vendredi 14 octobre 2011

Fin de cavale pour le trio de Sapiac

L'acheteur du véhicule d'occasion fut dépouillé, frappé, menacé sur le parking d'une grande surface. Par un trio d'une même famille de la communauté des gens du voyage.
Plus souvent qu'on ne l'écrit il faut accoler en la circonstance le terme de travail de fourmis à l'action et aux résultats enregistrés par les fins limiers de la BR de Montauban. Ils viennent de boucler complètement une belle affaire qui débute les 12 février dernier sur le parking du centre auto du Leclerc Sapiac. Un habitant de Clermont-Ferrand appartenant, lui aussi, à la communauté des gens du voyage apprend qu'aux portes de Montauban des membres d'une famille sédentarisée dans un camp vendent un «Renault-Espace ». Des contacts téléphoniques sont pris et le tarif de la transaction est fixé. L'Auvergnat au volant de son fourgon «Mercedes Vito» descend du Puy-de-Dôme en Tarn-et-Garonne avec l'argent liquide pour finaliser le marché. Le rendez-vous est fixé sur le parking du centre auto du Leclerc. La discussion ne dure pas longtemps et le quidam sort de sa poche en espèces les 6 800 € réclamés. Il pense que le marché est conclu, mais un des membres du trio de vendeurs lui sort un gros calibre, le menace, le frappe d'un coup de crosse et l'amène avec ses potes vers un de leurs fourgons stationné à proximité. Il est tabassé et on le dépouille en plus, de son GPS, de son portable, de 400 € qu'il avait sur lui et des affaires contenues dans son Mercedes.

Reconstitution d'un puzzle

Blessé et titubant il arrive à s'échapper, regagne son véhicule, profère des menaces et démarre. Le porteur du calibre 11,43 m/m défouraille et tire à trois reprises en direction du fourgon Mercedes (l'on retrouvera plus tard un projectile et les impacts). L'acheteur floué rentre chez lui et a tellement peur qu'il ne viendra déposer plainte et raconter son histoire au commissariat de police de Montauban que dix jours plus tard. C'est la juge d'instruction qui entre-temps travaille sur le dossier de la fusillade de Labastide - Saint-Pierre qui décèle la première des similitudes. Elle dessaisit les policiers et demande aux gendarmes de prendre la suite . Les militaires de la section de recherches de Montauban ont d'ailleurs rapidement un indice. L'auvergnat volé et menacé a reconnu un des trois agresseurs. Le reste devient un jeu de longue patience et la reconstruction d'un puzzle. Le trio appartient à la même famille patronymique. Un de ses membres suite au western de Labastide est depuis écroué à Seysses. Le second séjourne dans le Gers où il est placé sous contrôle judiciaire .Le troisième enfin, mais beaucoup plus tard est localisé dans la Nièvre.

Arrêté sur les pistes de Roissy

Les gendarmes en planque le suivent, mais le suspect part en vacances en République Dominicaine. C'est à son retour que les limiers de la BR de Montauban et leurs collègues le cueillent à sa descente d'avion non loin des pistes de Roissy. Après perquisition de son domicile dans le Nivernais, il est transféré à Montauban où il est entendu. Puis présenté au Parquet où le magistrat instructeur en charge du dossier l'entend et lui signifie son chef d'inculpation : vol avec armes en état de récidive. Il est écroué et comme le second membre du trio se trouvant déjà à Seysses. Il a de fortes chances de voir son affaire évoquée lors d'une prochaine session de la cour d'assises de Tarn-et-Garonne.
http://www.ladepeche.fr/article/2011/10/14/1192458-montauban-fin-de-cavale-pour-le-trio-de-sapiac.html

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