mercredi 7 décembre 2011

Le suspect belge n’a toujours rien dit sur la mort de Véronique Crettaz

Étienne Dedroog a comparu hier devant la justice belge, quatre jours après ses aveux dans l’affaire du double meurtre du gîte de Grandvoir, en Belgique. Le Flamand de 40 ans est aussi le suspect n°1 du meurtre de Sylviane Crettaz, 57 ans, tuée d’un coup de couteau à la gorge le 11 octobre dernier dans son gîte de Bouchet, en Drôme provençale.
L’homme est arrivé caché sous son blouson au tribunal de Neufchâteau. La justice l’a maintenu en détention provisoire pour un mois.

Etranglés avec un lacet

Étienne Dedroog a confirmé ses aveux. « Il reconnaît les faits, mais il ne les explique pas », précise son avocat belge, Me Patrick Davreux.
Selon Me Davreux, le quadragénaire a exprimé des regrets pour le meurtre des deux retraités belges de 68 et 71 ans, étranglés avec un lacet. Il arrivait en stop d’Espagne, où il a travaillé comme saisonnier. Hier, le juge belge a désigné deux psychiatres et un psychologue qui vont examiner celui que la presse flamande appelle déjà le “tueur des gîtes”.
Étienne Dedroog n’a pas été interrogé sur le meurtre de Bouchet. « Il ne s’est exprimé à aucun moment à ce sujet » affirme son avocat qui l’a rencontré deux fois en prison.
Le parquet de Neufchâteau a reçu lundi le mandat européen délivré par le parquet de Valence à l’encontre d’Étienne Dedroog. Son ADN a été trouvé sur un lacet qui se trouvait près du lieu du crime de Bouchet. Étienne Dedroog aurait séjourné dans le gîte de Véronique Crettaz quelques semaines avant le meurtre et il aurait laissé un bijou en gage. Les enquêteurs le soupçonnent d’être revenu chercher ce bijou le 11 octobre.
La Belgique n’envisage pas d’extrader le suspect en France. « Nous le garderons jusqu’au moment où nous en aurons terminé. Et pour une extradition, il faut l’accord de Dedroog », explique le substitut du procureur du Roi au quotidien belge “L’Avenir”. On devrait donc s’acheminer vers une commission rogatoire du juge d’instruction de Valence et un déplacement des enquêteurs français en Belgique.
http://www.ledauphine.com/drome/2011/12/06/le-suspect-belge-n-a-toujours-rien-dit-sur-le-meurtre-de-veronique-crettaz

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