vendredi 16 mars 2012

Montauban : "le même calibre, pas forcément la même arme" qu'à Toulouse

Après l'assassinat de deux militaires parachutistes, l'incompréhension et le choc règnent à Montauban. "Montauban ne comprend pas, personne ne comprend, le régiment ne comprend pas. Il n'y a jamais aucune explication valable pour un meurtre, mais nous avons affaire là à un vrai tueur", a déclaré Brigitte Barèges, la députée-maire de la ville. Rien ne permet pour l'instant de savoir qui en voulait à ces militaires pris pour cible en plein jour par un tireur en deux-roues.
En l'absence du moindre indice, Gérard Longuet soulignait toutefois, jeudi soir sur place, qu'aucune piste ne devait être exclue, y compris celle de l'acte terroriste. Etait-ce l'armée française qui était visée ? "Profondément, je ne le pense pas, je ne le souhaite pas. Mais à cet instant, rien ne permet d'écarter telle ou telle hypothèse".

Les pistolets automatiques utilisés à Toulouse puis à Montauban contre des parachutistes, sont "du même calibre" mais "pas forcément la même arme", a ensuite déclaré vendredi à Limoges le ministre de l'Intérieur, Claude Guéant, qui pense avoir une réponse sur ce point "dans la journée".

La troisième victime toujours entre la vie et la mort

Les enquêteurs relèvent en effet des similitudes entre cette affaire et un autre crime commis dimanche à Toulouse : l'utilisation d'un deux-roues, mais aussi le calibre de l'arme utilisée. Pour l'instant, les enquêteurs n'établisse aucun lien formel entre les deux affaires. Les services dépendant de la direction centrale de la police judiciaire ont été co-saisis avec le SRPJ de Toulouse. Le ministre de la Défense Gérard Longuet, venu témoigner sa solidarité au régiment, faisait observer que le soldat exécuté à Toulouse, un homme de 30 ans du 1er Régiment du train parachutiste de Francazal (Haute-Garonne), ne portait pas l'uniforme et que rien ne trahissait extérieurement son appartenance à l'armée
Le ministre des Affaires étrangères, Alain Juppé, a dénoncé un "assassinat lâche". Il a également refusé d'établir un lien entre le crime et la présence de soldats français en Afghanistan.

La troisième victime âgée de 28 ans, atteinte à la moelle épinière, se trouvait toujours entre la vie et la mort dans la nuit de jeudi à vendredi quand le ministre de la Défense Gérard Longuet et la députée-maire Brigitte Barèges ont quitté la caserne du 17e Régiment de génie parachutiste.

Selon une source proche de l'enquête, le tireur, arrivé sur un scooter Yamaha T-Max de très grosse cylindrée, habillé tout en noir et casqué, est descendu de sa machine avant d'ouvrir le feu sur les soldats de 24, 26 et 28 ans, en tenue et a priori désarmés. Puis le meurtrier s'est enfui, le carrefour et la géographie des lieux facilitant sa fuite.

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