Le port d'un bracelet électronique est une alternative à la prison. À
condition de respecter scrupuleusement certaines obligations...
Un accès de colère lors d'une querelle conjugale, un bracelet électronique
arraché puis une disparition de deux jours dans la nature. C'est la suite
d'infractions qui a valu à un homme de 35ans d'être placé en garde à vue jeudi
pour dégradation de bien public et évasion à Amiens.
Les faits se sont déroulés le dimanche 5 août de très bonne heure. Vers
5heures du matin, une nouvelle dispute entre Sylvain Blard et sa concubine
éclate. Une situation devenue monnaie courante au sein du couple et qui se
soldait d'ailleurs presque toujours par une descente de policiers.
Mais cette fois-ci, aucune violence sur fond d'alcool, aucun coup. Sylvain
Blard, à bout de nerfs, s'en est pris à son bracelet électronique qu'il a
arraché de sa cheville avant de claquer la porte. Deux nuits sans donner de
nouvelle, ni à sa compagne, ni aux autorités.
Autant dire que la police n'a pas traîné avant de l'interpeller. Et pour
cause: toute personne placée sous surveillance électronique se doit de respecter
certaines règles. Pas question d'enfreindre le périmètre imparti ou de ne pas
respecter les horaires de retour. Faute de quoi, l'administration pénitentiaire
le notifie sans tarder au juge d'application des peines.
Le cas de Sylvain Blard est un peu différent. Il a arraché son bracelet. Un
acte assimilé à une évasion. Condamné à cinq mois de prison en avril pour
menaces de mort sur des agents du service public, il bénéficiait de cette mesure
de bienveillancedepuis quinze jours.
Il a été condamné hier à deux mois de prison pour la détérioration du
bracelet et cinq mois pour l'évasion. La dix-neuvième peine à son actif.
http://www.courrier-picard.fr/courrier/Actualites/Info-regionale/Il-casse-son-bracelet-electronique-et-se-retrouve-en-prison
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