Le Dr Nicolas Bonnemaison, mis en examen le 12 août 2011 pour "empoisonnement par administration sur personnes particulièrement vulnérables", suspecté d'avoir euthanasié sept patients âgés, s'est confié un an après. "L'éclatement de l'affaire a été extrêmement brutal pour moi. Comme un coup de tonnerre dans un ciel serein, ainsi que l'on décrit en médecine les pathologies aiguës à début fulgurant", a-t-il déclaré à Sud-Ouest.
Interpellé le 11 août au Centre hospitalier de la Côte basque à Bayonne, des membres du personnel soignant avaient signalé les cas d'euthanasie. "La garde à vue est une épreuve redoutable, où l'isolement est palpable", explique-t-il. Finalement laissé libre, sous contrôle judiciaire, le praticien de 51 ans attend avec angoisse la fin de l'instruction. "Cela fait maintenant un an que ces faits se sont déroulés, mais tout reste très présent dans ma tête, avoue-t-il. Bien sûr, la procédure en cours est très prégnante dans mes pensées. Tout me ramène à ça, mais j'essaie de le vivre avec le plus de sérénité possible. Ma réflexion me mène aussi souvent vers les patients et leur famille, je pense à eux". "Le procès me donnera la possibilité d'exprimer ce que je ressens, ce que je vis au fond de moi. Le temps va être encore long", explique-t-il.
Suspendu par le ministère de la Santé en novembre 2011, Nicolas Bonnemaison avoue le vide laissé par l'arrêt de son activité. "J'ai exercé la médecine vingt-deux ans à l'hôpital de Bayonne, j'y reste viscéralement attaché. C'était un peu ma ''deuxième maison'' et l'équipe avec laquelle je travaillais, ma ''deuxième famille''.
http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2012/08/13/97001-20120813FILWWW00227-le-dr-bonnemaison-s-exprime-un-an-apres.php
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