samedi 12 novembre 2011

Marseille : écroué pour des soupçons de viol sur ses descendantes

Acculé devant tant de douleurs et de souffrances, le patriarche a fini par jeter l'éponge devant les enquêteurs. Oui, il a violé. Mais s'il a commis ces terribles gestes, c'était par "amour". Un aveu aussi paradoxal que dérangeant pour cet homme de 66 ans, écroué depuis hier, après sa mise en examen pour "viols et agressions sexuelles aggravées". Le sexagénaire, installé à Marseille, est soupçonné d'avoir abusé de sa propre fille, de sa nièce, puis de sa petite-nièce et de sa petite-fille, entre 1961 et encore récemment.
Des crimes qui n'auraient peut-être jamais été dénoncés si la première des victimes, la fille du suspect, aujourd'hui âgée de 45 ans, n'avait fini par parler, par trouver le courage d'aller se confier devant un fonctionnaire de police. C'est de Meaux (Seine-et-Marne), où elle vit aujourd'hui, qu'a été lancée la première salve contre le père. Sans doute après que les proches eurent été informés de la démarche et dans un élan de solidarité familiale, d'autres charges se sont accumulées. Après ces accusations sont arrivées celles de la petite nièce, à peine majeure, mais qui aurait été violée alors qu'elle n'avait que 7 ou 8 ans. Accompagnée de ses parents, elle a déposé une plainte dans sa ville de Saint-Brieuc (Côtes-d'Armor). Ces deux procédures n'ont pas tardé à arriver jusqu'au parquet de Marseille.
Le mis en cause, ancien éboueur, vit dans la région depuis longtemps. Il aurait également travaillé en région parisienne ou rendu visite à ses frères, originaires de Paris ou de Bretagne. C'est lors de ces voyages que certains des faits se seraient produits.
Les quatre victimes, dont la plus jeune, sa petite-fille à peine âgée de 6 ans, ont longuement été entendues à la brigade des mineurs de la Sûreté départementale. Elles ont toutes décrit des scènes de viol ou d'agressions sexuelles qui se seraient répétées. Celui qui était leur oncle, leur grand-oncle, leur père ou leur grand-père a donc été convoqué par les enquêteurs, lundi, afin qu'il s'explique sur ces très lourdes accusations. Il n'aurait d'abord admis que des "attouchements" sur sa petite-fille. Mais au fil des auditions et des confrontations, sa défense s'est fissurée. Il a fini par reconnaître l'ensemble des faits pour lesquels il était mis en cause. L'expertise psychiatrique a conclu à l'absence de pathologie et la justice a confirmé son placement en détention.
http://www.laprovence.com/article/a-la-une/marseille-ecroue-pour-des-soupcons-de-viol-sur-ses-descendantes

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