Pour l'instant, le mystère demeure sur les motivations du (ou
des) tueur(s) de la tuerie sur un parking
de Haute-Savoie, qui a fait quatre morts. Mais l'identité des
victimes a rapidement été établie. Trois des personnes tuées appartiennent à la
même famille britannique : le père, la mère et la grand-mère.
Peu de choses ont émergé dans un premier temps sur la famille,
si ce n'est qu'elle était composée d'un couple et de leurs deux fillettes, ainsi
que de leur grand-mère. La mère a été décrite par des témoins comme ayant la
peau mate et de longs cheveux noirs. Seule l'identité du père a pu être
formellement établie dans un premier temps, sur la base de ses documents
d'identité laissés à la direction du camping.
Des fillettes sous haute surveillance
Les deux fillettes ont survécu à la fusillade, la première a
été gravement blessée, la seconde a été retrouvée saine et sauve sous le corps
de sa mère et sa grand-mère, vers minuit, alors que la fusillade a eu lieu
mercredi après-midi, a indiqué le procureur d'Annecy Eric Maillaud.
"Elle est restée sous les corps, prostrée
pendant près de huit heures et n'a pas bougé pendant tout ce
temps-là. On n'a pu la trouver qu'à partir du moment où on a eu accès à la scène
du crime", c'est-à-dire après l'arrivée des techniciens de l'Institut de
recherche criminelle de la gendarmerie
nationale (IRCGN), venus de Paris, a-t-il ajouté.
"La petite parlait en anglais. Elle a entendu des bruits, des
cris mais elle ne peut pas en dire plus, elle n'a que quatre ans", a précisé le
procureur. "Il va de soi que les deux fillettes sont protégées" par les forces
de l'ordre, a ajouté le procureur, évoquant la sœur aînée, transférée dans un
état grave à l'hôpital de Grenoble et dont les jours ne sont plus en danger.
"Toutes les précautions ont été prises pour qu'elles soient encadrées, soignées
et protégées dans les meilleures conditions possibles", a-t-il ajouté, se
refusant à préciser le lieu où a été placée la cadette.
Car Jacking ? Drame familial
?
La justice restait prudente jeudi même si leur identité faisait peu de doutes. Une identification formelle doit être pratiquée. Les victimes ont été découvertes par un cycliste dans leur BMW sur un parking forestier de la commune de Chevaline, entre Annecy et Albertville. Le père était à l'avant du véhicule, les deux femmes sur les places arrières. Un cycliste habitant une commune voisine, n'appartenant apparemment pas à la famille, gisait mort à l'avant de la voiture.
La justice restait prudente jeudi même si leur identité faisait peu de doutes. Une identification formelle doit être pratiquée. Les victimes ont été découvertes par un cycliste dans leur BMW sur un parking forestier de la commune de Chevaline, entre Annecy et Albertville. Le père était à l'avant du véhicule, les deux femmes sur les places arrières. Un cycliste habitant une commune voisine, n'appartenant apparemment pas à la famille, gisait mort à l'avant de la voiture.
Assassinat prémédité ? Car Jacking qui a mal
tourné ? mauvaise rencontre ? Drame familial ? L'enquête doit
faire la lumière sur toutes ces hypothèses. Scotland Yard interrogé à Londres
s'est refusé de son côté à tout commentaire, assurant "ne pas être impliqué"
dans cette affaire, pour laquelle toutes les pistes restent ouvertes selon la
police française. "Compte tenu de ce que l'on voit, il est certain que la piste
criminelle est à mettre en numéro un", a estimé le procureur de la République
d'Annecy, Eric Maillaud, jeudi matin. "Après, toutes les pistes sont possibles,
ça pourrait être aussi dans l'absolu un drame familial, ce n'est pas à exclure",
a-t-il ajouté
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