samedi 22 octobre 2011

Proxénétisme au Carlton de Lille: deux nouveaux défèrements

Un homme d'affaires du Pas-de-Calais devait être déféré vendredi après-midi devant les juges en charge de l'affaire de proxénétisme en lien avec l'hôtel Carlton de Lille et son ancienne compagne l'a été dans la matinée, a-t-on appris de source proche du dossier.
Une source judiciaire avait confirmé leur placement en garde à vue mercredi.
Selon le Figaro, l'entrepreneur est soupçonné d'avoir réglé une partie des factures d'hôtel pour des soirées à Paris avec des prostituées auxquelles auraient notamment participé Dominique Strauss-Kahn et le commissaire Jean-Christophe Lagarde. Le policier est en garde à vue depuis jeudi matin par l'IGPN.
David Roquet, le directeur d'une entreprise de BTP du Pas-de-Calais, mis à pied par sa maison mère Eiffage vendredi, aurait pris en charge une autre partie de ces frais. Il avait été mis en examen le 14 octobre pour proxénétisme aggravé en bande organisée et écroué.
Par ailleurs, l'ancienne compagne de l'entrepreneur qui doit être déféré vendredi après-midi aurait pris en charge via sa société d'événementiel les billets d'avions de plusieurs déplacements à Washington pour rendre visite à Dominique Strauss-Kahn, selon le quotidien.
Au total, cinq personnes ont été mises en examen pour proxénétisme aggravé en bande organisée par deux juges lillois. Parmi elles, seul l'avocat Emmanuel Riglaire a été laissé libre.
Cette affaire semble avoir un lien avec la mise en examen début octobre à Courtrai, en Belgique, de quatre personnes pour des faits de proxénétisme. Parmi elles se trouve un chef d'entreprise français, notamment propriétaire de salons de massage en Belgique, Dominique Alderweireld, surnommé "Dodo la saumure".
http://www.lepoint.fr/societe/proxenetisme-au-carlton-de-lille-deux-nouveaux-deferements-21-10-2011-1387399_23.php

Carlton de Lille : "Au dos des factures, j'indiquais DSK"

Un tenancier de maisons closes, des dirigeants d'hôtel de luxe, un avocat réputé, des chefs d'entreprise en vue... et maintenant un commissaire divisionnaire. Décidément, l'affaire de proxénétisme du Carlton n'en finit plus de faire des vagues. Où s'arrêtera-t-elle ? Vendredi soir, Jean-Christophe Lagarde, le patron de la sûreté urbaine de Lille, a été mis en examen, puis placé sous contrôle judiciaire.

Après le numéro deux de la PJ de Lyon, Michel Neyret, mis en examen pour "trafic de stups", c'est donc au tour du patron de la sûreté urbaine de Lille d'être mis en examen dans une affaire de proxénétisme. Ironie du sort, le second était l'adjoint du premier dans les années 90 à la brigade de recherche et d'intervention de Lyon. S'agit-il encore d'une histoire d'"indic" qui finit mal ? Au centre de cette affaire où il y a désormais dix personnes mises en examen, dont huit écrouées, figure René Kojfer, directeur des relations publiques du Carlton et informateur privilégié du commissaire Lagarde. Kojfer a reconnu en garde à vue avoir donné certaines affaires de proxénétisme au policier, dont certaines ont pu être effectuées en flag. En contrepartie, le commissaire a-t-il couvert les activités dans le proxénétisme de ce dernier ? Plus grave, le policier s'est-il brûlé les ailes en profitant du carnet d'adresses féminin de son indic pour lui-même et ses proches ? René Kojfer affirme aujourd'hui que le commissaire a réservé pour quelques-uns de ses amis des "chambres avec cadeau", c'est-à-dire des prostituées, au Carlton et à l'hôtel des Tours à Lille... Plus embarrassant, le policier aurait participé lui-même à des soirées tarifées, notamment avec Dominique Strauss-Kahn quand il était patron du FMI. Voire les aurait coorganisées avec le directeur d'une filiale d'Eiffage, l'entreprise de BTP.

Abus de bien social

"Je disais que j'allais rencontrer DSK avec quelques amis, ça valorisait l'entreprise, a confié sur P-V David Roquet, ce salarié du BTP. "Vous savez, dans ce métier, pour accéder à certaines personnes on les invite. DSK, c'était dans cet esprit." David Roquet payait ainsi les factures couvrant des soirées coquines tarifées organisées à Lille, Paris mais aussi Washington, ainsi que nous le révélions jeudi. Les acteurs : des policiers, des patrons et parfois Dominique Strauss-Kahn quand il était encore directeur général du FMI.

"Est-ce que cela a ramené quelque chose au commissaire divisionnaire Jean-Christophe Lagarde ? ont demandé les policiers au salarié d'Eiffage.

- Non, absolument rien.

- Savait-il qu'il s'agissait de prostituées ?

- Oui."

Billets de train, d'avion, boissons, déjeuners, dîners... "Au dos des factures, j'indiquais DSK et le nombre de personnes présentes", a ajouté David Roquet, précisant que cela se faisait "avec l'aval de [s]on patron". Le salarié a également expliqué que certaines sociétés "dépensaient des dizaines de milliers d'euros pour manger une fois avec un conseiller général ou un ministre", afin de promouvoir leur activité. Une pratique fâcheuse car cela pourrait constituer un abus de bien social, et donc du recel d'abus de bien social pour les bénéficiaires. D'autant que, selon nos informations, Fabrice Pashowski, le coorganisateur de ces rendez-vous tarifés, aurait confirmé aux policiers avoir payé l'autre partie des frais au nom de sociétés dont il est le gérant. Notamment les chambres d'hôtel à Paris, et à Washington. Lui aussi a été mis en examen.

Escort girls

Ce gérant de société pharmaceutique aurait aussi reconnu avoir réglé rubis sur l'ongle en argent liquide les prostituées venues de Lille ou de Belgique. Dès lundi, Dominique Strauss-Kahn avait demandé à "être entendu par les juges", en précisant qu'il s'agissait "d'insinuations hasardeuses et malveillantes". Quant à la société Eiffage, elle a décidé la mise à pied de son salarié et déclenché une enquête interne.

Selon nos informations, l'audition de Dominique Strauss-Kahn, l'ancien patron du FMI, pourrait être programmée dès la semaine prochaine. Tout comme celle du directeur départemental de la sécurité publique (DDSP) de Lille, numéro deux de la police dans le Nord, Jean-Claude Menault, dont le nom a été cité par La Voix du Nord, le journal local. Ce haut fonctionnaire aurait participé en février 20011 à l'un des trois rendez-vous tarifés organisés à Washington. "J'avais pris les billets sur l'entreprise, j'avais demandé à mon patron, il avait accepté. Ça a dû coûter 3000 à 4000 euros", a confié David Roquet lors de sa garde à vue. "Cette fois-là, nous avions été invités par Dominique Strauss-Kahn 2 à 3 jours", a-t-il précisé. Le commissaire Jean-Christophe Lagarde était aussi du voyage, tout comme Fabrice Paskowski, gérant de société pharmaceutique et proche du PS local. Selon La Voix du Nord, officiellement, DSK souhaitait consulter le DDSP sur les questions de sécurité intérieure, dans la perspective de la campagne présidentielle. Toujours selon David Roquet, pour rendre cette consultation sans doute plus agréable, le petit groupe était accompagné de deux jeunes escort girls, présentées comme des secrétaires du groupe Eiffage. Un subterfuge qui, selon La Voix du Nord, n'aurait été découvert par le DDSP qu'une fois sur place à l'hôtel. Décontenancé, le haut fonctionnaire serait monté aussitôt dans sa chambre. Ce qui, selon nos informations, n'est pas confirmé par l'ensemble des protagonistes. Reste que le patron de la sécurité publique du Nord aurait adressé un rapport à sa hiérarchie pour raconter cette soirée pour le moins surprenante. D'après une source policière, Jean-Claude Menault aurait rendu visite la semaine dernière, dans la plus grande discrétion, à l'IGPN, la police des polices, pour faire le point sur ce dossier explosif. Mais les séjours à Washington n'auraient pas été évoqués. D'où sa convocation prochaine devant la police des polices.

Parties fines à Washington

Comme le révélait Le Point.fr jeudi matin, il y aurait eu au moins trois voyages organisés à Washington. Un premier en décembre 2010. Un deuxième en février 2011. Un troisième du 11 au 13 mai 2011, la veille de l'arrestation et incarcération de Dominique Strauss-Kahn à New York. Les policiers ont saisi le passeport de David Roquet avec ses visas et un billet d'avion retour. Sur P-V, David Roquet a affirmé que les billets d'avion ont été réservés à chaque fois par son ami Fabrice Paskowski, via l'agence événementielle de sa compagne, Virginie D... "C'est sa société qui avançait l'argent, et ensuite elle établissait une facture ; c'est pareil avec Fabrice : il organisait, il prenait la moitié des frais et me disait ce qu'il me restait à charge." Soit entre 12 000 et 15 000 euros pour chacun. "Je tiens à préciser que le prix de chaque nuit était de 1 200 euros la nuit, et cinq chambres étaient réservées". Économe sur les deniers de son entreprise, David Roquet prenait, dit-il, des billets ordinaires et non business.

Dans ses auditions, il détaille les soirées coquines tarifées organisées à Paris à l'hôtel Murano, comme l'a révélé dès mercredi soir Le Point. Au moins trois en 2010. "De temps en temps, il y avait le commissaire Jean-Christophe Lagarde, qui est devenu un copain", a expliqué David Roquet. Lors du dernier séjour effectué au printemps 2010 alors que DSK revenait d'Asie, David Roquet explique être lui-même allé en voiture en Belgique pour chercher deux prostituées. Le petit groupe s'est ensuite rendu à Paris en train avec une troisième prostituée, M., 36 ans. C'était dans "un carré" du TGV, a-t-il précisé. M. a raconté................. LISEZ la suite de cet article sur Le Point en cliquant sur ce lien ... http://www.lepoint.fr/societe/carlton-de-lille-au-dos-des-factures-j-indiquais-dsk-21-10-2011-1387720_23.php

Soupçons de proxénétisme au Carlton de Lille : les soirées coquines auraient été payées par des entrepreneurs

Les deux quotidiens Libération et Le Figaro évoquent respectivement deux et trois voyages à Washington - où se trouve le siège du FMI -, dont le dernier entre les 11 et 13 mai 2011, soit la veille de l’arrestation de DSK pour l’affaire du Sofitel à New York.
Selon Libération, David Roquet, directeur d’une filiale du groupe Eiffage - mis en examen vendredi pour «proxénétisme aggravé en bande organisée» et mis a pied par sa société, a déclaré en garde à vue être allé en février 2011 à Washington à l’invitation de DSK notamment en compagnie d’un autre chef d’entreprise et du chef de la Sûreté départementale du Nord Jean-Christophe Lagarde.
Ce dernier était toujours en garde à vue par l’IGPN vendredi en fin de matinée, selon une source policière.
A la question de savoir qui avait payé les billets d’avion, M. Roquet a répondu «C’est moi, avec l’aval de mon patron. Cela m’a coûté entre 3.000 et 4.000 euros», selon Libération. Il a également affirmé qu’en mai 2011, le groupe était allé «visiter le FMI», selon le quotidien.
Citant des «élements du dossier», le Figaro indique que David Roquet et un autre entrepreneur auraient payé les factures de l’hôtel Murano à Paris où se seraient déroulées des parties fines auxquelles auraient participé le commissaire Lagarde et DSK.
Matériaux enrobés du Nord, la filiale d’Eiffage, aurait réglé une «large partie de l’addition - entre 12.000 et 15.000 euros», selon le Figaro. David Roquet a affirmé que DSK était «invité», selon le Figaro

vendredi 21 octobre 2011

Meurtre d'Alexandre Junca : l'enquête n'a jamais faibli

C'était l'une des craintes dans l'affaire de la disparition d'Alexandre Junca qui a suscité une très vive émotion et mobilisation dans la ville de Pau : que les moyens d'enquête faiblissent au fil des mois qui passent. Il n'en fut rien, comme le montre le chantier de démolition de la digue du canal Marsan qui a conduit à la découverte d'ossements humains. « Ce dossier reste prioritaire pour la police judiciaire au plan national », confiait un responsable local de la PJ, mardi, le jour du début des fouilles.

Bien sûr, les moyens ont évolué avec le temps. Les tout premiers jours qui suivent le signalement de la disparition, la thèse de la fugue est officiellement privilégiée. Moins d'une dizaine d'enquêteurs de la Sûreté départementale sont alors mobilisés sur ce dossier. Mais très vite, ce chiffre gonfle : il passe à trente avec l'ouverture d'une information judiciaire pour « enlèvement et séquestration », le 10 juin, et les investigations sont confiées à la direction interrégionale de la police judiciaire de Bordeaux. L'antenne paloise met alors de côté tous ses autres dossiers et ne travaille plus que sur cette affaire avec des renforts venus de Bayonne, Bordeaux et de l'Office central pour la répression des violences faites aux personnes, basé à Paris.
Jusqu'à 70 enquêteurs
Les gros moyens sont déployés : le gave de Pau est inspecté par des plongeurs avec le concours d'un hélicoptère ; les égouts jalonnant le parcours d'Alexandre, qui rentrait chez son père à vélo, le soir de sa disparition, sont passés au peigne fin. En vain. Et surgit l'horreur : une cuisse de l'adolescent est découverte dans le gave de Pau, le 26 juin.
Aussi sec, les moyens sont relevés d'un cran : jusqu'à 70 enquêteurs sont mobilisés sur ce dossier pendant plusieurs semaines. Ils perquisitionnent tous les logements de la rue Galos, où fut retrouvée la bicyclette du collégien, accrochée à un poteau, à une trentaine de mètres de chez son père. Des plongeurs de la gendarmerie d'Hendaye ratissent le gave de PAu à Artix. Fin juillet, le groupement national d'investigation cynophile prend le relais. Mais toujours rien.
Dans le même temps, quatre laboratoires publics et privés à Bordeaux, Marseille, Toulouse et Paris sont saisis par la justice pour mener une multitude d'analyses toxicologiques, médico-légales anatomopathologies, etc., sur le membre retrouvé.
La quinzaine d'experts est réunie à Pau le 19 septembre pour rendre compte de leurs travaux à la juge d'instruction. Mais aucune avancée notable n'intervient. Qui a tué Alexandre ? Quand ? Comment et pourquoi ? Toutes ces questions demeurent ouvertes, malgré le millier d'auditions réalisé depuis le début de cette enquête et les près de 300 perquisitions.
« Pas un rond de chance»
Aujourd'hui, une quinzaine d'enquêteurs, principalement de l'antenne paloise de la PJ, qui travaille toujours quasi exclusivement sur ce dossier, sont mobilisés sur cette affaire. À tout moment, ils peuvent recevoir des renforts, en cas de besoin. « On n'a pas de plafond, même financier », confiait l'un d'entre eux en août. « Mais on n'a pas un rond de chance ; pas une piste. C'est terriblement frustrant », enchaînait-il.
Si les analyses confirment que les ossements retrouvés sous la digue du canal Marsan sont ceux du collégien, alors, enfin, les policiers disposeront de nouveaux éléments. « Ces découvertes peuvent redonner de l'énergie aux enquêteurs, leur fournir un nouveau lieu à exploiter et faire avancer les expertises scientifiques », souffle une source proche de l'affaire.
http://www.sudouest.fr/2011/10/21/l-enquete-n-a-jamais-faibli-532432-4344.php

Carlton de Lille: le PV qui met en cause DSK

Un chef d'entreprise du Pas-de-Calais détaille des soirées à Paris en présence de l'homme politique.
Dans l'affaire à tiroirs du Carlton de Lille, un couple est en garde à vue depuis mercredi et devait être déféré au parquet jeudi soir. Fabrice P., 44 ans, dirige une société de matériel médical dans le Pas-de-Calais. Sa femme, Virginie D. est à la tête d'une société d'événementiel.
Le chef d'entreprise, par ailleurs très investi dans les milieux politiques et économiques de la région, est soupçonné d'avoir été le «facilitateur», selon l'expression d'une source judiciaire, des contacts entre Dominique Strauss-Kahn et certains membres présumés du réseau de proxénétisme. Son rôle est notamment décrit par David Roquet, mis en examen et écroué la semaine dernière.
Voici ce qu'a expliqué ce directeur d'une filiale du groupe de BTP Eiffage dans le Pas-de-Calais à propos des rendez-vous organisés à Paris: «En fait, c'est Fabrice P. qui m'a dit qu'on avait l'occasion de déjeuner avec monsieur Strauss-Kahn et qu'il apprécierait que je ramène des copines, en fait des prostituées.» La première «rencontre» aurait eu lieu en mars 2009, d'abord au restaurant L'Aventure (un club restaurant proche de l'Étoile) où les protagonistes auraient commencé à avoir des relations sexuelles avant de poursuivre leurs ébats dans un hôtel luxueux du boulevard du temple, le Murano. Deux autres rendez-vous ont lieu début et fin 2010, toujours au Murano. Le commissaire Jean-Christophe lagarde, patron de la Sûreté départementale de Lille, en garde à vue depuis jeudi matin, aurait été de la partie.
L'une de ces scènes est ainsi décrite par le chef d'entreprise: «Je suis allé avec Jade, une prostituée que René (René Kojfer, chargé des relations publiques du Carlton, mis en examen) m'avait fait connaître. Il y avait Fabrice et Jean-Christophe Lagarde. On s'est retrouvés à la gare et puis, à quatre, nous sommes allés sur Paris. Nous nous sommes rendus dans un hôtel, l'hôtel Murano. Nous avons mangé dans la chambre puis nous avons eu des relations sexuelles tarifées. Chacun était avec sa copine, moi j'étais avec Jade, DSK avait aussi sa copine et il y avait d'autres personnes.»

Trois voyages

Question: «Est-ce que M. Strauss-Kahn a payé quelque chose?»
- «Non, il était invité.»
- «Il était invité mais il venait avec une copine?»
- «Oui.»

Si les faits étaient établis, ils pourraient constituer de l'abus de bien social (ABS), et donc du recel d'ABS pour les bénéficiaires. La société de Virginie D. aurait, elle, pris en charge les billets d'avions de plusieurs déplacements à Washington auxquels auraient participé David Roquet, Jean-Christophe Lagarde et Fabrice P. Trois voyages ont été relevés par les enquêteurs: en décembre 2010, février 2011 et du 11 au 13 mai 2011, soit la veille du samedi 14 lorsque le patron du FMI sera arrêté à New York. Selon les éléments du dossier, David Roquet et Fabrice ont réglé les factures de l'hôtel. La filiale d'Eiffage, Matériaux enrobés du Nord, aurait réglé une large partie de l'addition - entre 12.000 et 15.000 euros.

«J'étais fasciné par DSK»

À David Roquet, les policiers demandent encore: «Comment étaient organisées ces soirées?»
Réponse du responsable du BTP: «En fait, on calait nos agendas pour organiser ces soirées.»
- «Qu'est-ce qui a motivé leur organisation?»
- «C'est Fabrice qui m'a fait connaître M. Strauss-Kahn. J'étais fasciné par ce dernier et Fabrice m'avait dit qu'il le connaissait très bien. Je voulais savoir si c'était vrai et donc c'est parti comme ça et les soirées se sont organisées. Mais ces soirées ne m'ont jamais rien amené.»
Question: «Cela a ramené quelque chose à Fabrice ou à Jean-Christophe?»
- «Non, absolument rien.»

Les éventuelles contreparties de ces «cadeaux» sont évidemment l'un des volets de l'enquête.
http://www.lefigaro.fr/actualite-france/2011/10/20/01016-20111020ARTFIG00679-carlton-de-lille-le-pv-qui-met-en-cause-dsk.php

Un cadavre lesté et ligoté découvert : la thèse du suicide privilégiée

La brigade de recherche de Rennes, celle de Lannion ainsi que les plongeurs techniciens d'investigation subaquatique de Lézardrieux et Quiberon, ont aussitôt été dépêchés sur place pour enquêter sur ce qui ressemblait fort à un crime sordide. Ce matin cependant, l'agitation est retombée. Le corps retrouvé serait en fait, celui d'un Lannionnais de 50 ans qui se serait donné la mort.

La description du cadavre correspond en effet au signalement fait par deux pêcheurs d'un homme, aperçu il y a 15 jours, sortant de l'eau tout habillé, du scotch enroulé autour des jambes, comportement qui n'avait pas manqué d'interpeller les témoins.
Par ailleurs, la voiture du décédé a été retrouvée à proximité. Une autopsie doit être pratiquée demain matin, pour confirmer la thèse du suicide.

http://www.letelegramme.com/local/cotes-d-armor/lannion-paimpol/perrosguirec/trebeurden/trebeurden-un-cadavre-leste-et-ligote-decouvert-la-these-du-suicide-privilegiee-20-10-2011-1471968.php

jeudi 20 octobre 2011

Lyon: La famille d'une gendarme retrouvée morte dans sa caserne à Lyon porte plainte pour «homicide involontaire»

Les sœurs et le beau-frère de la jeune femme ont porté plainte contre X pour «homicide involontaire, harcèlement moral et provocation au suicide»...
Officiellement, Myriam Sakhri s’est donnée la mort avec son arme de service, le 24 septembre dernier, dans son logement de service de la caserne Delfosse, à Lyon. Mais ses proches, auprès desquels la jeune femme de 32 ans s’était plainte à de multiples reprises «de faits de harcèlement subis par plusieurs de ses collègues», n’y croient pas.
Les sœurs et le beau-frère de la jeune femme ont donc porté plainte contre X mercredi 19 octobre pour «homicide involontaire, harcèlement moral et provocation au suicide». A travers cette plainte, dont 20 minutes a obtenu copie, les plaignants représentés par David Metaxas, réclament l’ouverture d’une enquête pour que toute la lumière soit faite sur «la mort brutale et inattendue» de Myriam et les faits dont elle s’estimait victime. «Aujourd’hui, sa famille doute de tout, y comprit du fait que cette jeune femme pleine de projets ait elle-même tiré», indique David Metaxas.

Actes d’intimidation et injures à connotation raciste

«Dans les mois qui ont précédé son décès, et plus particulièrement à la suite de son affectation à la caserne Bichat, en juillet 2010, elle fut l’objet d’actes d’intimidation, d’injures souvent à connotation raciste et plus généralement d’agissements répétés ayant à l’évidence pour objet et effet de dégrader ses conditions de travails et susceptibles de porter atteinte à ses droits et à sa dignité», peut-on lire dans la plainte. Selon sa famille et ses amis, la gendarme aurait alors alerté sa hiérarchie. «Mais rien ne fut entrepris pour faire cesser cette situation inacceptable», déplore l’avocat.
En juillet dernier, la jeune femme, en poste au centre opérationnel et de renseignement de la gendarmerie, s’était même rapprochée de l'association de défense des droits des militaires (Adefdromil). Après un arrêt maladie puis une nouvelle affectation, elle avait repris contact avec l'association le 19 septembre pour se plaindre à nouveau de ses «souffrances» au travail.
Fin septembre, l'inspection générale de la gendarmerie a été saisie de deux enquêtes, l'une pour recherche des causes de la mort, l'autre pour harcèlement. «Mais la famille n’a jamais eu accès aux éléments du dossier, au rapport d’autopsie», déplore David Metaxas qui souhaite que ses clients soient désormais «partie prenante de cette enquête».
http://www.20minutes.fr/societe/809580-lyon-famille-gendarme-retrouvee-morte-caserne-lyon-porte-plainte-homicide-involontaire