samedi 31 août 2013

Meucon (56). Un divorce mal vécu à l’origine du meurtre

L’enquête avance sur le meurtre de ce Russe, âgé de 45 ans et vivant à Vannes, retrouvé dans une mare de sang, après avoir reçu plusieurs coups de couteau mardi soir, à la limite des communes de Meucon et Locqueltas dans le Morbihan.
Ce vendredi l’auteur présumé, âgé de 51 ans et lui aussi de nationalité russe, et son fils, âgé de 21 ans, ont été longuement entendus par les gendarmes de Vannes, après s’être livrés jeudi en fin d’après-midi au commissariat de police à Nantes, alors qu’ils étaient recherchés depuis mardi soir.
Le couteau toujours recherché
« Le père a reconnu avoir porté plusieurs coups de couteau, en affirmant qu’il se sentait physiquement menacé lors de l’altercation qu’il avait avec la victime. Mais tout n’est pas encore d’une clarté absolue et l’arme est toujours recherchée », explique Thierry Phelippeau, procureur de la république à Vannes.
Dans ces conditions, la garde à vue du père et de son fils a été prolongée jusqu’à samedi pour tenter de mieux comprendre le différend qui oppose ces deux familles depuis de longs mois et déjà définir s’il y a eu légitime défense.
Un divorce mal vécu
« Le meurtre trouve son origine dans le divorce entre le fils de la victime et la fille de l’auteur présumé. Leur séparation s’est mal passée, alors que le couple a un enfant. Les pères ont choisi cet endroit en périphérie de Vannes pour avoir une explication en présence de leurs fils respectifs », poursuit le procureur de la république.
À l’issue de cette garde à vue prolongée, une information devrait être ouverte par un juge du pôle de l’instruction à Lorient et l’auteur des coups mortels pourrait être écroué.
 

vendredi 30 août 2013

Un an après, la tuerie de Chevaline n’a toujours pas livré son secret

La piste familiale semble privilégiée depuis l’interpellation, près de Londres en juin, du frère de Saad al-Hilli, l’une des victimes, mais le suspect a été relâché, faute de preuves, laissant planer le mystère.
L’affaire débute le 5 septembre 2012, vers 15h30, quand un cycliste britannique, Brett Martin, aperçoit au bout de la petite route forestière de la Combe d’Ire un vélo couché à terre, une BMW, moteur en marche, et une petite fille en sang, qui titube puis s’effondre.
Pensant d’abord à un accident de la route, il réalise vite qu’il s’agit d’autre chose.

Quatre victimes

Dans la voiture, le conducteur et ses deux passagères sont morts, atteints de plusieurs balles dans la tête. La petite fille a survécu à une balle dans l’épaule et souffre de graves blessures au crâne.
Enfin, le cycliste gît à terre, le corps criblé de balles.
«Ça ressemblait à un film d’Hollywood», confiera Brett Martin un peu plus tard.
Une deuxième fillette, indemne, sera retrouvée recroquevillée sous les jambes de sa mère, plus de huit heures après la tuerie. La scène de crime avait été «gelée» jusqu’à l’arrivée, dans la nuit, des techniciens parisiens de la gendarmerie.
Cette affaire hors du commun suscite immédiatement un immense intérêt des médias, interpellés notamment par la personnalité peu banale des victimes.
Le chauffeur de la voiture, Saad al-Hilli, 50 ans, tué avec sa femme et sa belle-mère, 47 et 74 ans respectivement, est un ingénieur britannique d’origine irakienne travaillant dans l’aéronautique et la défense, deux secteurs sensibles.
Le cycliste français tué, Sylvain Mollier, 45 ans, travaille lui pour une filiale du groupe nucléaire français Areva. Quant au cycliste britannique ayant découvert les corps, c’est un ancien pilote de la Royal Air Force...
La presse ne tarde pas à élaborer les scénarios les plus fous tandis que gendarmes français et policiers britanniques enquêtent tous azimuts, faute de piste évidente.
Ils visitent les hôpitaux psychiatriques de la région, en quête d’un hypothétique tueur fou, adressent une commission rogatoire à l’Irak, creusent la piste de la profession de Saad al-Hilli et s’assurent que le cycliste français n’était pas la cible du ou des tueurs.

«Saad avait peur de son frère»

Mais c’est finalement la piste familiale, apparue dès le lendemain de la tuerie, qui suscite le plus d’intérêt. Saad al-Hilli était en effet en conflit avec son frère Zaïd au sujet de l’héritage de leur père, portant sur plusieurs millions d’euros.
Zaïd avait tenté de spolier son frère en faisant rédiger à son père un testament déshéritant Saad. Il avait aussi essayé, en vain, de retirer de l’argent sur un compte suisse de son père avec une carte bancaire périmée.
«Saad avait peur de son frère. C’est pour ça qu’il avait changé les serrures de sa maison» à Claygate dans la banlieue de Londres, explique Éric Maillaud, procureur de la République à Annecy.
Fin juin, Zaïd al-Hilli a été placé en garde à vue pendant 36 heures dans le Surrey mais n’a pas dit un mot. Son domicile a été perquisitionné. Relâché faute de charges suffisantes, il a été placé sous contrôle judiciaire.
«Il ne coopère pas, ce qui intrigue d’autant plus», remarque M. Maillaud. «Mais si cette piste est intéressante, ce n’est pas la seule», tempère-t-il.
Les enquêteurs s’intéressent aussi aux intérêts économiques et financiers de la famille al-Hilli en Irak. Mais la situation précaire du pays empêche les juges d’instruction de se rendre sur place.

Les enquêteurs essaient en outre d’identifier la totalité des personnes entrées en contact avec la famille al-Hilli, ainsi que tous ceux qui ont déclenché un relais de téléphonie mobile près du lieu du crime.
«Cela représente des milliers de personnes», souligne M. Maillaud.

http://www.leprogres.fr/france-monde/2013/08/30/un-an-apres-la-tuerie-de-chevaline-n-a-toujours-pas-livre-son-secret

jeudi 29 août 2013

Castres. Loïc, le disparu de la Bancalié, était au bout du rouleau

Une fois que les policiers de Castres ont pu récupérer mardi soir le jeune homme âgé de 26 ans qui avait disparu depuis vendredi dernier, ses proches et sa famille ont été informés de la bonne nouvelle. Loïc Prenat, qui a grandi et qui travaille à Castres a été effectivement retrouvé sain et sauf presque cinq jours après qu’on ait perdu sa trace. Vendredi et samedi, il ne s’est pas rendu au travail et a erré du côté de la Bancalié. Il aurait expliqué sa disparition volontaire en raison de ses problèmes financiers, et puis aussi de l’emprise qu’a sur lui un ancien copain qui abuserait de sa gentillesse et lui aurait emprunté pas mal d’argent. Un contexte personnel compliqué donc chez ce garçon peu bavard qui sera certainement rassuré par l’élan de sympathie et de solidarité qui s’est spontanément manifesté chez ses proches après sa disparition.
Dans sa dérive, samedi soir, souhaitant manifestement disparaître, il a mis le feu à sa voiture en enflammant un sac de vêtements. Puis il a finalement pris la fuite lorsqu’il a entendu arriver les pompiers. Loïc est resté trois jours, sans manger, errant dans les rues de Réalmont, dormant dans des abris de fortune jusqu’à ce qu’un gendarme le reconnaisse et le prenne en charge. Après son audition mardi soir au commissariat, il a été hospitalisé.

http://www.ladepeche.fr/article/2013/08/29/1697459-castres-disparu-bancalie-etait-bout-rouleau.html

mercredi 28 août 2013

Trafic de chevaux des Ardennes au Languedoc-Roussillon : l’enquête s’intensifie

Des chevaux sensés rejoindre les champs qui se retrouveraient à l'abattoir ? L’enquête sur un supposé trafic de chevaux entre les Ardennes et le Languedoc-Roussillon prend de l’ampleur. Plusieurs plaintes ont déjà été déposées.
Plusieurs plaintes pour vol, abus de confiance, faux et usage de faux ont été déposées à la gendarmerie de Rethel dans les Ardennes par des propriétaires de chevaux. Ceux-ci ont découvert que leurs montures, loin de rejoindre de verts pâturages pour jouir d’une retraite bien méritée, étaient susceptibles de finir leur parcours dans des abattoirs de la région Languedoc-Roussillon.
Le procureur de Charleville-Mézières, Daniel Bouriaud, précise : "Une réunion de synthèse avec les enquêteurs va se tenir courant septembre. L’enquête est toujours en préliminaire. On n’en est qu’au début, mais au vu des premières investigations, un service plus étoffé pourrait être saisi."


Enquête aux abattoirs d'Alès et de Pézenas 
Selon une source proche du dossier, les éléments déjà en possession des gendarmes pourraient conduire ces derniers à enquêter du côté des abattoirs d’Alès et de Pézenas.
La problématique de ce trafic est double : un souci moral pour les propriétaires qui ont déclaré leurs chevaux impropres à la consommation, et un problème sanitaire avec des chevaux issus de clubs hippiques, traités avec des médicaments potentiellement toxiques pour l’homme.

http://www.midilibre.fr/2013/08/28/trafic-de-chevaux-l-enquete-s-intensifie,750155.php

mardi 27 août 2013

Disparues de Perpignan, la piste criminelle se profile : retour sur ce qu'il s'est passé

Les soupçons pesant sur Francisco Benitez après la disparition mi-juillet de sa femme Marie-Josée et sa fille Allison se sont renforcés lundi, après la découverte de l'ADN de sa fille dans le congélateur familial et un lave-linge de sa caserne. La chronologie de l'affaire.

14 juillet 2013Marie-Josée Benitez, 53 ans, et sa fille Allison, 19 ans, candidate à l'élection de miss Roussillon, disparaissent. Leur mari et père, Francisco Benitez, adjudant-chef chargé de recrutement à la Légion étrangère àPerpignan, alerte la police le 22 juillet. Selon lui, les deux femmes lui ont signifié leur départ et sont parties avec leurs valises en disant vouloir se rendre à Toulouse. Une décision jugée étonnante à moins d'un mois du concours de miss Roussillon auquel Allison tenait à participer. Francisco Benitez et sa femme étaient en instance de séparation.
 
1er août Le parquet dePerpignan annonce l'ouverture d'une information judiciaire. Les enquêteurs notent que les téléphones portables des deux disparues sont coupés depuis le 15 juillet et qu'aucun mouvement n'a été décelé sur leurs comptes bancaires.
5 aoûtFrancisco Benitez est retrouvé pendu dans les sanitaires de sa caserne. Il laisse une lettre et une vidéo clamant son innocence et son amour pour sa fille.
7 août Francisco Benitez avait déjà été entendu par la police en 2004 dans une affaire de disparition à Nîmes d'une maîtresse brésilienne qui n'a jamais été retrouvée. Comme Maria et Allison Benitez, Simone de Oliveira Alves avait disparu "du jour au lendemain". Le 8, l'information judiciaire ouverte en 2004 sur l'affaire de Nîmes est rouverte.
9 aoûtLa police entend une femme qui était la maîtresse espagnole de Francisco Benitez et à laquelle il aurait passé son dernier coup de fil avant de se suicider.
 
 
 

lundi 26 août 2013

Disparues de Perpignan : les passeports d'Allison et de sa mère retrouvés à leur domicile

Les passeports d'Allison Benitez et de sa mère ont été retrouvés à leur domicile lors d'une perquisition, rapporte ce lundi RTL. L'hypothèse d'un voyage à l'étranger, un temps évoqué, est donc définitivement écartée.
"Il n'y a aucune raison de croire à une autre explication que criminelle", a déclaré une source proche du dossier, cité par la radio.
Allison Benitez, 19 ans, et sa mère de 53 ans ont disparu depuis le 14 juillet dernier. Le dernier signe de vie des deux femmes est un texto envoyé à 17h17 par Marie-Josée, dans lequel elle informe un proche qu'elles partent pour Toulouse. On ne sait pas si c'est vraiment elle qui l'a écrit.

Francisco Benitez, le père d'Allison et mari de Marie-Josée, a longtemps été soupçonné de les avoir fait disparaître. Ancien légionnaire, il s'est suicidé le 5 août.

http://www.ladepeche.fr/article/2013/08/26/1695782-disparues-perpignan-passeports-allison-mere-retrouves-domicile.html