L'information de RTL a été confirmée de source
proche de l'enquête dans la matinée de mercredi : un troisième suspect,
soupçonné d'avoir participé lundi au braquage d'Aubervilliers, a été interpellé
en Seine-Saint-Denis. Selon la radio, un quatrième homme est toujours recherché
par la police pour sa participation présumée à cette attaque à la kalachnikov
dont "la très grande violence" a été dénoncée par le ministre de
l'Intérieur, Manuel Valls, mardi.
L'attaque avait eu lieu près du métro "Quatre Chemins", tôt
lundi matin, vers 5h30, alors qu'un fourgon blindé de la société TAS s'apprêtait
à approvisionner une agence BNP Paribas. Les malfaiteurs avaient réussi à
prendre la fuite en emportant un butin évalué à 195.000 euros. Deux membres
présumés de l'équipe de malfaiteurs avaient été interpellés quelques heures
après le braquage à Saint-Denis et à Aubervilliers. L'un d'eux avait été
interpellé à peine une heure et demie après l'attaque, alors qu'il se trouvait à
proximité d'une des deux voitures utilisées par les malfaiteurs dans leur fuite,
une Peugeot 308. (Lire notre article : Braquage
à Aubervilliers : un deuxième suspect arrêté). La deuxième voiture utilisée
pour la fuite des malfaiteurs, un 4x4 de marque BMW, avait été retrouvée
incendiée peu après l'attaque à La Courneuve en Seine-Saint-Denis.
Polémiques
La police avait été d'autant plus prompte dans sa chasse des
braqueurs que les véhicules utilisés lors de l'attaque étaient surveillés depuis
plusieurs jours par la police qui les avait équipés de balises GPS. L'une des
voitures avait notamment été repérée alors qu'elle était signalée comme volée.
Cette filature avait donné lieu à un début de polémique : les
policiers auraient-ils été au courant des projets des brauquers, et auraient-ils
attendu de les prendre sur le fait ? Une des sources proches du dossier a tenu à
mettre les choses au point à ce sujet : "Les enquêteurs avaient
effectivement mis ces deux voitures sous surveillance, mais ils ne connaissaient
pas les équipes qui pouvaient s'en servir". En gros, les policiers
n'avaient aucune idée que cette voiture qu'ils "filaient" servirait à une
attaque...
Autre controverse née après ce braquage : les conditions de
sécurité de la société TAS ont été pointées du doigt (Lire notre article : Braquage
à Aubervilliers : des problèmes de sécurité pointés). Par exemple, l'argent
volé était transporté dans des sacs de jute, non dans une mallette sécurisée. Et
l'un des convoyeurs, blessé lors de l'attaque, ne portait pas de gilet
pare-balles. Une source judiciaire a indiqué depuis lors que l'homme avait un
problème aux côtes : comme le gilet lui faisait mal, il ne souhaitait pas le
porter et l'avait donc laissé au fond du fourgon. Le port d'un gilet pare-balles
n'aurait cependant rien changé pour le convoyeur blessé car les tirs de
kalachnikov l'auraient blessé dans tous les cas, a précisé cette même source
judiciaire. Mardi, le convoyeur, opéré du foie et du rein, était toujours entre
la vie et la mort.
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