samedi 16 juin 2012

Affaire Agnès : la reconstitution aura lieu avant la fin des cours au Cévenol

Depuis des semaines, il se murmurait que l’instruction menée dans le cadre du viol puis du meurtre de la jeune Agnès Marin, en novembre dernier au Chambon-sur-Lignon, allait passer par une reconstitution des faits avant la fin du mois de juin. L’information a été confirmée à nos confrères de La Montagne. La reconstitution est prévue pour vendredi prochain.
Hier, Maître Joëlle Diez, l’avocate du principal suspect dans cette affaire, était avec son client à Clermont-Ferrand. Ce dernier, aujourd’hui âgé de 18 ans mais mineur au moment des faits, est toujours en détention à Lyon après avoir séjourné dans l’établissement pénitentiaire pour mineurs de Meyzieu dans le Rhône.
La reconstitution des faits devrait avoir lieu sous très haute surveillance. Il sera demandé au jeune homme de reproduire ses faits et gestes de ce terrible mercredi 16 novembre où il aurait violé puis tué Agnès, âgée de 14 ans, avant d’incendier son corps dans les bois au lieu-dit « Beaujeu », à quelques kilomètres du collège-lycée Cévenol où ils étaient tous les deux scolarisés.
Au Cévenol justement, l’annonce de cette reconstitution sème le trouble. Aucun des parents d’élèves n’avait été avisé et, aux abords de l’établissement, hier soir, la stupeur laissait place à la colère. Ils entendent faire en sorte que la date choisie soit reportée d’une semaine, après les examens. Pour l’heure, ils réfléchissent à la conduite à tenir au cas où leur demande ne serait pas satisfaite.
La reconstitution du drame, arrivant au terme d’une instruction menée tambour battant et qui devrait aboutir à un procès devant la cour d’assises pour mineur dès le courant 2013 (1), va tomber en pleines épreuves du baccalauréat. Pire, la reconstitution aura lieu tout juste une semaine avant les épreuves du brevet auxquelles aurait dû se présenter l’adolescente cette année. Le traumatisme pour ses camarades de classe est encore très fort et l’éventualité de voir l’établissement replongé dans la tourmente et, surtout, dans le battage médiatique d’il y a huit mois, fait froid dans le dos des parents d’élèves.
(1) Lors de cette session d’assises, le suspect pourrait également être jugé pour une première affaire de viol perpétrée dans le Gard sur une adolescente de 15 ans en août 2010.

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