« Les preuves ont été falsifiées dans le dossier de Florence [et] le gouvernement en est à l’origine », souligne le père Pedro Arellano qui a dirigé cette enquête. Son contenu n’a pas été rendu public mais ses conclusions ont été transmises à la Cour suprême du Mexique, qui a accepté, en mars, d’examiner un recours en révision du dossier de la Française. Après que l’affaire Cassez a suscité de vives tensions diplomatiques entre Paris et Mexico, cette étape judiciaire constitue l’ultime espoir pour la jeune femme, dont les demandes de transfert en France ont toutes été rejetées.
C’est dans ce contexte que plusieurs journaux mexicains, citant un rapport de la police fédérale, ont accusé la jeune femme, la semaine dernière, de recruter depuis sa prison des détenues pour commettre « des activités illicites ». « On divulgue des informations totalement fausses! » s’est insurgé son avocat français, Me Frank Berton, pour qui cette campagne visant à discréditer sa cliente est « une manipulation » organisée par le gouvernement mexicain. Son ministre de l’Intérieur, Garcia Luna, n’est autre que l’ancien chef de la police fédérale mexicaine : celui-là même qui avait organisé, sous l’œil des caméras de télévision, une reconstitution de l’arrestation de Florence Cassez et de son ex-ami, le 9 décembre 2005, alors qu’ils avaient été arrêtés la veille et leurs trois otages présumés libérés un mois et demi auparavant.
http://www.leparisien.fr/faits-divers/mexique-une-enquete-de-l-eglise-innocente-florence-cassez-15-11-2011-1720933.php
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