mercredi 20 juin 2012

Qui est le preneur d'otages de Toulouse ?

Il a retenu pendant plusieurs heures sous la menace d'une arme quatre employés d'une banque. Qui est Setih Boumaza, le preneur d'otages de Toulouse ? Pourquoi a-t-il fait ça ? Lui s'est revendiqué d'Al-Qaïda pour expliquer son geste, mais selon plusieurs sources, il est surtout un jeune déséquilibré en rupture de traitement. "C'est un jeune de 26 ans. Il n'a pas eu l'enfance qu'il voulait avoir. Il voulait faire un coup. C'est un appel au secours. C'est triste pour lui, mais maintenant, le fait divers est fini, laissez-nous tranquilles", dit à l'AFP son beau-frère, sous couvert de l'anonymat.
Quand il fait irruption dans l'agence CIC vers 10 heures, il demande de l'argent. Il apparait fragile et peu cohérent aux yeux des employés. Ces derniers refusent de lui donner. Le jeune homme sort alors une arme et prend en otage quatre employés. Durant les discussions avec les autorités, il insiste sur les "convictions religieuses" qui l'animeraient, une motivation qu'il demandera aux autorités de relayer auprès de la presse. "Mon frère est un musulman croyant mais pas intégriste", rétorque sa soeur, lors d'un entretien à l'AFP. "Nous sommes sortis en boîte, nous avons bu de l'alcool", se souvient-elle. Selon elle, il travaille dans le "bâtiment". Sa sœur raconte qu'il a été "placé à la Ddass quand il était petit". Elle décrit son frère, né "dans une famille nombreuse" comme quelqu'un qui "a la rage et a peur du monde extérieur".

Présenté comme un schizophrène par une source proche du dossier, Setih Boumeza, "était en rupture de soins depuis des mois et des mois vis-à-vis de l'hôpital Marchant", selon une source médicale toulousaine. Selon les informations de LCI, le jeune homme a été interné en 2007. Ne souhaitant pas préciser la pathologie dont est atteint le jeune homme, cette source a ajouté qu'il pouvait s'agir "de soins librement consentis ou bien de soins sans consentement". Mais, a précisé cette source, cette seconde hypothèse est la moins vraisemblable car "en cas de rupture de soins non consentis, on ne laisse pas les gens dans la nature". "Si le traitement est interrompu, on agit en fonction de la pathologie". En cas de simple névrose ou de déprime, les médecins n'insistent pas. En revanche, "pour des pathologies plus sérieuses - type psychotiques - on relance, on écrit, on téléphone...", dit cette source.

http://lci.tf1.fr/france/faits-divers/en-direct-prise-d-otages-a-toulouse-une-personne-liberee-7368641.html

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