Ils portent le même prénom, mais c'est une simple coïncidence. La cour d'assises de l'Ain, devant laquelle sont jugés depuis lundi Stéphane Moitoiret et Noëlla Hégo pour l'assassinat en 2008 de Valentin Crémault, 10 ans, s'est penchée jeudi sur leur tentative d'enlèvement d'un autre jeune Valentin, en 2006. A Latillé, dans la Vienne, le 13 août 2006, Valentin Daganaud, alors âgé de 5 ans, avait été emmené par un inconnu qui circulait à bicyclette avec une femme et avait affirmé que l'enfant était "l'élu". Une amie de la famille du garçonnet l'avait "arraché" des bras de l'homme.
Une semaine après, le couple s'était présenté au domicile des gens qui gardaient l'enfant, en se disant "missionnés pour retrouver Valentin" et proposant même de "l'échanger contre de l'argent". Ils avaient montré leurs cartes d'identité, ce qui avait permis le relevé des noms de Moitoiret et Hégo. Les parents de Valentin Daganaud avaient été prévenus de la démarche de cet étrange couple mais ils n'avaient pas déposé de plainte.
Audition des experts psychiatres vendredi
Deux ans après, le 29 juillet 2008, le corps de Valentin Crémault était découvert, lardé de 44 coups de couteau, dans une rue de Lagnieu, dans l'Ain, où il était parti faire du vélo en fin de soirée. Moitoiret, 42 ans, qui a été confondu par son ADN, est accusé d'assassinat accompagné d'actes de tortures et de barbarie, sa compagne, 51 ans, de complicité. Ils sont aussi jugés pour cette tentative d'enlèvement de 2006. Comme depuis le début du procès, Moitoiret a balbutié jeudi "je ne sais pas, je ne me souviens pas", au sujet de ce dernier épisode. Sa compagne s'en est souvenue et a expliqué qu'ils voulaient simplement aider le garçonnet à "traverser la rue".
Le président de la cour, Dominique Bréjoux, a insisté pour savoir ce que le couple comptait faire de l'enfant, ce à quoi il n'a pas eu de réponse claire. D'après un témoin de la tentative d'enlèvement, Hégo aurait dit à l'époque : "on lui veut pas de mal, on va le ramener". Le procès, prévu pour durer jusqu'au 16 décembre, doit se poursuivre vendredi et lundi par l'audition des experts psychiatres sur la personnalité des accusés.
Deux ans après, le 29 juillet 2008, le corps de Valentin Crémault était découvert, lardé de 44 coups de couteau, dans une rue de Lagnieu, dans l'Ain, où il était parti faire du vélo en fin de soirée. Moitoiret, 42 ans, qui a été confondu par son ADN, est accusé d'assassinat accompagné d'actes de tortures et de barbarie, sa compagne, 51 ans, de complicité. Ils sont aussi jugés pour cette tentative d'enlèvement de 2006. Comme depuis le début du procès, Moitoiret a balbutié jeudi "je ne sais pas, je ne me souviens pas", au sujet de ce dernier épisode. Sa compagne s'en est souvenue et a expliqué qu'ils voulaient simplement aider le garçonnet à "traverser la rue".
Le président de la cour, Dominique Bréjoux, a insisté pour savoir ce que le couple comptait faire de l'enfant, ce à quoi il n'a pas eu de réponse claire. D'après un témoin de la tentative d'enlèvement, Hégo aurait dit à l'époque : "on lui veut pas de mal, on va le ramener". Le procès, prévu pour durer jusqu'au 16 décembre, doit se poursuivre vendredi et lundi par l'audition des experts psychiatres sur la personnalité des accusés.
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