Point d’orgue de l’affaire qui agite Marseille depuis des mois, le socialiste Jean-Noël Guérini est convoqué par deux juges d’instruction pour des malversations présumées touchant à des marchés publics et impliquant son frère Alexandre. Dans cette affaire, le réquisitoire délivré par le parquet le 12 août à l’encontre du sénateur et président du conseil général des Bouches-du-Rhône vise des faits de prise illégale d’intérêt, de trafic d’influence et d’association de malfaiteurs.
À l’origine de l’affaire, un courrier anonyme avait dénoncé “un système mis en place pour détourner des sommes considérables”, en présentant les deux frères comme “associés avec un voyou”. Déjà Alexandre Guérini a été mis en examen notamment pour blanchiment.
Les deux frères occupent le terrain marseillais surtout depuis les années 2000. En 1998 Jean-Noël a pris les rênes du conseil général. “Les choses ont commencé à s’envenimer aux municipales de 2001, quand certains ont commencé à s’assurer que la fédération était bien tenue”, raconte un ancien cadre local du PS.
Corse “jusqu’au bout des ongles”
Corse d’origine, portant le même nom qu’une fratrie de gangsters originaires comme lui de Calenzana, l’intéressé dénonce : “Je suis corse, je porte le nom de Guérini, je porte en moi un délit de patronyme”. Car avant lui, l’oncle Jean-François fut conseiller général depuis 1951. “Jean-François Guérini faisait campagne à la corse, en tirant des coups de pistolet en l’air. Avec Gaston Defferre, qui avait besoin de ses voix, cinq mètres derrière”, se souvient un élu local. Jean-Noël apprend avec lui.Résumé d’un proche : “Il est corse, socialiste et catholique. Jusqu’au bout des ongles. Mais je ne sais pas dans quel ordre”.
http://www.ledauphine.com/actualite/2011/09/04/jean-noel-guerini-face-a-la-justice
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