Amiens-Nord fait partie des 15 "zones de sécurité prioritaires"
définies par le gouvernement Ayrault et qui doivent faire l'objet de mesures de
sécurité renforcées en raison d'un taux de criminalité plus élevé que la
moyenne. C'est dans ce secteur qu'ont eu lieu dimanche soir des échauffourées
entre habitants et policiers après un banal contrôle de police. Et
c'est là également que de nouvelles violences se sont produites dans la nuit de
lundi à mardi. Le maire de la ville, Gilles Demailly, a évoqué une "scène de
désolation", et des affrontements "violents" qui se sont produits tout au long
de la nuit de lundi entre policiers et jeunes. Des poubelles et des voitures ont
été incendiées ainsi que des bâtiments publics. Une école maternelle a ainsi été
complètement saccagée et en partie incendiée, selon le maire qui dit ne pas
avoir "connu une nuit aussi violente" depuis des années. Mardi matin, des
voitures étaient encore en travers de la route et brûlées, des containers à
ordures incendiés dans le quartier Fasset.
La préfecture de la Somme a indiqué pour sa part qu'une
centaine de jeunes rassemblés dans le quartier d'Amiens-Nord avaient commencé,
lundi soir vers 21 heures, "à harceler les forces de l'ordre venues sécuriser le
quartier après des heurts dimanche soir". Seize policiers ont été blessés par
des tirs de chevrotine et de mortier de feux d'artifice et des jets de
projectiles, dont le plus gravement touché a reçu quinze jours d'ITT (incapacité
totale de travail). Les forces de l'ordre ont répliqué avec des gaz lacrymogènes
et des tirs de gomme-cogne sans faire de blessé, a ajouté la préfecture. Les 110
à 150 policiers présents sur place n'ont procédé à aucune interpellation. Le
quartier d'Amiens-Nord connaît régulièrement des incidents, "mais jamais de
cette gravité, avec trois bâtiments publics en partie détruits", a souligné la
préfecture.
Gaz lacrymogènes et jets de projectiles
Ces incidents font suite à des heurts, dimanche, entre des habitants du quartier et la police, qui procédait au contrôle routier d'un automobiliste ayant une conduite dangereuse. Dans un communiqué diffusé lundi soir, le préfet de la Somme a annoncé une enquête administrative sur le facteur déclencheur de ces incidents. A l'origine, les fonctionnaires de la BAC (brigade anticriminalité) étaient intervenus pour contrôler un automobiliste ayant une conduite dangereuse, a précisé la préfecture. "A la suite de cette intervention, un attroupement hostile s'est formé ; des renforts ont dû être dépêchés sur place et les fonctionnaires ont dû faire usage de lacrymogènes et de flashball pour se dégager", est-il relaté dans le communiqué.
Gaz lacrymogènes et jets de projectiles
Ces incidents font suite à des heurts, dimanche, entre des habitants du quartier et la police, qui procédait au contrôle routier d'un automobiliste ayant une conduite dangereuse. Dans un communiqué diffusé lundi soir, le préfet de la Somme a annoncé une enquête administrative sur le facteur déclencheur de ces incidents. A l'origine, les fonctionnaires de la BAC (brigade anticriminalité) étaient intervenus pour contrôler un automobiliste ayant une conduite dangereuse, a précisé la préfecture. "A la suite de cette intervention, un attroupement hostile s'est formé ; des renforts ont dû être dépêchés sur place et les fonctionnaires ont dû faire usage de lacrymogènes et de flashball pour se dégager", est-il relaté dans le communiqué.
La famille et les proches d'un jeune homme de 20 ans, mort
jeudi après un accident de moto, réunis à proximité pour une cérémonie de deuil,
ont dit "avoir été indisposés par des gaz lacrymogènes et ont jugé l'action de
police excessive au regard des circonstances". Dans les heurts qui ont suivi, un
CRS a été blessé et quatre autres commotionnés par des jets de
projectiles.
L'enquête administrative interne a été diligentée "afin d'établir avec précision la chronologie des faits et le rôle que chacun y a tenu", selon la préfecture, qui a demandé aux protagonistes "esprit de responsabilité" et "apaisement". Début août, des policiers avaient déjà été brièvement pris à partie par une vingtaine de jeunes dans ce quartier.
L'enquête administrative interne a été diligentée "afin d'établir avec précision la chronologie des faits et le rôle que chacun y a tenu", selon la préfecture, qui a demandé aux protagonistes "esprit de responsabilité" et "apaisement". Début août, des policiers avaient déjà été brièvement pris à partie par une vingtaine de jeunes dans ce quartier.
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