vendredi 7 septembre 2012

Tuerie de Chevaline : un litige d'argent, l'une des pistes étudiées

Crime crapuleux ? Drame familial ? Les enquêteurs envisagent toutes les hypothèses dans l'enquête sur le massacre de quatre personnes mercredi, en Haute-Savoie. Le point
Le mystère restait entier vendredi autour du massacre de quatre personnes à Chevaline, en Haute-Savoie. Cependant de nouveaux éléments apparaissent au fil des heures. Le point sur les dernières informations relatives à ce drame.

Un litige d'argent étudié entre autres pistes. Le parquet envisage toutes les pistes à ce stade de l'enquête, des "plus crapuleuses" au "drame familial". Parmi elles, celle d'un litige sur fond d'argent entre Saad al-Hilli, une des quatre victimes de la
tuerie, et son frère. "Il semblerait qu'il y ait un litige entre les deux frères sur fond d'argent. C'est une information qui semble sérieuse, qui vient de la police britannique", a déclaré le procureur d'Annecy, Eric Maillaud. "Il faudra que le frère soit entendu très longuement. Chaque piste sera creusée méticuleusement", a-t-il ajouté. Le procureur a en outre appelé à la prudence concernant cette piste, s'interrogeant sur l'écart qu'impliquait le fait de "passer d'un différend financier à un quadruple meurtre". Selon une source proche de l'enquête, le frère s'est présenté jeudi à la police britannique pour se disculper.

L'homme connu des services de renseignement britanniques ? Saad al-Hilli était connu des services de renseignement britanniques, affirme le quotidien britannique The Daily Mail en citant un voisin anonyme. Les services de renseignement avaient placé la victime sous surveillance en 2003 lors de l'intervention américaine en Irak, a déclaré ce voisin au
Daily Mail en affirmant l'avoir hébergé à cette époque. Les services de renseignement se sont refusé à tout commentaire, en avançant que la victime n'avait pas été pour le moment formellement identifiée. Le conducteur s'était enregistré avec sa famille quelques jours plus tôt dans un camping voisin du lieu du drame, à Saint-Jorioz, et la voiture est immatriculée à son nom. Né à Bagdad, il vivait depuis de nombreuses années en Grande-Bretagne.

L'autopsie des corps attendue ce vendredi. Elle devrait permettre d'en savoir plus sur le massacre. L'autopsie des corps des quatre victimes devait être pratiquée vendredi et leur résultat, connu vendredi soir ou samedi matin. Une conférence de presse du parquet sera organisée à ce moment là. Pour le moment, les enquêteurs savent que toutes les victimes sont mortes de plusieurs coups de feu dont au moins une balle dans la tête. Le procureur a décrit jeudi "un meurtre d'une sauvagerie inouïe". (Voir : "
Tuerie de Chevaline : les précisions du procureur")

La presse britannique et ces "exécutions". La photo du break BMW criblé de balles de la famille victime d'une tuerie dans les Alpes françaises faisait la Une de la presse britannique qui s'interrogeait vendredi sur le motif des "exécutions" et sur la découverte tardive de la seconde fillette survivante. "Où est ma maman?", titre le tabloïd The Sun en reprenant les premiers mots de la petite fille de quatre ans, retrouvée par les gendarmes huit heures après le drame, cachée au milieu d'une accumulation de bagages aux pieds des deux femmes tuées à l'arrière de la voiture.
 

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