mardi 7 août 2012

Prise d'otages à Dijon. L'acte aurait été prémédité

Une prise d’otages liée à une séparation douloureuse a fini dans le sang lundi soir à Dijon : un homme de 28 ans a séquestré les parents de son ex-concubine, venus récupérer ses affaires, avant de tuer sa belle-mère puis de se suicider selon les premiers éléments de l’enquête. Visiblement, l'acte aurait été prémédité et la belle-mère tuée dès le début.
Intervention du GIPN
« Le GIPN, intervenu à l’intérieur de l’appartement vers 22 h 30, a découvert le corps de la dame et de l’auteur de la séquestration, tandis que le conjoint a été retrouvé prostré en état de choc », a déclaré le procureur de la République à Dijon, Eric Lallement.
Il s’est refusé à confirmer la piste selon laquelle le forcené aurait pu tuer son ex-belle-mère avant de se donner la mort mais, de source proche de l’enquête, les enquêteurs privilégient cette hypothèse. Selon le parquet, le preneur d’otages avait déjà été incarcéré pour des faits de violence sur sa précédente compagne.
Litige familial
L’homme, armé, avait retenu le couple plusieurs heures, dans son appartement d’un quartier central de Dijon, non loin de la gare. Ils étaient arrivés peu avant 16 h à son domicile pour récupérer des affaires appartenant à leur fille, celle-ci n’ayant pas le courage de venir elle-même après une rupture difficile.
Appelés par la jeune femme, inquiète de ne pas voir revenir ses parents, les policiers avaient été accueillis par un coup de feu tiré de l’intérieur de l’appartement, selon le procureur de la République de Dijon Eric Lallement.
Après l’entrée des forces de l’ordre dans l’appartement, « le père, choqué, a été transporté à l’hôpital », selon le procureur de la République de Dijon.
Périmètre
Un périmètre de sécurité avait été établi de part et d’autre de la rue, située à proximité de la gare de Dijon, où le groupe d’intervention de la police nationale (GIPN) de Lyon avait pris position vers 19 h lundi soir.
Le 27 juin, un forcené de 75 ans, qui s’était retranché avec des armes dans une maison de Savigny-lès-Beaune, en Côte-d’Or, avait tiré à deux reprises en direction des gendarmes. Au petit matin, il s’était donné la mort et avait été découvert dans son salon par le GIGN.

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