent. C’est la première procédure qui aboutit », souligne-t-elle.
En mars 2010, Hawa*, une salariée d’origine ivoirienne, employée dans le Lidl de Nogent-sur-Oise, est remerciée brusquement après une promesse d’embauche. Sa plainte déposée auprès du commissariat va ouvrir la boîte de Pandore. Les langues se délient bien au-delà de l’Oise. Cette direction régionale gère 70 magasins dans six départements (Paris, Hauts-de-Seine, Yvelines, Val-d’Oise, Oise et Aisne).
Au moins six responsables de réseau s’épanchent devant les enquêteurs. Lidl aurait donné pour consigne à tous ses cadres de ne plus recruter les étrangers titulaires d’une carte de séjour « vie privée et familiale ». Si cela est confirmé, la discrimination serait caractérisée. D’autre part, lors des sessions de formation, la direction produit devant ses nouveaux manageurs un document PowerPoint où ces cartes de séjour sont barrées d’un trait rouge. Dans ce dossier, ce titre de séjour constitue le nerf de la guerre. Il est attribué à tout étranger marié à un(e) Français(e). C’est le cas de Hawa. Chez Lidl, Fatiha Hiraki, déléguée du personnel Unsa, est montée au créneau. Son syndicat s’est porté partie civile. « J’ai déjà réuni une trentaine de CV refoulés sur cette base », confie-t-elle. La carte de séjour complique la vie des entreprises. Lors du renouvellement de leur carte, les salariés peuvent demander à l’employeur leur prise en charge. « Cela représente plusieurs centaines d’euros par an et par salarié », explique la syndicaliste. La direction nationale de Lidl laisse le soin à son avocat de préparer la contre-offensive. Me Olivier Gutkes balaie en bloc les accusations : « Dans cette direction régionale, le tiers de la main-d’œuvre est étrangère. Le directeur que l’on accuse est lui-même d’origine étrangère. » La thèse est limpide selon lui : « Une personne qui n’a pas obtenu l’emploi qu’elle souhaitait a porté plainte. Elle est d’ailleurs la seule. »
* Le prénom a été changé.
http://www.leparisien.fr/oise-60/des-discriminations-a-l-embauche-denoncees-chez-lidl-16-07-2011-1534676.php
L’aboutissement d’une telle procédure est assez rare. Faty Diop, substitut, préside la cellule de veille anti-discrimination au parquet de Senlis. « La difficulté est de rapporter la preuve. Les justiciables se découragent. C’est la première procédure qui aboutit », souligne-t-elle.
En mars 2010, Hawa*, une salariée d’origine ivoirienne, employée dans le Lidl de Nogent-sur-Oise, est remerciée brusquement après une promesse d’embauche. Sa plainte déposée auprès du commissariat va ouvrir la boîte de Pandore. Les langues se délient bien au-delà de l’Oise. Cette direction régionale gère 70 magasins dans six départements (Paris, Hauts-de-Seine, Yvelines, Val-d’Oise, Oise et Aisne).
Au moins six responsables de réseau s’épanchent devant les enquêteurs. Lidl aurait donné pour consigne à tous ses cadres de ne plus recruter les étrangers titulaires d’une carte de séjour « vie privée et familiale ». Si cela est confirmé, la discrimination serait caractérisée. D’autre part, lors des sessions de formation, la direction produit devant ses nouveaux manageurs un document PowerPoint où ces cartes de séjour sont barrées d’un trait rouge. Dans ce dossier, ce titre de séjour constitue le nerf de la guerre. Il est attribué à tout étranger marié à un(e) Français(e). C’est le cas de Hawa. Chez Lidl, Fatiha Hiraki, déléguée du personnel Unsa, est montée au créneau. Son syndicat s’est porté partie civile. « J’ai déjà réuni une trentaine de CV refoulés sur cette base », confie-t-elle. La carte de séjour complique la vie des entreprises. Lors du renouvellement de leur carte, les salariés peuvent demander à l’employeur leur prise en charge. « Cela représente plusieurs centaines d’euros par an et par salarié », explique la syndicaliste. La direction nationale de Lidl laisse le soin à son avocat de préparer la contre-offensive. Me Olivier Gutkes balaie en bloc les accusations : « Dans cette direction régionale, le tiers de la main-d’œuvre est étrangère. Le directeur que l’on accuse est lui-même d’origine étrangère. » La thèse est limpide selon lui : « Une personne qui n’a pas obtenu l’emploi qu’elle souhaitait a porté plainte. Elle est d’ailleurs la seule. »
* Le prénom a été changé.
http://www.leparisien.fr/oise-60/des-discriminations-a-l-embauche-denoncees-chez-lidl-16-07-2011-1534676.php
mardi 5 juillet 2011
Voies sur berge : l’enquête publique fait des vagues
La parole est aux Parisiens. « L’enquête publique » concernant le projet de réaménagement des berges de Seine débute aujourd’hui. A l’Hôtel de Ville et dans dix mairies d’arrondissement*, les Parisiens ont jusqu’au 2 septembre pour faire connaître leur avis sur cette rénovation des berges qui va transformer le visage de la capitale.
Cependant, ce calendrier estival de la consultation publique enflamme le milieu politique. « Le maire de Paris décide de lancer l’enquête publique dans une période qui coïncide exactement avec les vacances scolaires. On peut comprendre qu’il préfère qu’elle ait lieu pendant Paris-Plages plutôt qu’au mois de novembre, enrage-t-on dans l’entourage de Rachida Dati, la maire UMP du VIIe, farouche opposante de cette réforme. C’est du jamais-vu. Cette pratique est aussi inédite que scandaleuse, elle fragilise la procédure. » Un argumentaire que ne goûte guère Laurence Girard. Pour la conseillère (PS) du VIIe arrondissement, la polémique lancée par la droite parisienne n’a ni queue ni tête.
« L’enquête était au départ prévue en juin et juillet mais il y a eu des retards administratifs du côté de la préfecture », assure-t-elle, avant d’ajouter : « D’habitude, une telle opération dure quatre semaines. Là, elle est étalée sur neuf semaines. Imagine-t-on vraiment que tous les habitants du VIIe arrondissement prennent neuf semaines de congés d’été et quittent Paris pendant tout ce temps? »
Cette étape administrative suit en outre 21 réunions publiques qui se sont tenues en 2010 dans tous les arrondissements parisiens.
Pour autant, l’UMP souhaite la voir se poursuivre une quinzaine de jours en septembre pour laisser le temps aux Parisiens de s’y rendre. « On a déjà pris un mois et demi de retard sur le calendrier. On ne peut pas encore repousser », proteste Laurence Girard. Dénonçant « une volonté d’imposer plutôt que de concerter », le président du groupe UMP au Conseil de Paris, Jean-Francois Lamour, veut aujourd’hui faire glisser le dossier sur le terrain juridique. Il a demandé au préfet de région, Daniel Canépa, d’effectuer un « contrôle de légalité » de l’autorisation d’urbanisme octroyée à Bertrand Delanoë lors du dernier Conseil de Paris.
Cette délibération concerne la première étape administrative avant le lancement des demandes de permis de construire. Or le député UMP reproche au maire de Paris de ne pas avoir attendu le déroulement de l’enquête publique avant de lancer cette procédure. Le bras de fer autour des voies sur berge n’est pas près de s’arrêter…
* http://bergesdeseine.paris.fr
http://rss.leparisien.fr/item-1475101-1892874451.html
Cependant, ce calendrier estival de la consultation publique enflamme le milieu politique. « Le maire de Paris décide de lancer l’enquête publique dans une période qui coïncide exactement avec les vacances scolaires. On peut comprendre qu’il préfère qu’elle ait lieu pendant Paris-Plages plutôt qu’au mois de novembre, enrage-t-on dans l’entourage de Rachida Dati, la maire UMP du VIIe, farouche opposante de cette réforme. C’est du jamais-vu. Cette pratique est aussi inédite que scandaleuse, elle fragilise la procédure. » Un argumentaire que ne goûte guère Laurence Girard. Pour la conseillère (PS) du VIIe arrondissement, la polémique lancée par la droite parisienne n’a ni queue ni tête.
« L’enquête était au départ prévue en juin et juillet mais il y a eu des retards administratifs du côté de la préfecture », assure-t-elle, avant d’ajouter : « D’habitude, une telle opération dure quatre semaines. Là, elle est étalée sur neuf semaines. Imagine-t-on vraiment que tous les habitants du VIIe arrondissement prennent neuf semaines de congés d’été et quittent Paris pendant tout ce temps? »
Cette étape administrative suit en outre 21 réunions publiques qui se sont tenues en 2010 dans tous les arrondissements parisiens.
Pour autant, l’UMP souhaite la voir se poursuivre une quinzaine de jours en septembre pour laisser le temps aux Parisiens de s’y rendre. « On a déjà pris un mois et demi de retard sur le calendrier. On ne peut pas encore repousser », proteste Laurence Girard. Dénonçant « une volonté d’imposer plutôt que de concerter », le président du groupe UMP au Conseil de Paris, Jean-Francois Lamour, veut aujourd’hui faire glisser le dossier sur le terrain juridique. Il a demandé au préfet de région, Daniel Canépa, d’effectuer un « contrôle de légalité » de l’autorisation d’urbanisme octroyée à Bertrand Delanoë lors du dernier Conseil de Paris.
Cette délibération concerne la première étape administrative avant le lancement des demandes de permis de construire. Or le député UMP reproche au maire de Paris de ne pas avoir attendu le déroulement de l’enquête publique avant de lancer cette procédure. Le bras de fer autour des voies sur berge n’est pas près de s’arrêter…
jeudi 30 juin 2011
Tableaux de Picasso : l'enquête sur Pierre Le Guennec étendue à l'ancien chauffeur de Picasso
L'enquête contre Pierre Le Guennec, un ex-électricien qui conservait 271 œuvres de Picasso dans sa maison, a été étendue début mai à un ancien chauffeur qui aurait aussi bénéficié des largesses du peintre, a confirmé lundi le procureur du tribunal de Grasse. Pierre Le Guennec, 71 ans, et son épouse Danielle avaient été mis en examen le 3 mai pour "recel" par la doyenne des juges d'instruction de Grasse, Catherine Bonnici.
"Nous pensons que ces gens nous racontent des histoires sur la façon dont ils sont entrés en possession des œuvres de Picasso. Il y a des incohérences dans leurs déclarations et certains éléments nous paraissent invraisemblables", a-t-on indiqué au parquet de Grasse. Le très bon état de conservation des œuvres, que le couple dit avoir conservées pendant près de quarante ans dans leur garage de Mouans-Sartoux (Alpes-Maritimes), intrigue le tribunal. Les tableaux ne présentent "aucune trace de moisissure ou d'humidité", a noté lundi le procureur, Jean-Michel Cailleau. "Un réquisitoire supplétif" a également été signé le 9 mai pour étendre l'enquête à l'ancien chauffeur Maurice Bresnu, surnommé "Nounours" par Picasso et mort voilà vingt ans, a ajouté le procureur de Grasse, confirmant une information du Parisien.
Ce complément d'enquête "fait suite à une audition d'un témoin qui a un lien avec l'administration du patrimoine Picasso", a ajouté M. Cailleau, en compulsant un dossier qui fait déjà 900 pages. Mais ces recherches sur le patrimoine de Maurice Bresnu vont être compliquées, a admis le procureur. M. Le Guennec est le cousin germain de l'épouse de Bresnu et à ce titre l'un des six héritiers de "Nounours", relève le Parisien.
Pierre Le Guennec a affirmé que les 271 œuvres lui avaient été données par Picasso et son épouse, Jacqueline, alors qu'il effectuait des travaux dans une villa du peintre, le mas Notre-Dame-de-Vie, à Mougins. Selon une source judiciaire, les œuvres en question auraient en fait disparu durant la "période assez floue" qui a suivi la mort de Picasso, en 1973, entre les inventaires officieux et officiels des œuvres de l'artiste. A l'automne, l'électricien s'était rendu auprès des héritiers de Picasso pour faire authentifier les œuvres qui se trouvaient en sa possession. Les héritiers avaient porté plainte pour recel.
http://www.lemonde.fr/societe/article/2011/06/29/tableaux-de-picasso-l-enquete-sur-pierre-le-guennec-etendue-a-l-ancien-chauffeur-de-picasso_1542331_3224.html
Ce complément d'enquête "fait suite à une audition d'un témoin qui a un lien avec l'administration du patrimoine Picasso", a ajouté M. Cailleau, en compulsant un dossier qui fait déjà 900 pages. Mais ces recherches sur le patrimoine de Maurice Bresnu vont être compliquées, a admis le procureur. M. Le Guennec est le cousin germain de l'épouse de Bresnu et à ce titre l'un des six héritiers de "Nounours", relève le Parisien.
Pierre Le Guennec a affirmé que les 271 œuvres lui avaient été données par Picasso et son épouse, Jacqueline, alors qu'il effectuait des travaux dans une villa du peintre, le mas Notre-Dame-de-Vie, à Mougins. Selon une source judiciaire, les œuvres en question auraient en fait disparu durant la "période assez floue" qui a suivi la mort de Picasso, en 1973, entre les inventaires officieux et officiels des œuvres de l'artiste. A l'automne, l'électricien s'était rendu auprès des héritiers de Picasso pour faire authentifier les œuvres qui se trouvaient en sa possession. Les héritiers avaient porté plainte pour recel.
http://www.lemonde.fr/societe/article/2011/06/29/tableaux-de-picasso-l-enquete-sur-pierre-le-guennec-etendue-a-l-ancien-chauffeur-de-picasso_1542331_3224.html
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