C'est une affaire d'une extrême violence, au mobile encore obscur, sur laquelle la justice tente de faire la lumière depuis jeudi. Ce jour-là, en plein après-midi, un agriculteur et conseiller municipal du petit village béarnais de Labeyrie (96 habitants) a été sauvagement agressé par cinq individus. La victime, un homme de 56 ans « honnête, travailleur et qui ne ferait pas de mal à une mouche », selon le maire de la commune qui est encore sous le choc, a été attirée dans un guet-apens.
Selon le parquet de Pau, ses agresseurs lui ont donné rendez-vous, en se faisant passer pour d'autres personnes, dans un endroit isolé du village. À son arrivée, l'élu est agressé. Frappé et sous la menace d'une bombe lacrymogène et d'un pistolet à billes, il est embarqué de force à l'arrière de sa voiture. Un voyage cauchemardesque, au cours duquel ses ravisseurs lui tirent dans les jambes. Par chance, l'agriculteur parvient à s'enfuir en sautant du véhicule en marche. Mais ses agresseurs ne s'arrêtent pas là. Ils se rendent jusqu'à sa ferme où ils ne s'attendaient pas à tomber sur ses deux fils qui les prennent en chasse en voiture et alertent les gendarmes. S'ensuit une folle course-poursuite jusqu'à Lescar, dans l'agglomération de Pau, où un barrage de police stoppe le convoi sur à rond-point.
Interpellés, les cinq Palois - quatre majeurs et un mineur âgés de 17 à 26 ans dont un seul n'a jamais eu affaire à la justice - ont reconnu les faits en garde à vue mais avancent une version formellement contestée par la victime qu'ils mettent à leur tour en cause. À ce stade de la procédure, il est donc difficile de démêler le vrai du faux. Près de 1 000 euros ont toutefois été retrouvés dans le véhicule de l'agriculteur.
Très choqué, le conseiller municipal a été hospitalisé quelques heures, jeudi soir. Les médecins ont fixé une ITT de dix jours.
Quant aux cinq suspects, ils ont été déférés devant la justice, hier. Le parquet de Pau a ouvert une information judiciaire pour vol avec arme, une qualification criminelle pour laquelle tous ont été mis en examen, et a requis un placement en détention provisoire pour tous.
En fin d'après-midi, les débats se poursuivaient pour trois des mis en cause, tandis que le mineur était placé sous contrôle judiciaire et envoyé en foyer à Mont-de-Marsan, et l'un des majeurs était écroué en maison d'arrêt.
http://www.sudouest.fr/2012/06/10/sauvagement-agresse-738723-4201.php
1 commentaire:
pas cool du tout surtout que ces pas des vieux quoi.
l'un d'entre eux habite dans mon kartier et dans mon imeuble
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