Ismaël Mazgar habitait dans une traboule située à quelques dizaines de mètres des lieux où il a été tué. On sait peu de chose sur cet individu dont les nombreux antécédents judiciaires, notamment en matière de stupéfiants et de recels, laissent penser qu’il est ancré dans la délinquance : « un caïd de quartier qui a pris de l’ampleur, mais pas au point d’appartenir au grand banditisme », selon une source.
Le meurtrier a fait feu à plusieurs reprises
Dans son quartier, des voisins décrivent au contraire un jeune homme qui voulait s’en sortir et faire une croix sur son passé chaotique. L’enquête ne fait que commencer et les deux auteurs de cette exécution sommaire sont toujours activement recherchés. Il était environ 17 heures, vendredi, lorsque l’homme a été atteint de plusieurs balles de 9 mm par un tueur qui a fait feu à de nombreuses reprises, au point de poursuivre la victime qui a tenté de s’enfuir en se dirigeant vers la montée Saint-Sébastien. Avant de prendre la fuite à bord d’une Audi aux vitres teintées dans laquelle l’attendait un complice. Un scénario et une détermination qui s’apparentent à un règlement de comptes, avec un mode opératoire rarissime à Lyon. Même si le 29 avril dernier, dans le 9 e, un individu avait déjà été atteint par balles alors qu’il était dans la rue. Lors de cet épisode, qui n’a pour l’heure strictement aucun lien avec l’affaire de la Croix-Rousse, la victime n’avait été touchée qu’aux jambes, ce qui laissait supposer qu’il s’agissait d’une forme d’avertissement. Vendredi, il n’y en a eu aucun.http://www.leprogres.fr/rhone/2012/05/13/meurtre-de-la-croix-rousse-aucune-chance-n-a-ete-laissee-a-la-victime
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