Une disparition inquiétante signalée à la police mais une enquête qui n’avait jamais été solutionnée. Jusqu’à ce mercredi 30 mai (ER du 31 mai et 1 er juin). Dans le cadre de la réouverture du canal à la navigation, après quatre ans de fermeture, les Voies Navigables de France (VNF) faisaient le ménage dans leurs eaux et remontaient plusieurs carcasses de voitures totalement immergées et envasées.
Cartes grises et ADN
Dont celle du Villarois disparu – une Peugeot 304, un modèle fabriqué dans les années 70 – repêchée à quelque 800 m en aval de l’écluse n° 10, sur le territoire de Fléville. Lors du chargement de l’épave sur un camion, des fragments humains mêlés à la vase glissaient hors de l’habitacle.L’enquête de police réalisée dans les fichiers des cartes grises, des personnes disparues et les recoupements de documents en possession du fils de la victime ainsi que ses déclarations, ont permis d’identifier celui qui avait été englouti par les eaux voilà vingt-sept ans. Une identification administrative à recouper encore avec une tentative de comparaison ADN. Comparaison entre la matière osseuse (en très mauvais état de conservation), ponctionnée sur les fragments du canal et un prélèvement réalisé sur le fils.
Un expert en police technique et scientifique de Lille doit également passer l’épave au crible pour lever d’éventuels doutes quant à des marques sur la carrosserie pouvant laisser penser à des impacts de projectiles.
http://www.estrepublicain.fr/actualite/2012/06/08/restes-humains-le-canal-en-passe-de-livrer-son-secret
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