Alors qu'il niait jusqu'à présent les faits, Patrice Ciprelli s'est mis à table jeudi après-midi. Le mari et entraîneur de la championne cycliste Jeannie Longo a reconnu face aux enquêteurs avoir acheté de l'EPO "pour son usage personnel", a annoncé son avocat Me Pierre Albert. "Il a fait l'objet d'accidents de vélo répétés ces dernières années", a poursuivi l'avocat. L'EPO est "un reconstituant personnel", a précisé Me Albert. "Il l'a cachée à Jeannie (Longo) et l'a fait livrer à un copain (Michel Lucatelli, ndlr) pour qu'elle ne s'en aperçoive pas", a ajouté l'avocat.
Patrice Ciprelli devait être présenté à un juge d'instruction vendredi matin dans le cadre d'une information judiciaire ouverte jeudi par le parquet de Grenoble et portant sur deux achats présumés d'EPO en mai et juin 2011. Le juge d'instruction devrait alors décider d'une éventuelle mise en examen de l'homme, en garde à vue à la gendarmerie de Grenoble depuis mercredi matin. Il y aura "obligatoirement" une mise en examen, a estimé Me Albert, affirmant que c'était "une protection car on pourra enfin connaître le dossier". L'avocat a précisé qu'il contesterait la régularité de la procédure lancée contre M. Ciprelli. L'enquête préliminaire du parquet de Grenoble a été ouverte "sur des faits qui n'étaient pas fautifs en 2007 et auraient de toute façon été prescrits", a-t-il souligné.
Le parquet de Grenoble avait ouvert une enquête visant Patrice Ciprelli le 14 septembre dernier, au lendemain de la publication d'un article du journal L'Equipe faisant état d'achats par l'entraîneur de Mme Longo d'EPO chinoise en avril 2007. L'enquête sur ces faits, prescrits car vieux de plus de trois ans, a permis de détecter de nouveaux achats d'EPO par M. Ciprelli en mai et juin 2011. Par ailleurs "la procédure est déloyale", a accusé Me Albert, qui a indiqué qu'il comptait porter plainte pour violation du secret professionnel et recel. "Lorsque la garde à vue a commencé, on savait déjà tout ce qu'il y avait dans le dossier" en lisant le journal L'Equipe, s'est-il indigné.
Le parquet de Grenoble avait ouvert une enquête visant Patrice Ciprelli le 14 septembre dernier, au lendemain de la publication d'un article du journal L'Equipe faisant état d'achats par l'entraîneur de Mme Longo d'EPO chinoise en avril 2007. L'enquête sur ces faits, prescrits car vieux de plus de trois ans, a permis de détecter de nouveaux achats d'EPO par M. Ciprelli en mai et juin 2011. Par ailleurs "la procédure est déloyale", a accusé Me Albert, qui a indiqué qu'il comptait porter plainte pour violation du secret professionnel et recel. "Lorsque la garde à vue a commencé, on savait déjà tout ce qu'il y avait dans le dossier" en lisant le journal L'Equipe, s'est-il indigné.
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