mercredi 30 juillet 2014

Nancy : le corps calciné est celui de l’infirmière

L’ADN a parlé. Une expertise génétique vient de révéler que le corps calciné retrouvé le 14 juillet dernier dans la forêt de Clairlieu à Villers-lès-Nancy est bien celui de Julie Martin, une infirmière nancéienne de 34 ans qui n’a plus donné signe de vie depuis la fin juin. Les enquêteurs le supposaient, c’est maintenant une certitude.
L’expertise avait été confiée à un laboratoire renommé, celui du professeur Doutremepuich à Bordeaux. Ce labo est notamment connu pour maîtriser des techniques de pointe qui permettent de faire « parler » même des quantités infimes d’ADN. Et il fallait cela pour obtenir une identification du corps retrouvé par un promeneur au milieu des bois, à la sortie de Villers-lès-Nancy, en direction de Marron.
Il ne restait en effet plus que des ossements plus ou moins brûlés. Or le feu et la chaleur détruisent l’ADN. Mais le laboratoire a réussi à en extraire suffisamment pour le comparer à celui de Julie Martin. Et le résultat est sans ambiguïté : le cadavre brûlé est sans l’ombre d’un doute celui de la jeune infirmière.
Ce rebondissement lève une partie du voile de mystère qui entoure cette étrange affaire. Il est maintenant certain que la disparition de la trentenaire n’est pas un rapt ou une fugue mais bel et bien un meurtre. Cela ne résout pas, toutefois, ce dossier criminel hors du commun. Il reste des questions, et non des moindres, en suspens. A commencer par le mode opératoire. Comment a été tuée Julie Martin ? Mais aussi quand et où ? Sans oublier, bien sûr, l’interrogation principale : qui l’a tué ? Les soupçons des enquêteurs pèsent sur son compagnon et père de sa petite fille, Hafid Mallouk, un agent d’assurance de 36 ans. La dernière fois que la victime a été vue vivante, c’était avec lui.
C’était le dimanche 29 juin vers 4 heures du matin. Une équipe médicale du SAMU est intervenue au domicile du couple dans le quartier de la Croix-de-Bourgogne à Nancy pour prendre en charge un de leurs amis qui s’était coupé au bras. A ce moment-là, la jeune femme était un état normal. Son compagnon aussi. Rien ne laissait présager qu’un drame était en train de couver. Et pourtant. Plus personne n’a revue Julie Martin ensuite.
Pas de preuve de culpabilité
Son compagnon affirme qu’elle est allée se coucher après le départ du SAMU. Lui aurait nettoyé l’appartement des restes de la soirée arrosée passée ave leur ami. Puis il se serait écroulé de fatigue sur un canapé. Lorsqu’il s’est réveillé le dimanche vers midi, il se serait rendu compte que sa compagne avait disparu. Il ne saurait rien de plus.
C’est la version qu’il a donnée à la juge d’instruction chargée de l’affaire lors d’un premier interrogatoire le 9 juillet. Une semaine plus tard, il avait maintenu ses explications. Entre-temps pourtant, le corps calciné avait été retrouvé en forêt et les enquêteurs pensaient déjà qu’il s’agissait de celui de Julie Martin. Cela ne l’avait pas fait varier d’un iota.
Il est donc peu probable que les résultats de l’expertise ADN....... LA SUITE SUR CE LIEN ........  http://www.estrepublicain.fr/faits-divers/2014/07/29/le-corps-calcine-est-celui-de-l-infirmiere

mardi 29 juillet 2014

Noyés dans la Saône : les six passagers piégés par la nuit et la pluie

Un garçon de 17 ans était au volant de la Clio, dont trois occupants sont morts noyés. Perdu sous la pluie, il s’est engagé par inadvertance dans la zone piétonne de Confluence, samedi, aux alentours de 1h40, avant de plonger dans la Saône...
Il a réussi à s’extraire de la voiture, avec deux autres passagers et, après avoir donné l’alerte, ils ont pris le train pour rentrer.
Ils étaient six dans la Renault Clio. Trois sont morts, trois ont été placés en garde à vue dans la journée et la soirée de dimanche, dont celui, mineur, qui était au volant au moment de l’accident.

L’enquête a progressé rapidement, en particulier grâce à la vidéosurveillance urbaine et à celle d‘un bateau de croisière amarré tout près du lieu du drame. Et elle a mis en évidence un inéluctable concours de circonstances. Les six garçons, cinq originaires de la Loire et un de Haute-Loire sont venus passer la soirée à Lyon. Ils ont voyagé dans la voiture du seul majeur du groupe, le seul aussi à avoir le permis de conduire. Ils font la fête, et, au moment de reprendre la voiture, le propriétaire ne se sent pas en état de conduire. Un de ses amis s’installe alors au volant. Il se sent en forme mais, à 17 ans, il n’a évidemment pas le permis de conduire…


http://www.leprogres.fr/rhone/2014/07/28/voiture-tombee-dans-la-saone-les-six-passagers-cherchaient-leur-route-dans-la-nuit-et-sous-la-pluie

lundi 28 juillet 2014

Les derniers secrets du légionnaire Benitez

Il y a un an, disparaissaient la femme et la fille de Francisco Benitez. Suspecté des meurtres, il s'est suicidé dès août 2013 au cours d'une mise en scène macabre. Il est aussi soupçonné d'avoir fait disparaître une femme, en 2004, à Nîmes.
Pour les psycho-criminologues de la police, Francisco Benitez, était un «dominateur extrême», un type au sang chaud, mais aussi un séducteur invétéré fortement soupçonné d'être un serial killer de femmes.
Sans doute ce portrait psychologique est-il réducteur pour expliquer la folie de ce recruteur dela Légion étrangère de la caserne Joffre de Perpignan dont le suicide, le 5 août 2013, met à jour de terribles soupçons.
Ce jour là, Francisco Benitez, alias «Paco», met en scène sa pendaison dans la caserne. En uniforme, rangers cirés, ses décorations et un foulard noir masquant une partie de son visage, il se passe une corde autour du cou et saute par la fenêtre des sanitaires. C'est là qu'on le retrouvera, mort, au petit matin.
«Je vous demande svp de ne pas me juger, mais je suis vraiment au bout de mes forces. Souvenez-vous tout simplement du Benitez que vous connaissez», avait-il écrit au colonel avant son geste macabre.
Cet effroyable suicide est une énigme supplémentaire pour les enquêteurs de la PJ de Perpignan qui le soupçonnent très fortement d'avoir fait disparaître, le 14 juillet, son ex-épouse, Marie-Josée, 53 ans, et sa fille Allison, 19 ans dont la mort ne fait plus vraiment de doute. Des analyses ADN ont en effet été réalisées au domicile de Francisco Benitez et à la caserne où il travaillait. Au final, une infime trace de sang d'Allison a été découverte dans le congélateur transporté après avoir été nettoyée du domicile familial à la caserne et des empreintes génétiques ont également été décelées dans un lave-linge utilisé par le père de famille..
Mais ce suicide ouvre grande la porte du passé inquiétant de Francisco Benitez dont la photographie publiée dans les journaux fait naître de nouveaux et terribles soupçons.
Les enfants de Simone de Oliveira Alvès reconnaissent l'amant de leur mère. Or cette femme, rencontrée par «Paco» dans un bar à hôtesses de Nîmes, s'est volatilisée en novembre 2004. Les enquêteurs trouvent des similitudes avec la disparition de Marie-Josée et Allison. Le légionnaire, qui était alors affecté au 2e régiment étranger d'infanterie de Nîmes, est le dernier à avoir vue vivante Simone. Et, comme pour sa femme et sa fille, il ne s'était pas précipité pour signaler la disparition de 2004. Interrogé par les policiers, il leur aurait expliqué que la disparue et lui s'étaient disputés, qu'elle avait pris ses affaires et qu'elle lui avait envoyé un texto pour lui signifier qu'elle ne reviendrait pas.

Les recherches n'aboutissent pas

Sur la base des derniers contacts émis par les téléphones portables d'Allison et de son père, les enquêteurs engagent de nouvelles fouilles du côté de Leucate où Francisco aurait été repéré à plusieurs reprises les jours suivant la disparition de sa femme et de sa fille.
Mais ces recherches, focalisées en particulier sur les bassins de la station d'épuration de Leucate, n'ont pour l'instant rien donné. De nouvelles investigations devraient être engagées cet été pour tenter de lever le mystère qui plane sur le sort des disparues de Perpignan.

Chronologie à lire sur ce lien .........  http://www.ladepeche.fr/article/2014/07/28/1925585-notre-enquete-sur-les-derniers-secrets-du-legionnaire-benitez.html

14 juillet : dernière trace de vie pour Allison à Canet-En-Roussillon. Son téléphone portable reste muet à partir de 17 heures.....   suite .............. 
http://www.ladepeche.fr/article/2014/07/28/1925585-notre-enquete-sur-les-derniers-secrets-du-legionnaire-benitez.html

Près d’une tonne et demie de cannabis saisie à bord de deux go-fast

Près d’une tonne et demie de résine de cannabis a été saisie dans la nuit de samedi à dimanche dans deux convois distincts de go-fast, en provenance d’Espagne, a annoncé ce dimanche le ministre de l’Intérieur.
Dans le département du Rhône, près de 900 kilogrammes de résine de cannabis ont été saisis et quatre malfaiteurs interpellés, alors que dans le département des Landes, près de 500 kilogrammes de résine ont été saisis et deux malfaiteurs interpellés, selon un communiqué de Bernard Cazeneuve.
Le ministre «félicite les enquêteurs de la police nationale pour leur action dans la lutte contre le trafic de stupéfiants», soulignant que ces interceptions font suite à «un important travail d’investigations et de surveillances


http://www.estrepublicain.fr/actualite/2014/07/27/pres-d-une-tonne-et-demie-de-cannabis-saisie-a-bord-de-deux-go-fast

dimanche 27 juillet 2014

Saint-Raphaël : enquête ouverte après la découverte d'une femme pendue

Une a été ouverte par le parquet de Draguignan après la découverte samedi d'une femme retrouvée pendue à son domicile de Saint-Raphaël. La victime, née dans les années 1930, vivait seule et a été découverte pendue dans sa villa par un voisin qui s'inquiétait de ne pas avoir de ses nouvelles.

«En apparence, il pourrait s'agir d'un
, mais le médecin a relevé des traces suspectes sur le corps» indique la procureure de la République de Draguignan, Danielle Drouy-Ayra.
   «Nous voulons comprendre si ces traces ont été faites peu de temps avant la , ou si elles datent de bien plus longtemps» a-t-elle ajouté pour expliquer l'ouverture d'une enquête.

Une autopsie doit être pratiquée dans les jours prochains. L'antenne de la Police judiciaire de Toulon est saisie de l'enquête. 


http://www.leparisien.fr/faits-divers/saint-raphael-enquete-ouverte-apres-la-decouverte-d-une-femme-pendue-27-07-2014-4031355.php

samedi 26 juillet 2014

Accident dans l'Aube : ouverture d'une information pour homicides involontaires

Après l'émotion, voici le temps des explications. Une information judiciaire pour homicides et blessures involontaires a été ouverte vendredi par le parquet de Troyes, après la collision mardi entre un minibus et un poids-lourd qui a coûté la vie à six personnes dont cinq enfants, a annoncé le procureur
«C'est une procédure normale pour enquêter sur les causes de décès brutaux et cela permet aux familles de se constituer parties civiles et d'avoir accès au dossier», a expliqué Alex Perrin, le procureur de Troyes. Selon lui, la procédure pourra déboucher «ou sur une ordonnance de non-lieu ou sur un éventuel renvoi devant un tribunal correctionnel s'il y avait des mises en examen».

La piste de l'hypoglicémie privilégiée

«Les enquêteurs vont poursuivre leurs investigations et les auditions des différents témoins durant les semaines à venir», a-t-il précisé.

Le malaise du conducteur du minibus
causé par une hypoglycémie demeure pour le moment la piste privilégiée pour expliquer la collision, en attendant les résultats des analyses complémentaires, a-t-on indiqué au parquet.

L'autopsie du conducteur de 25 ans avait révélé un faible taux de glucose dans son sang qui aurait pu induire une perte de connaissance et expliquer pourquoi le minibus s'est progressivement déporté vers la voie de gauche avant de percuter de plein fouet le poids lourd venant en sens inverse.

Des mouvements de soutien aux victimes
Jeudi soir, près de 2500 personnes ont participé à une marche blanche dans les rues de Nangis (Seine-et-Marne), la petite ville de 8000 habitants d'où sont originaires les victimes.

La municipalité de Courteranges (Aube) où a eu lieu la collision doit également organiser une
silencieuse mercredi 30 juillet ainsi qu'une collecte de fonds pour la construction d'une stèle en hommage aux victimes. «Nous allons vendre des rubans aux couleurs de Nangis aux habitants comme aux gens de passage pour récolter l'argent nécessaire à ce projet», a indiqué Fabien Gérard, le maire de la commune, confirmant une information de France3 Champagne-Ardenne.
Le minibus dans lequel se trouvaient sept enfants et deux adultes avait heurté mardi vers 15 heures un poids lourd roulant en sens inverse sur une route départementale. Le groupe rentrait d'une excursion organisée par le service jeunesse et sport de Nangis (Seine-et-Marne) au Lac d'Orient, à une heure et demie de route de la commune. 
http://www.leparisien.fr/faits-divers/accident-dans-l-aube-ouverture-d-une-information-pour-homicides-involontaires-25-07-2014-4027927.php

vendredi 25 juillet 2014

L'inquiétante froideur d'un meurtre familial

Le 22 juillet 2013, à Toulouse, un pédiatre a été assassiné chez lui. Accusé numéro 1, son frère qui a également tiré sur sa belle-sœur et blessé sa nièce. Un drame familial aux ressorts intimes.
C'était un soir de mi-juin à Toulouse. Le juge d'instruction Philippe Guichard, les enquêteurs de la sûreté départementale, le principal accusé Icham Yassine, les victimes, sa belle-sœur et sa nièce, sont revenus dans une maison discrète de l'avenue Jean-Chaubet, à Toulouse. Derrière les murs blancs, en présence des avocats et des experts, le magistrat a confronté les explications de cet homme de 62 ans et les constatations.
Il fallait comprendre comment dans la nuit du 21 au 22 juillet 2013, à l'issue d'une soirée qui ne s'était pas si mal passée, cet architecte à la dérive a pu abattre froidement son frère Bassel, tirer presque à bout portant sur Souheir, sa belle-sœur qui, la mâchoire et le cou fracassés par une balle, s'en est sortie par miracle. Icham Bassel a aussi blessé sa nièce âgée aujourd'hui de 15 ans d'un coup de couteau avant de tenter de mettre fin à ses jours en s'enfonçant un couteau dans la poitrine.
Lors de la reconstitution, Icham Yassine, particulièrement froid selon différents témoins, a renouvelé ses gestes. Un enchaînement morbide qui au-delà des terribles conséquences, a mis en exergue l'incroyable détermination du suspect pourtant venu chercher ce soir-là, de l'aide auprès de son frère, un pédiatre respecté. «La réalité, c'est que cet homme a toujours vécu au crochet de sa famille. Il voulait encore en profiter. Il n'a pas supporté le refus de son frère», estime Me Laurent Boguet, avocat de la famille de Bassel Yassine.

Argent, moteur du drame

Architecte, un temps couronné de succès en Arabie Saoudite selon ses proches, Icham Yassine a surtout multiplié les soucis et les dettes dans la suite de son activité professionnelle. Dans un contexte familial où l'aîné imposait le respect, ses frères, ses parents l'ont longtemps aidé, soutenu. Trop ? Dans cette famille libanaise, une vraie pudeur a longtemps feutré les rapports. «Nous avons remis au juge d'instruction des documents qui démontrent que malgré ses affirmations, l'accusé n'a jamais été spolié, bien au contraire», s'agace Me Boguet. Il semble pourtant que Icham reste convaincu du contraire.
Pourquoi ce soir-là, après avoir déjà partagé le repas familial la veille, tout a basculé ? Son frère lui a-t-il définitivement signifié qu'il n'ouvrira plus son porte-monnaie ?
«Au bout d'un an d'instruction, la raison de l'acte aux conséquences dramatiques reste énigmatique. Et il demeure toujours des incertitudes sur le déroulement des faits», estime Me Éric Mouton qui défend l'accusé avec Me Nathalie Dupont-Ricard.

Un acte prémédité ?

Le suspect a-t-il d'abord tué son frère de deux balles, à bout portant ou d'abord tiré sur sa belle-sœur ? Que se serait-il passé si la fille du couple, blessé à une cuisse par un coup de couteau, n'avait pas réussi à se défaire de l'étreinte du meurtrier pour s'enfuir et protéger son petit frère, terrorisé à l'étage ? Icham Yassine a-t-il vraiment essayé de se suicider ?
Il n'est pas certain que l'instruction, qui touche à sa fin, permette de comprendre tous les ressorts de ce drame. Enfermé dans son propre raisonnement, devenu paranoïaque selon les experts, Icham Bassel pouvait-il échapper à sa fuite en avant ? Presque mis à la porte par sa dernière compagne, à Nice, qu'est-il vraiment venu faire à Toulouse ? Chercher de l'argent ? sans doute. Quand a-t-il pensé à éliminer son frère qui l'avait toujours aidé ? Pourquoi a-t-il acheté une arme sur internet bien avant son départ pour les bords de la Garonne ? La préméditation de son geste, que ses avocats contestent, est-elle réelle et démontrée ? Lui seul connaît de nombreuses réponses sur ce terrible enchaînement meurtrier. Et jusqu'à présent, sur ces questions de fond, Icham Yassine est demeuré bien silencieux.

http://www.ladepeche.fr/article/2014/07/25/1924333-l-inquietante-froideur-d-un-meurtre-familial.html