À Villeneuve, les médecins recherchent les causes de la fièvre et des pneumopathies. Les hospitalisées ont manipulé, ensemble, des volailles. Des analyses sont en cours.
Il s'est agi dans un premier de temps de six femmes, «âgées d'une cinquantaine d'années», hospitalisées depuis quelques jours à Villeneuve-sur-Lot. Depuis hier, deux autres, faisant partie du même groupe d'origine, ont à leur tour été admises au sein du centre hospitalier. «Elles présentaient des signes cliniques mais aucune ne souffre de syndrome respiratoire aigu», confiait hier Patrick Rolland, le responsable de la cellule régionale de l'Institut de veille sanitaire (IVS), à Bordeaux. L'IVS qui précisait toutefois hier soir que des «traces de pneumopathie sans gravité», étaient visibles sur les radios des certaines des personnes hospitalisées.
Sous surveillance
«Elles sont toujours sous surveillance à l'hôpital de Villeneuve et des explorations médicales sont en cours.» En ces temps de corona virus et autres virus H1N1, Patrick Rolland précise : «Aucune de ces patientes ne revient récemment d'un voyage à l'étranger dans une zone à risque.»
Les premiers signes cliniques, une forte fièvre et des vomissements pour l'une d'entre elles, seraient apparus aux alentours des 24 et 26 mai. Des symptômes qui n'inspirent officiellement pas d'inquiétude mais qui ont tout de même nécessité leur admission en service hospitalier. Ces huit patientes faisaient partie d'un groupe de quinze personnes qui a travaillé au cours de ces deux dernières semaines à la préparation culinaire de deux mariages sur le département. Elles ont notamment dû vider des volailles, abattues et plumées. À ce stade, les autorités sanitaires ne veulent pas privilégier une hypothèse plutôt qu'une autre. L'intoxication d'origine alimentaire, elle, semble toutefois écartée. La direction départementale des populations enquête de son côté sur l'élevage de volailles d'où proviennent les animaux manipulés.
Les huit hospitalisées se côtoieraient au travail et en dehors : l'une d'entre elles a pu contracter un virus ou une bactérie et le transmettre aux autres. Les investigations médicales en cours devraient permettre d'en savoir plus dans les jours à venir.
http://www.ladepeche.fr/article/2013/05/31/1638378-enquetes-autour-de-huit-hospitalisations-suspectes.html
Deux sœurs, vivant à Capbreton et à Tarbes, ont été mises en examen hier pour abus de faiblesse, blanchiment et fraude aux prestations sociales, à la suite de leur présentation au parquet de Dax.
Interpellées lundi, et après quarante-huit heures de garde à vue, elles sont soupçonnées d’avoir abusé de la vulnérabilité - « intellectuellement en grande difficulté » selon le parquet de Dax - d’un couple de Capbreton et d’un commerçant installé à Saint-Vincent-de-Tyrosse. Le préjudice total s’élève à près de 1 million d’euros (580 000 pour les premiers et 330 000 euros pour le second). Leur mère est également mise en examen pour recel d’abus de faiblesse.
C’est une plainte de l’avocat des époux, en mars 2012, qui a donné le coup d’envoi à l’enquête judiciaire, menée par les gendarmes de Dax et de Pau. Des comptes porteurs ont été découverts, dans le Sud-Est et la région parisienne. Mais aussi à Pau et Bayonne, où deux jeunes femmes ont été libérées de leur garde à vue mais seront poursuivies pour recel et blanchiment.
Les faits remontent à l’année 2007, où l’aînée des deux sœurs, âgée de 21 ans, est prise en stop par un Capbretonnais, alors célibataire. La jolie demoiselle lui assure connaître de gros soucis, et l’homme consent à lui prêter de l’argent pour l’aider. Premier chèque ? 5 000 euros. L’argent appelant l’argent, elle ne voit aucune limite jusqu’à ce qu’il rencontre une femme et l’épouse rapidement. Ce qui a pour effet d’arrêter les frais pour cet homme aujourd’hui âgé de 65 ans. Sauf qu’elle n’hésite pas à revenir vers le couple, quelques mois après, sous une autre identité. Déguisée, à l’aide d’une perruque, elle recommence à leur soutirer de l’argent. Chantage, séduc- tion ? Le mode opératoire reste à déterminer. Le couple ne la reconnaîtra jamais avant qu’elle ne soit dénoncée par une ancienne amie à elle. Une fois surendettés, les époux finissent par prendre un avocat, qui portera plainte en mars 2012. Le préjudice s’élève à 580 000 euros.
Après le sexagénaire de Capbreton, les deux sœurs s’occupent d’un autre homme de 68 ans, demeurant à Tyrosse. Là aussi, une grosse somme lui est soutirée : 330 000 euros. En même temps qu’elles menaient grand train (achat de véhicules, cadeaux, etc.), les deux sœurs touchaient le RSA et les APL.
Les deux sœurs ont reconnu, lors de leur garde à vue, avoir été entraînées dans une spirale infernale mais affirment ne pas avoir réalisé la vulnérabilité de leurs victimes. De plus, selon elles, l’argent devait servir à financer l’ouverture d’un commerce à Capbreton en y associant les époux. Le commerce a bien ouvert, mais le couple n’apparaît nulle part dans l’affaire.
À l’issue de leur présentation hier, la mère, mise en examen pour recel d’abus de faiblesse, a été placée sous contrôle judiciaire, alors que ses deux filles ont été placées en détention provisoire. « Compte tenu de la vulnérabilité de ces gens, ces faits sont graves et inadmissibles », disait hier le procureur de la République de Dax, Frédérique Porterie.
http://www.sudouest.fr/2013/05/30/deux-soeurs-auraient-soutire-pres-de-1-million-d-euros-1068905-7.php
Une enquête pour homicide volontaire a été ouverte par le parquet de Châlons-en-Champagne après la découverte dimanche du corps d'un homme battu à mort près de Bergères-sous-Montmirail, dans la Marne, a-t-on appris aujourd'hui de source judiciaire.
Le corps de l'homme âgé d'une trentaine d'années, qui n'a pas encore été identifié, avait été découvert par une promeneuse dimanche dans un bois près de la commune rurale.
L'autopsie pratiquée hier à l'institut médico-légal de Reims a révélé de nombreux coups de poings et de pieds portés sur l'ensemble du corps ainsi qu'une fracture du crâne due à l'impact d'un objet contondant, a-t-on précisé au parquet de Châlons-en-Champagne.
"L'homme a été retrouvé les poignets ligotés et avait également la main broyée par un coup très violent", a dit Christian de Rocquigny, procureur à Châlons. Selon lui, le corps de l'homme, qui a probablement été tué dans un autre endroit il y a une ou deux semaines, a été trainé au sol avant d'être abandonné.
Le parquet devrait ouvrir prochainement une information judiciaire pour homicide volontaire. L'enquête a été confiée à la section de recherche de la gendarmerie de Reims.
http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2013/05/28/97001-20130528FILWWW00425-marne-enquete-pour-meurtre-ouverte.php