A une semaine d'intervalle, c'est le même
scénario, ou presque : après la fusillade
meurtrière aux abords d'une discothèque de Lille, qui avait fait deux
morts et six blessés le week-end dernier, et donné le signal d'une traque des
suspects qui s'est achevée vendredi en Espagne, un homme qui s'était vu refuser
l'entrée dans une discothèque à Bertry, près de Cambrai, a
ouvert le feu dimanche matin. Cette fois, l'arme utilisée n'était toutefois pas
une arme de guerre, mais un fusil de chasse, selon les gendarmes. Et si la
fusillade a fait plusieurs blessés, il ne semble pas
qu'elle ait eu des conséquences mortelles. Selon un dernier bilan des secours
relayé par les gendarmes, les coups de feu ont fait une dizaine de blessés
légers, qui ont été dirigés vers l'hôpital de Cambrai.
Le scénario de l'attaque a été relaté par un communiqué concis
de la gendarmerie : "Aux alentours de 4h30, un individu, qui s'est vu refuser
l'entrée dans la boîte de nuit Le Vamos à Bertry
(59), a fait usage d'une arme de chasse à trois reprises". Il semblerait que
l'homme ait fait usage de son arme très rapidement après avoir été refoulé, ce
qui pourrait indiquer qu'il disposait d'un fusil dans sa voiture. Les gendarmes
précisent qu'après la fusillade, l'auteur des coups
de feu s'est enfui "à bord d'un véhicule dont le numéro d'immatriculation a été
relevé". Les recherches sont actuellement en cours afin d'identifier le véhicule
et son conducteur.
Fusillade de Lille : "tout le monde fait le rapprochement"
"Les premiers éléments de l'enquête font apparaître que
l'auteur a utilisé son arme à l'extérieur et à l'intérieur de l'établissement",
a précisé le communiqué. Les pompiers avaient indiqué dans un premier temps que
les faits s'étaient déroulés à l'intérieur de l'établissement. Aucun pronostic
vital n'est engagé et la personne la plus gravement touchée a été atteinte au
coude, a précisé un peu plus tard le sous-préfet de Cambrai, Etienne Stock, lors d'une conférence de presse. Une
unité de soutien médico-psychologique a été mise en oeuvre à Cambrai.
Cette fusillade survenant une
semaine après celle de Lille, "bien évidemment tout
le monde fait le rapprochement", a par ailleurs souligné le sous-préfet. "Il
s'agit d'un contexte un peu similaire et en termes de date, on est dans un
calendrier très proche", pour autant "il ne faut pas avoir d'a priori et les
faits ne sont pas forcément identiques", a-t-il ajouté.
Selon le maire de Bertry, Jacques
Olivier, si l'on ne peut pas dire que l'établissement ait "mauvaise réputation",
il n'est selon lui "pas calme non plus", évoquant des "sorties de boîte un peu
mouvementées, comme toutes les sorties de boîte", mais "rien de méchant jusqu'à
présent". Il s'est déclaré surpris "de la violence et de l'importance des
faits", survenus dimanche. "Lorsque nous commençons à avoir ce genre de faits
dans la ruralité, ça fait un peu peur", a-t-il ajouté.
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