Terrible drame encore inexpliqué, hier, sur une petite route de Haute-Savoie. Quatre personnes, de nationalité anglo-saxonne, ont été trouvées mortes, tuées par balle. Domicilié près de Londres, le propriétaire de la voiture s'appelle Saad al-Hilli, a-t-on appris en fin de matinée. Il était 15 h 50, ce mercredi, quand un cycliste a découvert les corps. Mais il aura fallu attendre huit heures pour qu'une fillette de quatre ans soit localisée à l'intérieur du véhicule. Prostrée aux pieds de sa mère et indemne. Un délai qui s'explique : la scène du crime a été "gelée" dans l'attente des techniciens venus de Paris. Le Parquet d'Annecy tiendra une conférence de presse en début d'après-midi.
13H05. La police britannique au domicile présumé des victimes
La police britannique a interdit l'accès au domicile présumé des victimes de la tuerie, une maison à colombage d'un quartier résidentiel et arboré de Esher, à une trentaine de kilomètres au sud de Londres. Une femme policier en tenue civile se tenait à l'extérieur de la maison, empêchant les journalistes d'entrer, tandis que la police du Surrey a indiqué "aider les autorités françaises et (être) en contact avec le ministère britannique des Affaires étrangères à la suite de la mort de quatre personnes près d'Annecy".
12H39. Le propriétaire de la voiture identifié
Le propriétaire de la voiture dans laquelle ont été retrouvées mortes quatre personnes s'appelle Saad al-Hilli. Ce dernier, âgé de 50 ans et né à Bagdad, est domicilié avec sa famille dans la grande banlieue sud de Londres, à Claygate, dans la région du Surrey, ont affirmé des sources policières.
11H59. La vice-ambassadrice de Grande-Bretagne à Grenoble, au chevet de la fillette blessée
11H01. L'étonnant ressort de la fillette retrouvéeSelon RTL, lorsque les gendarmes se sont enfin rendu compte de la présence de la fillette de 4 ans prostrée aux pieds de sa mère (*), elle a tout d'abord crié et refusé de sortir de la voiture. Avant de comprendre que c'étaient les "gentils" qui l'avaient retrouvée. Elle a ensuite accepté les bras d'une femme gendarme puis s'est ensuite "spontanément (mise) à sourire et à parler en anglais", a expliqué le procureur.
* Un hélicoptère équipé d'une caméra thermique avait pourtant survolé la zone pour voir s'il y avait d'autres corps mais la fillette n'a pas été vue car elle formait une masse avec sa mère.
10H48. Un drame qui frappe des campeurs anglais comme dans l'affaire Dominici
Il y a 60 ans et un mois, jour pour jour, 3 membres d'une famille anglaise, Jack, Anne et Elizabeth Drummond étaient assassinés à Lurs dans les Alpes-de-Haute-Provence dans la nuit du 4 au 5 août 1952. L'affaire Dominici débutait
10H44. La presse anglaise sous le choc, selon le Dauphiné
09H05. Le cycliste retrouvé mort était un vacancier de Savoie
Le cycliste retrouvé mort près de la voiture n'était pas un Haut-Savoyard mais un Savoyard. L'homme, qui travaillait chez Ugitech, était en congé parental. "Il était simplement parti faire du vélo" précise Le Dauphiné.
08H57. Les deux fillettes sous protection policière
"Il va de soi que les deux fillettes sont protégées" par les forces de l'ordre, précise ce matin le procureur, évoquant la soeur aînée, transférée dans un état grave à l'hôpital de Grenoble et dont les jours ne sont plus en danger. "Toutes les précautions ont été prises pour qu'elles soient encadrées, soignées et protégées dans les meilleures conditions possibles", a-t-il ajouté, se refusant à préciser le lieu où a été placée la cadette.
08H45. Une famille décimée
Les trois corps retrouvés dans la voiture pourraient être le père, la mère et la grand-mère. C'est en tout cas la composition de la famille telle que décrite par les occupants britanniques du camping de Saint-Jorioz qui ont signalé leur disparition mercredi soir"
Les circonstances de la terrible tragédiePourquoi un tel délai entre la découverte du drame et celle de la fillette ?
"On avait pour consigne de ne pas entrer dans le véhicule pour ne pas modifier le positionnement des corps", explique le lieutenant-colonel Benoît Vinnemann, qui commande la section de recherches de la gendarmerie de Chambéry.
Les techniciens de l'Institut de recherche criminelle de la gendarmerie nationale (l'IRCGN), venus de Rosny-sous-Bois
(Seine-Saint-Denis), devaient en effet procéder aux analyses techniques comme c'est d'usage dans les grosses affaires criminelles.
Vers 23H00, les gendarmes apprennent pas des voisins de camping des victimes que la famille compte une deuxième fillette et relancent des recherches avec hélicoptère et maîtres-chiens. Mais ce n'est qu'à l'arrivée des techniciens de l'IRCGN et après l'ouverture de la voiture que celle-ci est retrouvée indemne. "Elle n'était pas blessée. Elle a vraisemblablement échappé à l'auteur du crime en se cachant", a indiqué le lieutenant-colonel Vinnemann.
Une scène de meurtre d'une grande complexité
Et la scène du crime est d'une grande complexité, rapporte le Dauphiné : "le principal témoin, un cycliste qui a découvert la macabre scène, a expliqué s'être fait doubler par un autre cycliste dans la montée qui mène jusqu'au parking où les tirs ont eu lieu. En arrivant sur place, il a trouvé l'homme au sol. Tué par balle, près d'une voiture. Dans le véhicule, un homme et deux femmes, également tués par balle. De l'autre côté de la voiture, une enfant de 6-8 ans encore vivante qu'il a placé en position latérale de sécurité jusqu'à l'arrivée des secours, qui l'ont évacuée vers l'hôpital de Grenoble. Elle avait été très violemment frappée".
Une voiture criblée de balles dont il fallait établir les trajectoires
Les gendarmes savoyards ne pouvaient notamment pas ouvrir les portes de la voiture de crainte d'en briser les vitres fissurées par l'impact des balles et de compromettre ainsi l'enquête balistique. Les techniciens de l'IRCGN devaient notamment calculer toutes les trajectoires des balles afin d'effectuer une modélisation en 3D de la scène du crime.
Un balayage de la voiture par caméra thermique
"Les pompiers, les techniciens, les médecins ont regardé dans la voiture par des trous à travers les vitres mais ils n'ont pas vu la petite. La gamine, terrorisée, n'a jamais bougé. Elle est restée sous les jambes de sa mère", a expliqué le lieutenant-colonel Vinnemann.
Avant cela, un hélicoptère équipé d'une caméra thermique avait survolé la zone "pour voir s'il y avait d'autres corps mais la fillette n'a pas été vue car elle formait une masse avec sa mère", a-t-il ajouté.
Une famille anglo-saxonne hébergée au camping voisin
La famille, de Grande-Bretagne, était arrivée il y a quelques jours en Haute-Savoie. En Grande-Bretagne, les dates des congés scolaires sont laissées à la libre appréciation des familles. ce qui explique cette arrivée tardive dans la saison. Elle menait la vie ordinaire et paisible de toute famille en vacances : balades, baignades...
Les corps transférés ce matin, conférence de presse aujourd'hui, autopsie demain
Ce matin, un fourgon des pompes funèbres a emporté les corps. Le procureur de la République de Haute-Savoie Eric Maillaud tiendra une conférence de presse ce jeudi à 14h au palais de justice d'Annecy. L'autopsie des victimes aura lieu ce vendredi. Une audition des fillettes devrait avoir lieu, quand elles seront en mesure de s'exprimer.
http://www.letelegramme.com/ig/generales/france-monde/france/tuerie-en-haute-savoie-le-proprietaire-du-vehicule-identifie-06-09-2012-1827713.php
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