La révélation du contenu d'un rapport classé confidentiel de l'Inspection générale des affaires sociales (IGAS), datant de2010, a provoqué jeudi une vive émotion au centre hospitalier interdépartemental de Clermont/Fitz-James. Le terme «maltraitance» y est en effet employé à plusieurs reprises; une maltraitance dite «institutionnelle», induite par la grande vétusté des locaux. Et si le CHI a souhaité réagir hier promptement, via une conférence de presse, c'était «pour éviter l'amalgame, a souligné André Vantomme, président du conseil de surveillance du CHI. Il ne s'agit en effet pas de maltraitance physique, mais d'une maltraitance générée par des locaux architecturalement inadaptés et anciens.» Une vétusté dénoncée depuis de nombreuses années et pour laquelle «l'établissement, déjà en2008, demandait des crédits afin de pouvoir rénover les locaux. Mais, comme souvent, la psychiatrie est sacrifiée. Il est pourtant temps que les autorités de tutelle comprennent qu'on ne peut pas faire de bonne psychiatrie sans y mettre les moyens.»
Se défendant d'avoir voulu garder secret ce rapport, le CHI explique avoir simplement pris le temps de mettre à exécution les cinquante-quatre recommandations du document. « Aujourd'hui, les conditions de vie des patients du CHI sont redevenues dignes, a constaté François Maury, directeur par intérim. Les pavillons vétustes ont été fermés et les malades relogés.
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