L'ancien chef de la police du Nord a été entendu hier au TGI de Lille par les juges en charge de l'affaire Carlton. L'ex-DDSP s'attendait depuis plusieurs semaines à être interrogé pour sa participation à un voyage chez DSK à Washington, en décembre 2010, financé par une entreprise privée. Il en est ressorti à 21 h, sans poursuites.
« J'ai commis une faute politique, je l'assume, mais ce sont des faits qui restent totalement en marge de l'affaire Carlton, avec laquelle je n'ai rien à voir. » Depuis l'apparition de son nom dans la nébuleuse, Jean-Claude Menault, l'ex-patron des policiers du Nord, n'a pas varié dans les commentaires livrés à son entourage.
Bien que connaissant certains protagonistes du dossier, le commissaire affirme qu'il ignorait tout du réseau présumé de proxénétisme et n'a assisté qu'à un seul épisode du feuilleton : le voyage à Washington de décembre 2010. Jean-Claude Menault y était invité pour un travail de conseil auprès de celui qui lui semblait en passe de devenir le futur président. La présence de David Roquet, patron d'une filiale d'Eiffage, ne l'a pas inquiété : « Il vient faire du lobbying », pensait alors le DDSP du Nord. Les deux charmantes jeunes femmes qui accompagnaient le chef d'entreprise ont été présentées comme des secrétaires d'Eiffage. Et M. Menault ne s'attendait pas à ce que cette visite de travail s'achève par une orgie. Il affirme donc s'être éclipsé au moment où les choses ont commencé à déraper.
Voilà, selon l'inspecteur général, le seul petit lien qui le rapproche de l'affaire, et où sa faute, admet-il, est d'avoir espéré un poste au sommet de la police nationale, en pariant sur DSK. « J'ai joué le mauvais cheval », dira-t-il, estimant que cela lui avait coûté son poste. Il assume son « erreur » de ne pas avoir vérifié qui payait le voyage : « Je pensais que c'était la puissance invitante », donc DSK. Les policiers soupçonnent, eux, David Roquet et son entreprise. D'où le risque, pour l'ex-DDSP, de poursuites pour abus de bien social.
Hier, Jean-Claude Menault a donc été entendu toute la journée comme témoin assisté, dans le bureau d'un magistrat lillois, d'où il est ressorti à 21 h, sans poursuites. Aucune mise en examen à l'issue d'une audition très fouillée « qui a porté uniquement sur le voyage à Washington », a souligné M. Menault hier soir. « Nous ne sommes en rien liés à l'affaire Carlton », ajoutait son avocat. Rien sur le plan judiciaire, pas de sanction administrative non plus après sa précédente audition par l'IGPN à Paris. Mais alors pourquoi cette mutation comme chargé de mission à Paris et une mise à la retraite en février prochain ? Peut-être la « faute politique »
http://www.lavoixdunord.fr/Region/actualite/Secteur_Region/2011/12/03/article_huit-heures-d-audition-sans-poursuites-h.shtml
Bien que connaissant certains protagonistes du dossier, le commissaire affirme qu'il ignorait tout du réseau présumé de proxénétisme et n'a assisté qu'à un seul épisode du feuilleton : le voyage à Washington de décembre 2010. Jean-Claude Menault y était invité pour un travail de conseil auprès de celui qui lui semblait en passe de devenir le futur président. La présence de David Roquet, patron d'une filiale d'Eiffage, ne l'a pas inquiété : « Il vient faire du lobbying », pensait alors le DDSP du Nord. Les deux charmantes jeunes femmes qui accompagnaient le chef d'entreprise ont été présentées comme des secrétaires d'Eiffage. Et M. Menault ne s'attendait pas à ce que cette visite de travail s'achève par une orgie. Il affirme donc s'être éclipsé au moment où les choses ont commencé à déraper.
Voilà, selon l'inspecteur général, le seul petit lien qui le rapproche de l'affaire, et où sa faute, admet-il, est d'avoir espéré un poste au sommet de la police nationale, en pariant sur DSK. « J'ai joué le mauvais cheval », dira-t-il, estimant que cela lui avait coûté son poste. Il assume son « erreur » de ne pas avoir vérifié qui payait le voyage : « Je pensais que c'était la puissance invitante », donc DSK. Les policiers soupçonnent, eux, David Roquet et son entreprise. D'où le risque, pour l'ex-DDSP, de poursuites pour abus de bien social.
Hier, Jean-Claude Menault a donc été entendu toute la journée comme témoin assisté, dans le bureau d'un magistrat lillois, d'où il est ressorti à 21 h, sans poursuites. Aucune mise en examen à l'issue d'une audition très fouillée « qui a porté uniquement sur le voyage à Washington », a souligné M. Menault hier soir. « Nous ne sommes en rien liés à l'affaire Carlton », ajoutait son avocat. Rien sur le plan judiciaire, pas de sanction administrative non plus après sa précédente audition par l'IGPN à Paris. Mais alors pourquoi cette mutation comme chargé de mission à Paris et une mise à la retraite en février prochain ? Peut-être la « faute politique »
http://www.lavoixdunord.fr/Region/actualite/Secteur_Region/2011/12/03/article_huit-heures-d-audition-sans-poursuites-h.shtml
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