mercredi 11 janvier 2012

Aulnay : l'homme mort lors d'un contrôle était cardiaque

Le jeune homme mort mardi soir lors d'un contrôle de police dans un immeuble à Aulnay-sous-Bois, en Seine-Saint-Denis est décédé en raison d'une "malformation cardiaque", selon les conclusions de l'autopsie réalisée mercredi. "La mort est due à une rupture de l'aorte, consécutive à une malformation cardiaque, a précisé le parquet de Bobigny, qui avait ouvert une enquête pour rechercher les causes de la mort du garçon de 25 ans. Aucun traumatisme et aucune trace de coups n'ont été relevés par le médecin qui a effectué l'autopsie".
D'après les premiers éléments de l'enquête, la victime se trouvait dans le hall d'un immeuble avec une dizaine d'autres personnes, mardi soir vers 21 heures, lorsque des policiers en patrouille, qui soupçonnaient un trafic de drogue, ont décidé d'effectuer un contrôle. Trois personnes ont ainsi été interpellées, dont la victime. Elle a fait un malaise. Les policiers lui ont prodigué de premiers soins et ont appelé les pompiers, mais ces derniers n'ont pas réussi à la réanimer.
"Ici, c'est de moins en moins calme"
D'après le préfet de Seine-Saint-Denis, Christian Lambert, le jeune homme a été "menotté" pendant le contrôle, mais "sans aucune violence". "Les trois personnes étaient assises, menottées, mais le menottage s'était passé sans aucune violence, ce qui est bien précisé d'ailleurs par les deux amis du décédé", a déclaré Christian Lambert. Placés en garde à vue à l'issue du contrôle de police, les deux amis de la victime ont indiqué aux enquêteurs que celle-ci "avait des problèmes de santé". Lors de leur audition, les deux jeunes hommes ont par ailleurs confirmé que l'interpellation s'était déroulée "sans violence" ni "difficulté", a ajouté cette source.

Mercredi matin, le calme régnait dans la cité Balagny après une nuit dans un climat tendu autour de l'immeuble où les faits se sont déroulés. Ce drame est intervenu après l'interpellation "musclée" de Wissam El-Yamni, 30 ans, décédé après son interpellation houleuse dans la nuit de la Saint-Sylvestre dans un quartier sensible de
Clermont-Ferrand, sous tension depuis. Fin 2010, sept policiers ont par ailleurs été condamnés à des peines de six mois à un an de prison ferme à Bobigny pour avoir menti et accusé à tort un homme dans le cadre d'un course-poursuite à Aulnay-sous-Bois.

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