lundi 5 août 2013

Trafic. Quand les «anciens» retombent dans la schnouf

Juin 2012 au péage de Toulouse sud. Au volant d’une voiture arrive Michel Corazzin, 30 ans. Il l’ignore mais ce grand bavard est pisté de très près par les hommes des stups de la police judiciaire. Arrestation et bingo : dans la voiture deux paquets pour un kilo de cocaïne. «Qualité exceptionnelle, pure à 98 %», souligne le président Vergne citant les experts du laboratoire interrégional de police scientifique qui ont analysé la poudre. Très belle prise avec un suspect sorti officiellement de prison 50 jours plus tôt ! Avec lui tombe des «amis» qui cultivent le goût de la poudre et des casiers judiciaires fournis : Jacques Fischlin, 50 ans, David Bordesoulle, 41 ans, Kamel Benabadji, 30 ans et Rabab Mahieddine 50 ans plus trois autres complices mois connus.

Un trio déjà tombé en 2007

«Mais il n’y aura rien d’autre. Un peu de résine quand même, moins d’un kilo, tempère le président de la IIIe chambre correctionnel qui ajoute. Et pas vraiment de clients, de réseau ou d’argent».
Ce goût d’inachevé manifesté en introduction par le magistrat illustre le fond d’une affaire commencée sur un renseignement anonyme - «On vous a balancé» - traduit le président à Rabab Mahieddine, 50 ans. Écoutes, surveillances, et tout ce beau monde a été phagocyté presque en moins de temps qu’un go-fast qui remonte de l’Espagne. Trop vite ?
Quand les limiers de la PJ photographient ensemble sur le parking de Carrefour Purpan Corazzin, Mahieddine et Benabadji en train de discuter, difficile de croire qu’il s’agit d’une simple rencontre fortuite. «C’était le cas», affirme tranquille le trio, tombé ensemble en 2007 pour… trafic de drogue et lourdement condamné. «Le hasard», reprend Benabadji à qui ses avocats ont évité la poursuite pour trafic. «Vous, il n’y a ni achat, ni client, ni argent», résume le président. Reste l’association de malfaiteurs «dont on verra si cela masque l’insuffisance de charge comme l’affirme votre avocat», prévient le président. Et malgré des réquisitions de 18 mois ferme avec mandat de dépôt, Me Le Bonjour a obtenu la relaxe. Relaxe également pour un «lieutenant», le plus jeune de la bande, défendu par Me Parra-Bruguière et qui avait deux problèmes : il rencontrait souvent Corazzin, «un ami de détention» et lui avait donné 500 €, «une dette» affirme le prévenu. Le tribunal a considéré qu’il n’avait pas la preuve du contraire.

L'humanité de Me David

Reste les autres qui pouvaient difficilement contester leur implication dans «les dépannages» de poudre. En tête Michel Corazzin, qui, quoi il en dise, apparaît comme un gros dealer reparti au charbon. Il a fallu toute l’humanité, la justesse de la plaidoirie de Me Frédéric David pour éviter «à cet homme qui se rêve membre du grand banditisme» un séjour prolongé en prison. Il a écopé de 18 mois sans maintien en en détention. Un cadeau.
Ses «amis», défendus par Mes Axelle Chorier, Anna-Stéphanie Elkiess et Clémence Doumenc ont tous été condamnés à un an ferme, couvert par la détention provisoire. Loin des 30 mois requis par le procureur De Monte. Une vraie satisfaction pour la défense mais, sans surprise, le parquet a fait appel. En attendant, les «anciens» de la schnouf sont libres. Faudrait pas qu’ils retombent trop vite, ça ferait désordre.

http://www.ladepeche.fr/article/2013/08/04/1683811-quand-les-anciens-retombent-dans-la-schnouf.html

dimanche 4 août 2013

Lourdes. Une bombe dans l'hôtel concurrent !

Le hasard fait parfois bien les choses. Au cours d’une enquête sur un trafic de stupéfiants, les enquêteurs de la DIPJ de Bordeaux ont débusqué un hôtelier lourdais qui, pour se débarrasser d’un concurrent, installé comme lui sur le boulevard de la Grotte, avait fait appel à des hommes de main pour poser une bombe dans l’établissement voisin contre 4 000 euros. Une proposition qu’ils ont déclinée. Les policiers ont fait cette découverte car, au cours de leur enquête, ils ont eu affaire aux deux hommes contactés par le gérant du Flandria, hôtelier expéditif portant le nom de Charles P., originaire d’Inde et propriétaire de cet hôtel-restaurant depuis quelques années. Arrêté le 11 juillet dernier, l’homme a fini par avouer avoir bien sollicité ces individus pour commettre «des dégradations» sur l’établissement de son concurrent mais aussi pour «intimider sa famille». Il a été mis en examen pour «association de malfaiteurs en vue de commettre des destructions par incendie ou substances explosives.» Autour des deux hôtels, le conflit de voisinage était bien connu, mais personne n’aurait pu imaginer les terribles desseins de cet hôtelier qui auraient pu avoir des conséquences dramatiques, ses proches voisins n’étaient d’ailleurs pas au courant de son arrestation

http://www.ladepeche.fr/article/2013/08/04/1683859-lourdes-une-bombe-dans-l-hotel-concurrent.html

samedi 3 août 2013

Meurtre en Vendée. Le corps a été identifié

Le 24 juillet, un corps a été retrouvé dans un champ à La Chaize-le-Vicomte, en Vendée. L’autopsie a révélé que la victime était décédée à la suite de coups multiples, notamment au niveau de la tête.
Des pièces recueillies sur les lieux du drame ont mis les gendarmes sur la piste d’un homme, résidant à La Roche, dont la famille était sans nouvelles depuis la mi-juillet.
Hier, vendredi, l’ADN a parlé. Il s’agit bien de Stéphane Lahousse, âgé de 44 ans. Il a été vu une dernière fois le 12 juillet à Cerizay, dans les Deux-Sèvres. Il devait rejoindre La Roche-sur-Yon par les transports en commun. La date du décès n’est pas établie.
Un appel à témoins est lancé par les gendarmes : contact au 0 800 877 668
 
 

Disparues de Perpignan : d’Agde à l’Espagne, des recherches vaines

Dans l’affaire de la disparition d’Allison Benitez et de sa mère Marie-José, l’hypothèse criminelle grandit.
 

On a entendu des témoins qui disent les avoir vues au Cap d’Agde, ou en Espagne. Bien sûr, on espère que ça va bien se terminer, avec une réapparition surprise. Mais pour l’instant, on n’a toujours aucun signe de vie."
A la PJ de Perpignan, on a continué vendredi "à se poser des tas de questions" sur la disparition d’Allison Benitez, 19 ans, et de sa mère Marie-José, 53 ans, absentes du domicile familial depuis le 14 juillet dernier.


"Une étrange affaire"
"Toutes les pistes sont à exploiter", indique le procureur adjoint de Perpignan Luc-André Lenormand. Le magistrat a ouvert vendredi une information judiciaire pour "recherche des causes de la disparition" : c’est désormais un juge d’instruction, avec des moyens d’investigations accrus, qui va diriger l’enquête. Et seuls les policiers du Service régional de police judiciaire (SRPJ) de Montpellier ont désormais la charge des investigations, menées dans un premier temps par leurs collègues du commissariat de Perpignan.
"On traite ce dossier comme une affaire criminelle de premier plan"
Un passage de témoin qui n’est pas simple : les policiers comme la juge d’instruction doivent assimiler tous les actes d’enquêtes effectués depuis le 25 juillet, jour où la disparition des deux femmes a été signalée par Francisco Benitez, le mari. Ce légionnaire de 50 ans, plusieurs fois médaillé, après 20 ans de service actif, travaille aujourd’hui au centre de recrutement de la Légion Étrangère de Perpignan. Il a expliqué qu’après une dispute avec son épouse, dont il était en train de se séparer, cette dernière était partie vers Toulouse avec Allison.
"On est en train d’exploiter toute la procédure qui a déjà été faite, pour décider ce qu’il y a à faire en urgence", indique un policier. Qui ne cache pas que le dispositif maximal que peut déployer la PJ est en train de se mettre en place : "On traite ce dossier comme une affaire criminelle de premier plan."
"Une étrange affaire"
Des renforts venus du siège montpelliérain de la PJ vont arriver "dès ce week-end" à Perpignan. Vérifications techniques, nouvelles auditions de témoins, enquête de voisinage... À partir de lundi, les investigations devraient être plus poussées encore. "Il faut qu’on avance vite, c’est une étrange affaire", indique une autre source.
Reste que les dossiers de disparition sont complexes, et nécessitent un travail de fond colossal : dans l’affaire de la disparition de la petite Fiona à Clermont-Ferrand, la PJ a interrogé depuis le 12 juin des centaines de témoins en France, sans succès. Triste symbole : le comité Miss Roussillon a retiré vendredi de son site web la photo de la candidate n° 2, Allison, dont la présence le 11 août à concours qu’elle rêvait de gagner semble de plus en plus hypothétique.

http://www.midilibre.fr/2013/08/02/d-agde-a-l-espagne-des-recherches-vaines,741689.php

vendredi 2 août 2013

Disparues de Perpignan: quelles sont les pistes privilégiées par les

Loctudy. Le mystère autour du crash du deltaplane s’éclaircit

Mercredi après-midi, des plaisanciers ont ramené à la brigade de gendarmerie du Guilvinec (Finistère), un morceau d’aile jaune d’1m30 de long et 40 centimètres de large. Il pourrait s’agir d’un morceau de l’aile aperçue par des témoins et s’écrasant dans la mer, dimanche 21 juillet.
Dimanche 21 juillet, peu après 21 h, trois personnes avaient signalé aux pompiers la chute d’une aile à moteur à Loctudy, au lieu-dit Palue du Cosquer, à 150 mètres de la plage. D’importants moyens de recherches avaient été mis en place.
Malgré ces recherches, aucune disparition n’avait été signalée.
Une aile ramenée par des plaisanciers
L’enquête prend un nouveau tournant. Mercredi après-midi, des plaisanciers ont ramené, à la brigade de gendarmerie du Guilvinec, un morceau d’aile jaune d’1m30 de long et 40 centimètres de large.
D’où provient cette aile ? À quoi correspond-elle ? Et qu’a-t-il pu bien se passer en mer, ce dimanche soir ? Les enquêteurs tentent de récolter les morceaux du puzzle.
Un avion cible
Les amateurs et connaisseurs du club aéromodéliste de Quimper et de Cornouaille apportent des éléments essentiels. « En regardant les composants, cela ne s’apparente pas à du modélisme mais plutôt à du semi-professionnel. Il y a une prise pitot, cette petite tige grise qui sert de capteur de vitesse. Le fumigène sert à marquer la position si la personne a besoin de se repérer », explique Marc Le Bret, président du club.
Selon nos informations, il pourrait s’agir d’un avion cible « Snipe » utilisé pour être détruit par un tir d’arme et envoyé probablement dans le ciel par la Marine nationale. Cet avion, piloté manuellement par une télécommande, a une capacité de 40 km de vol pour 45 minutes. Il est conçu par Meggitt Defence Systems, une société anglaise.
L’enquête, confiée à la brigade de gendarmerie des transports aériens, se poursuit sur cette piste.
 

jeudi 1 août 2013

Doubs : un homme retrouvé mort dans un bois à Ougney-Douvot

Macabre découverte, mardi soir dans un bois de la commune d’Ougney-Douvot (Doubs), entre Besançon et Baume-les-Dames. Un homme de 47 ans gît sur le sol, le corps atteint par une balle. Son fusil de chasse est à ses côtés.
La gendarmerie pense à un suicide, mais pour s’en assurer, le parquet de Besançon a ordonné une autopsie dont les résultats seront connus dans les prochaines heures.

http://www.estrepublicain.fr/fil-info/2013/08/01/chute-devant-la-citadelle-de-besancon-une-blessee