samedi 17 novembre 2012

Un cadavre et de la cocaïne sur un yacht

Un corps en voie de décomposition et plus de 200 kg de cocaïne ont été découverts dans un yacht échoué près d'une île déserte de l'archipel de Tonga, dans le Pacifique sud, a annoncé la police australienne aujourd'hui.

Le yacht de 13 mètres, baptisé "JeReVe", était surveillé par des agences internationales de police depuis son départ d'Amérique du Sud il y a plusieurs semaines. Elles avaient perdu sa trace en octobre. Début novembre, deux plongeurs étaient montés à bord d'un bateau échoué près d'une île déserte du groupe d'îles des Vava'u, dans l'archipel de Tonga. Ils y avaient trouvé le cadavre d'un homme de type caucasien et alerté la police. "A bord du bateau se trouvaient également 204 paquets d'un kilo de cocaïne destinés au marché australien", a déclaré David Sharpe, responsable de la division crime organisé au sein de la police nationale australienne. La valeur à la revente de la drogue saisie est estimée à 116 millions de dollars australiens (94 millions d'euros).

L'enquête judiciaire au Tonga a, pour le moment, qualifié le décès d'"inexpliqué". Les autorités américaines avaient prévenu leurs homologues australiens en août de la prochaine arrivée dans leurs eaux d'un bateau parti de l'Equateur, avec de la drogue à bord. Les polices australienne et américaine coopèrent pour démanteler des réseaux de drogue qui passent par le Pacifique sud pour acheminer leurs cargaisons. Lorsqu'il s'est avéré que le yacht passait à proximité des îles Cook, la police de cet archipel est elle aussi entrée dans l'enquête.

Il s'agit de la quatrième grosse saisie de drogue dans le Pacifique sud au cours des deux dernières années. Deux avaient eu lieu dans les eaux australiennes et une près de la Nouvelle-Calédonie. "Le Pacifique sud est une immense étendue", a déclaré un haut responsable des douanes, Neil Sugget. "Personne n'est vraiment responsable de l'ensemble du Pacifique (sud). Tout le monde doit participer. On n'a pas d'autre choix".


http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2012/11/16/97001-20121116FILWWW00341-un-cadavre-et-de-la-cocaine-sur-un-yacht.php

vendredi 16 novembre 2012

Un gendarme interpellé 17 ans après le meurtre d’une étudiante

Un gendarme a été interpellé à son domicile de Nice et devait être transféré dans la journée devant un juge de Lille, dans le cadre de l’enquête sur le meurtre d’une étudiante lilloise en 1995, a-t-on appris vendredi de source proche de l’enquête, confirmant une information de RTL.
L’homme, aujourd’hui âgé de 39 ans et qui n’était pas encore dans la gendarmerie à l’époque des faits, connaissait la jeune fille, selon des sources concordantes.
La jeune fille de 18 ans avait été retrouvée le 24 mai 1995 étranglée dans la baignoire d’un studio du centre-ville qu’elle partageait avec une amie, à la veille de l’Ascension. Seul indice, un poil pubien avait été retrouvé sur la scène du crime.
Selon RTL, confondu par son ADN, le suspect a reconnu les faits. De source proche de l’enquête, plusieurs opérations ont été menées dans le cadre de l’enquête au cours de la semaine à Lille et à Nice.
Interpellé mardi matin à Nice, l’homme, originaire du nord de la France et adjudant à la gendarmerie de Nice où il s’occupait d’informatique, a été placé en garde à vue jusqu’à jeudi matin, avant d’être conduit au parquet de Nice qui l’a fait écrouer dans l’attente de son transfert à Lille, selon une autre source proche de l’enquête.
Lors de cette garde à vue, une correspondance a pu être établie entre un prélèvement ADN pratiqué sur cet homme et un élément génétique retrouvé sur un peignoir.
Cet élément génétique a été sorti des scellés et réexaminé des années après les faits à la demande de la famille de la victime et compte tenu des progrès de la police scientifique, selon une source proche de l’enquête, qui parle d’un «cas cold case».
Des membres de la famille du suspect ont également été placés en garde à vue, selon cette source.
Le dossier n’avait jamais été refermé ni par la police ni par la justice. En 2007, un ex-étudiant avait été mis en examen après que les policiers eurent découvert qu’il avait menti sur son alibi à l’époque. En l’absence de preuves, l’homme, qui a toujours nié toute implication et dont l’ADN ne correspondait pas à celui retrouvé sur la scène de crime, n’avait pas été jugé.
En mai 2009, 14 ans après la mort de leur fille, les parents de l’étudiante avaient lancé un appel à témoins dans La Voix du Nord. Habitants d’une petite commune près de Saint-Omer (Pas-de-Calais), ils n’ont jamais renoncé à retrouver le coupable.
Le 24 mai 1995, la colocataire de la victime était passée chez elle vers 17H30 pour récupérer des affaires à la veille d’un jour férié. Elle n’avait pu faire usage de sa clé, la serrure étant obstruée par une pièce métallique. Avec des amis et craignant un cambriolage, elle avait alors forcé la porte, mais n’avait constaté aucune trace de vol.
Elle s’était rendue à la salle de bains avant de repartir, et avait trouvé porte close. Au travers de la ventilation, elle avait alors aperçu un pied et appelé les pompiers, qui ont ensuite découvert l’étudiante immergée aux trois quarts dans la baignoire.
 

Corse : "la racine du mal c'est le fric"

La racine du mal, les gens le savent bien, c'est le fric (...). Si le président de la République et si le Premier ministre ont parlé et si M. Valls et Mme Taubira sont en Corse, il va falloir qu'ils expliquent et communiquent sur les flux financiers en Corse et sur les actions qu'ils comptent mener", a déclaré jeudi matin Dominique Bucchini, président de l'Assemblée de Corse, sur France Bleu RCFM, au lendemain de l'assassinat à Ajaccio du président de la Chambre de commerce et  d'industrie de Corse-du-Sud, Jacques Nacer (lire : Qui était Jacques Nacer, l'homme tué en Corse ?).

Les ministres de l'Intérieur et de la Justice,
Manuel Valls et Christiane Taubira, sont arrivés dans la nuit de mercredi à jeudi sur l'île. Ils tiendront une conférence de presse à suivre en direct sur LCI à 11h30. Ce déplacement, initialement prévu à la fin du mois a été anticipé à la demande express de Jean-Marc Ayrault (lire : Corse : visite anticipée pour Valls et Taubira après un nouvel assassinat). Le Premier ministre a une nouvelle fois déploré jeudi matin, à Berlin, que la "mafia (soit) à l'oeuvre en Corse". Les décisions prises par le gouvernement il y a quelques semaines pour mettre fin à la violence en Corse "doivent être appliquées avec la plus grande fermeté, la violence n'est plus possible, la République, elle doit être partout", a dit à la presse le chef du gouvernement en visite à Berlin. Evoquant "les dix commandements d'Ayrault", présentés le 22 octobre pour lutter contre le crime organisé en Corse, M. Bucchini déplore pour sa part que "les Corses savent que par le passé beaucoup de décisions ont été prises qui n'ont pas été suivies d'effet".
La Corse, zone de non-droit ?

Pour le député UMP de Corse-du-Sud, Camille de Rocca Serra, il faut faire "confiance à la justice territoriale." "Trop d'affaires sont reportées à l'extérieur de l'île et je pense que la prise de conscience de la Corse doit se faire aussi dans la  responsabilisation", a-t-il déclaré à Europe 1. "On attend", a-t-il ajouté, "une action forte de l'Etat, de la République, en Corse. Qui passe par les investigations les plus appropriées". Le bâtonnier de l'Ordre des avocats d'Ajaccio, Me Marc Maroselli, a déclaré sur Europe 1 que "dans un endroit où il y a 17 morts dans l'année, où les années précédentes il y en a eu plus encore, on est obligé de faire ce constat (que) c'est une zone de non droit." 

17e exécution depuis janvier

Jacques Nacer, 59 ans, qui était aussi secrétaire général du club de football de L1 Athletic Club Ajaccio (ACA), présidé par l'ancien dirigeant nationaliste Alain Orsoni, a été mortellement blessé par balles par un homme seul, peu avant 19h, a indiqué le procureur de la République à Ajaccio, Xavier Bonhomme (lire : Corse : le président de la CCI de Corse tué par balles). Il s'apprêtait à fermer son magasin de vêtements de la rue Fesch, une artère piétonnière et très commerçante du centre-ville, quand un homme "cagoulé ou masqué", selon M. Bonhomme, a fait irruption, tirant plusieurs coups de feu. Atteint de "plusieurs tirs mortels", Jacques Nacer est décédé peu après l'arrivée des secours, a précisé M. Bonhomme.

Le tireur dont "le signalement est très flou" est parvenu à s'enfuir à pied sans être rattrapé. Jacques Nacer, un notable très connu en Corse, est la 17e victime d'homicide depuis le début de l'année dans l'île, désormais qualifiée de zone la plus criminogène d'Europe, compte tenu de sa population de 310.000 habitants
 

jeudi 15 novembre 2012

Triple homicide de Vienne: le père condamné pour violences conjugales

Le compagnon de la femme tuée à Vienne (Isère) avec ses deux enfants avait été condamné pour des violences conjugales sur sa compagne, a annoncé jeudi le parquet de Grenoble.
En mai 2012, ce Tunisien de 26 ans avait été "condamné pour des violences sur la victime" à 4 mois de prison avec sursis, a déclaré le procureur de la République de Grenoble, Jean-Yves Coquillat.
"Son témoignage nous intéresse", a précisé le procureur, se refusant à parler pour l'heure de mandat de recherche.
"La jeune femme était dissimulée derrière un canapé. Elle présentait des blessures par arme blanche", a précisé le procureur.
Les policiers de Vienne ont découvert les corps jeudi matin, intervenant dans l'appartement à la suite d'un signalement de la grand-mère des enfants, inquiète de ne pas avoir de nouvelles depuis le début de la semaine.
Après avoir découvert la mère derrière le canapé, et suivant des traces de sang menant au congélateur, ils ont découvert un premier corps d'enfant, décidant alors de préserver la scène de crime dans l'attente des experts.

http://www.lepoint.fr/societe/triple-homicide-de-vienne-le-pere-condamne-pour-violences-conjugales-15-11-2012-1529577_23.php

Triple meurtre en Isère : une mère et ses deux fillettes retrouvées tuées

C'est un drame horrible qui s'est joué dans un appartement de Vienne, en Isère : un fillette de trois mois et sa soeur de cinq ans ont été retrouvées mortes jeudi dans le réfrigérateur et le congélateur, non loin du corps ensanglanté de leur mère, a révélé le journal Le Dauphiné libéré.

«On a découvert trois corps en fin de matinée dans un appartement de Vienne. Il s'agit d'un bébé, d'un enfant et de leur mère», a déclaré le procureur de la République à Vienne, Matthieu Bourrette. Une source proche de l'
a précisé qu'il s'agissait de deux petites filles. Celle de 5 ans a été retrouvée dans le congélateur tandis que le corps du bébé gisait dans le réfrigérateur.
Selon Le Dauphiné Libéré, «le père d'une des petites victimes, suspecté d'être lié au drame, est toujours activement recherché». «Si on arrive à déterminer avec qui la mère vivait, cette personne va nous intéresser», a précisé une source proche de l'enquête, appelant toutefois à la prudence quant à la piste du drame familial. Les corps ont été trouvés vers 10h30 dans l'appartement situé rue Francisque-Bonnier, dans le quartier des Portes de , qui a été bouclé par les forces de l'ordre. L'alerte avait été donnée par un proche de la mère de famille, inquiet de ne pas avoir de nouvelles.

La police judiciaire de Lyon a été chargée de l'enquête, ouverte pour homicide volontaire aggravé.


http://www.leparisien.fr/faits-divers/triple-meurtre-en-isere-une-mere-et-ses-deux-enfants-retrouves-tues-15-11-2012-2323729.php

Disparition de Chloé : des spéléologues vont fouiller des puits de mines

Près d'une semaine qu'elle a disparu. Jeudi, des spéléologues de la gendarmerie vont fouiller des puits de mines pour s'assurer une dernière fois que Chloé, l'adolescente de 15 ans disparue depuis vendredi à Barjac (Gard), ne se trouve pas dans une zone proche de son domicile.

Ces spécialistes, qui arrivent des Pyrénées-Atlantiques vont investiguer encore plus profondément des endroits déjà fouillés dans le rayon de 5 kilomètres à partir du domicile de la jeune fille. Cette distance, qui correspond environ à une heure de marche, a été retenue depuis le départ pour les enquêteurs. "Il s'agit de boucler le terrain" a expliqué le lieutenant-colonel Pierre Baillargeat.
L'espoir toujours
D'autres investigations plus lointaines sont cependant menées, notamment pour vérifier les informations reçues après l'appel à témoin. Un témoignage en Ardèche qui paraissait intéressant mercredi n'a finalement rien donné, même si les enquêteurs de la Section des Recherches du Gard continuent "à gratter de ce côté-là".

Mercredi, une dizaine de zones d'eau ont été explorées, en vain, par les plongeurs. Malgré le temps qui s'écoule, le lieutenant-colonel Baillargeat se veut très prudent et ne privilégie toujours aucune hypothèse entre la fugue, le suicide, voire le meurtre. Mais il garde l'espoir de retrouver l'adolescente vivante et en bonne santé, assure-t-il.

Le scooter de Chloé Rodriguez a été retrouvé devant le domicile familial, le moteur froid, avec toutes ses affaires sous le siège à l'exception de son casque et de son téléphone, dont la géolocalisation n'a rien donné. Mardi, le parquet d'Alès a ouvert une information judiciaire pour déterminer les causes de sa
disparition.
 

Castres. Le meurtrier de l'Olivier revient sur les lieux du drame pour une reconstitution

A la demande du juge d'instruction, Guillaume Raucoules, qui a tué une de ses collègues et blessé deux autres à coup de couteau, est revenu sur les lieux du drame hier à L'Olivier, le restaurant tenu par son père.
Hier après-midi, le meurtrier de Sofya Asres est revenu sur les lieux du drame. A la demande de la juge d'instruction chargée de l'affaire, une sorte de «reconstitution» a eu lieu hier au restaurant L'Olivier, là où Guillaume Raucoules, le fils du patron, a poignardé trois de ses collègues, en tuant une d'un coup de couteau de cuisine dans la gorge et en en blessant grièvement deux autres le 18 octobre dernier.
Guillaume Raucoules, 21 ans, mis en examen pour meurtre et tentative de meurtre, a été extrait de se cellule de la prison de Seysses. C'est menotté et avec une couverture sur la tête pour dissimuler son visage qu'il a été escorté à l'intérieur du restaurant. Juridiquement, il s'agissait d'un «transport sur les lieux» afin que la juge d'instruction visualise la scène du crime et ait une connaissance de l'affaire plus précise qu'au travers du dossier. Il ne s'agissait pas d'une vraie reconstitution puisque les victimes ou les témoins n'étaient pas présents même s'ils étaient représentés par leurs avocats. Guillaume Raucoules a refait, à la demande de la magistrate, le parcours et les gestes de son carnage, apparemment sans aucune émotion et avec la même froideur que lors des faits. Il a expliqué comment ce matin-là vers 10h45 il avait soudainement décidé de poignarder Katia Etancelin, chef de rang de 23 ans, au niveau de l'omoplate mais suffisamment profond pour que la lame touche la colonne vertébrale. Une blessure qui lui vaut aujourd'hui d'être dans un centre de rééducation paralysée d'une jambe. Comment ensuite il avait asséné un violent coup de couteau à Sofya Asres, apprentie serveuse de 22 ans, au niveau de la carotide, la blessant mortellement. Et comment enfin il s'était ensuite dirigé de la salle du restaurant vers la cuisine pour poignarder à la poitrine Laetitia Cabrol, jeune cuisinière de 18 ans devant ses autres collègues.
Ce transport sur les lieux n'a pas apporté d'informations capitales puisque Guillaume Raucoules, qui avait appelé lui-même la police après son geste incompréhensible, a toujours reconnu, voire même assumé les faits. Son père va maintenant pouvoir reprendre possession de son restaurant qui était jusque-là sous scellés judiciaires ce qui explique l'odeur nauséabonde qui régnait dans l'établissement. Les denrées alimentaires étaient en effet restées là depuis près d'un mois et ont pourri sur place. Des membres de la famille de Sofya ont tenté de s'approcher du meurtrier à sa sortie de l'établissement et les forces de l'ordre, dépêchées sur place pour sécuriser le secteur, ont dû les maîtriser.

http://www.ladepeche.fr/article/2012/11/14/1488654-castres-le-meurtrier-de-l-olivier-revient-sur-les-lieux-du-drame.html