dimanche 8 juillet 2012

Fusillade près de Cambrai : le suspect arrêté par le GIGN

C'est quelques heures à peine après la fusillade que l'homme soupçonné d'avoir ouvert le feu, tôt dimanche matin, au fusil de chasse dans une discothèque à Bertry, près de Cambrai, a été interpellé. Lors de sa fuite, le numéro d'immatriculation du véhicule à bord duquel il circulait avait pu être relevé, facilitant son identification. Il a été arrêté à son domicile par le GIGN, avec sa compagne, ainsi qu'un homme soupçonné de lui avoir servi de chauffeur après les faits, interpellé, lui, à son propre domicile.
Selon un dernier bilan des secours relayé par les gendarmes, les coups de feu ont fait une dizaine de blessés légers, qui ont été dirigés vers l'hôpital de Cambrai. Le scénario de l'attaque a été relaté par un communiqué concis de la gendarmerie : "Aux alentours de 4h30, un individu, qui s'est vu refuser l'entrée dans la boîte de nuit Le Vamos à Bertry (59), a fait usage d'une arme de chasse à trois reprises". Il semblerait que l'homme ait fait usage de son arme très rapidement après avoir été refoulé, ce qui pourrait indiquer qu'il disposait d'un fusil dans sa voiture.
Fusillade de Lille : "tout le monde fait le rapprochement"
Une unité de soutien médico-psychologique a été mise en oeuvre à Cambrai après les faits. Cette fusillade survenant une semaine après celle de Lille, "bien évidemment tout le monde fait le rapprochement", a souligné le sous-préfet de Cambrai, Etienne Stock, lors d'une conférence de presse. "Il s'agit d'un contexte un peu similaire et en termes de date, on est dans un calendrier très proche", pour autant "il ne faut pas avoir d'a priori et les faits ne sont pas forcément identiques", a-t-il ajouté.
Selon le maire de Bertry, Jacques Olivier, si l'on ne peut pas dire que l'établissement ait "mauvaise réputation", il n'est selon lui "pas calme non plus", évoquant des "sorties de boîte un peu mouvementées, comme toutes les sorties de boîte", mais "rien de méchant jusqu'à présent". Il s'est déclaré surpris "de la violence et de l'importance des faits", survenus dimanche. "Lorsque nous commençons à avoir ce genre de faits dans la ruralité, ça fait un peu peur", a-t-il ajouté.

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