La justice s’intéresse aux dernières heures de la victime, passées dans le foyer familial de la rue Jean-Le-Coullon, à Ancy-sur-Moselle. Jeudi, l’homme boit beaucoup, entouré de plusieurs membres de sa famille et de sa concubine. Durant la soirée, lui et un autre fêtard se seraient empoignés. Tombé au sol, touché au dos, Alexandre Augier se serait aussi cogné la tête.
Brève, la dispute laisse des traces. Le trentenaire s’isole dans la salle de bains. Pris de vomissements, il reste plusieurs heures dans la baignoire. Habitués à ces excès, ses proches ne s’alarment pas de cette situation. Pas encore.
« Fermer toutes les portes »
Les secours sont alertés vendredi, vers 6h30. Des pompiers du Val de Moselle et un médecin du Samu prennent en charge un individu offrant le profil de celui qui souffre d’une overdose d’alcool. Seulement, son état se détériore sérieusement à l’hôpital, où les services de soins détectent un œdème cérébral. Le corps médical annonce un pronostic vital engagé.Ce n’est donc que samedi que les unités de gendarmerie sont alertées de la situation. Les enquêteurs de la brigade d’Ars-sur-Moselle et de la Brigade de recherches de Metz trouvent un domicile nettoyé. Les traces des festivités passées sont effacées. Pas idéal pour comprendre le cheminement de la nuit.
Si les auditions des protagonistes ont commencé, le parquet attend beaucoup des résultats de l’autopsie qui doit être pratiquée rapidement à Nancy. Alexandre Augier a-t-il succombé, hier matin, à un œdème ? Celui-ci est-il dû à la bagarre déclenchée jeudi soir ?
Les questions ne manquent pas « mais, tempère Marie-Paule De Vreese, la magistrate chargée du dossier, il n’y a pas pour l’instant d’éléments précis qui mènent à la thèse criminelle. Il faut en revanche que l’on ferme toutes les portes. »
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