mardi 10 juillet 2012

Zones d’ombre autour de l’agression d’un convoyeur de bijoux

. À l’automne 2011, le chauffeur d’un camion au précieux chargement tombait dans un guet-apens. Il assure avoir été frappé par des hommes armés. Les suspects donnent de toutes autres indications. Une reconstitution a eu lieu hier.
Et tout à coup, le dispositif, important, de gendarmerie s’est déplacé d’un bout à l’autre de cette rue de la zone des plaines, sur la commune de Veauche. Victime et suspects n’étaient décidément d’accord sur rien, pas même sur le lieu de l’agression.
C’est d’ailleurs certainement pourquoi une reconstitution a été décidée, hier, en tout début d’après midi. Le quartier était bouclé par des militaires lourdement armés. Il y avait même un chien.
Les faits, revisités, remontent à l’automne dernier. L’instruction, dirigée par le juge Fabien Sartre, voulait revenir sur un vol avec violence, commis contre un convoyeur de bijoux. Il avait été extrait de son véhicule, mis au sol. Et son camion avec son précieux chargement, s’était envolé.
Mais les gendarmes lançaient un vaste plan de recherche qui se refermait rapidement sur le quartier de la Cotonne, à Saint-Etienne.
La camionnette était retrouvée brûlée. Et les voleurs n’avaient pas été capables d’en ouvrir le coffre pour en extraire le butin !
Des vêtements étaient aussi découverts dans une allée, avec une trace ADN qui ramenait à trois suspects, suivis de près par les enquêteurs. L’un d’eux, un mineur, reconnaissait les faits. Pas les trois autres. « C’est tout ce qu’il y a contre eux », déclarait hier après-midi Me Buffard, défenseur d’un des suspects, à l’issue des « remises en scène ».
La victime sert une version bien différente de celle proposée par les principaux suspects.
Il explique qu’il a été stoppé à un carrefour, qu’il a été sorti de son véhicule par des individus armés, mis à terre, victime d’un coup-de-poing. Il a accepté de jouer son rôle, un bien mauvais rôle, une fois. Mais quand les prévenus, menottes aux poignets, ont demandé à ce que la reconstitution se déplace, il n’a plus voulu jouer.
C’est donc un militaire qui a fait mine de tomber à terre, et de s’enfuir, alors que deux des malfaiteurs grimpaient dans le fourgon.
Les peines encourues ne sont évidemment pas les mêmes, suivant que des armes aient été utilisées ou non, suivant s’il y a eu violence ou pas.
Les agresseurs étaient cagoulés au moment des faits, et la victime ne pouvait les reconnaître formellement. En revanche, le convoyeur est catégorique sur le lieu et sur le fait qu’il s’est retrouvé en sang. Double version pour une agression, et l’instruction comptait bien sur cette reconstitution pour trancher.

http://www.leprogres.fr/loire/2012/07/10/zones-d-ombre-autour-de-l-agression-d-un-convoyeur-de-bijoux

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