mardi 18 février 2014
lundi 17 février 2014
Meurtre dans un bar parisien: le suspect écroué
L'homme soupçonné d'avoir tué sa femme de plusieurs balles, vendredi dans le bar parisien où elle travaillait, a été mis en examen pour assassinat et écroué aujourd'hui, a-t-on appris de source judiciaire. Cet homme de 45 ans avait été interpellé une arme à la main en début de soirée vendredi, à la sortie du bar situé avenue de la Grande-Armée (XVIIe). Au moment de l'interpellation, il disait "j'ai tué ma femme", selon une source proche de l'enquête.
A l'intérieur, plusieurs coups de feu venaient d'être tirés. La femme du suspect, gérante de l'établissement, avait été touchée par trois projectiles "au niveau du thorax" et était décédée quelques instants plus tard. Selon la source judiciaire, les faits s'inscrivent "dans un contexte de séparation" entre l'auteur présumé et sa femme, âgée de 41 ans. Le couple, domicilié en Seine-et-Marne, avait quatre enfants.
L'homme est déjà connu des services de police pour "des violences conjugales et des violences sur concubine", avait ajouté aujourd'hui la source proche de l'enquête.
http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2014/02/17/97001-20140217FILWWW00338-meurtre-dans-un-bar-parisien-le-suspect-ecroue.php
A l'intérieur, plusieurs coups de feu venaient d'être tirés. La femme du suspect, gérante de l'établissement, avait été touchée par trois projectiles "au niveau du thorax" et était décédée quelques instants plus tard. Selon la source judiciaire, les faits s'inscrivent "dans un contexte de séparation" entre l'auteur présumé et sa femme, âgée de 41 ans. Le couple, domicilié en Seine-et-Marne, avait quatre enfants.
L'homme est déjà connu des services de police pour "des violences conjugales et des violences sur concubine", avait ajouté aujourd'hui la source proche de l'enquête.
http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2014/02/17/97001-20140217FILWWW00338-meurtre-dans-un-bar-parisien-le-suspect-ecroue.php
Côtes d'Armor : enquête contre la Cooperl pour fraude à la viande contaminée
Le groupe breton Cooperl, spécialiste de la viande de porc en France, est sous le coup d'une enquête préliminaire pour soupçons de fraude à la viande contaminée aux salmonelles. Plus d'un millier de tonnes de viande aurait été commercialisé en France et en Russie.
Le groupe coopératif breton, numéro un du porc en France, fait désormais l'objet d'une enquête préliminaire en raison de soupçons de fraude. Trois cadres du groupe ont été placés en garde à vue le 12 février dans le cadre de cette enquête, puis relâchés, a indiqué à l'AFP le procureur de la République Gérard Zaug, confirmant une information du quotidien régional Le Télégramme.
"Une mauvaise interprétation" de la règlementation
Entre 2010 et 2012, Cooperl pourrait avoir maquillé les résultats d'autocontrôles de ces produits. Seulement, ceux-ci auraient été commercialisés malgré la présence de salmonelles. Quelque 1 500 tonnes de viande de porc contaminé se seraient ainsi retrouvées dans les rayons des magasins.
Le groupe coopératif breton, numéro un du porc en France, fait désormais l'objet d'une enquête préliminaire en raison de soupçons de fraude. Trois cadres du groupe ont été placés en garde à vue le 12 février dans le cadre de cette enquête, puis relâchés, a indiqué à l'AFP le procureur de la République Gérard Zaug, confirmant une information du quotidien régional Le Télégramme.
"Une mauvaise interprétation" de la règlementation
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La Cooperl a reconnu dans un communiqué "faire l'objet d'une enquête" et avoir été perquisitionnée. Le groupe plaide "une mauvaise interprétation" de la réglementation de sa part et dément toute intention délictuelle. "Une perquisition a eu lieu dans nos locaux en novembre 2012, faisant apparaître une probable mauvaise interprétation de notre part de la réglementation en vigueur", a indiqué la Cooperl, qui précise rejeter "avec force les allégations de fraude et d'escroquerie portées" contre elle.
Selon une information du Télégramme non démentie par le parquet, une "première estimation" du montant de l'escroquerie présumée se monterait à "près d'un million d'euros". Une viande contaminée à la salmonelle peut être vendue sous contrôle, et à condition qu'elle soit signalée comme telle, afin que la bactérie soit éliminée de façon appropriée à la cuisson. Cette viande subit cependant une décote de "2,5 à 3 fois sa valeur initiale", selon le journal. La viande aurait été commercialisée en Russie et en France, précise Le Télégramme.
Aucun risque pour le consommateur selon Cooperl
Selon la Cooperl, "immédiatement après le contrôle de novembre 2012, nous avons amélioré nos protocoles d'analyse sur la salmonelle et nous sommes en parfaite conformité avec les exigences règlementaires de qualité et de sécurité sanitaire." Le groupe, qui écarte tout "risque pour la santé du consommateur", assure que sa "préoccupation absolue a toujours été, et restera, la qualité de nos produits".
Basée à Lamballe (Côtes d'Armor), la Cooperl est numéro un du porc en France avec un chiffre d'affaires de 2,08 milliards d'euros en 2012. Le groupe coopératif fédère 2.760 producteurs de porcs, emploie 4.800 salariés et produit près de 5,7 millions de porcs par an.
Affaire Xavier de Ligonnès : le témoignage oublié
Christine, l'une des soeurs de Xavier de Ligonnès, aurait eu connaissance du drame qui allait se jouer, selon un autre membre de la famille. L'intéressée n'a jamais été entendue sur ce point par le juge.
Presque trois ans de mystère, et une piste qui reste à explorer complètement. Le 21 avril 2011, les corps d'Agnès de Ligonnès et de ses quatre enfants, abattus par balles, étaient découverts sous la terrasse du pavillon familial à Nantes (Loire-Atlantique). Suspect numéro un, le père, Xavier, demeure introuvable. Parmi les zones d'ombre, la personnalité intrigante de Christine de Ligonnès, la grande soeur de Xavier, qui a multiplié les interventions médiatiques pour défendre la thèse de l'innocence de son frère, allant jusqu'à nier la réalité du drame.
Le témoignage d'un membre de la famille, à ce jour jamais formellement démenti, jette une lumière nouvelle sur ce comportement.
C'est l'une des belles-soeurs d'Agnès de Ligonnès qui a ouvert cette piste. Entendue en janvier 2012 par la police judiciaire à Nanterre, elle a raconté une anecdote rapportée lors d'un dîner par Véronique de Ligonnès, l'autre soeur de Xavier.
Son domicile perquisitionné
Le 21 avril 2011 autour de midi, soit trois heures avant la découverte des corps, Christine de Ligonnès est venue sonner chez Véronique, à Versailles (Yvelines). Après avoir pénétré dans son immeuble, la grande soeur aurait fait cette étrange confession : « Tu vas entendre des choses graves, mais tout sera faux. Il ne faudra pas croire ce que dit la police. » Après cette phrase, l'aînée est repartie, sans s'étendre davantage.
Christine était-elle au courant du drame qui allait être découvert ? A-t-elle caché des éléments aux policiers ? Ce témoignage est pris très au sérieux par les enquêteurs, qui décident d'entendre Véronique au plus vite. Il leur faudra attendre plusieurs semaines avant que celle-ci, qui vit l'essentiel de l'année au côté de son mari au Congo-Brazzaville, repasse par la France. Lors de son audition, elle confirme l'existence de ce bref entretien mais va « minimiser les termes rapportés », selon une source judiciaire. « Rien ne permet de rattacher formellement les phrases prononcées au drame », selon cette même source.
Face à cette incertitude sur les propos tenus, le juge d'instruction de Nantes Robert Tchalian, en charge du dossier, ne va pas estimer utile d'entendre Christine de Ligonnès, ni de confronter les deux soeurs sur cet épisode. « Si ce témoignage n'est pas sûr, il méritait quand même d'être vérifié jusqu'au bout », tranche pour sa part un proche d'Agnès de Ligonnès. La piste est-elle abandonnée pour autant ? « Aujourd'hui, elle n'est pas définitivement refermée, mais elle n'est pas jugée prioritaire », résume une source judiciaire.
Depuis le début des investigations, la personnalité de Christine de Ligonnès n'a cessé de surprendre les enquêteurs. Dans ses auditions comme lors de ses interventions dans les médias, l'aînée de la fratrie a affirmé ne pas croire à la mort de la famille. Elle défend la thèse d'un départ précipité des Ligonnès aux Etats-Unis, comme évoqué par Xavier dans un courrier envoyé à ses proches peu après les meurtres. Un scénario jugé totalement fantasque par la justice. Le domicile qu'elle occupe avec sa mère à Versailles a été perquisitionné en juillet 2011, et son ordinateur et son téléphone portable passés au peigne fin. Sans que rien de compromettant ait pu y être relevé. Contacté hier soir, M e Stéphane Goldenstein, l'avocat de Christine de Ligonnès, n'a pas pu joindre sa cliente pour connaître son point de vue.
http://www.leparisien.fr/faits-divers/affaire-xavier-de-ligonnes-le-temoignage-oublie-17-02-2014-3598077.php
Presque trois ans de mystère, et une piste qui reste à explorer complètement. Le 21 avril 2011, les corps d'Agnès de Ligonnès et de ses quatre enfants, abattus par balles, étaient découverts sous la terrasse du pavillon familial à Nantes (Loire-Atlantique). Suspect numéro un, le père, Xavier, demeure introuvable. Parmi les zones d'ombre, la personnalité intrigante de Christine de Ligonnès, la grande soeur de Xavier, qui a multiplié les interventions médiatiques pour défendre la thèse de l'innocence de son frère, allant jusqu'à nier la réalité du drame.
C'est l'une des belles-soeurs d'Agnès de Ligonnès qui a ouvert cette piste. Entendue en janvier 2012 par la police judiciaire à Nanterre, elle a raconté une anecdote rapportée lors d'un dîner par Véronique de Ligonnès, l'autre soeur de Xavier.
Son domicile perquisitionné
Le 21 avril 2011 autour de midi, soit trois heures avant la découverte des corps, Christine de Ligonnès est venue sonner chez Véronique, à Versailles (Yvelines). Après avoir pénétré dans son immeuble, la grande soeur aurait fait cette étrange confession : « Tu vas entendre des choses graves, mais tout sera faux. Il ne faudra pas croire ce que dit la police. » Après cette phrase, l'aînée est repartie, sans s'étendre davantage.
Christine était-elle au courant du drame qui allait être découvert ? A-t-elle caché des éléments aux policiers ? Ce témoignage est pris très au sérieux par les enquêteurs, qui décident d'entendre Véronique au plus vite. Il leur faudra attendre plusieurs semaines avant que celle-ci, qui vit l'essentiel de l'année au côté de son mari au Congo-Brazzaville, repasse par la France. Lors de son audition, elle confirme l'existence de ce bref entretien mais va « minimiser les termes rapportés », selon une source judiciaire. « Rien ne permet de rattacher formellement les phrases prononcées au drame », selon cette même source.
Face à cette incertitude sur les propos tenus, le juge d'instruction de Nantes Robert Tchalian, en charge du dossier, ne va pas estimer utile d'entendre Christine de Ligonnès, ni de confronter les deux soeurs sur cet épisode. « Si ce témoignage n'est pas sûr, il méritait quand même d'être vérifié jusqu'au bout », tranche pour sa part un proche d'Agnès de Ligonnès. La piste est-elle abandonnée pour autant ? « Aujourd'hui, elle n'est pas définitivement refermée, mais elle n'est pas jugée prioritaire », résume une source judiciaire.
Depuis le début des investigations, la personnalité de Christine de Ligonnès n'a cessé de surprendre les enquêteurs. Dans ses auditions comme lors de ses interventions dans les médias, l'aînée de la fratrie a affirmé ne pas croire à la mort de la famille. Elle défend la thèse d'un départ précipité des Ligonnès aux Etats-Unis, comme évoqué par Xavier dans un courrier envoyé à ses proches peu après les meurtres. Un scénario jugé totalement fantasque par la justice. Le domicile qu'elle occupe avec sa mère à Versailles a été perquisitionné en juillet 2011, et son ordinateur et son téléphone portable passés au peigne fin. Sans que rien de compromettant ait pu y être relevé. Contacté hier soir, M e Stéphane Goldenstein, l'avocat de Christine de Ligonnès, n'a pas pu joindre sa cliente pour connaître son point de vue.
http://www.leparisien.fr/faits-divers/affaire-xavier-de-ligonnes-le-temoignage-oublie-17-02-2014-3598077.php
dimanche 16 février 2014
Le chauffard meurtrier est toujours recherché
L’enquête sur l’accident qui a coûté la vie à un jeune cycliste, vendredi vers 20 heures, avance. Nathan Coybes, 18 ans, circulait à vélo, avenue de Turin à Chambéry, lorsqu’il a été violemment percuté, par l’arrière, par une voiture qui a pris la fuite. Hier, le conducteur ne s’était toujours pas fait connaître au commissariat de police. Mais des morceaux de véhicule retrouvés sur la chaussée permettent aux policiers de dire qu’il s’agirait d’une Audi A4, de couleur gris clair.
Avant que ce terrible accident ne l’arrache aux siens, la vie souriait à Nathan. Il étudiait à l’université de Grenoble, après avoir obtenu son bac S avec mention “très bien” l’année dernière. Il était alors lycéen au Granier, à La Ravoire.
Vendredi soir, Nathan était parti de chez sa maman à Chambéry, pour acheter un cadeau de la Saint-Valentin qu’il s’apprêtait à offrir à son amie. Un chauffard en a décidé autrement.
Nathan voulait fêter la Saint-Valentin
Des témoins, entendus par les policiers, ont cependant signalé la présence d’une BMW blanche, peut-être de série 3. Elle aurait été vue en train de tourner juste après le lieu du choc. Deux pistes sur lesquelles se lancent les enquêteurs afin de retrouver le ou les automobilistes impliqués et de déterminer les circonstances exactes de cet accident mortel.Avant que ce terrible accident ne l’arrache aux siens, la vie souriait à Nathan. Il étudiait à l’université de Grenoble, après avoir obtenu son bac S avec mention “très bien” l’année dernière. Il était alors lycéen au Granier, à La Ravoire.
Vendredi soir, Nathan était parti de chez sa maman à Chambéry, pour acheter un cadeau de la Saint-Valentin qu’il s’apprêtait à offrir à son amie. Un chauffard en a décidé autrement.
La police lance un appel à témoins pour tenter de retrouver l’Audi A4 gris clair et la BMW série 3 blanche qui ont pu être impliquées dans l’accident. Toute personne détenant des informations sur les circonstances de l’accident peut contacter l’hôtel de police de Chambéry au 04 79 62 84 00.
samedi 15 février 2014
Chasseur retrouvé mort à Benon (17) : l'hypothèse de l'homicide est confirmée
Le déploiement de moyens humains et techniques de la gendarmerie nationale sur le site de la forêt de Benon où Jean-Jacques Menand a trouvé la mort, était toujours imposant, vendredi. Mis en place dès la découverte du corps de cette personnalité de la chasse âgée de 68 ans, le dispositif est aussi verrouillé que la communication sur cette affaire. Les premiers résultats de l'autopsie réalisée au CHU de Poitiers n'ont pas été ébruités.
Le parquet de la Rochelle les qualifie juste « d'intéressants ». L'hypothèse de l'homicide est confirmée. Le déroulement des faits est encore inconnu. Aucune interpellation n'a été effectuée. L'enquête de voisinage et son lot d'auditions et de recoupements se poursuivent.
La mobilisation, en vue de l'identification de ou des auteurs des coups mortels, est aussi au plus près du terrain, dans et aux abords du relais de chasse de la Faisanderie à côté duquel le cadavre a été trouvé. L'activité des gendarmes experts va sans doute se poursuivre quelques jours encore.
« Les premières heures, les premiers jours sont essentiels. Il faut que les techniciens en investigation criminelle (TIC) effectuent nombre de prélèvements en toute sérénité, indique une personne au fait de ce type de dossier. L'intrusion de personnes non habilitées est absolument proscrite. » Ainsi, d'après nos informations, les proches de la victime comme la vice-procureure de la République en charge de l'enquête ont dû observer une distance de sécurité afin d'éviter une possible pollution du site.
« Travailler à l'abri des regards est important. La concentration des TIC est indispensable », poursuit une source au fait de ce travail des experts de la gendarmerie. Il convient d'éviter de passer à côté d'une trace (de sang, de pas, de pneu…) ou d'un indice en capacité de faire avancer l'enquête. « Il faut aussi éviter une erreur humaine qui pourrait nuire à cette même l'enquête. Il n'y a pas de petite ou de grandes affaires. Il y a un protocole à respecter. » Dans le cas présent, la recherche de traces ADN en différents endroits ou sur des objets présents dans le relais est un travail de fourmi, d'autant que les personnes qui sont passées par ce lieu sont multiples.
Et dans l'hypothèse que le ou les cambrioleurs - auteurs supposés des coups ayant causé la mort de Jean-Jacques Menand - auraient laissé leurs « identités », soit par eux-mêmes, soit lors d'une éventuelle bagarre avec la victime, il faut encore que ces personnes soient fichées.
Ainsi après la minutieuse collecte sur le terrain, il va falloir discriminer toutes les informations. Le groupement de gendarmerie de la Charente-Maritime dispose à ce titre depuis 2009 d'un laboratoire de police technique et scientifique.
Depuis plus d'une année, ce dispositif, comprenant des moyens mobiles présents sur le site de Benon, a été « boosté » en vue de décrocher une accréditation. En janvier dernier, ce plateau technique a obtenu cette accréditation Cofrac (comité français d'accréditation - norme internationale ISO / CEI 17025). L'accréditation consacre l'application d'un processus technique exigeant basé sur les compétences des techniciens d'investigation criminelle.
Le parquet de La Rochelle et la gendarmerie ainsi que la famille et proches de la victime escomptent que ce savoir-faire et l'outil contribueront à faire la lumière sur la mort de Jean-Jacques Menand.
http://www.sudouest.fr/2014/02/15/experts-de-la-gendarmerie-a-pied-d-oeuvre-1462760-1249.php
Le parquet de la Rochelle les qualifie juste « d'intéressants ». L'hypothèse de l'homicide est confirmée. Le déroulement des faits est encore inconnu. Aucune interpellation n'a été effectuée. L'enquête de voisinage et son lot d'auditions et de recoupements se poursuivent.
La mobilisation, en vue de l'identification de ou des auteurs des coups mortels, est aussi au plus près du terrain, dans et aux abords du relais de chasse de la Faisanderie à côté duquel le cadavre a été trouvé. L'activité des gendarmes experts va sans doute se poursuivre quelques jours encore.
« Les premières heures, les premiers jours sont essentiels. Il faut que les techniciens en investigation criminelle (TIC) effectuent nombre de prélèvements en toute sérénité, indique une personne au fait de ce type de dossier. L'intrusion de personnes non habilitées est absolument proscrite. » Ainsi, d'après nos informations, les proches de la victime comme la vice-procureure de la République en charge de l'enquête ont dû observer une distance de sécurité afin d'éviter une possible pollution du site.
« Travailler à l'abri des regards est important. La concentration des TIC est indispensable », poursuit une source au fait de ce travail des experts de la gendarmerie. Il convient d'éviter de passer à côté d'une trace (de sang, de pas, de pneu…) ou d'un indice en capacité de faire avancer l'enquête. « Il faut aussi éviter une erreur humaine qui pourrait nuire à cette même l'enquête. Il n'y a pas de petite ou de grandes affaires. Il y a un protocole à respecter. » Dans le cas présent, la recherche de traces ADN en différents endroits ou sur des objets présents dans le relais est un travail de fourmi, d'autant que les personnes qui sont passées par ce lieu sont multiples.
Et dans l'hypothèse que le ou les cambrioleurs - auteurs supposés des coups ayant causé la mort de Jean-Jacques Menand - auraient laissé leurs « identités », soit par eux-mêmes, soit lors d'une éventuelle bagarre avec la victime, il faut encore que ces personnes soient fichées.
Ainsi après la minutieuse collecte sur le terrain, il va falloir discriminer toutes les informations. Le groupement de gendarmerie de la Charente-Maritime dispose à ce titre depuis 2009 d'un laboratoire de police technique et scientifique.
Depuis plus d'une année, ce dispositif, comprenant des moyens mobiles présents sur le site de Benon, a été « boosté » en vue de décrocher une accréditation. En janvier dernier, ce plateau technique a obtenu cette accréditation Cofrac (comité français d'accréditation - norme internationale ISO / CEI 17025). L'accréditation consacre l'application d'un processus technique exigeant basé sur les compétences des techniciens d'investigation criminelle.
Le parquet de La Rochelle et la gendarmerie ainsi que la famille et proches de la victime escomptent que ce savoir-faire et l'outil contribueront à faire la lumière sur la mort de Jean-Jacques Menand.
http://www.sudouest.fr/2014/02/15/experts-de-la-gendarmerie-a-pied-d-oeuvre-1462760-1249.php
vendredi 14 février 2014
Meurtre du militaire : le voisin témoigne
SOMME-SUIPPE (51). Il est un témoin important dans l’affaire Thévenet. En découvrant son voisin tué à coups de pioche, Gwenael Vanègue pense avoir été piégé.
Gwenael Vanègue, 30 ans, a accepté de revenir sur les faits qui l’ont conduit, le 27 janvier au matin, à se retrouver au cœur d’une scène de crime. Il se souvient avoir touché le corps de son voisin, Julien Thévenet, qui gisait sans vie sur le sol de son garage. Il se rappelle aussi l’attitude de l’épouse du militaire, venue le chercher, ce matin-là, en prétextant avoir été victime d’un cambriolage. Et plus il y pense, plus il réalise qu’il a probablement été le pion d’une mise en scène qui aurait pu lui coûter très cher.
Gwenael, que s’est-il passé ce matin du 27 janvier ?
Sophie Thévenet est venue à la maison déposer sa fille, en disant à mon amie qu’elle avait été cambriolée. Elle était en pleurs. J’étais en train de sortir de ma douche. Je me suis habillé rapidement et je l’ai rejointe chez elle. Elle était déjà rentrée à l’intérieur. Alors, j’ai frappé, j’ai attendu un petit peu et elle a ouvert. Elle avait l’air choquée. Je lui ai proposé de faire le tour de la maison avec elle, au cas où. Je ne savais pas quoi faire. On a fait le tour de la maison. On est entré dans le grand couloir, on a regardé toutes les pièces au fur et à mesure. Puis, on est revenu vers la salle à manger. Un placard était ouvert et des choses étaient par terre. La baie vitrée était ouverte. On est sorti par là pour aller en direction du garage. Elle est entrée dans le garage, s’est avancée du côté de la voiture et elle m’a dit : C’est mon mari. Sans être plus choquée que ça ! Je me suis mis devant elle, je l’ai invitée à rester vers la porte et je suis allé voir. J’ai touché le corps et là, je me suis rendu compte que son mari était mort.
Quelle a été sa réaction à ce moment-là ?
Aucune réaction. À aucun moment elle n’est venue vers lui. Elle ne s’est pas précipitée et n’a pas crié non plus. Je suis retourné la voir, nous sommes sortis du garage et j’ai appelé le 17 avec un téléphone qu’elle tenait dans la main. Avant que les pompiers arrivent, je l’ai emmenée chez moi pour qu’elle soit avec sa fille et mon amie. Quand ils sont arrivés, elle m’a dit en chemin que c’était un cauchemar et, à propos de son mari, qu’il fallait le secouer, que c’était un gros dormeur.Qu’avez-vous pensé en apprenant qu’elle était impliquée dans la mort de son mari ?
Cela m’a surpris. Au début, j’avais du mal à croire qu’elle pouvait être impliquée dans cette histoire. Déjà parce qu’elle a des enfants. Mais je me suis vite posé des questions. J’en viens même à me dire qu’elle m’a choisi, moi. Elle aurait pu aller chercher son voisin d’à côté, mais c’est un militaire, lui aussi. Elle a peut-être pensé qu’il s’apercevrait de quelque chose.L’auriez-vous cru capable de cela ?
Non, c’est vraiment incroyable. On ne connaît pas les gens. Tout cela est extrêmement choquant car je me dis qu’elle est venue me chercher pour que je fasse partie de l’histoire. J’aurais pu toucher la pioche, bouger le corps, laisser des empreintes et me retrouver dans la situation du suspect. Elle espérait peut-être ça, mais j’aurais pu me retrouver en prison.Qu’auriez-vous à dire maintenant ?
Les enfants ne méritaient pas ça. C’est surtout à eux que je pense.
http://www.lunion.presse.fr/accueil/meurtre-du-militaire-le-voisin-temoigne-ia0b0n299934
Gwenael Vanègue, 30 ans, a accepté de revenir sur les faits qui l’ont conduit, le 27 janvier au matin, à se retrouver au cœur d’une scène de crime. Il se souvient avoir touché le corps de son voisin, Julien Thévenet, qui gisait sans vie sur le sol de son garage. Il se rappelle aussi l’attitude de l’épouse du militaire, venue le chercher, ce matin-là, en prétextant avoir été victime d’un cambriolage. Et plus il y pense, plus il réalise qu’il a probablement été le pion d’une mise en scène qui aurait pu lui coûter très cher.
Gwenael, que s’est-il passé ce matin du 27 janvier ?
Sophie Thévenet est venue à la maison déposer sa fille, en disant à mon amie qu’elle avait été cambriolée. Elle était en pleurs. J’étais en train de sortir de ma douche. Je me suis habillé rapidement et je l’ai rejointe chez elle. Elle était déjà rentrée à l’intérieur. Alors, j’ai frappé, j’ai attendu un petit peu et elle a ouvert. Elle avait l’air choquée. Je lui ai proposé de faire le tour de la maison avec elle, au cas où. Je ne savais pas quoi faire. On a fait le tour de la maison. On est entré dans le grand couloir, on a regardé toutes les pièces au fur et à mesure. Puis, on est revenu vers la salle à manger. Un placard était ouvert et des choses étaient par terre. La baie vitrée était ouverte. On est sorti par là pour aller en direction du garage. Elle est entrée dans le garage, s’est avancée du côté de la voiture et elle m’a dit : C’est mon mari. Sans être plus choquée que ça ! Je me suis mis devant elle, je l’ai invitée à rester vers la porte et je suis allé voir. J’ai touché le corps et là, je me suis rendu compte que son mari était mort.
Quelle a été sa réaction à ce moment-là ?
Aucune réaction. À aucun moment elle n’est venue vers lui. Elle ne s’est pas précipitée et n’a pas crié non plus. Je suis retourné la voir, nous sommes sortis du garage et j’ai appelé le 17 avec un téléphone qu’elle tenait dans la main. Avant que les pompiers arrivent, je l’ai emmenée chez moi pour qu’elle soit avec sa fille et mon amie. Quand ils sont arrivés, elle m’a dit en chemin que c’était un cauchemar et, à propos de son mari, qu’il fallait le secouer, que c’était un gros dormeur.Qu’avez-vous pensé en apprenant qu’elle était impliquée dans la mort de son mari ?
Cela m’a surpris. Au début, j’avais du mal à croire qu’elle pouvait être impliquée dans cette histoire. Déjà parce qu’elle a des enfants. Mais je me suis vite posé des questions. J’en viens même à me dire qu’elle m’a choisi, moi. Elle aurait pu aller chercher son voisin d’à côté, mais c’est un militaire, lui aussi. Elle a peut-être pensé qu’il s’apercevrait de quelque chose.L’auriez-vous cru capable de cela ?
Non, c’est vraiment incroyable. On ne connaît pas les gens. Tout cela est extrêmement choquant car je me dis qu’elle est venue me chercher pour que je fasse partie de l’histoire. J’aurais pu toucher la pioche, bouger le corps, laisser des empreintes et me retrouver dans la situation du suspect. Elle espérait peut-être ça, mais j’aurais pu me retrouver en prison.Qu’auriez-vous à dire maintenant ?
Les enfants ne méritaient pas ça. C’est surtout à eux que je pense.
http://www.lunion.presse.fr/accueil/meurtre-du-militaire-le-voisin-temoigne-ia0b0n299934
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