Il a retenu pendant plusieurs heures sous la menace d'une arme quatre employés
d'une banque. Qui est Setih Boumaza, le preneur d'otages de Toulouse ? Pourquoi
a-t-il fait ça ? Lui s'est revendiqué d'Al-Qaïda pour expliquer son geste, mais
selon plusieurs sources, il est surtout un jeune déséquilibré en rupture de
traitement. "C'est un jeune de 26 ans. Il n'a pas eu l'enfance qu'il voulait
avoir. Il voulait faire un coup. C'est un appel au secours. C'est triste pour
lui, mais maintenant, le fait divers est fini, laissez-nous tranquilles", dit à
l'AFP son beau-frère, sous couvert de l'anonymat.
Quand il fait irruption dans l'agence CIC vers 10 heures, il demande
de l'argent. Il apparait fragile et peu cohérent aux yeux des employés. Ces
derniers refusent de lui donner. Le jeune homme sort alors une arme et prend en
otage quatre employés. Durant les discussions avec les autorités, il insiste sur
les "convictions religieuses" qui l'animeraient, une motivation qu'il demandera
aux autorités de relayer auprès de la presse. "Mon frère est un musulman croyant
mais pas intégriste", rétorque sa soeur, lors d'un entretien à l'AFP. "Nous
sommes sortis en boîte, nous avons bu de l'alcool", se souvient-elle. Selon
elle, il travaille dans le "bâtiment". Sa sœur raconte qu'il a été "placé à la
Ddass quand il était petit". Elle décrit son frère, né "dans une famille
nombreuse" comme quelqu'un qui "a la rage et a peur du monde
extérieur".
Présenté comme un schizophrène par une source proche du
dossier, Setih Boumeza, "était en rupture de soins depuis des mois et des mois
vis-à-vis de l'hôpital Marchant", selon une source médicale toulousaine. Selon
les informations de LCI, le jeune homme a été interné en 2007. Ne souhaitant pas
préciser la pathologie dont est atteint le jeune homme, cette source a ajouté
qu'il pouvait s'agir "de soins librement consentis ou bien de soins sans
consentement". Mais, a précisé cette source, cette seconde hypothèse est la
moins vraisemblable car "en cas de rupture de soins non consentis, on ne laisse
pas les gens dans la nature". "Si le traitement est interrompu, on agit en
fonction de la pathologie". En cas de simple névrose ou de déprime, les médecins
n'insistent pas. En revanche, "pour des pathologies plus sérieuses - type
psychotiques - on relance, on écrit, on téléphone...", dit cette source.
http://lci.tf1.fr/france/faits-divers/en-direct-prise-d-otages-a-toulouse-une-personne-liberee-7368641.html
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