mercredi 14 novembre 2012

Mort d'un élève-officier à Saint-Cyr: les gradés dans le collimateur

Les différents témoignages recueillis par les avocats qui représentent la famille de Jallal Hami, ce jeune élève-officier de Saint-Cyr décédé dans la nuit du 29 au 30 octobre alors qu'il traversait, de nuit, un étang le démontreraient: l'exercice de "transmission des traditions", une sorte de bizutage qui cacherait son nom, et au cours duquel le jeune homme est décédé se serait déroulé avec l'accord de la direction de l'école militaire.
"Nous savons que le détail de l'organisation de ces soirées était transmis à la hiérarchie", affirme Marie-Laure Ingouf, conseil de la famille Hami. L'avocate évoque même l'existence d'une sorte de feuille de route destinée à cadrer le déroulement de ces opérations. Cette manière de procéder serait en vigueur, à Saint-Cyr, depuis plus d'une dizaine d'année. Elle est censée donner un cadre à cette "transmission des traditions". Et cela, en particulier, depuis, l'existence de la loi de 1998 instituant un délit de bizutage.
L'enquête préliminaire menée sous le contrôle du procureur de Rennes va donc tenter d'établir les différents niveaux de responsabilité. Outre les élèves, à l'origine de cet exercice les gendarmes qui mènent les investigations sur le terrain devront entendre les cadres de l'école. Cette hiérarchie a-t-elle été un peu légère dans le contrôle des conditions de sécurité de l'exercice pourtant dangereux? Les élèves organisateurs ont-ils dérogés aux règles fixées? "Ce que nous savons avec certitude c'est que des manquements aux normes de sécurité ont été relevés par les enquêteurs", conclut l'avocate. Des manquements qu'il va falloir expliquer, y compris chez les hauts gradés.

http://www.lexpress.fr/actualite/societe/mort-d-un-eleve-officier-a-saint-cyr-les-grades-dans-le-collimateur_1187369.html

Le corps repêché dans l'Aveyron autopsié aujourd'hui à Toulouse

Le corps repêché dans l'Aveyron lundi au gué de Piquecos, suite à l'alerte de pêcheurs, n'a toujours pas permis de lever les doutes sur son identité. L'autopsie ne devrait être effectuée que cet aprés-midi (en principe 14h30) à l'institut médico-légal de Rangueil à Toulouse.
Selon le résultat, l'enquête sur la disparition dans ce secteur, d'Anne-Marie Padié (51 ans) le 21 octobre dernier, pourrait avancer de manière déterminante, ou pas.
En effet, la disparue résidait à environ un kilomètre de la macabre découverte des pêcheurs, à un endroit bien précis de la berge où l'équipe cynophile des pompiers avaient stoppé ses recherches, semblant indiquer que la piste se prolongeait dans les eaux de l'Aveyron... Jusqu'à l'autopsie, aucune hypothèse n'est privilégiée, d'autant que le corps repêché, aprés un long séjour dans l'eau, est difficilement identifiable. Une fois l'identité levée, le légiste donnera également des éléments susceptibles de déterminer les causes du décés. Accident ? Suicide ? Malaise ? Bien pire ? Une chose est sûre, il s'agit du corps d'une femme.

http://www.ladepeche.fr/article/2012/11/14/1488742-montauban-l-autopsie-du-corps-repeche-aujourd-hui.html

Bébé tué : pour son père le cannabis est la cause de l'accident

C'est un père profondément meurtri qui a témoigné hier matin sur RTL, au lendemain de la mise en examen du jeune homme qui, conduisant sous l'emprise du cannabis, a provoqué un accident de la rute dans lequel son bébé de sept mois est décédé, samedi soir, à Pérols. "Sa voiture est arrivée comme une bombe (...), explique Rachid, père du petit enfant. Je ne pouvais pas sortir mon fils de la voiture, la porte était coincée, la seule chose que j'ai vu c'est que mon fils avait une larme aux yeux », raconte-t-il la voix submergée par l'émotion. «S'il n'avait pas fumé, il nous serait jamais rentré dedans (...) Il a couru vers moi pour me dire qu'il était désolé, qu'il n'avait pas fait exprès. Mais j'ai senti qu'il avait fumé et les analyses l'ont confirmé. Il m'a dit que sa tête était ailleurs. Pour moi, c'est un meurtrier ( ...) Il a gâché notre vie et il a gâché la sienne. Il faut que justice soit faite (...). Je ne lui pardonnerai jamais. S'il n'avait pas bu ou fumé, peut-être, mais là non. (...)Si tu fumes ou si tu bois, tu ne conduis pas. Lui il n'a rien, mais moi j'ai perdu mon fils. J'aurai aimé être tout seul dans ma voiture ce jour-là. On est partis à trois, on n'est plus que deux».

Le jeune chauffard de 20 ans, originaire d'Aigues-Mortes (Gard), s'est vu signifier une mise en examen pour homicide involontaire par imprudence, non-maîtrise du véhicule et conduite sous l'emprise de stupéfiants, ce qui est une circonstance aggravante. Il a été placé sous contrôle judiciaire avec notamment interdiction de conduire, de rester dans le département de l'Hérault et d'être en contact avec les parents de la victime, a précisé le procureur de la République Brice Robin,
qui avait requis un mandat de dépôt et a décidé d'interjeter appel.

Samedi, vers 15 heures, sur la commune de Pérols, la voiture d'un couple de Montpelliérains avait été violemment percutée par l'arrière à un rond-point. La mère avait été légèrement blessée, le père indemne mais le bébé est, lui, décédé dans la soirée à l'hôpital où il avait été transporté dans le coma. Lors de sa garde à vue, le chauffard, contrôlé positif au cannabis, a déclaré avoir eu un "moment d'absence" lire :
Fumer du cannabis et conduire : pourquoi est-ce dangereux ?). "Je me suis réveillé lors de l'accident", a-t-il avoué aux enquêteurs de la brigade des accidents et des délits routiers de la Direction départementale de la sécurité publique de l'Hérault.
 

mardi 13 novembre 2012

Chloé : la justice envisage aussi l'enlèvement et la séquestration

Une information judiciaire pour enlèvement et séquestration a été ouverte mardi dans le cadre de la disparition de Chloé, une adolescente de 15 ans à Barjac, village médiéval de 1.400 habitants dans le Gard, a indiqué mardi une source judiciaire. Cette information judiciaire permet d'élargir le champ d'action des enquêteurs qui travaillaient jusque-là dans le cadre d'une enquête préliminaire pour "disparition inquiétante" ouverte par le parquet d'Alès, selon la même source.

L'enlèvement est considéré sur le plan pénal comme un délit lorsque sa durée est inférieure à sept jours et devient au-delà un acte criminel et donc passible de la cour d'assises, a souligné la même source.

Une réunion a été organisée en fin de matinée entre le procureur de la République à Alès, les gendarmes et les parents de Chloé, a indiqué une source proche de l'enquête, tandis que les recherches avaient repris mardi autour du village où plus d'une centaine de gendarmes, aidés par les habitants, tentent de retrouver l'adolescente.

Barjac ratissé

Jeune fille apparemment sans histoire, Chloé n'a plus donné de nouvelles depuis qu'elle a quitté en scooter, vendredi vers 17h30, le domicile d'une amie situé dans un village distant d'une dizaine de kilomètres de son domicile. Son scooter a été trouvé devant le domicile familial, le moteur froid, avec toutes les affaires de la jeune fille sous le siège à l'exception de son casque et de son téléphone.

Un quartier général a été improvisé par les quelque 110 gendarmes mobilisés, auxquels, par dizaines, les habitants viennent prêter main forte depuis samedi. Depuis le début des recherches, une zone de 16 km2 a été ratissée autour de Barjac. Un quadrillage très serré qui n'a donné aucun résultat.

Un appel à témoin a été lancé pour retrouver Chloé, 1,59 m, de corpulence mince, les yeux bleus, les cheveux longs, couleur châtain clair, et des piercings aux oreilles. Au moment de sa disparition, elle portait un jean et un blouson beige aux manches noires de marque Adidas. Les témoins peuvent s'adresser à la gendarmerie de Barjac (04.66.24.50.27), où de nombreux appels ont été reçus. Chacun a été vérifié. Sans résultat.
 

Meurtre présumé à Bergerac : la police scientifique toujours sur place

Ce lundi midi, la police scientifique est toujours au travail dans l'appartement, rue Pozzi, où le corps d'une femme a été découvert dimanche en fin d'après-midi. La victime, âgée de 54 ans, a été découverte par son frère, qui a alerté les secours.
Le médecin légiste est arrivé sur place, en provenance de Bordeaux, dans ce petit immeuble défraîchi de deux étages, vers 22 heures dimanche soir.

Les premières constatations laissent à penser que cette femme a été victime d'un homicide volontaire, très probablement dans la nuit de samedi à dimanche. L'enquête est confiée aux policiers de Bergerac.

http://www.sudouest.fr/2012/11/12/meurtre-presume-a-bergerac-la-police-scientifique-toujours-sur-place-876384-1733.php

lundi 12 novembre 2012

Crash de l'avion algérien : la thèse de l'attentat écartée

Ce samedi, à Trélans, petit village de Lozère situé à environ un kilomètre de la limite avec l'Aveyron, l'activité est inédite. Véhicules de pompiers et de la gendarmerie nationale effectuent un ballet incessant entre la mairie et le champ, situé quelques centaines de mètres plus haut, dans lequel repose une partie de l'épave de l'avion militaire algérien qui s'est «crashé» vendredi, en fin d'après-midi (voir «La Dépêche du Midi» d'hier). Pour autant, les 114 habitants de la localité ne sont pas troublés outre mesure par l'agitation ambiante.
Car c'est dans ce fameux champ qu'est installé le poste de commandement (PC) depuis lequel le lieutenant-colonel Delannoy, commandant de la section de recherche de la gendarmerie de l'air, et le procureur de la République de Mende, Samuel Filniez, dirigent les opérations. Deux cents hommes - des sapeurs-pompiers et des gendarmes de Lozère, ainsi que des spécialistes de l'institut en recherches criminelles de la gendarmerie nationale (IRCGN) et du bureau enquête accident défense (BEAD) - fouillent les restes du CASA C 295 M, avion récent et connu pour sa fiabilité. Objectif principal : retrouver les corps des six passagers.
En début d'après-midi, le procureur de la République confirme que quatre d'entre eux ont été repérés dès le vendredi soir : trois dans la zone du poste de pilotage, un quatrième un peu plus loin. Ils n'ont été désincarcérés que dans la journée d'hier. «Nous devons retrouver les deux autres, dont nous pensons qu'ils sont encore prisonniers sur le lieu principal du crash», ajoute le magistrat. Les recherches confirment l'hypothèse : peu après 18 heures, les passagers manquants sont retrouvés dans les restes de la carlingue.

Problème technique à 3 000 mètres d'altitude

Les gendarmes ont également mis la main, dès vendredi soir, sur la «boîte noire» de l'appareil. L'opération d'extraction a été réalisée par les enquêteurs techniques français et algériens, et les données de l'enregistreur vont être exploitées par un organisme spécialisé à Paris.
L'analyse de ces informations devrait ainsi permettre de déterminer les causes de l'accident dont a été victime cet avion qui transportait du papier utilisé pour l'impression de billets de banque. Selon les premiers éléments en possession des enquêteurs, le CASA aurait subi un problème technique alors qu'il se trouvait à 3 000 mètres d'altitude. Un incident qui, selon le procureur de la République, a entraîné «une chute sévère pendant laquelle l'avion s'est disloqué». Ce qui explique l'étendue de la zone du crash sur un rayon de 2 km, même si, selon Samuel Filniez, «80 % de l'épave sont concentrés au même endroit».
Une chose est en tout cas certaine pour le magistrat : l'avion n'a pas été victime d'un attentat. «C'était un appareil militaire mais qui n'avait à son bord qu'une cargaison civile. Il n'y a aucun produit militaire à l'intérieur et il n'y a aucun risque pour la sécurité des personnes de la commune», assure-t-il. Quant au «parachute» aperçu vendredi par des témoins, il s'agirait du pack de détresse contenant, notamment, un radeau gonflable orange pour le sauvetage de l'équipage et des passagers en cas d'amerrissage forcé (l'avion devait survoler la Méditerranée) qui a été éjecté du CASA lors de l'accident.

http://www.ladepeche.fr/article/2012/11/11/1486360-trelans-crash-de-l-avion-algerien-la-these-de-l-attentat-ecartee.html

dimanche 11 novembre 2012

Commerçant tué à Marseille: la police cherche des témoins

A l'initiative de deux habitantes du quartier, une centaine de personnes se sont rassemblées dimanche matin devant cette Presse-PMU du 4e arrondissement de la ville, dont la devanture était couverte de fleurs et de mots saluant la mémoire de Mohamed Cheguenni, poignardé vendredi.
Dans la foule présente, plusieurs habitants du quartier dénonçaient la multiplication des agressions et le manque de policiers dans cette portion plutôt calme du centre-ville de Marseille. "Le drame de vendredi soir nous dit qu'il faut être présent en tous points de la ville", a déclaré le préfet de police après une minute de silence, alors que la personne qui a tué Mohamed Cheguenni n'a toujours pas été retrouvée.
Outre le préfet de police, le directeur départemental de la Sécurité publique, Pierre-Marie Bourniquel, le sénateur-maire UMP du secteur, Bruno Gilles et la ministre Marie-Arlette Carlotti, députée PS de la circonscription, étaient également présents. "Beaucoup de personnes aimeraient que l'on mette une voiture avec des policiers qui restent ici 24h sur 24h. Nous n'en aurons jamais les moyens", a tenu a expliquer M. Bonnetain, ajoutant qu'il travaillait à améliorer la "mobilité" des forces de l'ordre. "Il faut que les hommes descendent des voitures, parlent avec les commerçants", a-t-il conclu.
Une ligne téléphonique mise à disposition
Quelques heures avant le drame, Jean-Paul Bonnetain avait officiellement accueilli les renforts de police et de gendarmerie annoncés par le gouvernement après le comité interministériel du 6 septembre. Marie-Arlette Carlotti a, elle, tenu à relever que les agressions qui touchent habitants et commerçants de ce quartier reflètaient une délinquance "venue d'ailleurs", de "laissés pour compte qui pensent qu'ici, il y a de
l'argent".

Vendredi, la personne qui a braqué le commerce de M. Cheguenni n'a dérobé que quelques dizaines d'euros et des jeux de grattage. La police, qui cherche toujours le meurtrier, a lancé dimanche un appel à témoin, à l'attention notamment de "toute personne ayant été amenée à passer dans ce commerce" entre 18h30 et 19h vendredi. Les enquêteurs sont également à la recherche d'un client qui aurait joué à un jeu de tirage (loto ou euromillions) aux environs de 18h45/18h50. Une ligne téléphonique a été mise à disposition d'éventuels témoins (08 05 01 07 07).