jeudi 18 août 2011

Enquête sur des décès survenus dans un institut catholique pour filles aux Pays-Bas

Un institut catholique néerlandais pour jeunes handicapées a annoncé jeudi qu'il enquêtait sur 40 décès survenus dans l'établissement au début des années 1950.
Cette annonce intervient quelques jours après le lancement d'investigations judiciaires sur 34 décès recensés sur la même période dans un ancien institut catholique pour garçons situé dans la même ville.
Cette mystérieuse série de décès dans les deux établissements pour enfants il y a près de 60 ans a été mise au jour à la faveur de l'examen d'archives de l'Eglise catholique par une commission enquêtant sur de possibles abus sexuels.
Rien n'indique que le nombre inhabituel de morts sur une période de trois ans dans la petite commune d'Heel, dans le sud des Pays-Bas, ait fait l'objet d'enquêtes sur des liens entre les deux cas.
Guus Feron, directeur de l'institut pour filles de St. Anna, a précisé que l'établissement allait se pencher sur ses archives pour essayer d'obtenir des informations sur les enfants, tout en précisant qu'il n'était pas certain des résultats de cette étude. L'institut a détruit les dossiers 15 ans après le départ ou le décès des enfants.
L'une des possibilités serait de trouver des documents faisant état d'une maladie contagieuse, a-t-il déclaré.
Eugene Baak, porte-parole du bureau du procureur de la région, a précisé que les décès dans l'institut pour filles n'étaient pas actuellement considérés comme suspects, en dépit du nombre de morts élevé. "Ces chiffres ont été présentés en dehors de tout contexte", a-t-il, tout en ne pouvant exclure l'ouverture d'une enquête judiciaire si de nouveaux éléments venaient à émerger.
Il a souligné que la commission d'enquête travaillant sur les archives de l'église avait informé son bureau que le taux de mortalité à l'institut St. Joseph pour garçons avait sévèrement grimpé à plus de 10 par an au cours des années 1952-1954, tandis que seulement un enfant ou deux était mort dans les années précédentes et après.
Les deux instituts s'occupaient de handicapés mentaux. Mais les filles résidant à St. Anna étaient souvent plus jeunes et avaient des problèmes de santé plus graves, selon M. Feron.
Les procureurs ont déclaré au sujet de St. Joseph -fermé en 1969- qu'en cas de découverte de preuves de crimes, des poursuites étaient peu probables en raison du temps qui s'est écoulé et du possible décès des suspects
http://tempsreel.nouvelobs.com/actualite/monde/20110818.FAP2664/enquete-sur-des-deces-survenus-dans-un-institut-catholique-pour-filles-aux-pays-bas.html

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