C'était il y a un mois, jour pour jour. Saad al-Hilli, 50 ans,
sa femme Iqbal, 47 ans, et sa belle-mère Suhaila al-Allaf, 74 ans, de
nationalité suédoise, étaient retrouvés assassinés dans leur voiture, sur une
route forestière près du village de Chevaline, non
loin d'Annecy. Les deux fillettes du couple, âgées de 4 et 7 ans, ont survécu à
la tuerie,
mais la plus âgée a été grièvement blessée. Un cycliste français apparemment
victime collatérale, était également retrouvé à proximité du véhicule de cette
famille britannique venue passer ses vacances en camping dans la région.
Depuis, enquêteurs français et britanniques tentent de
comprendre ce qui s'est passé. Les policiers du comté de Surrey, où vivait la
famille, ont ouvert un coffre, percé des plafonds, défoncé des planchers,
éventré des sièges de voiture, opéré de multiples relevés d'empreintes et
emporté une impressionnante quantité de documents et d'objets. Par ailleurs, une
maison en ruines acquise en Gironde dans les années 1990 par Saad al-Hilli a
fait l'objet de vérifications de routine. Le procureur de la République
d'Annecy, Eric
Maillaud, répond aux questions de TF1 News.
TF1 News : Un mois après le drame de Chevaline, que pouvez-vous nous dire sur l'enquête ?
Eric Maillaud, procureur de la République d'Annecy : Pas grand chose. Cela ne veut pas dire que l'enquête ne progresse pas. Mais nous sommes dans une enquête de longue haleine, avec un très grand nombre d'éléments à exploiter. Nous sommes obligés de reconstituer la biographie de toutes les personnes décédées. Cela prend du temps. Une centaine d'enquêteurs français et britanniques sont toujours mobilisés de part et d'autre de la Manche sur ce dossier. Il s'agit d'une affaire particulièrement dramatique avec aucun témoin direct. Faute d'interpellation rapide après le drame, on essaie de comprendre pourquoi on a voulu à ce point éliminer une famille toute entière. Le jour où on aura compris cela, alors on ne sera pas loin de trouver l'auteur des crimes.
TF1 News : Quelles sont les pistes toujours à l'étude ?
E.M. : Les trois pistes évoquées dès le départ, à savoir la querelle d'héritage entre les deux frères, le métier de Saad al-Hilli ainsi que son pays d'origine, l'Irak, sont toujours d'actualité. Si on a communiqué davantage sur les problèmes d'héritage, c'est parce que nous avons eu des éléments qui nous permettaient d'avancer un peu plus vite sur cette piste que sur les autres. Maintenant on sait que cela va demander des mois et des mois d'enquête pour connaître les enjeux de cet héritage. Cela n'empêche que, parallèlement, toutes les autres pistes évoquées sont explorées, y compris celle d'un possible tueur fou.
TF1 News : Des rumeurs circulent sur l'implication de la mafia serbe ?
E.M. : Compte-tenu du type d'arme retrouvé, ce n'est que pure spéculation. Je vois comme vous différents noms d'armes circuler dans la presse, comme le Skorpion, qui serait fabriqué dans les Balkans. Or, je n'ai jamais donné le nom de l'arme qui a servi au crime. Jamais. Et c'est très important de ne pas le donner car sinon cela pourrait donner des indices. Certains disent aussi que le fait de tirer deux balles dans la tête, c'est la signature d'un professionnel. Mais on peut tout aussi bien dire qu'un vrai professionnel n'aurait pas eu besoin de tirer autant de fois. Ces allégations ne reposent donc sur rien de sérieux en l'état. Mais bien évidemment, comme la piste est évoquée, les enquêteurs l'explorent également.
TF1 News : Un mois après le drame de Chevaline, que pouvez-vous nous dire sur l'enquête ?
Eric Maillaud, procureur de la République d'Annecy : Pas grand chose. Cela ne veut pas dire que l'enquête ne progresse pas. Mais nous sommes dans une enquête de longue haleine, avec un très grand nombre d'éléments à exploiter. Nous sommes obligés de reconstituer la biographie de toutes les personnes décédées. Cela prend du temps. Une centaine d'enquêteurs français et britanniques sont toujours mobilisés de part et d'autre de la Manche sur ce dossier. Il s'agit d'une affaire particulièrement dramatique avec aucun témoin direct. Faute d'interpellation rapide après le drame, on essaie de comprendre pourquoi on a voulu à ce point éliminer une famille toute entière. Le jour où on aura compris cela, alors on ne sera pas loin de trouver l'auteur des crimes.
TF1 News : Quelles sont les pistes toujours à l'étude ?
E.M. : Les trois pistes évoquées dès le départ, à savoir la querelle d'héritage entre les deux frères, le métier de Saad al-Hilli ainsi que son pays d'origine, l'Irak, sont toujours d'actualité. Si on a communiqué davantage sur les problèmes d'héritage, c'est parce que nous avons eu des éléments qui nous permettaient d'avancer un peu plus vite sur cette piste que sur les autres. Maintenant on sait que cela va demander des mois et des mois d'enquête pour connaître les enjeux de cet héritage. Cela n'empêche que, parallèlement, toutes les autres pistes évoquées sont explorées, y compris celle d'un possible tueur fou.
TF1 News : Des rumeurs circulent sur l'implication de la mafia serbe ?
E.M. : Compte-tenu du type d'arme retrouvé, ce n'est que pure spéculation. Je vois comme vous différents noms d'armes circuler dans la presse, comme le Skorpion, qui serait fabriqué dans les Balkans. Or, je n'ai jamais donné le nom de l'arme qui a servi au crime. Jamais. Et c'est très important de ne pas le donner car sinon cela pourrait donner des indices. Certains disent aussi que le fait de tirer deux balles dans la tête, c'est la signature d'un professionnel. Mais on peut tout aussi bien dire qu'un vrai professionnel n'aurait pas eu besoin de tirer autant de fois. Ces allégations ne reposent donc sur rien de sérieux en l'état. Mais bien évidemment, comme la piste est évoquée, les enquêteurs l'explorent également.
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