Selon Le Journal du Dimanche, des prostituées du réseau présumé auraient effectué des voyages outre-Atlantique. Dominique Strauss-Kahn est cité comme un possible client.
L'affaire a déjà entraîné cinq mises en examen. Le propriétaire du Carlton, le directeur de l'établissement et son chargé de relations publiques ont été écroués, poursuivis pour «proxénétisme aggravé en bande organisée». L'avocat Emmanuel Riglaire a été mis en examen pour les mêmes chefs d'accusation jeudi ; il a été placé sous contrôle judiciaire. Enfin vendredi soir, un chef d'entreprise a à son tour été mis en examen et incarcéré.
Des policiers pourraient être mis en cause
Des policiers lillois seraient également dans la ligne de mire des enquêteurs. Au moins quatre ou cinq, parmi lesquels deux retraités, un ou deux officiers de police et un commissaire en activité, selon une source policière. «Rien ne permet de dire, à ce stade de l'enquête, que ces policiers ont fait quelque chose de judiciairement répréhensible», selon cette source, qui ajoute qu'il n'est cependant pas exclu qu'ils soient auditionnés par l'Inspection générale de la police nationale (IGPN), la «police des polices». Leur mise en cause pourrait provoquer le dépaysement du dossier, estime l'avocat du directeur-manager de l'hôtel, Me Frank Berton, qui évoque «une pression organisée par ceux qui, à mon avis, dans les jours à venir, auraient (...) à s'expliquer sur leurs liens dans ce dossier». L'avocat insiste pour que «toutes les responsabilités soient déterminées, même s'il doit s'agir de hauts fonctionnaires de police».Tout en restant prudent, Me Berton a également évoqué une éventuelle partie fine qui aurait été organisée à Paris par le «réseau» pour un homme politique. «S'il devait être avéré que ce sont des policiers qui ont organisé cette soirée et si des policiers ont pris contact» avec l'un des protagonistes de ce dossier, «l'instruction le déterminera et le démontrera, et on posera la question à cet homme politique», a déclaré l'avocat. Il a en revanche qualifié son client de «lampiste», rejoignant ainsi son confrère, Christophe Snyckerte, avocat du chargé des relations publiques du Carlton, qui qualifie son client de «petit poisson». Tous deux, ainsi que le directeur du Carlton, sont notamment soupçonnés d'avoir proposé les services de prostituées au sein de leur hôtel.
Vendredi, trois hôtels lillois, dont le Carlton, ont fait l'objet d'une fermeture administrative de trois mois décidée par les juges d'instruction en charge du dossier. Cette mesure, qui concerne 110 salariés au total, devrait prendre effet la semaine prochaine, selon Me Berton, qui a indiqué qu'il allait faire appel de cette décision.
http://www.lefigaro.fr/actualite-france/2011/10/16/01016-20111016ARTFIG00071-l-enquete-sur-le-carlton-de-lille-s-etend-a-new-york.php
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