D'importantes recherches ont été menées, hier, sur la commune de Sanvensa, pour tenter de retrouver le corps de Patricia Wilson, cette citoyenne britannique disparue depuis le 17 août. Son jardinier, qui a été emprisonné, demeure le suspect principal.
Un important dispositif de recherches a été mis en place hier à Sanvensa, dans l'Ouest Aveyron, pour tenter de retrouver le corps de Patricia Wilson, cette Anglaise dont personne n'a plus de nouvelles depuis le 17 août. Les enquêteurs ont passé au peigne fin un secteur situé au sud de cette commune. Une vingtaine de gendarmes du groupement de l'Aveyron renforcés par d'autres militaires de Toulouse et deux équipes cynophiles, avec trois chiens, de la gendarmerie de Gramat ont procédé à «des sondages» sur des endroits ciblés. «Nous effectuons des recherches sur des points précis par rapport aux éléments dont nous disposons» a lâché le procureur-adjoint du tribunal de grande instance de Montpellier, Patrick Desjardins, venu sur place avec la juge d'instruction, Cécile Youl-Pailhes.
Pourquoi des recherches sur Sanvensa, commune située à une douzaine de kilomètres du domicile de Patricia Wilson, aux Landes basses de Vabre-Tizac ? La question était sur beaucoup de lèvres. Surtout que les secteurs inspectés ne présentent pas des reliefs inaccessibles, même s'ils sont accidentés.
Des fermes maillent le paysage. Et pendant que les chiens menaient leurs fouilles, le long de petites routes, les agriculteurs s'activaient à rentrer leur récolte de tabac. Toutefois, des parcelles boisées peuvent offrir des possibilités pour cacher un corps. Des plans d'eau retiennent aussi l'attention, même si les enquêteurs, qui avaient établi un poste de commandement à proximité de la salle des fêtes de la commune, n'en faisaient pas fait un objectif prioritaire. Ce qui laisse à penser qu'ils disposent d'éléments précis. «On en a» confirmait Patrick Desjardins, mais il est resté très discret sur leurs natures.
Parmi les indices, il y a les traces de sang sur les extrémités d'un tendeur bleu, avec présence de l'ADN de Patricia Wilson, retrouvé dans le coffre de la voiture de Jean-Louis Cayrou, suspect numéro 1 dans cette affaire. Ou bien encore une petite culotte appartenant à la disparue qui était dans la boîte à gants de la Laguna de cet homme, le jardinier de la disparue.
Treize mille euros en liquide auraient également été découverts dans sa caravane. Une somme bien peu en rapport avec son niveau de vie. Jean-Louis Cayrou aurait indiqué avoir conduit, le 7 août, Patricia Wilson dans une banque de Villefranche-de-Rouergue pour qu'elle y fasse un retrait afin de lui rembourser partiellement les 2 000 € qu'elle lui devait.
Il y a aussi un dernier appel téléphonique qu'il a donné à la victime, à 20 h 57, le soir de la disparition présumée de la citoyenne britannique. Ensuite, il ne l'a plus jamais appelée, «comme s'il savait qu'elle nne serait plus jamais joignable», confie un enquêteur..
http://www.ladepeche.fr/article/2012/09/05/1432711-vabre-tizac-le-corps-de-patricia-wilson-reste-introuvable.html
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