samedi 3 décembre 2011

Agressions et harcèlement à la résidence d'Olt : deux mises en examen

Depuis juin, une dizaine de plaintes ont été déposées. Deux personnes sont mises en examen : l'aide-soignant concerné et l'ancienne directrice de l'établissement.
Tout s'est accéléré depuis le printemps. Mi-juin, comme nous l'avions révélé, une plainte été déposée au commissariat de Cahors pour des faits de harcèlement sexuel qui se seraient produits à la maison de retraite résidence d'Olt à Cahors. Les faits reprochés se seraient déroulés dans le temps et non pas sur une période précise; et seraient le fruit de comportements d'un aide-soignant (par ailleurs décrit comme un professionnnel reconnu et compétent) vis-à-vis de ses collègues. Depuis juin, d'autres plaintes ont été déposées auprès des services de police, qui dénombrent aujourd'hui une dizaine de plaignantes, toutes employées de la résidence d'Olt. De nombreuses personnes ont été entendues dans le cadre de cette enquête pour laquelle une information judiciaire a été ouverte.

Mis en examen pour agressions et harcèlement

L'aide-soignant a lui aussi été entendu la semaine dernière. à l'issue de sa garde à vue, il a été mis en examen (1) par le juge d'instruction pour «agressions sexuelles et harcèlement en vue d'obtenir des faveurs sexuelles» et laissé libre. Il continuerait de nier ces faits d'agressions et de harcèlement.L'ancienne directrice de l'établissement est également mise en examen pour «soustraction de dossier ou objet concernant un crime ou un délit pour faire obstacle à la vérité». Le juge d'instruction veut savoir si l'ancienne directrice, qui a démissionné début 2010, a freiné ou non la manifestation de la vérité; en ne signalant pas ces faits à la justice voire en soustrayant des éléments dont une lettre qui lui aurait été remise par une élève infirmière (lire encadré).L'instruction doit également déterminer le nombre de victimes concernées. Car l'aide soignant mis en cause a été durant plusieurs années référent-tuteur pour accueillir les élèves infirmières.

En disponibilité d'un an

Il n'est actuellement plus en poste à la résidence d'Olt : «Le CCAS a eu connaissance début mai des faits reprochés. Nous avons tout de suite pris l'affaire au sérieux . L'aide soignant a bénéficié d'un arrêt maladie de mi-mai jusqu'au 5 juin. Le 6 juin, après conseil de l'avocat de la commune, nous lui avons signifié sa suspension pour une période de quatre mois; pour une plus grande sérénité sur le lieu de travail où la cohabitation n'était plus possible. En juillet, il a adressé une demande de mise en disponibilité d'un an; que nous avons immédiatement accepté», explique Serge Laybros, président du CCAS de cahors (centre communal d'action sociale). L'aide soignant mis en cause exerce actuellement dans un autre établissement lotois.
(1) Toute personne est présumée innocente tant qu'elle n'a pas été définitivement condamnée.
http://www.ladepeche.fr/article/2011/12/03/1230444-agressions-et-harcelement-deux-mises-en-examen.html

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