vendredi 14 février 2014

Trois ans après, le mystère de la joggeuse de Bouloc reste entier

Le 14 février 2011, Patricia Bouchon n’est jamais rentrée de son jogging matinal. Trois ans plus tard, les gendarmes de la cellule Disparition 31 cherchent toujours la bonne piste.
Une femme qui court dans le froid et la nuit. À Bouloc ce matin du 14 février 2011, le boulanger est sans doute le dernier à apercevoir cette joggeuse qui, ce matin-là, reprend tout juste sa course très matinale. Il est 4 h 30. Patricia Bouchon ne reviendra jamais jusqu’à son domicile de la route de Villaudric. Le mardi, on découvre d’importantes traces de sang dans un chemin de terre. Le mardi 29 mars, le corps sans vie de Patricia Bouchon est retrouvé sous un petit pont, à Villematier.
Trois ans. Trois ans déjà que cette mère de famille, secrétaire dans un cabinet d’avocats toulousains a été agressée. Trois ans et toujours le mystère dans une enquête qui ne s’arrête pas. À la cellule Disparition 31, les gendarmes détaillent les hypothèses les unes après les autres. Cinquante-deux ont déjà été, ou sont en cours, d’exploitation. Des pistes «sérieusement travaillées» avec des investigations plus ou moins longues qui s’accompagnent de filatures, surveillances techniques et vérifications diverses. Certaines restent d’actualité.
Les gendarmes qui travaillent depuis trois ans continuent à croire à une piste locale, une rencontre fortuite qui a mal tourné. Un homme qui est là, pas loin, pas trop loin du moins. «On va y arriver», lâche un enquêteur. Une confiance partagée par le procureur Michel Valet, confiant dans le travail réalisé et qui suit toujours ce dossier géré par la juge d’instruction Nicole Bergougnan de très près.
Le 25 octobre, la diffusion du portrait-robot d’un «témoin important» dans les médias a permis de relancer les appels à témoin. En quelques jours, le numéro vert qui avait été mis en place a permis de recueillir 134 appels. «Certains sérieux, d’autres difficilement exploitables, certains farfelus», admettent les gendarmes. Rien n’a été négligé. La large majorité concernait des pistes locales (84 appels), dans et autour de Toulouse. De nombreux courriers, certains anonymes, ont également nourri la base de données des enquêteurs. La diffusion de ce portrait-robot, d’abord exploité discrètement par les enquêteurs, et dont la publication a été réclamée par la famille de Patricia Bouchon a donc porté ses fruits. Comme à chaque article ou émission sur le mystère de la joggeuse. D’ailleurs la diffusion début janvier de l’émission «Non élucidé» sur France 2 a également relancé l’intérêt des témoins. Des témoignages nouveaux qui finissent de convaincre les enquêteurs que la bonne piste reste encore à saisir à moins qu’elle soit déjà en cours d’exploitation mais pas encore identifiée.

Bouloc : pas de marche

«Les gens en parlent moins, certes ; Mais personne n’a oublié». À Bouloc, la disparition de Patricia Bouchon reste une énigme inquiétante. «Je pense toujours à sa fille, à son mari», dit une habitante. Cette année, la famille de Patricia a décidé de ne pas organiser une marche. blanche comme en 2011 et 2012. «Mais il faudra quand même penser à elle», insiste une dame.

http://newsletter.ladepeche.fr/Go/index.cfm?WL=19844&WS=291720_2501986&WA=3749

jeudi 13 février 2014

Les amants diaboliques ont livré des aveux sanglants

Le parquet de Reims a ouvert une information judiciaire pour assassinat et complicité d’assassinat, mercredi matin, à l’encontre de Sébastien Chantereau, un Rémois de 27 ans, et Sophie Thévenet, 25 ans, l’épouse de Julien Thévenet, ce sous-officier de la BA 113 de Saint-Dizier, dont le corps massacré à coups de pioche, avait été retrouvé au matin du 27 janvier, dans le garage de l’habitation familiale de Somme-Suippe.
Après avoir livré des aveux circonstanciés au cours de leur garde à vue, qui avait débuté lundi matin dans les locaux de la section de recherches de Reims à la suite de leur interpellation au domicile de l’homme, les deux amants ont été mis en examen par un juge d’instruction puis placés en détention provisoire.
Un projet d’assassinat
Le récit de leur crime fait froid dans le dos. Il ressort en effet de leurs déclarations que tous deux avaient fomenté bien avant le week-end meurtrier, le projet d’assassiner le sergent-chef Julien Thévenet parce que celui-ci envisageait de divorcer. Une perspective qui aurait plongé son épouse, mère de leur fillette de 2 ans, dans une situation financière inconfortable, ce que Sophie Thévenet, née Richard, redoutait au point de tuer ou de faire tuer.
Tels deux amants diaboliques, ils ont alors préparé minutieusement leur crime avant de passer à l’acte dans la soirée du vendredi 24 janvier. Au lieu de partir en week-end comme elle l’avait initialement indiqué aux enquêteurs, Sophie Thévenet n’a pas quitté le domicile conjugal. Son rôle consistait en effet à administrer des somnifères dans le pastis de son mari. Ce qu’elle a fait en fin d’après-midi. Une surdose médicamenteuse, ni toxique ni mortelle, mais suffisante pour rendre son époux somnolent.
Est alors intervenu Sébastien Chantereau, appelé au téléphone. La suite tient du polar le plus noir. S’étant assurée que les enfants – un garçon de 5 ans né d’une première union, et la fillette de deux ans – se tenaient à l’écart de ce qui allait se produire, le couple a transporté le corps endormi de Julien Thévenet dans le garage. Jusqu’à ce que les premiers coups ne le réveillent. Les coups suivants, assénés à la pioche par l’amant, ont été d’une extrême violence. L’un provoquera une hémorragie massive intrapulmonaire puis la mort.
Avant de quitter le domicile de Somme-Suippe, les amants diaboliques ont ensuite tenté de maquiller leur crime en créant un désordre qui laisserait croire à un cambriolage, laissant derrière eux le corps sans vie de Julien Thévenet. la pioche ensanglantée posée en travers. Puis ils ont passé le reste du week-end ensemble, à se construire un alibi, notamment en emmenant les enfants dans un parc de loisirs.
Les enquêteurs n’ont cependant pas tardé à comprendre qu’il s’agissait d’une mise en scène. L’absence de traces de lutte, de témoin du cambriolage présumé, le contexte conjugal, de même que des incohérences dans l’emploi du temps et la géolocalisation téléphonique du couple adultère qui était supposé se trouver ensemble tout au long du week-end, les ont vite confortés dans leur intuition d’avoir affaire aux principaux suspects.

L’épouse passe
rapidement aux aveux

Il n’a pas fallu longtemps pour que Sophie Thévenet passe à table lors de sa garde à vue. Sébastien Chantereau a suivi.
L’instruction devra cependant éclaircir plusieurs zones d’ombre dans ce dossier. En particulier quant au rôle joué par chacun d’entre eux, même si Sophie Thévenet se présente à ce jour comme l’élément déclencheur. Il s’agira aussi de déterminer si son implication se limite au seul fait d’avoir administré les somnifères à son mari.
Certains éléments de réponse pourraient se cacher dans la relation qu’entretenait le couple Thévenet, marié en juillet dernier, mais aussi dans la personnalité de Sébastien Chantereau, déjà condamné pour des faits de violence.

http://www.lunion.presse.fr/region/les-amants-diaboliques-ont-livre-des-aveux-sanglants-ia18b0n299173

Mort d'un enfant après une explosion à Nice: sa mère soupçonnée d'infanticide

INFO NICE-MATIN. La mort du petit Dixon, l'enfant de quatre ans dont le corps a été retrouvé dans les décombres de l'immeuble souffé par une explosion le 24 janvier dernier rue Raymond Comboul à Nice, ne serait pas accidentelle.
L'enfant aurait en effet été tué par sa mère, laquelle a survécu à l'explosion dûe au gaz. Ce terrible scénario s'est traduit mercredi soir par la mise en examen pour "meurtre sur mineur" de la mère, Véronica, qui a été placée sous mandat de dépôt provisoire a confirmé le procureur adjoint de Nice, Hervé Leroy.
Elle a demandé un délai pour préparer sa défense et sera présentée au juge de la liberté et de la détention lundi prochain. Son état ayant été jugé compatible avec une mesure de garde à vue, les policiers de la sûreté départementale sont allés la chercher à l'hôpital de Marseille où elle était encore hospitalisée, mais sur le point de sortir.
Placée en garde à vue mardi après-midi, elle a été déférée le soir même, la justice estimant manifestement disposer d'assez d'éléments pour la soupçonner officiellement.
Comment a t-elle tué son enfant unique qu'elle élevait seule? A t-elle voulu mourir après en ouvrant le gaz? Véronica, devait comparaître devant le tribunal correctionnel de Nice le lundi suivant l'explosion dans une affaire d'escroquerie aux faux papiers portugais.
Ayant déjà effectué cinq mois de détention provisoire dans cette affaire, et son bout de chou été placé en famille d'accueil pendant cette période, cette mère a t-elle eu peur de retourner en prison? Et de voir son petit repartie en famille d'accueil? C'est, au stade, actuel de l'enquête, une hypothèse.

http://www.nicematin.com/nice/mort-dun-enfant-apres-une-explosion-a-nice-sa-mere-soupconnee-dinfanticide.1622503.html

mercredi 12 février 2014

L’épouse du militaire tué et son amant placés en garde à vue

L’enquête sur la mort violente de Julien Thévenet n’aura duré que deux semaines. L’épouse de ce sous-officier de l’armée de l’air, retrouvé sans vie le 27 janvier dernier, ainsi que son amant, ont en effet été placés en garde à vue, lundi matin, par les gendarmes de la section de recherches de Reims.
Selon nos informations, des aveux les impliquant tous deux dans l’assassinat du militaire, auraient fini par être livrés aux enquêteurs lors d’un ultime coup de théâtre, avant lequel l’homme et la femme s’accusaient réciproquement.
La victime, un sergent mécanicien de 24 ans, affecté à la base aérienne 113 de Saint-Dizier, avait été tué dans le garage de l’habitation familiale de Somme-Suippe, de sept coups de pioche portés au niveau de la poitrine. Pioche qui avait été retrouvée sur les lieux du crime, posée sur son corps ensanglanté (nos éditions précédentes).

Un cambriolage mis en scène

Depuis la découverte de son cadavre portant les stigmates d’un véritable massacre, les limiers de la SR de Reims, tout comme ceux de la brigade de recherches de Châlons-en-Champagne et de la gendarmerie de l’Air, conjointement saisis de l’enquête, étudiaient plusieurs pistes, dont celle d’un cambriolage qui aurait mal tourné. Le domicile du couple avait en effet été retrouvé en désordre, sans compter la disparition de plusieurs biens, tels qu’un téléphone portable. Mais très vite, comprenant qu’il s’agissait vraisemblablement d’une mise en scène, les enquêteurs se sont orientés vers la thèse du drame conjugal, d’autant que le couple, qui s’était uni en juillet dernier, se trouvait en instance de divorce.
C’est d’ailleurs l’épouse, Sophie, qui, au retour d’un week-end passé avec ses deux enfants chez son amant, le 26 janvier au matin, avait fait la macabre découverte avec l’un de ses voisins, qu’elle était allée chercher après avoir trouvé l’une des portes de la maison ouverte, craignant alors de tomber nez à nez avec un cambrioleur.

Un scénario machiavélique pour assassiner le mari

Un stratagème destiné à donner le change. Car il semblerait que tout avait été minutieusement prémédité. Les amants auraient en effet élaboré un scénario machiavélique pour assassiner le mari gênant, allant jusqu’à brouiller la scène de crime et à se construire des alibis. Aucune trace ADN n’aurait d’ailleurs été décelée lors des analyses effectuées dans les laboratoires de l’IRCGN (Institut de recherche criminelle de la gendarmerie nationale), obligeant ainsi les gendarmes à résoudre l’affaire à l’ancienne, sans élément matériel. Des contradictions sur la localisation des deux suspects au moment des faits auraient en l’occurrence permis de les conforter dans leurs investigations.

Déférés aujourd’hui au pôle de l’instruction

Le voisin qui avait retrouvé le corps de Julien Thévenet dans son garage, se posait lui aussi beaucoup de questions depuis le 27 janvier, notamment en raison de l’attitude curieuse de l’épouse qui, malgré sa peur du cambrioleur, n’avait cessé de le précéder en faisant le tour du propriétaire. L’absence d’émotion à la découverte du cadavre de son mari lui avait également paru, après coup, des plus surprenantes. « Mais j’étais loin d’imaginer qu’elle avait un amant » précise-t-il, même si une telle rumeur n’a pas manqué, reconnaît-il, d’être colportée dans la commune depuis les faits.
Après 48 heures de garde à vue, l’épouse de Julien Thévenet et son amant devraient désormais être déférés, aujourd’hui, au pôle de l’instruction de Reims, le parquet de Châlons-en-Champagne s’étant dessaisi, hier matin, au profit du parquet de la cité des Sacres.

http://www.lunion.presse.fr/accueil/l-epouse-du-militaire-tue-et-son-amant-places-en-garde-ia0b0n298297

mardi 11 février 2014

Meurtre d'un militaire dans la Marne : l'épouse et son amant en garde à vue

Le 26 janvier, le corps de Julien Thévenet, 24 ans, un sergent mécanicien de l'armée de l'air était retrouvé par un voisin massacré de sept coups de pioche dans le garage de sa maison à Somme-Suippe (Marne). Lundi matin, les gendarmes de la section de recherches de Reims ont placé en garde à vue Sophie, l'épouse de ce militaire, et son amant.
L' a permis d'établir des contradictions sur les localisations de ces deux suspects au moment du . Selon les premiers éléments, l'épouse était au courant des projets de son amant. Après avoir compris que l'hypothèse du cambriolage qui tourne mal était une mise en scène, les gendarmes se sont concentrés sur le cadre familial du jeune militaire.

Sophie, qui avait épousé Julien au mois de juillet 2013, avait quitté le domicile familial à l'automne avec ses deux enfants pour rejoindre son amant rencontré sur un site
.

http://www.leparisien.fr/champagne-ardenne/meurtre-d-un-militaire-dans-la-marne-l-epouse-et-son-amant-en-garde-a-vue-11-02-2014-3580169.php

lundi 10 février 2014

Enquête sur une rixe gendarmes/jeunes

Une rixe à Cayenne entre des gendarmes mobiles hors service et des jeunes Guyanais d'une vingtaine d'années, dont deux ont eu la mâchoire fracturée, a donné lieu à des plaintes des deux parties et à l'ouverture d'une enquête, a appris l'AFP aujourd'hui de source judiciaire.

Cette bagarre s'est déroulée le 31 janvier devant un bar où 7 à 8 jeunes fêtaient l'anniversaire de l'un d'entre eux et où des gendarmes fêtaient en civil
leur fin de séjour en Guyane. Trois de ces jeunes se sont battus contre "9 gendarmes mobiles" selon le procureur de la République Ivan Auriel, une "quinzaine" selon plusieurs des jeunes impliqués, d'après des témoignages recueillis par le site d'information Guyaweb.

Ces trois jeunes, âgés de 21 et 22 ans, dont des jumeaux, ont été blessés et se sont vu prescrire respectivement 40, 30 et 6 jours d'ITT (incapacité totale temporaire de travail). Les jumeaux ont eu, entre autres, la mâchoire fracturée. Pour l'un d'eux, une opération a été nécessaire pour une "triple fracture" et le jeune homme était toujours hospitalisé à Cayenne. Ces trois jeunes ont porté plainte. Dans le camp adverse, trois gendarmes ont également porté plainte. Aucune ITT ne leur a été délivrée "pour le moment", a dit le procureur.

M. Auriel a ouvert une enquête pour "violences en réunion avec ITT supérieure ou inférieure à 8 jours" et précisé que les personnes impliquées, tant les jeunes que les gendarmes, encourent "des poursuites". "D'après l'enquête, il apparaît très clairement que ce sont les gamins qui ont agressé les gendarmes et nous allons en tirer les conséquences", a aussi dit le magistrat. Les gendarmes mobiles concernés avaient pu reprendre l'avion pour l'Hexagone comme initialement prévu une quinzaine d'heures après les faits sans être placés en garde à vue.

"Les gendarmes se sont présentés spontanément au commissariat le lendemain. Ils se sont largement expliqués. Donc, il n'y avait pas lieu de les garder à demeure à Cayenne alors qu'ils repartaient en avion", a fait valoir le procureur. Selon lui, ils ont reconnu avoir "porté des coups de poing" mais réfutent avoir "donné des coups de pied" au jeune homme le plus sérieusement blessé, contrairement aux dires de plusieurs de ses proches.

D'après le rapport du médecin légiste "rien ne laisse penser qu'un jeune aurait été roué de coups au sol", a ajouté M. Auriel.


http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2014/02/10/97001-20140210FILWWW00106-enquete-sur-une-rixe-gendarmesjeunes.php

dimanche 9 février 2014

Déraillement du train des Pignes : place à l'enquête

Nous sommes là dans un concours de circonstances affreux." C'est ce qu'a déclaré dimanche, sur RTL, le ministre des Transports Frédéric Cuvillier à propos du déraillement du train des Pignes, samedi, dans les Alpes de Haute-Provence. "Une pluviométrie très importante peut être à l'origine" de l'accident, qui a causé la mort de deux personnes, estime le ministre des Transports qui exclut tout facteur humain. Il assure par ailleurs que "le matériel était moderne" et qu'il "n'y a pas eu de défaut de vigilance". "Une section de recherche est sur place pour déterminer les raisons du détachement du rocher" de 20 tonnes qui a percuté le train", a continué Frédéric Cuvillier.
Quatre personnes restaient hospitalisées dimanche, au lendemain du déraillement d'un train, qui a fait deux morts dans les Alpes-de-Haute-Provence, provoqué par la chute d'un rocher, les experts s'efforçant sur place d'établir les circonstances exactes de l'accident. "Quatre blessés légers ont pu regagner leur domicile et le blessé grave est dans un état stable", a indiqué la sous-préfète de Barcelonnette, Véronique Caron.
Une touriste russe de 49 ans et une octogénaire de la région ont été tuées dans ce spectaculaire accident causé par la chute d'un rocher de plusieurs tonnes près d'Annot (Alpes-de-Haute-Provence). Sur les 34 personnes qui se trouvaient à bord du train, huit blessés avaient dû être évacués vers l'hôpital Saint-Roch de Nice, dont un dans un état grave.

Une "terrible fatalité"

"Un énorme rocher s'est détaché de la montagne et il est venu percuter le train, derrière la cabine du conducteur. À la suite de l'impact, la partie avant du train a plongé dans le ravin", a expliqué le sous-préfet de Castellane, Charbel Aboud. "C'est un accident tragique, dont les circonstances sont liées à une terrible fatalité : il y a eu concomitance entre le passage du train et l'éboulement de cet énorme rocher, d'une vingtaine de tonnes", a souligné le procureur de la République de Digne-les-Bains, Stéphane Kellenberger.
"Il faut clarifier et reconstituer aussi précisément que possible les circonstances qui ont conduit à cet accident", a indiqué à l'AFP le procureur de la république de Digne, Stéphane Kellenberger, joint par téléphone. Le magistrat, qui a confié l'enquête pour faire toute la lumière sur les circonstances de l'accident à la Section de recherches de la gendarmerie de Marseille et au Bureau enquête accidents, a également indiqué que "la ligne ferroviaire (resterait) fermée pour les besoins de l'enquête pour un temps indéterminé".
Sur le terrain, des experts de la police scientifique de l'Institut de recherche criminelle de la gendarmerie nationale (IRCGN) attendus dimanche devront procéder "à une modélisation 3D de la scène de l'accident afin de 'figer' tout l'environnement pour les besoins de l'enquête", a précisé le chef d'Escadron, Pierre Barbouteau. Selon le gendarme présent sur les lieux, des constatations sur le terrain sont en cours, les enquêteurs procèdent notamment à des relevés photographiques, des mesures, des auditions de témoins et du conducteur du train.
"Il va falloir évaluer la stabilité des blocs qui se trouvent en surplomb ainsi que purger les filets anti-éboulis", a indiqué une source proche du dossier, avant de pouvoir "dégager les deux voitures", prises dans les éboulements. La préfète des Alpes-de-Haute-Provence, Patricia Willaert, devait se rendre sur les lieux.

Un accident "imprévisible"

Pour le ministre des Transports, Frédéric Cuvillier, qui s'est rendu au chevet des blessés samedi à Nice, l'accident, était "imprévisible, la voie avait fait l'objet d'une inspection le 14 janvier". Samedi, l'alerte avait été donnée par radio peu après 11 h 00 par le conducteur du train. Le convoi touristique composé de deux voitures, était parti à 8 h 50 de Nice et roulait à vitesse réduite, limitée à 30 km/h sur cette portion de voie.
Transportant moins de 500.000 voyageurs par an, il est l'un des plus originaux de France avec ses 151 km empruntant 25 tunnels, une trentaine de ponts et viaducs à flanc de montagne, sur un parcours très prisé des touristes. L'appellation "Train des Pignes" remonterait à l'ouverture de la ligne, le 3 juillet 1911, lorsque le chef de dépôt de Nice fit allumer le foyer de la machine à vapeur avec des pommes de pin ("pigna" en provençal).

http://www.lepoint.fr/societe/deraillement-du-train-des-pignes-il-n-y-a-pas-eu-de-defaut-de-vigilance-09-02-2014-1789715_23.php